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Festival Les Médiatiques "Afriques médiatiques : entre mythes, fantasmes et réalités" édition 2016 (Orléans, 22-28 février 2016)
Le 14 février 2016 à 11h42
Festival Les Médiatiques édition 2016
Afriques médiatiques
Entre mythes, fantasmes et réalités
Autour du Lycée Voltaire, à Orléans
Du 22 au 28 février 2016
Un festival pour éclairer les rapports entre Afriques et médias
Conférences, exposition, ateliers, rencontres.
Les Médiatiques
Édition 2016
Avec Boubacar Boris Diop, Sonia Rolland, Felwine Sarr, Dorcy Rugamba, Catherine Coquery-Vidrovitch, Marie-France Malonga, Antoine Glaser, Marie-Soleil Frère, Jean-Paul Marthoz, Christophe Ayad, Valérie Gorin, Violaine Baraduc & Alexandre Westphal, Laurent Bihl, Gabrielle Chomentowski et Marie Fierens.
Festival organisé par François Robinet (https://twitter.com/FrancoisRobinet), Catherine Dalaigre ainsi que l’ensemble des équipes administrative et pédagogique du Lycée Voltaire.
"Les relations entre les journalistes et l’Afrique ont longtemps été perçues sous l’angle de la dénonciation. Intellectuels, ONG, militants dénoncent le faible intérêt des journalistes occidentaux pour l’actualité du continent, les regards homogènes et réducteurs portés sur des populations jugées lointaines, exotiques voire hostiles ou la persistance durable de discours colonialistes / néo-colonialistes.
Cette relation est aussi souvent envisagée sur le mode de l’échec. Échec des médias africains et occidentaux à alerter sur certaines grandes catastrophes qui ont touché le continent comme le génocide des Tutsi, les guerres du Congo ou les crimes commis au Darfour. Échec également du développement d’une presse libre et indépendante dans de nombreux pays africains depuis le tournant vers les transitions démocratiques des années 1990. Échec enfin des médias à œuvrer en faveur de processus de réconciliation et de retour à la paix en situation post-conflictuelle (Kivu ; Côte d’Ivoire ; Soudan...).
Pourtant, depuis quelques années, rédactions panafricaines, médias indépendants et chaînes internationales centrées sur l’actualité du continent (Afrik.com ; Panapress ; Africa 24...) connaissent un essor et une visibilité croissante, la presse française multiplie les « unes » exposant d’autres visages de l’Afrique (« Afrique 3.0 » du Courrier international ; « L’Afrique qui bouge » d’Alternatives internationales ; « Afrique, le grand réveil » du Point...), tandis que les grandes rédactions nationales profitent du web pour développer de nouvelles propositions éditoriales (Le Monde Afrique ; Le Point Afrique ; Slate Afrique ...).
Dès lors, à l’aune de ces mutations, la relation entre les journalistes et l’Afrique se doit d’être revisitée afin d’approcher la complexité des liens qui unissent les médias français, européens et africains aux Afriques contemporaines.
Il s’agit d’abord de questionner la pertinence de ces discours. Peut-on considérer que les journalistes français et occidentaux approchent l’Afrique selon des modalités qui seraient spécifiques à ce continent ? Existe-t-il une singularité des discours et récits produits par ces journalistes lorsqu’il s’agit de traiter de l’actualité au Sud de la Méditerranée ? Quels effets ces discours et récits sont-ils susceptibles d’avoir dans des contextes particuliers de troubles politiques, de guerre ou de catastrophes naturelles ?
C’est également l’histoire du journalisme en Afrique qui mérite d’être interrogée. Comment la presse s’est-elle développée durant la période coloniale ? Quelles sont les modalités de l’essor de la radio et de la télévision durant la période qui a suivi les indépendances et quel fut le rôle des médias depuis la fin de la Guerre froide ? Que signifie être journaliste aujourd’hui en Afrique que l’on soit journaliste africain d’un journal d’opposition, proche du pouvoir ou correspondant pour une rédaction occidentale ?
Enfin, si l’Afrique des catastrophes a depuis longtemps tendance à focaliser les regards des journalistes étrangers, cinéastes, documentaristes et reporters ont su questionner, documenter et révéler la richesse et la pluralité du continent ainsi que les réussites et échecs des acteurs qui le font se mouvoir dans un monde où il est désormais perçu comme un continent émergent."
On signalera en complément d’information, la parution toute récente du numéro 26 de la revue Le Temps des Médias sur le thème "Afrique(s), entre histoire et mémoire(s)", sous la direction de Jamil Dakhlia et François Robinet. -
Vient de paraître Selling Empire. India in the Making of Britain and America, 1600-1830 de Jonathan
Eacott aux University of North Carolina PressLe 13 février 2016 à 17h21
Vient de paraître Selling Empire. India in the Making of Britain and America, 1600-1830 de Jonathan
Eacott aux University of North Carolina Press, 2016, 472 p. ISBN : 978-1-4696-2230-9 Prix : 45 $ (existe aussi en version électronique).
"Linking four continents over three centuries, Selling Empire demonstrates the centrality of India—both as an idea and a place—to the making of a global British imperial system. In the seventeenth century, Britain was economically, politically, and militarily weaker than India, but Britons increasingly made use of India’s strengths to build their own empire in both America and Asia. Early English colonial promoters first envisioned America as a potential India, hoping that the nascent Atlantic colonies could produce Asian raw materials. When this vision failed to materialize, Britain’s circulation of Indian manufactured goods—from umbrellas to cottons—to Africa, Europe, and America then established an empire of goods and the supposed good of empire.
Eacott recasts the British empire’s chronology and geography by situating the development of consumer culture, the American Revolution, and British industrialization in the commercial intersections linking the Atlantic and Indian Oceans. From the seventeenth into the nineteenth century and beyond, the evolving networks, ideas, and fashions that bound India, Britain, and America shaped persisting global structures of economic and cultural interdependence."
sellingempire-toc.pdf
JonathanEacott is associate professor of history at the University of California, Riverside.
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Vient de paraître Tangier Archive. The Great War Photographs of Captain Givord édité par Carlos
Traspaderne aux Uniform PressLe 13 février 2016 à 10h54
Vient de paraître Tangier Archive. The Great War Photographs of Captain Givord édité par Carlos
Traspaderne aux Uniform Press, 2016, 224 p. ISBN : 9781910500156 Prix : 18,75 £.
"In 1999 a collection of small wooden boxes was discovered in a flea market in Tangier. Inside these boxes were 500 glass stereoscopic negatives and handwritten notes from a French officer, who took over 250 photographs between 1916 and 1918. This book highlights previously unseen images taken across the Western Front capturing all aspects of war ; from the banal and odd moments to the cruel and brutal ones. It is a vision of one officer’s war, analytic and distant, yet with an exceptional aesthetic sense. The quality of the imagery and composition taken within a theatre of war a century ago is exceptional – even more so when considering the lack of portability and creativity that is present with today’s digital offering. Across the battlefields in this opus he takes us into one of the biggest fights of the war : the 1917 Nivelle Offensive, the 1918 German Spring Offensive and the definitive allied counter-attack. We visit familiar locations at Ypres and Arras, the Somme and the Marne illustrating castles and trenches, officers and soldiers, British, German and French."
Merci à Stéphanie Trouillard (https://twitter.com/Stbslam) pour le signalement sur Twitter :
https://twitter.com/Stbslam/status/694244644696281090 -
Vient de paraître Histoire et mémoire des temps coloniaux en Polynésie française de Bruno
Saura aux éditions Au vent des îlesLe 12 février 2016 à 14h48
Vient de paraître Histoire et mémoire des temps coloniaux en Polynésie française de Bruno
Saura aux éditions Au vent des îles (Tahiti), "Culture océanienne", 2015, 376 p. ISBN : 978-2-36734-081-4 Prix : 28 €.
"Cet ouvrage tente de combler un certain vide existant dans les études anthropologiques et historiques relatives au passé récent de la Polynésie française, et plus précisément, à la mémoire de ce passé.
« Parce qu’il a pour l’essentiel trait à des sujets douloureux, embarrassants et conflictuels, j’aurais aimé ne pas écrire le présent ouvrage. Il m’a pourtant semblé qu’il convenait de le faire, pour des raisons à la fois morales et ‘’scientifiques’’. Il s’adresse à tous les acteurs engagés dans l’histoire contemporaine de la Polynésie française, au premier rang desquels ses habitants désireux de mieux connaître les sources relatives à la colonisation de leurs îles et les résistances que celle-ci provoqua. C’est d’abord pour eux que j’ai écrit ce livre. J’espère qu’ils y trouveront matière à l’approfondissement de leurs connaissances et de leurs réflexions. Je le destine aussi aux lecteurs français métropolitains, et notamment aux représentants de l’État en Polynésie française ainsi qu’aux tenants des autorités parisiennes en charge du ‘’dossier polynésien’’, notamment dans ses aspects nucléaires. Enfin, dans le domaine ‘‘scientifique’’ – ou de la recherche – cet ouvrage tente de combler un certain vide existant dans les études anthropologiques et historiques relatives au passé récent de la Polynésie française, et plus précisément, à la mémoire de ce passé. Mon ambition est de rendre compte de façon synthétique de la mémoire ou peut-être des mémoires que les habitants de la Polynésie française d’aujourd’hui gardent ou nourrissent des ‘’temps coloniaux’’ »."Bruno
Saura est né à Metz (France) le 5 août 1965. Cet universitaire est l’auteur de travaux scientifiques et d’essais consacrés à la Polynésie. S’il fallait trouver un thème commun à ses œuvres, ce serait l’homme polynésien, avec sa sensibilité et ses habitudes, ses misères et ses travers. Bruno Saura est avant toute chose observateur attentif de la réalité polynésienne. Il met à nu les souffrances d’une population autochtone qui habite poétiquement et violemment une Polynésie en perpétuelle mutation, sans cesse en quête de son identité originelle. « Là, en ces premières années de la colonisation française, le gendarme, représentant de l’administration de l’archipel, remplissait les fonctions d’instituteur. Ce n’est qu’au fil des ans que furent envoyés plus régulièrement, depuis Papeete, des instituteurs métropolitains ou tahitiens. La pirogue étant le seul moyen de déplacement, et les routes limitées à quelques kilomètres de pistes, une minorité d’enfants fréquentaient l’école française. Les autres enfants se contentaient des cours de l’école du dimanche, c’est-à-dire, de l’enseignement biblique dispensé en langue tahitienne dans les paroisses protestantes. » (Pouvanaa a Oopa). Bruno Saura est professeur en Civilisation polynésienne à l’université de la Polynésie française. Titulaire d’un doctorat en Science politique et d’une habilitation à diriger des recherches en Anthropologie de l’université d’Aix-Marseille III, il réside de longue date en Polynésie française. Ses principaux travaux portent sur la tradition orale des îles Sous-le-Vent (La lignée royale des Tamatoa de Raiatea, 2003 ; Huahine aux temps anciens, 2005), ainsi que sur les questions ethniques, politiques et religieuses dans le Tahiti d’aujourd’hui (Des Tahitiens, des Français – leurs représentations réciproques aujourd’hui, 1998 ; Tinito, la communauté chinoise de Tahiti, 2003. -
Conférence de Francis Simonis "Quand les historiens et l’UNESCO inventent une constitution africaine : la charte du Mandén" (Aix-en-Provence, 23 février 2016)
Le 12 février 2016 à 14h24
Conférence de Francis Simonis
Quand les historiens et l’UNESCO inventent une constitution africaine
La charte du Mandén
Dans le cadre des Rencontres de l’Université
Cité du Livre, salle Armand Lunel
8,10 rue des allumettes Aix-en-Provence
Mardi 23 février 2016 à 18h30
"La charte du Mandén serait la constitution primitive de l’empire du Mali adoptée à Kouroukan Fouga en 1236, au lendemain de la victoire de Soundiata Keita sur Soumangourou Kanté. C’est du moins ainsi qu’elle est présentée par l’Unesco qui l’a inscrite en 2009 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il s’agirait donc de l’une des plus vieilles constitutions connues au monde, citée inlassablement dans les rencontres internationales consacrées à l’Afrique. Le problème est qu’elle n’a aucune consistance historique et résulte d’une série de confusions et de manipulations. Nous nous proposons donc d’étudier ensemble le processus de fabrication contemporain d’une « charte médiévale »."
Pour anticiper cette conférence de grand intérêt, on pourra consulter deux articles de Francis Simonis en rapport avec la thématique de cette conférence :
– "Le griot, l’historien, le chasseur et l’Unesco" paru dans le numéro 28 de la revue Ultramarines (revue de l’Amarom-Amis des archives de l’outre-mer), 2015.
– "L’Empire du Mali d’hier à aujourd’hui" dans le dossier thématique "L’Empire du Mali d’hier à aujourd’hui" du n° 128 de la revue Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique, 2015.
On retrouvera également, ci-dessous, la table ronde "Les Empires africains,
des origines au XXe siècle" organisée par les Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique, lors des Rendez-vous de l’Histoire de Blois 2015 consacrés aux "Empires".
Les Rencontres de l’Université : cycle de conférences de la Mission Culture d’Aix-Marseille Université
FrancisSimonis , maître de conférences, Humanités, Sciences Historiques et Sociales (HSHS), Institut des Mondes Africains, Aix-Marseille Université.
Un grand remerciement à Francis pour cette précieuse information. -
Vient de paraître Un rêve oublié entre Guyane et Brésil. La République de Counani de Odon
Abbal aux éditions Ibis RougeLe 12 février 2016 à 13h48
Vient de paraître Un rêve oublié entre Guyane et Brésil. La République de Counani de Odon
Abbal aux éditions Ibis Rouge, "Espace outre-mer", 2015, 112 p. ISBN : 978-2-37520-501-3 Prix : 15 €.
"Dernier refuge du mythe de l’Eldorado, territoire ouvert aux ambitions des aventuriers, aux visions des illuminés, proie des trafiquants de toute espèce, l’espace compris entre l’Oyapock et l’Amazone n’a cessé d’enflammer les imaginations. Un faisceau de circonstances diverses mais convergentes devait faire de ces étendues apparemment sans maître, le lieu de naissance d’un état rêvé, la République de Counani.
Entre Paris, Cayenne et Rio elle devait faire couler beaucoup d’encre et engendrer bien des déceptions avant de sombrer dans l’oubli. Que fut Counani ? Un vaudeville ? La vanité manifeste d’Européens en mal de reconnaissance sociale ? Le dernier avatar de la France équinoxiale ? Ou le commencement de l’émergence brésilienne dans la région ? Comme souvent à l’époque, l’intrigue s’est jouée sans que l’avis des autochtones fût sollicité."
OdonAbbal vit et travaille en Guyane depuis plusieurs années. Il est docteur en Histoire et a publié de très nombreux ouvrages. -
22e Maghreb des livres "Spécial Maroc" (Hôtel de ville de Paris, 13 et 14 février 2016)
Le 9 février 2016 à 10h57
22e Maghreb des livres
"Spécial Maroc"
Organisé par l’association Coup de soleil
Hôtel de ville de Paris
Samedi 13 et dimanche 14 février 2016
Programme du 22e Maghreb des livres (programme provisoire, en date du 29 janvier 2016)
"L’association Coup de soleil organise sous le nom de Maghreb des livres une manifestation annuelle qui réunit les écrivains concernés par le Maghreb. La première édition a eu lieu en 1994, en concertation avec le Centre national du livre et dans les locaux de celui-ci. Elle se déroulait sur une demi-journée. La manifestation n’a cessé de croître et de se diversifier, chaque année, à l’automne, jusqu’en 2003, puis quatorze moins plus tard tout aussi régulièrement en début d’année à partir de février 2005.
Dès le départ sont venus converger l’exposition par les éditeurs des livres récemment parus, la dédicace de leurs ouvrages par les auteurs, les dialogues avec ceux-ci, sous forme de tables rondes et de présentations variées. Les revues, les œuvres de photographes et cinéastes, de peintres, de graphistes, de dessinateurs et calligraphes ont été jointes à la manifestation.
Il a fallu trouver des lieux d’accueil à la taille de cette croissance continue. Après d’autres lieux prestigieux, en 2001 l’Hotel de Ville de Paris a permis ce déploiement. Puis des travaux de longue durée dans les salons de celui-ci ont amené le Maghreb des livres à s’installer dans d’autres lieux importants de Paris : en 2007- 2009, Mairie du XIIIe arrondissement, en 2010, Palais de la Porte dorée (Musée de l’immigration). Depuis 2011, Coup de soleil est à nouveau accueilli à l’Hotel de Ville de Paris. Le vingtième Maghreb des livres (2014) a été particulièrement célébré, avec la venue de 160 écrivains venus dédicacer leurs livres. Sur un rythme triennal, chaque année un pays (Algérie, Maroc ou Tunisie) est l’invité d’honneur de la manifestation.
C’est sur deux journées (samedi et dimanche) du mois de février que se déroule le Maghreb des livres. Il mobilise, avec le personnel de la Ville de Paris, une cinquantaine de militants de notre association Coup de Soleil. Ceux-ci participent à l’accueil des deux libraires qui réunissent, exposent et vendent des milliers d’ouvrages. A l’accueil des responsables de revues et de plus de cent écrivains qui viennent participer à des séances de dédicaces. Ceux-ci, et d’autres de leurs collègues, participent chaque année à une cinquantaine de présentations, lectures, cafés littéraires, tables rondes, organisés par des professionnels du journalisme littéraire et du spectacle comme par les militants de Coup de soleil. Un café maure et des expositions artistiques contribuent à attirer un public croissant. D’année en année le Maghreb des livres n’a cessé de s’enrichir."
L’association organisatrice du Maghreb des livres est l’association Coup de soleil :
http://coupdesoleil.net/
https://twitter.com/maghreb_livres -
Vient de paraître Made in Algéria. Généalogie d’un territoire sous la direction de Jean-Yves
Sarazin et ZahiaRahmani chez HazanLe 9 février 2016 à 10h12
Vient de paraître Made in Algéria. Généalogie d’un territoire sous la direction de Jean-Yves
Sarazin et ZahiaRahmani chez Hazan en co-édition avec les éditions du MuCEM, "Catalogues d’exposition", 2016, 240 p. ISBN : 9782754108669 Prix : 35 €.
"Catalogue officiel de l’exposition « Made in Algéria, Généalogie d’un territoire » au MUCEM du 19 janvier au 18 mai 2016. Le MuCEM (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) présente de janvier à mai 2016 Made in Algeria – Généalogie d’un territoire, la première exposition d’envergure jamais réalisée consacrée à la représentation d’un territoire et sa fabrique : celui de l’Algérie. Pour cet événement, des cartes rares du Service historique de la Défense et de la Bibliothèque nationale de France seront pour la première fois mises au jour. Elles montrent comment l’invention cartographique a accompagné la conquête de l’Algérie et sa description. Des œuvres majeures, notamment celles du Château de Versailles illustrant la conquête de l’Algérie, figurent aussi dans l’exposition. Des créations contemporaines, certaines constituées de matériaux iconographiques inédits, seront également exposées.L’exposition, par la mise en rapport d’œuvres anciennes et contemporaines, et de documents variés, présente à la fois la fabrique coloniale de l’Algérie, ses représentations et sa diffusion, et distingue ce qui de cette fabrique a été écarté, rendu invisible ou illisible.À l’origine du projet Made in Algeria – Généalogie d’un territoire, il y a une interrogation quant à la question des grands découvreurs européens et de leurs récits de voyages, ceux des naturalistes surtout, et de leurs connaissances. Étonnamment, en leur temps aussi, comme aujourd’hui, de l’Algérie, nous savions peu. Le XVIIIe siècle européen, celui qui s’emparait alors des terres du monde et qui en recensait la faune, la flore et les hommes, ne parvenait pas à saisir ce territoire de l’autre rive, comme il le faisait ailleurs. Alger et ses fortifications, son hostilité, sa piraterie et ses mythes, engendraient envie et fantasmes à tel point que seuls les officines diplomatiques et l’espionnage nourrissaient la science et la surveillance. Consulter une carte européenne des territoires de l’Algérie au XVIIIe siècle, c’est avant tout lire des informations de seconde main. Ce sont des projections, des hypothèses cartographiques qui contrastent avec l’exactitude des cartes marines, qui traduisent à cette même date des intentions belliqueuses. Loin des tours de guet et des zones habitées, on marque à discrétion les rochers et les ressacs, les profondeurs pour le mouillage et les lieux d’accostage. On y lit un littoral déserté et à l’intérieur un pays qui serait riche et heureux. Les habitants y sont parfois décrits. Les femmes y sont distinguées. Tout comme le miel et les fruits. L’eau et les terres fertiles y abondent. La fortune y est annoncée dans les légendes. On devine que tout est possible. Longtemps, ce territoire a d’abord été ébauché sur le papier. Cartographié selon des vœux, des attentes, avant même d’être connu, parcouru et vécu.Près de 250 pièces sont réunies pour cette exposition. Des archives sonores et audiovisuelles, des cartes rares dont certaines majeures et jamais exposées, des œuvres provenant des plus grands musées français et étrangers et des créations contemporaines."
Le catalogue rend compte de l’histoire du territoire algérien par un ensemble de textes et d’essais inédits de NacéraBenseddik , HélèneBlais , DahoDjerbal , FrançoisDumasy , NadiraLaggoune , ZahiaRahmani , Jean-YvesSarazin , NicolasSchaub , ToddShepard , FouadSoufi et SylvieThénault .
Source de l’information :
http://www.editions-hazan.fr/ouvrage/689835/made-in-algeria-genealogie-d-un-territoire-jean-yves-sarazin-zahia-rahmani
http://www.mucem.org/fr/node/4211 -
Hommage à Camille Lacoste-Dujardin
Le 8 février 2016 à 14h58
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Entretien de Jean-Pierre Bat avec Claude-Hélène Perrot à propos de la parution de textes et du colloque Yves Person (blog Libération AFRICA4)
Le 7 février 2016 à 10h14
Entretien de Jean-Pierre Bat avec Claude-Hélène Perrot à propos d’Yves Person à retrouver sur le blog Libération de Jean-Pierre Bat et Vincent Hiribarren (https://twitter.com/bixhiribarren) : AFRICA4 Regards croisés sur l’Afrique.
"En juin 2013, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et son laboratoire d’histoire de l’Afrique, le Centre de recherches africaines (l’historique CRA devenu l’Institut des mondes africains), ont organisé un colloque sur les travaux de l’historien Yves Person. En juin 2015 sont parus deux ouvrages issus de ce colloque :
– Yves Person, un historien de l’Afrique engagé dans son temps, actes du colloque international tenu à Paris les 20-21 juin 2013, Ch. Becker, R. Colin, L. Daronian et C.-H Perrot (Karthala).
– Relire Yves Person, Ch. Becker, R. Colin, L. Daronian et C.-H. Perrot (Présence africaine)."
person_historien_de_samori_-_liberation.fr.pdf
Source de l’information :
http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2016/02/03/une-revolution-dyula-person-historien-de-samori/

















