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Vient de paraître Histoire et politique dans la vallée du fleuve Sénégal : Mauritanie. Hiérarchies, échanges, colonisation et violences politiques, VIIIe-XXIe siècle sous la direction de Mariella
Villasante Cervello et RaymondTaylor chez L’HarmattanLe 24 novembre 2017 à 11h46
Vient de paraître Histoire et politique dans la vallée du fleuve Sénégal : Mauritanie. Hiérarchies, échanges, colonisation et violences politiques, VIIIe-XXIe siècle sous la direction de Mariella
Villasante Cervello et RaymondTaylor , avec la collaboration de Christophe deBeauvais chez L’Harmattan, "Inter-National", 2017, 642 p. ISBN : 978-2-343-12135-2 Prix : 46,55 € (existe aussi en version électronique).
"Longtemps l’histoire du fleuve Sénégal fut négligée en Mauritanie car cette histoire est dangereuse. Elle montre à l’évidence que les dichotomies entre le Nord et le Sud, entre nomades et sédentaires, entre razzieurs et razziés ne fonctionnent pas. L’expansion impérialiste de la France a créé cette frontière, il fallait en effet séparer les « Maures » au nord, des « Noirs » au sud pour mieux les contrôler. Mais la force de cette représentation arbitraire était telle qu’elle fut également adoptée au nord comme au sud par les populations locales. Pourtant, les mêmes populations se retrouvent de part et d’autre de cette frontière, on y trouve les mêmes familles de Haalpulaar’en (Tukolor et FulBe), de Soninké et de Wolof, et leurs ancêtres, depuis au moins le VIII e siècle. Les échanges et les relations avec les nomades berbérophones (Znâga) et plus tard hassanophones (les Bidân, que les colonisateurs appelèrent « Maures ») reposent sur un fond historique similaire.
Cette publication fait suite à nos études précédentes – Groupes serviles au Sahara (2000), Colonisations et héritages actuels au Sahara et au Sahel (2007) et Le passé colonial et les héritages actuels en Mauritanie (2014). Dans cet ouvrage, il s’agit de procéder à un double exercice, d’une part, reconstruire l’histoire ancienne du fleuve depuis la période du Takrur (VIII e -XI e siècle) et, d’autre part, contribuer à la construction de l’histoire régionale de la vallée du fleuve Sénégal mauritanienne jusqu’à la période contemporaine, tout en établissant quelques liens avec le Sénégal. Notre livre veut être ainsi une contribution à l’inclusion de l’histoire du fleuve dans l’histoire de la Mauritanie, trop influencée par la vision qui prétend que l’histoire mauritanienne se résume à la seule histoire des Bidân. Nous présentons des travaux de collègues mauritaniens issus de la région du fleuve (Abdul Dicko, Amadou Dia, Ousmane Kamara et Sidi N’Diaye), ceux de nos collègues Martin Klein et Marion Fresia, et nos propres travaux (Raymond Taylor et Mariella Villasante). Nous espérons que ce livre puisse renouveler les études sur la région du fleuve Sénégal, depuis la période antique de son peuplement jusqu’au présent postcolonial. Pour que l’on puisse enfin construire une histoire nationale de la Mauritanie en incluant toutes les communautés ethniques et statutaires du pays."
histoire-politique-vallee-fleuve-senegal-tdm.pdf
MariellaVillasante Cervello , anthropologue (EHESS), chercheuse associée à l’Institut de démocratie et droits humains (Lima, Pérou), travaille sur la Mauritanie depuis 1986. Elle a repris ses recherches au Pérou, son pays d’origine, depuis 2007. Actuellement, elle prépare une étude sur les violences politiques contemporaines au Pérou et en Mauritanie.
RaymondTaylor est professeur d’histoire africaine et du Moyen-Orient à l’Université Saint-Xavier (Chicago, États-Unis), titulaire durant près de dix ans de la chaire d’histoire de sciences politiques. Il a soutenu son PhD en 1996 à l’Université de l’Illinois, Urbana-Champaign. Ses recherches concernent l’histoire coloniale en Afrique de l’Ouest et l’histoire de la Mauritanie.
Publication signalée sur le site Histoire du droit des colonies :
https://www.histoiredroitcolonies.fr/Mariella-Villasante-Cervello-Raymond-Taylor-Histoire-et-politique-dans-la-2276 -
Appel à communication pour le colloque "Les arts coloniaux. Circulation d’artistes et d’artefacts entre la France et ses colonies" (Paris, 11-12 octobre 2018)
Le 23 novembre 2017 à 12h15
Appel à communication pour le Colloque ’Les arts coloniaux
Circulation d’artistes et d’artefacts
entre la France et ses colonies’
Musée du quai Branly-Jacques Chirac
Palais de la Porte Dorée, Musée national de l’histoire de l’immigration
Paris, 11-12 octobre 2018
Appel à communication jusqu’au 30 novembre 2017.
"À l’occasion de l’exposition Peintures des lointains. La collection du musée du quai Branly-Jacques Chirac (30 janvier – 06 janvier 2019), le musée du quai Branly-Jacques Chirac s’associe avec le Musée national de l’histoire de l’immigration pour organiser, en partenariat avec le centre François-Georges Pariset – Université Bordeaux-Montaigne, un colloque sur la notion d’ « arts coloniaux ». Ce colloque pluridisciplinaire, au croisement de l’histoire de l’art, de la sociologie des institutions et des études postcoloniales, se propose d’interroger la circulation des artistes et des artefacts entre la France et les territoires de son Empire, comme support pour une réflexion sur la relation coloniale.
Champ d’étude encore peu exploré dans le domaine de l’histoire de l’art, la production artistique dans le contexte colonial ne peut être abordée uniquement à travers les créations d’artistes métropolitains ayant voyagé outre-mer, mais comprend un périmètre plus large d’artefacts où se manifestent des formes d’acculturation. Le colloque vise à distinguer des réseaux de circulation de personnes, d’objets et de concepts, en discernant des évolutions au long de la période coloniale, et en identifiant les multiples acteurs publics et privés de ce système des arts.
Le colloque n’assigne pas de limites chronologiques, même si le pivot de cette circulation se situe dans l’entre-deux guerres. Il se limitera aux relations entre la France et ses colonies, en ouvrant potentiellement des comparaisons avec les autres puissances coloniales européennes. On se référera aux arts plastiques et décoratifs en laissant de côté les productions musicales, la littérature et l’architecture. Une approche des systèmes de production et de circulation est souhaitée, plutôt que des études monographiques."
Modalités de soumission des propositions et calendrier :
Les propositions de communications en français (5000 signes maximum) ainsi qu’une courte biographie sont à adresser à anna.laban@quaibranly.fr avant le 1er décembre 2017
Les décisions du comité scientifique sur les propositions seront communiquées au mois de février 2018.
Comité scientifique :
– Dominique Jarrassé, professeur en histoire de l’art contemporain, Université Bordeaux Montaigne, centre François-Georges Pariset
– Frédéric Keck, directeur, département de la Recherche et de l’Enseignement, musée du quai Branly-Jacques Chirac
– Aurélien Lemonier, directeur du Musée national de l’histoire de l’immigration
– Sarah Ligner, commissaire de l’exposition, conservatrice du patrimoine, responsable de l’unité patrimoniale mondialisation historique et contemporaine, musée du quai Branly-Jacques Chirac
Coordination :
Anna Gianotti Laban, responsable de la coordination des manifestations scientifiques, département de la Recherche et de l’Enseignement, musée du quai Branly-Jacques Chirac.
appel_a_communication_les_arts_coloniaux.pdf
Source de l’information :
http://www.quaibranly.fr/fr/recherche-scientifique/activites/colloques-et-enseignements/colloques/details-de-levenement/e/les-arts-coloniaux-37731/
Via la lettre de diffusion de l’IMAF :
http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article2198 -
Francis Simonis "Invité Afrique" de RFI sur "Le passé colonial français"
Le 23 novembre 2017 à 11h55
Francis Simonis était "l’Invité Afrique" de RFI, l’émission de Christophe Boisbouvier, sur "Le passé colonial français" le 19 novembre 2017, enregistré dans le cadre du séminaire "De la Haute-Volta d’hier au Burkina Faso d’aujourd’hui. Un siècle de patrimoine culturel" (Aix-en-Provence, 9 novembre 2017).
Source de l’information :
http://www.rfi.fr/emission/20171119-passe-colonialiste-francais-etudier-detail-situation-afrique?ref=tw -
Appel à communication pour la 25e European Association for South Asian Studies (EASAS) (Paris, 24-27 juillet 2018)
Le 23 novembre 2017 à 11h26
Appel à communication pour la 25e EASAS
European Association for South Asian Studies
Centre d’Études de l’Inde et de l’Asie du Sud - CEIAS
EHESS - 54 & 105 Boulevard Raspail
Paris 6e, France
Du 24 au 27 juillet 2018
Appel à communication jusqu’au 30 novembre 2017.
The ECSAS has met regularly since 1968, and has provided an important opportunity to discuss current research and scholarship on topics relating to South Asia within the humanities and social sciences. The ECSAS conferences now operate under the auspices of the European Association for South Asian Studies (EASAS), a charitable, academic association engaged in the support of research and teaching concerning South Asia with regard to all periods and fields of study.
ECSAS will celebrate its 25th edition in Paris, hosted at the EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales—School for Advanced Studies in the Social Sciences). The main institutional organizer is the CEIAS (Centre d’Études de l’Inde et de l’Asie du Sud—Center for South Asian Studies, UMR 8564 CNRS/EHESS), which is the largest French research institute in the social sciences dealing with the Indian subcontinent. Created in the mid-1950s by Louis Dumont, the Center’s original aim was to renew the study of South Asia by combining social science-based methods and findings with those of classical Indology.
The call for papers is now open and closes on 30 November 2017 at midnight (GMT). Decisions will be communicated to authors by mid-January, 2018.
Please note that all participants at the 25th ECSAS (panel convenors, paper presenters and chairs/discussants) must be members of EASAS. Non-members cannot attend the conference.
Source de l’information :
https://www.ecsas2018.org/call-for-papers/
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Paru récemment Les Tirailleurs sénégalais. Les soldats noirs entre légendes et réalités (1939-1945) de Julien
Fargettas chez TallandierLe 23 novembre 2017 à 10h35
Paru récemment Les Tirailleurs sénégalais. Les soldats noirs entre légendes et réalités (1939-1945) de Julien
Fargettas chez Tallandier, 2012, 384 p. ISBN : 978-2-84734-854-5 Prix : 21,90 € (existe aussi en version électronique).
"Soldats indigènes recrutés entre 1857 et 1960 dans les colonies françaises de l’Afrique subsaharienne, les tirailleurs sénégalais ont été de tous les combats.
Ils sont en première ligne avec les poilus pendant la Grande Guerre, puis au sein des troupes d’occupation en Rhénanie, dont la propagande nazie s’empara sur le thème de la « honte noire ».
C’est surtout à l’occasion de la Seconde Guerre mondiale que ces « soldats indispensables » s’illustrèrent. Entre 1939 et 1945, plusieurs centaines de milliers d’entre eux revêtent l’uniforme pour défendre la France. Ils se distinguent aux côtés de Leclerc, en Libye, puis en Italie avec Juin, et lors du débarquement de Provence en août 1944. Au-delà de ces faits d’armes, Julien Fargettas raconte l’histoire méconnue de ces combattants : leur vie quotidienne, leur recrutement, les liens forts qui se nouèrent entre Français et tirailleurs captifs, leur implication dans la Résistance, mais aussi leurs relations conflictuelles avec les populations du Maghreb. Enfin, il aborde certains événements restés dans l’ombre et objets de polémiques, tels les mutineries ou des exactions commises par les tirailleurs. S’appuyant sur de nombreuses archives et témoignages, Julien Fargettas retrace l’histoire sensible de ce corps militaire entre légendes et réalité.
Véritable étude de référence, Les Tirailleurs sénégalais a le double mérite de combler une lacune importante de notre passé colonial et de rendre hommage à la mémoire de ces combattants morts pour la France."
Docteur en histoire, JulienFargettas a consacré sa thèse aux Tirailleurs sénégalais de la Seconde Guerre mondiale (IEP d’Aix/Université de Provence). Il est directeur départemental de l’ONAC-VG 51. -
Conférence de Julien Fargettas sur les Tirailleurs sénégalais (Châlons-en-Champagne, 1er décembre 2017)
Le 23 novembre 2017 à 10h20
Conférence de Julien Fargettas
Les Tirailleurs sénégalais
Un siècle au service de la France
Légendes et réalités d’une troupe coloniale
Auditorium de la Bibliothèque Georges Pompidou
Châlons-en-Champagne
Vendredi 1er décembre 2017 à 17 heures
"Le comité de Châlons-en-Champagne du Souvenir français organise, dans le cadre du Devoir de Mémoire, une conférence intitulée « Les tirailleurs sénégalais - Un siècle au service de la France – Légendes et réalités d’une troupe coloniale », le vendredi 1er décembre à 17 heures, à l’auditorium de la Bibliothèque Pompidou. Elle sera dispensée par Julien Fargettas, directeur départemental de l’ONAC-VG 51, docteur en histoire de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence et auteur de Les tirailleurs sénégalais, les soldats noirs entre légendes et réalités 1939-1945 édité chez Tallandier.
Entrée libre."
chalonsenchampagne.fr
Source de l’information :
Un grand et chaleureux merci à Philippe Comby, professeur agrégé de philosophie, Président du Souvenir Français de Chālons-en-Champagne.
https://twitter.com/CombyPhilippe/status/927251177779154944?s=03
http://www.chalonsenchampagne.fr/images/kiosque-mairie/auFilDuMau/2017/189-novembre.pdf
Un chaleureux et amical salut à Julien Fargettas. -
Conférence de Francis Simonis "Pour en finir avec la charte du Manden" (Ouagadougou, 24 novembre 2017)
Le 23 novembre 2017 à 09h14
Conférence de Francis Simonis
Modération : Denise Badini-Folané
"Pour en finir avec la charte du Manden"
Université Ouaga 1 Professeur Joseph Ki-Zerbo
Amphi N. Claude Somda
Ouagadougou, Vendredi 24 novembre 2017 à 9 heures
Source de l’information :
Francis Simonis via Twitter
https://twitter.com/nanguila/status/932301309377761280 -
Vient de paraître Africanos livres. A abolição do tráfico de escravos no Brasil de Beatriz G.
Mamigonian chez Companhia das LetrasLe 22 novembre 2017 à 22h11
Vient de paraître Africanos livres. A abolição do tráfico de escravos no Brasil de Beatriz G.
Mamigonian chez Companhia das Letras, 2017, 632 p. ISBN : 9788535929331 Prix : R$ 52,43 (existe aussi en version électronique).
"Em 7 de novembro de 1831, foi promulgada a lei que proibia a importação de escravos para o país e punia todos os envolvidos na atividade. O avanço legal se devia, ao menos em parte, à pressão exercida pela Coroa britânica. Como se sabe, o Estado brasileiro acabou se mostrando conivente com o tráfico ilegal de africanos e a escravização de suas vítimas nos anos seguintes. Apesar de ter tido impacto importante no avanço do movimento abolicionista, a imposição sancionada seria, no fim das contas, "para inglês ver". Em Africanos livres, Beatriz G. Mamigonian toma a lei de 1831 como o eixo narrativo, ao qual se imbricam a análise da experiência dos ex-escravos, de sua administração pelo governo imperial e dos efeitos do contrabando. Baseado em pesquisa inédita, o livro avança até a campanha abolicionista na década de 1880, quando os militantes mais radicais forçavam o reconhecimento de todos os africanos ilegalmente escravizados como "africanos livres"."
mamigonian-africanos-livres-sumario.pdf
Beatriz G.Mamigonian é doutora em História pela Universidade de Waterloo, no Canadá (2002). Foi professora visitante na Michigan State University e é professora associada do Departamento de História da UFSC. -
Hommage à Jacques Adelaïde-Merlande (Mémorial ACTe, 24 novembre 2017)
Le 22 novembre 2017 à 21h33
Hommage à Jacques Adelaïde-Merlande
Mémorial ACTe
Salle des congrès et des arts vivants
Vendredi 24 novembre 2017 à 18 heures.
"La Région Guadeloupe et l’Association des Écrivains de la Caraïbe rendent Hommage à Jacques Adelaïde-Merlande. Il a été un membre actif des Sociétés d’histoire de la Guadeloupe et de la Martinique, et fut le cofondateur, en 1969, de l’Association des Historiens de la Caraïbe. Agrégé d’Histoire, il a été maître de conférences à l’Université des Antilles et de la Guyane, dont il fut président de 1972 à 1977. Il contribue encore à faire connaître l’histoire de la Guadeloupe."
Sont invités à cet hommage : Roger Parsemain, Gérard Lafleur, Gilbert Pago, Jean-Pierre Sainton, Jacques Portecop, Jacques Dumont et Marie-Hélène Laumuno.
invitation_210_x_110_jacques_adelaide_merlande_bon.pdf
Pour une bibliographie détaillée de Jacques Adelaïde-Merlande, on consultera le blog Le Monde de Jean-Claude Félix Halley "Guadeloupe attitude".
Source de l’information :
http://memorial-acte.fr/evenements/hommage-a-jacques-adelaide-merlande/
Lettre de diffusion de la Société d’histoire de la Guadeloupe (shg@wanadoo.fr). -
Vient de paraître Du lac Tchad à la Mecque. Le sultanat du Borno et son monde (XVIe - XVIIe siècle) de Rémi
Dewière aux éditions de La SorbonneLe 22 novembre 2017 à 17h59
Vient de paraître Du lac Tchad à la Mecque. Le sultanat du Borno et son monde (XVIe - XVIIe siècle) de Rémi
Dewière aux éditions de La Sorbonne, "Bibliothèque historique des pays d’Islam", 2017, 472 p. ISBN : 979-10-351-0037-7 Prix : 45 €.
On lira avec intérêt l’entretien de Rémi Dewière avec Vincent Hiribarren, sur le blog Libé AFRICA4.
"Rebattons les cartes. Le Sahara est au Nord. Son rivage, le Sahel, coupe l’Afrique en deux, de l’Atlantique à la mer Rouge. En son centre, le lac Tchad est le lieu de rencontre de migrants, transhumants, marchands et pèlerins venus des quatre coins du continent. Cette région, plus connue aujourd’hui pour les exactions de Boko Haram, fut à l’époque moderne un carrefour majeur dans les échanges économiques, humains et culturels du Sahel et du Sahara, jusqu’à la Méditerranée. C’est là que, à la croisée du Niger, du Nigeria, du Tchad et du Cameroun actuels, la dynastie des Sefuwa pose les bases d’un État islamique puissant : le sultanat du Borno. Parcourant et organisant leur territoire, entreprenant au péril de leur vie le pèlerinage à La Mecque, les sultans du Borno s’affirment aux XVIe et XVIIe siècles comme des interlocuteurs essentiels dans le monde musulman.
Un imam de la cour, Aḥmad b. Furṭū, nous a livré un témoignage exceptionnel de ce chapitre de l’histoire de l’Afrique, à travers le récit des quinze premières années du règne du sultan Idrīs b. ’Alī (1564-1596), plus connu sous le nom d’Idrīs Alawma. Loin des idées reçues, son œuvre apporte un éclairage saisissant sur le fonctionnement d’un État sahélien à l’époque moderne et sur ses relations avec le monde qui l’entoure. C’est en embrassant son regard et en prenant en compte les dynamiques environnementales, sociales et politiques de son temps que cet ouvrage cherche à redonner au sultanat du Borno sa place dans le monde, du lac Tchad à La Mecque."
tchad-borno-tdm.pdf
RémiDewière est historien à l’Institut des mondes africains (IMAf) et au centre Alexandre-Koyré (EHESS), docteur de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Ses recherches portent sur l’histoire du Sahel central à l’époque moderne, notamment sur les circulations et la diplomatie au sultanat du Borno (Nigeria actuel). Sa thèse de doctorat, L’esclave, le savant et le sultan. Représentations du monde et diplomatie au sultanat du Borno (XVIe-XVIIe siècles), a été récompensée par le deuxième prix de l’IISMM-EHESS en 2016.















