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Vient de paraître Francis Garnier 1839-1873 : marin, explorateur, aventurier : Du Furan au Pont de Papier de Patricia Petit-Brulfert aux éditions ÉSA

Le 15 avril 2018 à 22h28

Vient de paraître Francis Garnier 1839-1873 : marin, explorateur, aventurier : Du Furan au Pont de Papier de Patricia Petit-Brulfert aux éditions ÉSA, 2016, 470 p. ISBN : 978-2-37359-008-1 Prix : 40 €.
Préface de Charles Fourniau.


L’ouvrage a reçu en 2017 une mention dans les Prix de l’Académie de Marine. Félicitations à l’auteur !

"Personnage atypique de son milieu, Francis Garnier nait en 1839 à St-Étienne dans une famille catholique et royaliste légitimiste. Rien ne le prédestine alors à devenir officier de marine, républicain et voltairien, sinon un esprit farouchement indépendant et frondeur très tôt affirmé. Diplômé de l’école Navale de Brest en 1858, il est très vite arraché à sa famille avec laquelle il entretient des rapports passionnels. Enrôlé dans les campagnes de Chine et de Cochinchine, son avenir se joue dans ce premier contact avec l’Asie. Toute son énergie tend alors à vouloir donner à la France sa place sur l’échiquier colonial et à en évincer l’Angleterre. Préfet de Cholon en 1864, appendice chinois de Saigon, il se distingue par de prodigieuses qualités d’intelligence, de travailleur, de décideur. Mais c’est surtout l’exploration du Mekong (1866-68) qui lui confère sa notoriété. Unanimement honoré son retour en France, il songe pourtant aussitôt à repartir en Asie. La Guerre de 70 l’en empêche. Acteur du conflit, il tente vainement d’entrer en politique et s’insurge vivement contre la Capitulation. Désormais mari et père, il s’installe a Shangai à l’automne 1872 pour y mener à la fois des activités scientifiques et de commerce et entreprend plusieurs voyages en Chine méridionale. En juillet 1873, un ordre de l’amiral-gouverneur le pousse imprudemment dans une aventure aussi soudaine que malheureuse. En acceptant de commander une expédition au Tonkin - en fait une tentative de conquête camouflée - il signe son arrêt de mort, de par ses ambitions. Un coup de folie le livre aux mains des Pavillons Noirs qui le décapitent le 21 décembre 1873 après qu’il se soit emparé de la citadelle d’Hanoi, amorçant ainsi la conquête du Tonkin. Au cœur d’une polémique après sa mort, oublié des générations de l’après-Indochine française, il laisse cependant à la postérité quelques solides ouvrages théoriques sur le colonialisme et de passionnants récits de voyages."



Patricia Petit-Brulfert, docteur en histoire, titulaire d’un DEA d’études romanes (spécialité italien) sur les rapports de la musique et de la littérature, ainsi que d’une maîtrise d’anglais, elle a enseigné ces trois disciplines dans divers établissements de l’Éducation nationale en France et en Angleterre.
Elle a également enseigné l’anglais et l’italien musicologiques au Conservatoire National de Région de Perpignan et a été chargée de cours en histoire et en italien à l’université de Perpignan.


Merci à Patricia Petit-Brulfert de nous avoir signalé la parution de son ouvrage, version remaniée de sa thèse soutenue en 1997, sous la direction de Jean Sagnes.
L’ouvrage a été signalé en décembre 2016. L’article a été complété le 15 avril 2018 (prix de l’Académie de Marine)