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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Colloque junior "The Production of Imperial Space. Empire and Circulations, 18th-20th Centuries" (Paris, CHSP/Sciences Po, 23-24 novembre 2017)
Le 6 novembre 2017 à 18h09
Colloque junior "The Production of Imperial Space
Empire and Circulations, 18th-20th Centuries
CHSP/Ecole doctorale de Sciences Po
56 rue Jacob, 75006 Paris
Salle du Traité
Jeudi 23 et vendredi 24 novembre 2017
]
En raison des normes de sécurité accrues, il est impératif de s’inscrire à cette manifestation. Si vous êtes intéressé.e, veuillez envoyer un courriel : colloquium.circulation@gmail.com
Organisation :
Camille BUAT | Sciences Po-CHSP/University of Göttingen
Aude-Cécile MONNOT | Sciences Po-CHSP
Alexander VAN WICKEREN | University of Cologne/Sciences Po-CHSP
Scientific Committee :
Ravi AHUJA | University of Göttingen/CeMIS - Sabine DULLIN | Sciences Po-CHSP
– Ulrike LINDNER | University of Cologne - Paul-André ROSENTAL | Sciences Po-
CHSP/ESOPP - Jakob VOGEL | Sciences Po-CHSP
booklet_the_production_of_imperial_space.pdf
affiche_6-production.pdf
Source de l’information :
http://chsp.sciences-po.fr/evenement/production-imperial-space-empire-and-circulations-18th-20th-centuries
Ancien lien : http://www.sciencespo.fr/ecole-doctorale/fr/content/production-imperial-space-empire-and-circulations-18th-20th-centuries
Amical remerciement à notre collègue Julie d’Andurain, de la Sfhom, pour cette information précieuse ! -
Vient de paraître The Middle East and the Making of the Modern World de Cyrus
Schayegh aux Harvard UPLe 6 novembre 2017 à 17h26
Vient de paraître The Middle East and the Making of the Modern World de Cyrus
Schayegh aux Harvard University Press, 2017, 496 p. ISBN : 9780674088337 Prix : 45 €.
"In The Middle East and the Making of the Modern World, Cyrus Schayegh presents an innovative socio-spatial history that traces how different geographic areas and networks molded the Middle East from the mid-nineteenth to the mid-twentieth century.
Centering his study on an area roughly coextensive with modern Syria, Jordan, Lebanon, and Israel and Palestine, Schayegh examines the complex interplay of local and transregional forces in a diverse territory that first came under Ottoman rule in the 1500s. For centuries, the major cities of this region—Damascus, Aleppo, Jerusalem, and Beirut—exercised a degree of autonomy. But in the nineteenth century, the Ottoman Empire, responding to the rise of a Eurocentric world economy and European imperialism, attempted to exert greater administrative control. Cities remained powerful, but their ties to one another grew stronger as the region became more integrated. These developments did not cease with the Ottoman Empire’s collapse after World War I. Partitioned by the victorious British and French, this territory (known in Arabic as Bilād al-Shām) became an umbrella region from which new nation states would emerge—states whose very foundations were transnational and tied together multiple urban areas.
Building on the Middle Eastern case, Schayegh argues that the making of the modern world is best seen as the reciprocal transformation of cities, regions, states, and global networks."
middle-east-modern-world-toc.pdf
CyrusSchayegh is Associate Professor of International History at the Graduate Institute of International and Development Studies, Geneva. -
Appel à communication pour le 143e Congrès du CTHS sur le thème "La transmission des savoirs" (Paris, Inalco, 23-27 avril 2018)
Le 6 novembre 2017 à 16h53
Appel à communication pour le 143e Congrès du CTHS
"La transmission des savoirs"
Paris, Inalco, 23-27 avril 2018
Date limite d’envoi des propositions : 17 novembre 2017
Les inscriptions au 143e congrès qui se tiendra du 23 au 27 avril 2018 à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO-Paris 13e) sur le thème de la transmission des savoirs sont ouvertes jusqu’au 10 novembre 2017.
Vous trouverez ci-joint, pour information et diffusion, le texte intégral de l’appel à communication, son résumé et une fiche d’inscription.paris_2018_appel.pdf
Le congrès est ouvert à tout public.
Pour proposer une communication, la date limite est le 17 novembre 2017.
Inscrivez-vous directement en ligne sur le site du CTHS (paiement par carte bancaire sécurisé : 50€, gratuité pour les étudiants, les chômeurs et les membres du CTHS, 25 € pour les membres de sociétés savantes de Paris) ou envoyez par courrier électronique à congres@cths.fr le bulletin à télécharger ci-dessous.paris_2018_inscr.pdf
Il est nécessaire de joindre :
– le titre et le résumé de la proposition de communication (1000 caractères espaces comprises, soit une demi-page) en fichier .doc ou .rtf,
– la fiche d’inscription complétée (téléchargeable ici) en précisant bien dans quel thème et sous-thème ou colloque vous souhaitez placer votre communication, et, par courrier postal postal à CTHS (143e congrès - 110 rue de Grenelle 75357 PARIS cedex 07), le règlement des droits d’inscription, par chèque bancaire à l’ordre de l’ASCSHS (Association de soutien aux congrès des sociétés historiques et scientifiques) : les 50 € vous seront remboursés si votre proposition n’est pas acceptée.
Le résumé doit faire ressortir les points essentiels de la communication ; il en souligne les éléments nouveaux et les conclusions. Il doit faire clairement état des sources exploitées. Il ne doit prendre la forme ni d’une introduction générale, ni d’un plan.
Le Comité étudiera en novembre 2017 toutes les propositions de communication. Il peut écarter celles ne lui paraissant pas convenir, sans avoir à motiver sa décision. Les droits d’inscription sont alors remboursés, sur demande, avant le 1er mars 2018 (de même si un congressiste annule sa participation).
Les communications acceptées seront affichées sur le site cths.fr, à partir de février 2018, par thème, par jour, par auteur. Les intervenants seront informés personnellement par messagerie électronique.
Pour assister au congrès en tant qu’auditeur, les inscriptions sont possibles jusqu’au dernier jour du congrès.
Inscrivez-vous directement en ligne sur le site du CTHS (paiement par carte bancaire sécurisé) ou envoyez par courrier électronique à congres@cths.fr - la fiche d’inscription complétée,et, par courrier postal (CTHS - 143e congrès - 110 rue de Grenelle 75357 PARIS cedex 07) le règlement des droits d’inscription, soit 50€ (ou 25€ pour les membres de sociétés savantes de Paris ; gratuité pour les chômeurs, les membres du CTHS et les étudiants) par chèque bancaire à l’ordre de l’ASCSHS (Association de soutien aux congrès des sociétés historiques et scientifiques).
Les frais de déplacement et d’hébergement sont à la charge du congressiste.Le temps de parole est fixé à 20 minutes par communication, de manière à laisser place ensuite aux débats (10 minutes).
Nous vous rappelons que des bourses d’aide au déplacement sont proposées aux doctorants sous conditions de ressources.aidedoctorants_2018.pdf
Francine Fourmaux, chargée de l’organisation du congrès national des sociétés historiques et scientifiques
Christophe Marion, Délégué général du CTHS
Le secrétariat du congrès est fermé le jeudi.
CTHS - Congrès - 110 rue de Grenelle
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La BNF et Gallica vous aident à traiter le thème du congrès grâce à cette bibliographie sélective.
Article mis en ligne le 14 octobre 2017 et mis à jour le 11 novembre 2017. Prolongation du délai pour les propositions du 1er au 17 novembre 2017. Information diffusé par Christophe Marion (Délégué général du Comité des travaux historiques et scientifiques). -
Vient de paraître Sports in Postcolonial Worlds sous la direction de Nicolas
Bancel , ThomasRiot et StanislasFrenkiel chez RoutledgeLe 5 novembre 2017 à 14h22
Vient de paraître Sports in Postcolonial Worlds sous la direction de Nicolas
Bancel , ThomasRiot et StanislasFrenkiel chez Routledge, "Sport in the Global Society - Historical perspectives", 2016, 148 p. ISBN : 9781138646476 Prix : 100 £ (une version paperback est prévue le 14 décembre 2017 à 36,99 £).
"This book explores several cultural and historical paths intertwined in the genesis and development of sport and physical activities within colonial and postcolonial contexts. As far as youth organizations and Western-based sports are concerned, the Independencies political split needs to be reconsidered, from a cultural perspective with practices overlapping spatial, chronological and epistemological borders. When looking at the variety of practices, the colonial legacies and the ensuing migration journeys through a global perspective, there is a need to understand the diverse ways of composing and building the postcolonial sport worlds. Multiculturalism (South Africa, France, Algeria), transnational journeys (Pacific Islands), rebuilding of national identities through sporting institutions (Ireland, West Africa), racialization of the society (Rwanda, South Africa), gender control (from the West-East to the North-South gap), sportization of traditional/old games (Americas), and so on. Following the various studies shaping this book, the ambivalence of sporting and physical activities’ paths comes up. It is apparent these trajectories have generated a mixed feeling of adhesion and repulsion towards Western hegemonies in postcolonial societies."
sports-postcolonial-toc.pdf
NicolasBancel is historian and professor at the University of Lausanne where he is Director of the Institut des sciences du sport et de l’éducation physique. He is a specialist in the history of sport in a colonial and postcolonial context and also works on the political imaginary of colonialisation.
ThomasRiot is researcher and teacher at the Institute of Sport Studies of Lausanne University. He currently realizes (as part of a post-doctorate) a cultural and comparative history of African de-colonizations.
StanislasFrenkiel is socio-historian of sport with a specific interest in international sporting migration. He currently works as lecturer at the UFR STAPS of the University of Artois-Liévin -
Appel à contribution pour le 44e congrès annuel de la Société d’histoire coloniale française (SHCF) (Seattle, 31 mai - 2 juin 2018)
Le 5 novembre 2017 à 13h47
Appel à contribution pour le 44e congrès annuel de la SHCF
Société d’histoire coloniale française (SHCF)
Call for Papers for The 44th annual meeting of the FCHS
French Colonial Historical Society (FCHS)
L’indigénéité - Indigeneity Seattle (Wa), 31 mai - 2 juin 2018
La date limite de proposition a été reportée au 15 novembre 2017.
Le 44e congrès annuel de la Société d’histoire coloniale française (SHCF) se tiendra à Seattle, Washington aux États-Unis, du 31 mai au 2 juin 2018 à l’Hôtel Sorrento. Cet hôtel se situe vingt minutes à pied du centre-ville. Cette conférence sera organisée par l’Université de Seattle, l’Université de l’État de Washington, et l’Université Western Washington.
Le thème de ce congrès portera sur « l’indigénéité », ce qui permettra de considérer les thèmes liés aux concepts comme l’indigénéité, le nativisme, l’identité, les origines ethniques, et la nationalité aux contextes impériaux français et les endroits postcolonials. Les propositions de communication sur d’autres aspects de l’histoire coloniale française seront prises en considération.
La Société encourage les enseignants, chercheurs et étudiants de toutes disciplines à tous niveaux de carrière à soumettre des propositions de communication. Les communications peuvent se délivrer soit en anglais soit en français.
Les propositions individuelles doivent comprendre un titre de la communication, nom d’intervenant/e, institution de rattachement, coordonnées (e-mail, téléphone), un résumé de 200 mots et un bref curriculum vitae (un à deux pages) dans un seul document, de préférence en MS-Word.
Les propositions de sessions complètes ou de tables-rondes doivent contenir ces éléments pour chacun des participants, de même que pour le président/modérateur (le comité scientifique peut aussi aider dans la recherche d’un président/modérateur).
Merci d’indiquer si vous avez besoin d’équipements audiovisuels.
Les personnes souhaitant présider une séance sont priées d’envoyer une déclaration d’intérêt, leurs coordonnées ainsi qu’un bref CV.
Les propositions pour des sessions complètes ou communications individuelles doivent être envoyées par email à frenchcolonial2018@gmail.com. La date limite a été reportée au 15 novembre 2017.
La SHFC/FCHS est une association indépendante, sans autre source de financement que les cotisations de ses adhérents. L’adhésion à l’association est obligatoire pour participer au congrès. L’adhésion doit donc être effective pour tous les participants au moment de l’acceptation de leur proposition (janvier 2018). Malheureusement la Société française d’histoire coloniale n’offre de pas de financement pour participer au congrès. Les doctorants peuvent cependant concourir au prix Shorrock. Les modalités sont indiquées sur le site de la FCHS (la demande doit être faite au moment de l’envoi de la proposition de communication).
Des informations complémentaires sur les activités de la Société d’histoire coloniale française, les bourses, et les précédentes conférences sont disponibles sur le site web de la Société : www.frenchcolonial.org.
Pour toute question concernant l’adhésion à la Société, merci de contacter Spencer Segalla à treasurer@frenchcolonial.org.
cfp-seattle-2018.pdf
Source de l’information :
http://frenchcolonial.org/index.php/locationsprograms/upcoming-meeting/call-for-papers
Via Jennifer Sessions (extension de la date limite) : https://twitter.com/Laprofmme/status/925470834700861440?s=03 -
Vient de paraître Reparations for Slavery and the Slave Trade : A Transnational and Comparative History de Ana Lucia
Araujo chez Bloomsbury AcademicLe 5 novembre 2017 à 11h20
Vient de paraître Reparations for Slavery and the Slave Trade : A Transnational and Comparative History de Ana Lucia
Araujo chez Bloomsbury Academic, 2017, 256 p. ISBN : 978-1350010604 Prix : 29,95 $.
"Slavery and the Atlantic slave trade are among the most heinous crimes against humanity committed in the modern era. Yet, to this day no former slave society in the Americas has paid reparations to former slaves or their descendants. European countries have never compensated their former colonies in the Americas, whose wealth relied on slave labor, to a greater or lesser extent. Likewise, no African nation ever obtained any form of reparations for the Atlantic slave trade.
This is the first book to present a narrative history of the demands of financial, material, and symbolic reparations for slavery and the Atlantic slave trade. It explores a myriad of written primary sources in several languages, including abolitionist pamphlets, parliamentary debates, petitions by former slaves, newspaper articles, congressional bills, as well as public discourses by black activists and politicians in Europe, Africa, and the Americas. The book draws from a transnational approach, associating social and cultural history, in order to grasp a transatlantic system that interconnected three continents for more than three hundred years. The various chapters examine the multiple dimensions of the demands of financial, material, and symbolic reparations, including the period of slavery, the emancipation era, the postabolition period, and the present.
By focusing on the voices of various social actors who identified themselves as the victims of the Atlantic slave trade and slavery, this book shows why the demands of reparations have been emphasized or dismissed in public debates held in former slave societies."
Ana LuciaAraujo (https://twitter.com/analuciaraujo_) is a historian of slavery and the Atlantic slave trade. Her work explores the public memory, heritage, present legacies, as well as the visual culture of slavery. She is Full Professor in the Department of History at Howard University (Washington DC).
Article mis en ligne le 20 novembre 2016 et mis à jour le 5 novembre 2017 (sortie en librairie de l’ouvrage) -
Paru récemment Empires at war, 1911-1923 sous la direction de Robert
Gerwarth et ErezManela aux Oxford UPLe 4 novembre 2017 à 19h31
Paru récemment Empires at war, 1911-1923 sous la direction de Robert
Gerwarth et ErezManela aux Oxford University Press, "The Greater War", 2014, 304 p. ISBN : 9780198702511 Prix : 21,99 £ (existe aussi en version électronique).
"Empires at War, 1911-1923 offers a new perspective on the history of the Great War. It expands the story of the war both in time and space to include the violent conflicts that preceded and followed the First World War, from the 1911 Italian invasion of Libya to the massive violence that followed the collapse of the Ottoman, Russian, and Austrian empires until 1923. It also presents the war as a global war of empires rather than a a European war between nation-states.
This volume tells the story of the millions of imperial subjects called upon to defend their imperial governments’ interest, the theatres of war that lay far beyond Europe, and the wartime roles and experiences of innumerable peoples from outside the European continent. Empires at War covers the broad, global mobilizations that saw African solders and Chinese labourers in the trenches of the Western Front, Indian troops in Jerusalem, and the Japanese military occupying Chinese territory. Finally, the volume shows how the war set the stage for the collapse not only of specific empires, but of the imperial world order writ large."
empires-at-war-toc.pdf
RobertGerwarth is the author and editor of several books on the history of violence, including a biography of Reinhard Heydrich (with Donald Bloxham, 2011), Political Violence in Twentieth-Century Europe (2011) ; and War in Peace : Paramilitary Violence after the Great War (with John Horne, 2012).
ErezManela directs the Program on Global Society and Security at Harvard University. He is the author of The Wilsonian Moment : Self-Determination and the International Origins of Anticolonial Nationalism (2007) and co-editor of The Shock of the Global : The 1970s in Perspective (2010). He is currently completing a book on the global eradication of smallpox in the Cold War era.
Contributors : Mustafa Aksakal, Georgetown University ; Richard Bosworth, Jesus College, Oxford ; Christopher Capozzola, Massachusetts Institute of Technology ; Frederick R. Dickinson, University of Pennsylvania ; Giuseppe Finaldi, University of Western Australia ; Richard S. Fogarty, University at Albany, State University of New York ; Stephen Garton, University of Sydney ; Robert Gerwarth, University College Dublin ; Peter Haslinger, University of Giessen ; Heather Jones, London School of Economics ; Erez Manela, Harvard University ; Filipe Ribeiro de Meneses, National University of Ireland Maynooth ;Bill Nasson, University of Stellenbosch, South Africa
Joshua Sanborn, Lafayette College ; Leonard V. Smith, Oberlin College ; Xu Guoqi, University of Hong Kong -
Appel à article de la revue Afriques. Débats, méthodes et terrains d’histoire sur le thème "Le pouvoir en ville. Espaces, cultures matérielles et scénographies en Afrique avant le XXe siècle"
Le 4 novembre 2017 à 12h34
Appel à article de la revue Afriques
Débats, méthodes et terrains d’histoire
sur le thème "Le pouvoir en ville
Espaces, cultures matérielles et scénographies
en Afrique avant le XXe siècle"
Les propositions d’articles sont à rendre avant le 31 janvier 2018.
À paraître en 2019 dans la revue Afriques. Débats, méthodes et terrains d’histoire (revue dont nous avions signalé le grand intérêt dans cet article).
"Les historiens spécialistes de l’Afrique avant le XXe siècle se sont intéressés aux villes assez tardivement, bien après les économistes, les sociologues ou les géographes. En effet, les villes du continent ont longtemps été considérées dans une perspective contemporaine, en lien avec la colonisation. Leur mise en perspective historique a été opérée à partir des années 1950 et surtout dans les années 1990 (B. Davidson 1959, R. Hull 1976, C. Coquery-Vidrovitch 1993, D. Anderson et R. Rathbone 1999). À la suite de ces travaux fondateurs, de nombreux autres en collaboration avec d’autres disciplines, en particulier l’archéologie, ont contribué à balayer définitivement l’image d’une Afrique uniquement rurale ayant comporté seulement ici et là quelques îlots urbains formant des sociétés citadines. Ils ont aussi remis en question les mythes que ces villes avaient parfois suscités et dont certains restent encore à déconstruire. Aujourd’hui, ce champ de recherche semble bien exploré, mais il demeure encore trop peu visible en comparaison avec les études sur les villes contemporaines. Ce numéro thématique sur l’Afrique continentale et insulaire (Afrique du Nord comprise) se propose d’aborder, dans une perspective interdisciplinaire, les relations entre le territoire urbain et l’exercice du pouvoir avant le XXe siècle – à l’exclusion des villes construites par les Européens – notamment à travers ses aspects matériels et symboliques.
Bien avant le développement des métropoles et des capitales contemporaines, le continent africain a connu des formations urbaines diverses, aux temporalités, aux limites et aux modes de fonctionnement très variables. Appréhender dans un même ensemble ces phénomènes urbains, comme les capitales d’empires, les grandes villes de royaumes ou les cités-États, est un pari de ce numéro d’Afriques, qui doit permettre de penser leur pluralité dans le contexte et la chronologie spécifique, faite de continuités et de ruptures, dans lesquels elles s’inscrivent. Ainsi, l’étude des espaces urbains ne peut être envisagée sans adopter une approche plus large, qui tienne compte des relations avec d’autres villes, dans la mesure où leurs origines et leur développement sont souvent le fruit de rivalités et de compétitions politiques, sociales et économiques.
Dans les villes, les pouvoirs politiques cherchent à exercer des fonctions régulatrices sur les interactions sociales, les transactions économiques ainsi que sur la vie religieuse et culturelle. Ils contribuent ainsi souvent de façon décisive à les façonner en termes matériels et symboliques et s’en servent comme scène de représentation pour affirmer leur légitimité. À cette fin, les pouvoirs politiques déploient une multiplicité d’interventions architecturales, de représentations visuelles, de langages et de pratiques rituelles voire cérémonielles. Ces expressions du politique sont également des témoignages sur les manières de percevoir et les impressions des acteurs de la ville, habitants ou visiteurs, traces qui demandent encore à être saisies et sondées aujourd’hui.
À travers une pluralité de sources – écrites, orales, archéologiques, visuelles et artistiques – (que les contributeurs intéressés devront mentionner dans leur résumé) et en considérant les transferts interrégionaux et intercontinentaux, on pourra examiner les lieux où s’est incarné le pouvoir politique (cours royales, bâtiments religieux, places publiques, marchés, etc.) ainsi que les stratégies (matérielles et symboliques) adoptées pour mettre en scène – ou contester – la légitimité et la continuité de l’ordre. Ces contextes urbains ont en effet été constamment investis par des dynamiques économiques et migratoires qui, elles, ont eu tendance à catalyser des processus de transformation potentiellement déstabilisants. La matérialité urbaine peut également s’envisager comme un espace où les ambitions sociales des habitants, anciennement établis ou nouveaux venus, s’expriment et qui cristallisent leurs idéaux sociaux, leurs désirs et leurs frustrations. Ceux-ci transforment la ville, lieu d’appropriations permanentes qui absorbe et adapte des éléments venus de l’extérieur. En ce sens, on analysera les paysages urbains comme des espaces dont la sémantique stratifiée est le résultat de conflits et de négociations entre une pluralité de groupes sociaux et d’acteurs institutionnels. La ville, ce palimpseste d’un genre particulier, se trouve dès lors régulièrement réécrite spatialement, visuellement, symboliquement et matériellement."
Coordination :
Gérard Chouin (College of William & Mary, Williamsburg, États-Unis )
Clélia Coret (Institut des Mondes Africains, Paris)
Roberto Zaugg (Université de Lausanne).
Calendrier
Les propositions d’articles, en français ou en anglais, sont à envoyer sous la forme d’un titre et d’un résumé d’environ 500 mots, à glchouin@wm.edu, clelia.coret@gmail.com et roberto.zaugg@unil.ch avant le 31 janvier 2018.
Les articles définitifs seront à rendre avant le 30 novembre 2018.
cfa_afriques_francais.pdf
cfa_afriques_english.pdf
Source de l’information :
https://afriques.hypotheses.org/326 paru sur Carnets d’Afrique (ce carnet accompagne la revue Afriques. Débats, méthodes et terrains d’histoire, revue internationale d’histoire des mondes africains, qui privilégie les époques antérieures au XXe siècle, en dialogue avec d’autres disciplines comme l’archéologie, la philologie, l’anthropologie, l’histoire de l’art ou la linguistique).
Un grand et chaleureux merci à Clélia Coret pour la diffusion de cet appel à publication précieux. -
Du côté des Archives : "L’exposition coloniale de ’L’Exposition du Nord de la France de 1904’ " (Archives départementales du Pas-de-Calais)
Le 4 novembre 2017 à 12h00
Du côté des Archives
"L’exposition coloniale
de ’L’Exposition du Nord de la France de 1904’ "
Exposition virtuelle
Archives départementales du Pas-de-Calais
"L’exhibition coloniale n’est pas une attraction inédite en ce début de XXe siècle ; pourtant, le public se montre toujours aussi curieux de découvrir les différentes facettes des colonies et l’exotisme de leur mode de vie. Aujourd’hui, nos yeux contemporains s’indignent face à cet étalage avilissant, mais à cette époque, ce but était assumé : il s’agissait bel et bien de donner un exemple de la puissance coloniale de la France, de sa mission civilisatrice dans les colonies ainsi qu’un outil économique au service des industriels métropolitains et coloniaux. Cette coutume atteint son apogée avec l’exposition coloniale internationale de 1931, bien que commence à se propager le principe du "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes", idée finalement admise par tous au lendemain de la seconde guerre mondiale."
Source de l’information :
http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Expositions-virtuelles/L-Exposition-du-Nord-de-la-France-de-1904/L-exposition-coloniale -
Vient de paraître Perspectives on French Colonial Madagascar de Eric T.
Jennings chez Palgrave MacmillanLe 3 novembre 2017 à 20h10
Vient de paraître Perspectives on French Colonial Madagascar de Eric T.
Jennings chez Palgrave Macmillan, "Palgrave Series in Indian Ocean World Studies", 2017, XII-258 p. ISBN : 978-1-137-59690-1 Prix : 105,49 € (existe aussi en version électronique).
"This book is a vivid history of Madagascar from the pre-colonial era to decolonization, examining a set of French colonial projects and perceptions that revolve around issues of power, vulnerability, health, conflict, control and identity. It focuses on three lines of inquiry : the relationship between domination and health fears, the island’s role during the two world wars, and the mystery of Malagasy origins. The Madagascar that emerges is plural and fractured. It is the site of colonial dystopias, grand schemes gone awry, and diverse indigenous reactions. Bringing together deep archival research and recent scholarship, Jennings sheds light on the colonial project in Madagascar, and more broadly, on the ideas which underpin colonialism."
jenning-madagascar-toc.pdf
Eric T.Jennings is Distinguished Professor of the History of France and the Francophonie at the University of Toronto, Canada. He is the author of several books on French colonial history, and has received a John Simon Guggenheim fellowship as well as grants from the Social Science and Humanities Research Council of Canada.
Un chaleureux et grand merci à Caroline Herbelin et à Eric Jennings pour le signalement de cette publication oh ! combien précieuse !
















