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Vient de paraître Fantômas sous les tropiques : aller au cinéma en Afrique coloniale de Odile Goerg chez Vendémiaire

Le 2 avril 2015 à 16h42

Vient de paraître Fantômas sous les tropiques : aller au cinéma en Afrique coloniale de Odile Goerg, Éditions Vendémiaire, "Empires", 2015, 288 p. ISBN : 978-2-36358-170-9 Prix : 22 €.

À la quatrième de couverture que vous trouverez ci-après, nous joignons avec plaisir le message suivant de l’auteur, Odile Goerg :

"Chère/cher collègue
J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon ouvrage : "Fantômas sous les tropiques. Aller au cinéma en Afrique coloniale" aux éditions Vendémiaire.
Fruit d’une longue recherche répondant à tous les critères universitaires (vous n’en doutez pas !), cet ouvrage vise un public large de connaisseurs et de non-connaisseurs de l’Afrique. Suivant la diffusion du cinéma comme nouvelle forme de loisir dans diverses colonies britanniques, belges ou françaises, il analyse autant la sociologie des publics, sous l’angle de l’origine sociale ou du genre, que la diversité des films projetés, westerns d’Hollywood, mélodrames français ou productions égyptiennes. Il examine aussi la censure dont les films font l’objet et leur réception locale, notamment les détournements opérés par les spectateurs. Peu à peu se crée localement une culture du cinéma qui irrigue la jeunesse et forme la génération des indépendances.

Les indépendances n’interrompent pas l’engouement pour les écrans dont l’âge d’or s’étend des années 1950 aux années 1980 mais ceci est une autre histoire, à écrire encore.
Le livre sera disponible dans toutes les bonnes librairies, à partir de jeudi prochain, 2 avril.
En vous souhaitant une bonne lecture
cordialement
Odile GOERG"

"Les séances ont commencé dans les rues, les cours, au fond des cafés. Puis surgirent les salles aux noms grandioses, tout droit venus d’Europe : Rex, Vox, Palace ou Palladium… Nous sommes en Afrique subsaharienne, sous domination française ou britannique, dans la période de l’entre-deux-guerre : Fantômas, Tarzan, Les Trois Mousquetaires, King Kong font désormais partie d’un paysage culturel partagé. Tandis que John Wayne ou Gary Cooper deviennent des modèles pour des générations d’adolescents en quête de repères.

Le 7e art est bien perçu par les populations comme un moyen d’échapper, provisoirement, à un quotidien marqué par la colonisation. Et le lieu de projection comme un espace étrange où Noirs et Blancs se côtoient sans se mêler, où s’exerce une censure qui ne dit pas son nom, où l’on apprend, aussi, que les Européens ne sont pas invincibles, que leurs mœurs ne sont pas irréprochables et leur système politique pas exempt de critiques…"

Information diffusée sur Twitter par Sophie Dulucq : https://twitter.com/Zolotaya_Moya/status/577925546232954880