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Université populaire du CM98 IHRF "Traites, esclavages, révolutions et émancipations" (2016-2017)
Le 22 avril 2017 à 10h28
Université populaire du CM98 IHRF
Année 2016-2017
1 Traites, esclavages, révolutions & émancipations
2 Mémoires de la traite & de l’esclavage colonial.
Amphi Turgo, escalier C, 2e étage,
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
17 rue de la Sorbonne, Paris 5e
Le samedi de 15h00 à 17h00
Samedi 22 avril 2017 "La première abolition et le rétablissement de l’esclavage en 1802-1803". par Frédéric RÉGENT, maître de conférences en histoire Moderne et de la Révolution
« Le 29 août 1793, l’esclavage est aboli dans la partie Nord de Saint-Domingue (actuel Haïti). Le 4 février 1794, la Convention nationale étend cette mesure à toutes les colonies françaises et accorde la citoyenneté aux anciens esclaves. Le 16 juillet 1802, Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage en Guadeloupe et le 17 juillet 1802, son envoyé dans l’île, le général Richepance, supprime la citoyenneté pour tous les hommes de couleur ne la laissant qu’aux hommes réputés blancs. Le but de la conférence est d’expliquer les causes de la première abolition de l’esclavage, ses modalités d’applications, les conséquences de celle-ci dans la vie quotidienne des anciens esclaves. Nous tenterons de déterminer les facteurs qui ont conduit au rétablissement de l’esclavage de 1802, en Guadeloupe, 1803 en Guyane et à l’indépendance d’Haïti, en 1804. »
Illustration représente le "Bas relief sur la tombe du général Robert, lieutenant de Richepanse (Père-Lachaise, Paris), illustrant la guerre de la Guadeloupe en mai 1802" »
Attention : en raison du plan Vigipirate, l’inscription aux séminaires (et réunions) de l’IHRF est obligatoire pour les personnes qui ne disposent pas de cartes d’étudiant ou professionnelles de Paris 1. Merci d’écrire à frederic.regent@univ-paris1.fr.
"Vous êtes cordialement invités à participer à l’une ou plusieurs des séances du module histoire de l’Université populaire du CM98, traites, esclavages, révolutions, émancipations.
L’objectif de ce module est de diffuser auprès de tous les publics les connaissances les plus pointues et les plus récentes concernant les différentes formes d’esclavage et de lutte contre celles-ci au cours de l’histoire. Les cours sont assurés par des enseignants-chercheurs de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et coordonnés par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF, CNRS, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).
Critères d’admission : Pas d’âge requis et de niveau d’étude exigé. Pas d’inscription. Accès libre."
Cette Université populaire sera organisée en deux modules et se tiendra le samedi de 15h00 - 17h00, Salle Marc Bloch, escalier C, 2e étage, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, Paris 5e.
Module 1 : Traites, esclavages, révolutions et émancipations
Sortir de l’esclavage : affranchissements et marronnages
Samedi 15 octobre 2016, 15h00
Frédéric Régent, Maître de conférences en Histoire. Université Paris 1 - Panthéon – Sorbonne.
Si l’esclavage est un phénomène connu avec ses violences, ses tortures, ses souffrances, les moyens pour l’esclave de devenir libres le sont moins. En effet, durant toute la période esclavagiste, des maîtres ont donné la liberté à certains esclaves. Le but de ce cours est de montrer les modalités de ces affranchissements et la vie de ce que l’on appelle les libres de couleur. Certains esclaves n’attendaient pas d’être libérés par leurs maîtres et s’enfuyaient. Si l’image d’une marron des bois ou des montagnes est la plus connue, beaucoup d’esclaves fugitifs vont vers les villes et se font passer pour des libres.
La vie des libres de couleur
Samedi 19 novembre 2016, 15h00
Frédéric Régent. Maître de conférences en Histoire. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Les libres de couleur sont la troisième composante d’une société établie pour deux (maîtres blancs et esclaves noirs). Le cours s’intéressera à la formation de cette catégorie de la population coloniale. Il expliquera comment un esclave peut devenir libre et comment il transmet cette liberté à ses descendants. Le cours s’intéressera au mode de vie des libres de couleur qui sont majoritairement des femmes. Les libres de couleur sont victimes du préjugé de couleur, forme de ségrégation juridique qui leur confère moins de droits que les gens réputés blancs. Malgré cela, ce groupe augmente numériquement et bénéficie d’un grand dynamisme économique. Certains libres de couleur sont artisans, d’autres sont planteurs. Parmi eux certains possèdent des esclaves. Les libres de couleur obtiennent l’égalité avec les Blancs pendant la Révolution, mais la perdent avec le rétablissement du préjugé de couleur en 1802. En 1833, l’égalité est rétablie. C’est sur la base de l’existence des libres de couleur que les esclaves obtiennent la citoyenneté en 1848.
Islam et esclavage en Afrique de l’Ouest aux XVIIIe et XIXe siècles
Samedi 25 février 2017, 15h00
Jean Schmitz. Directeur de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement) - IMAF (Institut des Mondes africains)
L’actualité vient de mettre brutalement en relation le néo-djihadisme et l’esclavage à travers l’enlèvement par Boko Haram en 2014 des deux cent jeunes filles scolarisées à Chibok au Nigeria (Bornou). Cet événement fait écho à deux siècles de jihâd – XVIIIe-XIXe siècles – à l’origine d’une véritable chaîne d’États musulmans en Afrique de l’Ouest. Dans un premier temps, les imamats de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècles en Mauritanie, Sénégambie et Guinée furent de véritables révolutions musulmanes, émancipatrices des subalternes (esclaves, castés…) concomitantes des révolutions atlantiques de la fin du XVIIIe siècle. Dans une seconde phase émergèrent plus à l’est au XIXe siècle des formations politiques de grande ampleur, l’immense califat de Sokoto (Nigeria) regroupant plus de trente émirats et l’empire al-Hâjj Umar Tal (Mali-Guinée). Or les effectifs d’esclaves rassemblés par le califat de Sokoto étaient comparables à ceux de l’Amérique du Nord et du Brésil au milieu du XIXe siècle (Lovejoy 2002).
On se demandera par quel terrible retournement ces jihâd de type expansionniste se muèrent en entreprise de capture et d’asservissements des « païens ». En réalité le succès de ces entreprises résulte de l’émancipation tronquée au sein des nouveaux États musulmans d’élites serviles, de « mamelouk » à la fois esclaves publics et guerriers libérés en capturant d’autres esclaves. Cette hypothèse permet de rendre compte à la fois de la rapidité de la conquête coloniale et du silence assourdissant qui entoure ces deux siècles de jihâd, alors que les violences du Nord Mali (AQMI) comme ceux du Bornou au Nigéria (Boko Haram) se situent à la périphérie de ces anciens États musulmans.
Samedi 22 avril 2017 "La première abolition et le rétablissement de l’esclavage en 1802-1803". par Frédéric RÉGENT, maître de conférences en histoire Moderne et de la Révolution
« Le 29 août 1793, l’esclavage est aboli dans la partie Nord de Saint-Domingue (actuel Haïti). Le 4 février 1794, la Convention nationale étend cette mesure à toutes les colonies françaises et accorde la citoyenneté aux anciens esclaves. Le 16 juillet 1802, Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage en Guadeloupe et le 17 juillet 1802, son envoyé dans l’île, le général Richepance, supprime la citoyenneté pour tous les hommes de couleur ne la laissant qu’aux hommes réputés blancs. Le but de la conférence est d’expliquer les causes de la première abolition de l’esclavage, ses modalités d’applications, les conséquences de celle-ci dans la vie quotidienne des anciens esclaves. Nous tenterons de déterminer les facteurs qui ont conduit au rétablissement de l’esclavage de 1802, en Guadeloupe, 1803 en Guyane et à l’indépendance d’Haïti, en 1804. »
Illustration représente le "Bas relief sur la tombe du général Robert, lieutenant de Richepanse (Père-Lachaise, Paris), illustrant la guerre de la Guadeloupe en mai 1802" »
Module 2 (décembre 2016, janvier 2017) : Mémoires de la traite et de l’esclavage colonial.
Nommer les esclaves aux Antilles françaises avant 1848
Samedi 17 décembre 2016, 15h00Séance reportée le 18 mars 2017
Vincent Cousseau. Maître de conférences à l’Université de Limoges.
Le régime mémoriel anti-colonialiste de l’esclavage colonial
Samedi 14 janvier 2017, 15h00
Johann Michel, philosophe et politiste, Professeur à l’Université de Poitiers.
Mémoire de la traite négrière en France hexagonale, l’exemple de la ville de Bordeaux
Samedi 21 janvier 2017, 15h00
François Hubert, conservateur en chef du Musée d’Aquitaine, Bordeaux.
Source de l’information :
https://ihrf.univ-paris1.fr/universite-populaire/
http://cm98.fr/evenement/libres-de-couleur-universite-populaire/ -
Vient de paraître Việt Nam. A History from Earliest Times to the Present de Ben
Kiernan aux Oxford UPLe 21 avril 2017 à 15h56
Vient de paraître Việt Nam. A History from Earliest Times to the Present de Ben
Kiernan aux Oxford University Press, 2017, 656 p. ISBN : 9780195160765 Prix : 30 £ (existe aussi en version électronique).
"This book narrates the history of the different peoples who have lived in the three major regions of Viet Nam over the past 3,000 years. It brings to life their relationships with these regions’ landscapes, water resources, and climatic conditions, their changing cultures and religious traditions, and their interactions with their neighbors in China and Southeast Asia. Key themes include the dramatic impact of changing weather patterns from ancient to medieval and modern times, the central importance of riverine and maritime communications, ecological and economic transformations, and linguistic and literary changes. The country’s long experience of regional diversity, multi-ethnic populations, and a multi-religious heritage that ranges from local spirit cults to the influences of Buddhism, Confucianism and Catholicism, makes for a vividly pluralistic narrative.
The arcs of Vietnamese history include the rise and fall of different political formations, from chiefdoms to Chinese provinces, from independent kingdoms to divided regions, civil wars, French colonies, and modern republics. In the twentieth century anticolonial nationalism, the worldwide depression, Japanese occupation, a French attempt at reconquest, the traumatic American-Vietnamese war, and the 1975 communist victory all set the scene for the making of contemporary Viet Nam. Rapid economic growth in recent decades has transformed this one-party state into a global trading nation. Yet its rich history still casts a long shadow. Along with other members of the Association of Southeast Asian Nations, Viet Nam is now involved in a tense territorial standoff in the South China Sea, as a rival of China and a "partner" of the United States. If its independence and future geographical unity seem assured, Viet Nam’s regional security and prospects for democracy remain clouded. "
kiernan-vietnam-toc.pdf
BenKiernan , A. Whitney Griswold Professor of History, Yale University, author of The Pol Pot Regime, Genocide and Democracy in Cambodia, and Blood and Soil : A World History of Genocide and Extermination from Sparta to Darfur. -
Vient de paraître Profession explorateur. Alfred Grandidier, 1836-1921 de Jehanne-Emmanuelle
Monnier aux PU de RennesLe 21 avril 2017 à 12h58
Vient de paraître Profession explorateur. Alfred Grandidier, 1836-1921 de Jehanne-Emmanuelle
Monnier aux Presses Universitaires de Rennes, "Histoire", 2017, 264 p. ISBN : 978-2-7535-5311-8 Prix : 20 €.
Préface d’ÉvelyneCombeau-Mari . Avec le soutien du CRESOI-Centre de recherches sur les sociétés de l’océan Indien.
"Au XIXe siècle, au moment où sont comblés les derniers « blancs » de la carte mondiale, l’explorateur est appelé à jouer un rôle fondamental. Mais, au-delà du mythe, qu’est-ce qu’un explorateur ? Comment le devient-on ? À qui et comment communique-t-on ses découvertes ? Pour quelles finalités ? Des stages préparatoires dispensés par le Muséum d’histoire naturelle aux collectes et relevés sur le terrain, des palabres avec les autochtones à la correspondance entre savants, des conférences à la Société de Géographie aux cartes dressées pour une conquête armée : l’itinéraire professionnel d’un explorateur apparaît riche et varié, donnant lieu à de nombreux développements que cet ouvrage invite à découvrir. De ce point de vue, la carrière d’Alfred Grandidier offre une voie d’entrée aussi originale qu’emblématique dans l’univers de l’exploration scientifique au XIXe siècle, de l’Amérique du Sud à Madagascar en passant par l’Inde. Héritier de la science des Lumières et précurseur de la science coloniale qui s’épanouira au début du XXe siècle, le parcours d’Alfred Grandidier incarne cette période charnière dans toute sa complexité, de la brousse aux institutions scientifiques parisiennes. Dans une vision historique renouvelée, qui questionne l’évolution de l’exploration scientifique durant le XIXe siècle en France, puisant dans l’histoire des sciences, l’histoire coloniale et l’histoire culturelle, cette étude insiste particulièrement sur la formation de l’explorateur, sur les aspects matériels et quotidiens des expéditions, mais aussi sur la construction de la carrière et de l’image du savant voyageur, jusqu’à son legs intellectuel."
1491406447_doc.pdf
Jehanne-EmmanuelleMonnier , docteure qualifiée en histoire, a soutenu sa thèse à l’université de La Réunion en 2013. Elle est en outre l’auteur de cinq ouvrages consacrés à l’histoire de l’océan Indien. -
Conakry, Capitale Mondiale du Livre 2017 de l’UNESCO - 23 avril 2017 - 22 avril 2018
Le 18 avril 2017 à 16h48
Conakry, Capitale Mondiale du Livre 2017 de l’UNESCO
Du 23 avril 2017 au 22 avril 2018
Conakry, Capitale mondiale du Livre 2017
"Le choix de l’Unesco est une première en Afrique francophone. C’est un événement considérable sur le plan de la culture, de l’écriture, de la littérature et de la lecture.
Cette distinction est un acquis pour la francophonie, une fierté pour la Guinée et une formidable reconnaissance pour Conakry. Les événements qui rythment l’Année mondiale du Livre s’y succéderont pendant 12 mois, du 23 avril 2017 au 22 avril 2018,
date à laquelle la capitale guinéenne passera le flambeau des belles-lettres à Athènes.
Couronnée par ce label planétaire, Conakry affirme sa vocation internationale et son rôle central dans la promotion du livre en Afrique : un vecteur essentiel pour l’éducation et pour le développement des connaissances. "
programme_ouverture_conakry_2017_2.pdf
Programme de la cérémonie d’ouverture CCML
programme_ccml_2017-2018.pdf
Programme 2017-2018 de la CCML
Source de l’information :
http://www.conakrycapitalemondialedulivre.com/ -
Vient de paraître La naissance de Conakry. Fille du vent et de l’Atlantique de Raymond
Lehideux-Vernimmen chez L’HarmattanLe 18 avril 2017 à 16h35
Vient de paraître La naissance de Conakry. Fille du vent et de l’Atlantique de Raymond
Lehideux-Vernimmen chez L’Harmattan, 2017, 152 p. ISBN : 978-2-343-11666-2 Prix : 16,15 € (existe aussi en version numérique).
"Conakry, que l’Unesco a choisie comme « capitale mondiale du livre 2017 », a vu le jour dans des circonstances méconnues.
Ses concepteurs étaient des marins. Ils l’ont dessinée en s’inspirant du vent, sur une île mystérieuse battue par l’océan. En moins de vingt ans, ils ont bâti « la plus belle ville d’Afrique » et « une escale essentielle » sur ses routes atlantiques. Les navigateurs urbanistes l’ont alors ouverte sur l’intérieur du continent. Ils l’ont reliée aux hauts plateaux du Fouta-Djalon, aux immenses plaines du Sahel et aux richesses drainées par le fleuve Niger. Pionnière sur ces axes commerciaux, la dynamique Conakry a devancé toutes ses rivales : Dakar, Freetown, Monrovia et Abidjan."
Publicitaire et homme de médias, passionné par l’Afrique, Raymond Lehideux-Vernimmen a partagé sa vie professionnelle entre la France, l’Europe et le Continent noir, où il s’est expatrié à trois reprises. Pour le compte de grands groupes internationaux, ses activités ont couvert 31 pays. Il y a créé et dirigé plusieurs entreprises. Il a formé de nombreux Africains à ses métiers en tant qu’employeur, enseignant vacataire en grande école, conférencier, consultant et Conseiller du Commerce extérieur de la France. -
Exposition "L’école en Algérie, l’Algérie à l’école" au MUNAÉ-Musée National de l’Éducation (Rouen, 8 avril 2017-2 avril 2018)
Le 17 avril 2017 à 13h40
Exposition "L’école en Algérie, l’Algérie à l’école"
MUNAÉ-Musée National de l’Éducation
Maison des Quatre Fils Aymon
185, rue Eau-de-Robec - 76000 Rouen
8 avril 2017 - 2 avril 2018
Musée gratuit
"Une occasion unique de se replonger dans plus de 180 ans d’histoire de l’école en Algérie et en France et de croiser des destins d’écoliers, d’étudiants, d’enseignants, simples ou illustres, d’une rive à l’autre...Photos, tableaux, objets, documents et témoignages inédits nous font découvrir les réalités d’ici et d’ailleurs.
L’histoire de l’école dans l’Algérie coloniale est celle d’une cohabitation complexe, difficile et souvent conflictuelle entre plusieurs systèmes d’enseignement. Dans le même temps, l’Algérie a occupé, par le biais de l’école, une place considérable dans l’imaginaire métropolitain. C’est cette double réalité que cette exposition cherche à mettre en valeur.
Œuvres d’art, documents originaux et témoignages filmés inédits se mêlent dans un parcours d’exposition organisé en 5 thématiques :
– résistances et survivances de l’enseignement traditionnel
– l’Algérie à l’école de la IIIe République
– l’Algérie racontée aux petits Français
– des réformes trop tardives
– après l’Indépendance
Ruiné et méprisé par les conquérants, le système scolaire algérien traditionnel a survécu dans des conditions précaires, ainsi qu’à travers des tentatives d’hybridation ou de rénovation au fil du temps. En faveur des élèves européens, la Troisième République a appliqué systématiquement les réformes de Jules Ferry. Mais l’école obligatoire pour tous n’a pas été étendue aux enfants musulmans. Seul un dixième d’entre eux bénéficie en 1940 d’un enseignement public " indigène ". Paradoxalement, la Troisième République est pourtant l’époque où l’Algérie occupe une place croissante en métropole dans les manuels, la littérature et l’iconographie scolaire
Une politique de scolarisation massive sera engagée après la Seconde Guerre mondiale et durant la Guerre d’Algérie, mais elle ne s’accomplira vraiment qu’après l’Indépendance avec l’aide de la coopération internationale. Les limites et les injustices du dualisme scolaire avaient cristallisé le débat politique et culturel algérien entre les deux guerres et stimulé le " malaise algérien ". Les réformes, trop tardives, n’empêcheront pas le " problème algérien " de mûrir dans la violence. Aujourd’hui, l’héritage de l’école reste un enjeu important des rapports entre les sociétés, de part et d’autre de la Méditerranée. Revenir sur lui permet d’inscrire dans un cadre historique commun les diverses mémoires générées par les relations franco-algériennes
Une exposition grand public, illustrée par Jacques Ferrandez
Cette exposition s’adresse au grand public : public individuel non spécialiste, adulte, enfant, public familial et communauté éducative. Elle s’attache à développer plusieurs niveaux de lecture afin que chacun puisse adapter son parcours en fonction de son envie, de ses centres intérêts et du temps à disposition. Jacques Ferrandez, auteur de bandes dessinées, spécialiste de l’Algérie et adaptateur de textes d’Albert Camus a créé le visuel de communication de l’exposition. Certaines de ces planches tirées de « Carnets d’Orient » sont présentées dans l’exposition.
Un commissariat, des équipes
Cette exposition émane de l’équipe scientifique du musée d’Histoire de la France et de l’Algérie de Montpellier. Proposée au Musée national de l’Education, elle a bénéficié du concours scientifique de la MMSH de l’IREMAM d’Aix en Provence, et d’un collège d’enseignants-chercheurs français, algériens et américain. Son commissariat a été confié à Jean-Robert Henry, directeur de recherches honoraire à l’IREMAM (Institut d’études et de recherches sur le monde arabe et musulman) et, dans le cadre de leur collaboration initiale, à Florence Hudowicz. Il a bénéficié de l’assistance de : Bertrand Lecureur, chargé de conservation et de recherche au Munaé et des équipes du Munaé.
Un corpus d’œuvres mêlant objets, documents et témoignages filmés
Le corpus de cette exposition est constitué de fonds conservés au Musée national de l’Education autour de la représentation de l’Algérie dans les manuels scolaires, les travaux d’élèves, les couvertures de cahier, les planches murales ou encore la littérature jeunesse et puise largement dans les fonds réunis à Montpellier et à Aix en Provence à l’IREMAM, en vue d’un projet aujourd’hui abandonné d’un musée d’Histoire de la France et de l’Algérie
L’exposition mobilise également de nombreux prêts extérieurs prestigieux émanant de : Archives Nationales de l’Outre-mer. ANOM (Aix en Provence), musée du Quai Branly – Jacques Chirac, MUCEM, Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, musée Fabre (Montpellier Méditerranée Métropole), la Fabrique des Savoirs (Elbeuf), musée Mainssieux (Voiron), musée Antoine-Brun (Sainte-Consorce) et de nombreuses collections particulières.
Des entretiens vidéos ont été réalisés auprès d’anciens élèves et enseignants ayant vécu en Algérie, mais aussi auprès de personnalités publiques. Acteurs de cette histoire, ils viennent enrichir par leur témoignage, le propos de l’exposition et la mise en contexte des œuvres et des sujets présentés. Une première sélection a été opérée pour réunir différents profils. Pour ne citer que quelques-uns d’entre eux, Benjamin Stora en entretien croisé avec Georges Morin sur les années de jeunesse à Constantine dans les années 1950, Marc Ferro, Pierre Nora qui furent enseignants, Edwy Plenel qui fut étudiant…La parole est également donnée aux acteurs, témoins et spécialistes algériens de cette histoire dont Ahmed Djebbar, ancien ministre de l’Education Nationale en Algérie de 1992 à 1994.
Construites autour d’un questionnaire et d’une méthodologie, ces captations audio-visuelles, dirigées par l’équipe du pôle transmédia du réseau Canopé Normandie Caen, sont présentées dans l’exposition après montage, leurs versions intégrales sont visibles à l’accueil de l’exposition et en cliquant ici. "
Dossier de presse
(3,3 Mo)
Dossier pour les scolaires (maternelles - lycée) autour de l’exposition
(7,3 Mo)
Source de l’information :
https://www.reseau-canope.fr/musee/fr/connaitre/les-expositions/exposition/lecole-en-algerie-lalgerie-a-lecole.html
Information diffusée sur Twitter par Xavier Mauduit :
https://twitter.com/XavierMauduit/status/851142067904548865 -
Conférence de Rafael Lucas "La mémoire de l’esclavage à Bordeaux" (Bordeaux, 11 avril 2017)
Le 9 avril 2017 à 20h13
Conférence "La mémoire de l’esclavage à Bordeaux"
par Rafael Lucas
Amphi Fabre - Place de la Victoire
Université de Bordeaux
Mardi 11 avril 2017 à 19 heures
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Par Rafael Lucas, agrégé de portugais, chercheur au Centre d’Etudes linguistiques et littéraires Francophones et Africaines de l’Université Bordeaux Montaigne.
"La question de l’esclavage à Bordeaux a commencé à émerger davantage dans l’espace public en 1994 mais c’est la publication du Bordeaux Port négrier (ed. Karthala) de l’historien nantais Éric Saugera, en 1995, qui aura un impact sans précédent, en associant le nom de la ville au terme négrier. La question de ce passé a donné lieu à un foisonnement d’approches associatives, universitaires, journalistiques, commémoratives, muséales, municipales, non exemptes de certaines manipulations. Cette dynamique mémorielle mérite que l’on s’y arrête, afin d’en dresser un bilan informatif.
5e rencontre du cycle de conférences "Les Afriques à Bordeaux" organisé en partenariat avec l’Université Populaire de Bordeaux d’octobre 2016 à mai 2017.
Source de l’information :
https://www.facebook.com/events/233396003732095/ -
Conférence "Matriarcat et rapport de genres dans les Antilles post esclavagistes" organisée par Sciences Ô (Paris, 12 avril 2017)
Le 9 avril 2017 à 19h59
Conférence ’Matriarcat et rapport de genres
dans les Antilles post esclavagistes’
Organisée par Sciences Ô
Sciences Po
Salle H101, Bâtiment H
28 rue des Saints Pères 75007 Paris
Mercredi 12 avril 2017, à 19 heures
"Les inégalités dans la représentation des genres aux Antilles sont la conséquence de la division traditionnellement sexuée des modèles normatifs et éducatifs appliqués aux hommes et aux femmes, hérités de la période esclavagiste. On retrouve généralement l’archétype l’homme fugitif et de la mère-courage dans les sociétés post-esclavagistes. Ils s’inscrivent dans une organisation singulière : la matrifocalité. Cette dernière désigne un système d’organisation familiale centré sur l’autorité de la mère au sein du foyer et excluant la présence régulière d’un homme dans le rôle d’époux-père. Ce pouvoir domestique de la femme ne se retrouve pourtant pas dans la hiérarchie sociale. Ces femmes se retrouvant souvent submergées entre les doubles journées de travail et leur position sociale, connaissent des situations difficiles. Cette représentation qui imprègne la société antillaise depuis son origine est au cœur du mythe de la “Fanm Poto-mitan” (Femme Pilier) aux Antilles. L’objectif de cette conférence est de mettre en lumière le rapport des genres et des sexes, et l’organisation familiale matrifocale en contexte post-esclavagiste au sein de ces sociétés."
Intervenant.e.s : - Viviane ROMANA, Psychologue clinicienne, diplômée d’un Doctorat en psychologie clinique et en psychopathologie de l’université Paris VIII. - Stéphanie MULOT, Professeure de sociologie et anthropologie à L’université Jean Jaurès à Toulouse. - et Corinne MENCÉ-CASTER, ancienne présidente de l’université des Antilles.
Cette conférence a été organisé en partenariat avec Presage (Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le Genre), Garçes Collectif Féministe et Tous Créoles.
Les places étant limitées, merci de bien vouloir vous inscrire par retour de mail.
Sciences Ô
L’association pour les Outre-mer à Sciences Po
Courriel : outre-mer@sciencespo.fr
50 Rue des Tournelles, Maison des Initiatives Etudiantes
75003 Paris
Source de l’information :
http://www.programme-presage.com/details/events/matriarcat-et-rapport-de-genre-dans-les-antilles-post-esclavage.html -
Vient de paraître L’élection présidentielle à La Réunion (1958-2017). Enjeux et Reconfiguration d’Yvan
Combeau aux éditions Epica-Océan IndienLe 9 avril 2017 à 19h36
Vient de paraître L’élection présidentielle à La Réunion (1958-2017). Enjeux et Reconfiguration d’Yvan
Combeau , Epica-Océan Indien Éditions, 2017. ISBN 979-10-94138-28-1 Prix : 12 €.
En vente dans les librairies réunionnaises et par correspondance via le C.R.E.S.O.I.-Université de La Réunion : contact@cresoi.fr
"Avec l’exemple de l’île de La Réunion ce livre exemplifie une situation outre-mer et tente d’approfondir l’élection présidentielle au-delà de son canevas national. Le succès d’une candidature nationale passe par le maillage du pays, la couverture des réseaux locaux, l’engagement des militants dans chaque commune. Inversement, la campagne nationale, l’émergence de figures présidentielles, le souffle d’une candidature ont aussi leurs impacts locaux, leurs contrecoups sur la texture des sociétés politiques départementales, régionales. La présidentielle opère ainsi un va et vient entre local et national, elle transforme et parfois bouscule des positions sur des circonscriptions, des leaderships sur des espaces politiques. Sur les étapes de cette hauteur présidentielle nous traversons les terres réunionnaises (débats sur le statut, affirmation de la question sociale, parité ou égalité…). Le présent ouvrage s’inscrit dans le prolongement de travaux publiés sur l’histoire politique réunionnaise. Ce livre propose de redimensionner l’approche électorale pour se concentrer sur les relations entre l’ascendant présidentiel et le terrain politique insulaire, entre les candidats nationaux et les dirigeants départementaux. Il entend replacer l’élection présidentielle dans l’histoire de la vie politique réunionnaise. Il s’agit de questionner les concordances et les confrontations entre national et local, de comprendre la présidentielle comme un scrutin révélateur de nouveaux rapports de forces pour l’outre-mer, d’estimer son impact sur l’échiquier politique départemental. La structuration des chapitres traduit ce double mouvement : la verticalité présidentielle et les recompositions réunionnaises. Élection centrale, elle apparaît à l’échelle d’un département ou d’une région comme un scrutin extérieur, parfois « perturbateur », qui oblige les forces politiques locales à se positionner, voire à instrumentaliser l’échéance…
L’objet de ce livre vise à mesurer le poids de l’élection présidentielle dans les comportements électoraux et les enjeux politique de la société réunionnaise. Il souligne l’élan de la victoire présidentielle dans les circonscriptions législatives. Un effet domino remarquable depuis 1981. Sur un demi-siècle s’observent autant les écarts de contextes que les écarts des comportements électoraux. L’examen des scrutins permet de suivre les évolutions portées par la présidentielle et induit par le vote national. Ainsi, le mouvement gaulliste réunionnais ne connaît ni le ballottage de 1965 ni le doute de 1969. Inversement, le succès de la candidature de VGE vient bousculer les équilibres à droite. Le succès de François Mitterrand modifie en profondeur les fondamentaux de la vie politique dominé depuis deux décennies par la question du statut et le devenir institutionnel…
Sur plus de cinq décennies, neuf scrutins présidentiels ont déjà été organisés. Ils ont rythmé et charpenté la vie politique nationale. Ils ont également amené à des changements dans le personnel et la société politiques de l’île de La Réunion. En ce sens la présidentielle participe aux reconfigurations de l’échiquier politique réunionnais."
YvanCombeau , Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de La Réunion spécialiste de l’histoire politique. Auteur de nombreux ouvrages sur la vie politique française. Il a publié plusieurs livres sur l’histoire politique de La Réunion.
Source de l’information :
http://www.cresoi.fr/Election-presidentielle
Un grand merci à Yvan Combeau pour le signalement de la parution de l’ouvrage et pour les informations régulièrement données sur la vie académique réunionnaise en histoire ultramarine de l’océan Indien. On peut suivre l’actualité du CRESOI en s’abonnant à sa riche lettre d’information : http://www.cresoi.fr/spip.php?page=lettres -
Vient de paraître le dossier "Revues et empires coloniaux" dans la revue Clio@Themis (avril 2017, numéro 12)
Le 8 avril 2017 à 17h05
Vient de paraître le dossier "Revues et empires coloniaux" dans la revue électronique Clio@Themis. Revue électronique d’histoire du droit (avril 2017, numéro 12)
Sommaire du numéro
Florence Renucci & Irene González González
L’empire des revues - The Empire of Periodicals - El imperio de las revistas - L’impero delle riviste
Julie d’Andurain
Le « parti colonial » à travers ses revues. Une culture de propagande ?
Hervé Ferrière & Isabelle Thiébau
Apports et limites du concept d’acteurs et de réseau dans l’étude d’une revue coloniale : les Annales d’hygiène et de médecine coloniales (1898-1940)
Toussaint Réthoré
La Rivista di diritto coloniale. Une revue au service de la fondation du droit colonial italien
Silvia Falconieri
Le Penant et le Dareste face au statut juridique des métis nés de parents inconnus. Une étude comparative (1891-1946)
Irene Gonzalez Gonzalez
Las publicaciones africanistas españolas : el caso de África. Revista De Tropas Coloniales (1924-1936) - Spanish Africanist Publications : África. Revista de Tropas Coloniales, A Case Study (1924-36)
Sebastiaan Vandenbogaerde
“Une telle apathie est presque coupable”. How in Belgium’s Journal des tribunaux the interest for the Congo Free State sparked off (1885-1908)
Simona Berhe
Un impero di carte : l’immagine della Libia nelle riviste turistiche Le Vie d’Italia e Libia
Monica Venturini
Al di là del mare. Letteratura e giornalismo nell’Italia coloniale. 1920-1940
Yannick Ganne
Vers un nouvel empirisme juridique : les Études Juridiques Empiriques et le Nouveau Réalisme Juridique
Dario Fiorentino
Procès politiques en Italie pendant les années de plomb : le cas de la poursuite judiciaire contre le mouvement « Autonomia Operaia »
Source de l’information :
http://www.cliothemis.com/Clio-Themis-numero-12
Un chaleureux et amical salut à notre collègue de la Sfhom, Julie d’Andurain, qui signe un des articles de ce numéro, sur le Parti colonial !














