Accueil > Actualités de la SFHOM > Vient de paraître La mémoire de l’esclavage. Traces mémorielles de l’esclavage (...)

Vient de paraître La mémoire de l’esclavage. Traces mémorielles de l’esclavage et des traites dans l’espace atlantique sous la direction de Lawrence Aje et Nicolas Gachon chez L’Harmattan

Le 25 juillet 2018 à 15h33

Vient de paraître La mémoire de l’esclavage. Traces mémorielles de l’esclavage et des traites dans l’espace atlantique sous la direction de Lawrence Aje et Nicolas Gachon chez L’Harmattan, coll. "Chemins de la Mémoire. Série Recherche historique/Généralités", 2018, 266 p. ISBN : 978-2-343-15137-3 Prix : 26,50 € (existe aussi en version numérique).

Cet ouvrage correspond aux actes du Colloque international "Traces et mémoires de l’esclavage dans l’espace atlantique" - International Conference ’Traces and memories of Slavery in the Atlantic World" (Montpellier, 1-2 décembre 2016).

"Le traumatisme culturel de l’esclavage comme structurant, voire comme fondateur d’identités individuelles ou collectives, a récemment fait l’objet d’un intérêt croissant. Le présent ouvrage apporte une contribution significative à la recherche en ce qu’il interroge plus particulièrement la façon dont les descendants de populations asservies reconstruisent l’histoire de leurs ancêtres dès lors que l’esclavage pratiqué dans le cadre de la traite transatlantique figure parmi les paramètres des processus mémoriels. Il examine les fondements, les mécanismes et l’étendue de ces processus, explore une réalité de l’esclavage adossée à la mémoire humaine, à la (re)construction de mémoires individuelles, collectives ou familiales transmises de génération en génération. Les chapitres successifs évaluent les effets de redistribution culturelle, politique et symbolique que produisent les phénomènes de commémoration, de muséification et de patrimonialisation de la mémoire de l’esclavage.
Ce faisant, ils analysent les contraintes que suppose l’insertion de cette histoire sensible dans l’espace public et montrent à quel point la demande sociale, notamment dans le cadre de revendications de devoirs de mémoire, peut influencer la production de la connaissance historique et donner lieu à des conflits de mémoires. Le prisme est celui d’une réflexion sur les multiples modalités de mise(s) en récit(s) personnelle(s) ou publique(s) de la mémoire de l’esclavage et de la traite atlantique."



Lawrence Aje est maître de conférences en civilisation américaine à l’Université Paul Valéry, Montpellier 3. Spécialiste d’histoire africaine-américaine, ses recherches portent principalement sur l’esclavage aux États-Unis, notamment sur les processus de mémorialisation et de mise en récit historique de cette histoire. Il s’intéresse également aux phénomènes de migration et de circulation des libres de couleur aux États-Unis et dans le monde atlantique au XIXe siècle.
Nicolas Gachon est maître de conférences en civilisation américaine à l’Université Paul Valéry, Montpellier 3. Il a occupé diverses fonctions universitaires et diplomatiques en France et en Amérique du Nord. Natif de Dakar et descendant d’une famille métisse goréenne et saint-louisienne, il conduit des recherches sur le monde atlantique et sur les occupations britanniques de Gorée et de Saint-Louis.


Nous tenons à remercier amicalement et chaleureusement Nicolas Gachon, pour nous avoir communiqué cette information tant précieuse !