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Vient de paraître en poche (paperback) Heroic imperialists in Africa. The promotion of British and French colonial heroes, 1870-1939 de Berny
Sèbe aux Manchester UPLe 21 septembre 2015 à 22h01
Vient de paraître en poche (paperback) Heroic imperialists in Africa. The promotion of British and French colonial heroes, 1870-1939 de Berny
Sèbe aux Manchester University Press, "Studies in Imperialism", 2013, rééd. 2015 (version "poche", paperback), 304p. ISBN : 978-0-7190-9751-5 Prix : 22,99 £.
"From David Livingstone to Charles de Foucauld, from Pierre Savorgan de Brazza to General Gordon, from the ‘Sirdar’ Kitchener to Jean-Baptiste Marchand, these standard-bearers of the ‘civilising mission’, armed with Bible or rifle, often both. became widely celebrated in their metropoles, with their exploits splashed across the front pages of the penny press, inspiring generations of biographers, painters and, later, film-makers. Coinciding with the advent of ‘New Iournalism’, they embodied the symbolic implementation of the colonial project and performed a highly mythologised meeting between conquerors and conquered, nurturing imperial pride.
Berny Sèbe explores in comparative perspective the ways in which heroes of the British and French empires in Africa were selected, manufactured and packaged from the height of ‘New Imperialism’ until the Second World War. He uncovers the media processes and publishing stories behind the legends of a dozen imperial heroes on both sides of the Channel, offering a comprehensive analysis of a phenomenon which was at the heart of popular imperialism.
For all their now-transparent biases and shortcomings, these icons of a bygone age provide us with a fascinating insight into the mechanisms of hero-making in late nineteenth and early twentieth-century Britain and France. They also throw light upon the imperial mindset, and the story of the interests they served help explain why their epic legends permeate — perhaps even to this day - national identities."
Table des matières
Berny
Sèbe is Lecturer in Colonial and Postcolonial Studies at the University of Birmingham -
Paru récemment Français et Africains ? Être citoyen au temps de la décolonisation de Frederick
Cooper chez PayotLe 21 septembre 2015 à 21h18
Paru récemment Français et Africains ? Être citoyen au temps de la décolonisation de Frederick
Cooper chez Payot, "Histoire", 2014, 640 p. ISBN : 9782228911559 Prix : 35 €.
Traduit de l’anglais par ChristianJeanmougin
"Dans les décennies qui suivirent la Seconde Guerre mondiale, les empires coloniaux d’Afrique ont laissé place à plus de quarante États-nations. Au cœur de cette transformation, on trouve en Afrique française la citoyenneté, le droit d’avoir des droits. Les leaders africains réussirent à faire inscrire dans la Constitution de 1946 le droit de cité des ressortissants d’outremer. Mais qu’est-ce, concrètement, que la citoyenneté ? Et que veut dire : être français ? Cette somme magistrale de l’un des plus grands historiens actuels, professeur d’histoire à l’Université de New York, montre comment fut vécue, en Afrique comme en métropole, la fin de la domination coloniale française et donne un sens historique à deux notions que la plupart des Français croient comprendre : la nationalité et la souveraineté. Au nombre des surprises de ce livre : le fait que les politiques africains revendiquèrent moins l’indépendance que l’égalité politique, sociale et économique avec les autres citoyens français ; la preuve qu’il existe de multiples façons d’être français ; la lumière sur les compromis de la France en AOF pour sauvegarder son empire tandis qu’en Algérie la violence faisait rage ; et la forte influence des Africains sur les textes fondateurs de la IVe et de la Ve République..."
FrederickCooper , historien, spécialiste de l’Afrique au XXe siècle, est professeur à New York University. -
"Comment la France a délaissé les études sur le Maghreb ?" par Ruth Grosrichard dans Le Monde Afrique
Le 21 septembre 2015 à 19h14
À lire. Un article qui va relancer des débats !
DECRYPTAGE
Comment la France a délaissé les études sur le Maghreb ?
Par Ruth Grosrichard
LE MONDE Le 18.09.2015 à 17h39
C’est un étrange paradoxe : alors que la France a tenu des décennies durant la première place dans le domaine des études sur le Maghreb, elle ne comptera plus en 2016 à l’université qu’un seul professeur titulaire d’histoire du Maghreb. Et pourtant. Depuis 2012, François Hollande n’a pas ménagé ses efforts : deux voyages officiels en Algérie, trois en Tunisie, la seconde visite au Maroc est prévue ces 19 et 20 septembre. Les objectifs affichés sont clairs : développer la coopération en matière sécuritaire et migratoire dans un contexte régional instable ; renforcer les échanges économiques ; instaurer des relations bilatérales d’un type nouveau, fondées sur le partenariat d’égal à égal et sur la reconnaissance d’un passé colonial qui reste à apurer.
La volonté de l’État français de reconnaître les moments douloureux de cette histoire commune a trouvé au moins deux illustrations : le 5 juillet 2013, François Hollande remettait à la famille de Ferhat Hached les archives des ministères des affaires étrangères et de la défense, concernant ce grand leader syndical tunisien, assassiné le 5 décembre 1952 par l’organisation colonialiste La Main rouge avec la complicité probable des autorités françaises ; le 15 juin 2015, dans une tribune signée de lui et publiée par le Quotidien d’Oran, le président déclarait : « Le travail de la mémoire n’est certes jamais achevé. Il appartient aux historiens et aux citoyens de nos deux pays de le poursuivre. C’est essentiel si nous voulons construire un avenir partagé. »
Un sévère constat de carence pour la France
Cette référence à l’histoire et à la connaissance mutuelle contraste avec le bilan que dressent deux travaux récents concernant l’état actuel de la formation et de la recherche françaises sur le Maghreb. Il s’agit d’une part de Misère de l’historiographie du Maghreb post-colonial (1962-2012) de l’historien Pierre Vermeren, paru en 2012 aux Publications de la Sorbonne ; d’autre part, du Livre Blanc des études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans rédigé en 2014 par Catherine Mayeur-Jaouen, professeur d’Histoire à l’Inalco (Institut des langues et civilisations orientales).
Parodiant le fameux Misère de la philosophie (1847) de Karl Marx, Pierre Vermeren nous livre un sévère constat de carence pour la France. Il interpelle aussi bien la puissance publique que les institutions universitaires et scientifiques sur la marginalisation de ce champ de spécialité. Il souligne aussi la dissonance entre la pauvreté des quatre dernières décennies et le foisonnement de la période qui va des débuts de la colonisation jusqu’au « grand repli impérial post -1962 ». Catherine Mayeur-Jaouen le rejoint lorsqu’elle écrit que, des différentes aires géographiques, « le Maghreb est, avec l’Iran, la plus mal lotie dans la formation et la recherche françaises actuellement » surtout eu égard à ce qu’elles ont été et devraient être.
La période coloniale : une recherche foisonnante
En effet, très tôt, ce que l’on appelait alors « l’Afrique du Nord » – pièce maîtresse de l’empire colonial français – est l’objet de toutes les attentions des chercheurs, dans plusieurs disciplines : linguistique, sociologie, histoire, ethnologie, droit… De nombreuses institutions sont créées par les autorités françaises dans le but de maîtriser le savoir sur les sociétés indigènes et leur histoire : une « École coloniale » au sein du ministère des colonies (1895) ; l’université d’Alger (1908) ; le Centre des hautes études sur l’Afrique musulmane (1934) ; les Instituts des Hautes études marocaines (1920) et des Hautes études de Tunis (1945)… Deux autres institutions viennent compléter l’édifice : l’armée, dont les officiers acquièrent une solide connaissance des pays et des hommes grâce à leur immersion dans les territoires soumis ; et l’Église, qui crée l’ordre missionnaire des Pères blancs (1868), lequel met en place, en Algérie et en Tunisie, des centres et lance des périodiques consacrés aux études arabes et berbères.
L’ensemble fait partie de « l’orientalisme scientifique », devenu sujet à « déconstruction » voire à dénonciation, depuis les analyses d’Edward Saïd. Dans son fameux livre L’Orientalisme, l’Orient créé par l’Occident (Le Seuil, 1978), celui-ci voyait dans cet appétit de savoir un moyen de domination destiné à soutenir le projet colonial sous couvert d’innocente érudition. Si ce jugement se défend en partie, il doit cependant être nuancé : tout inféodés à l’idéologie colonialiste qu’ils aient été, nombre de travaux produits à l’époque sont encore aujourd’hui des références. Par ailleurs, il faut rendre justice à des savants qui, tel Charles-André Julien par exemple, dans le domaine de l’histoire, ont affirmé leur liberté intellectuelle face au colonialisme et ont pu élaborer un discours historique véritablement scientifique.
Les années 1960 : place aux « pieds rouges »
Une fois la décolonisation achevée, l’héritage intellectuel de la période coloniale n’est pas resté sans suite. Dans les années 1960, une approche renouvelée des études maghrébines voit le jour. On la doit notamment à une génération d’historiens, d’obédience marxiste pour la plupart, engagés en faveur des pays libérés du joug colonial. Parmi ces « pieds rouges », citons René Galissot, Claude Liauzu, André Nouschi, Lucette Valensi dont l’influence fut marquante dans les universités d’Alger, de Rabat et Tunis ainsi qu’en métropole. Catherine Mayeur-Jaouen aussi bien que Pierre Vermeren saluent la valeur de leurs travaux. En revanche, la première souligne que ceux-ci reposent sur des sources occidentales pour ne pas dire exclusivement françaises ; l’autre déplore leur incapacité à prendre en compte le fait religieux comme élément structurant fondamental des sociétés maghrébines et, du même coup, à percevoir les enjeux d’un retour de l’islam au premier plan.
À partir des années 1980, cet abandon du religieux a donné aux politologues l’occasion d’occuper un champ d’études laissé en friches par les historiens et les islamologues, et de publier plusieurs ouvrages sur l’islamisme. Le phénomène ne touche pas que les études sur le Maghreb. En France, dans le domaine plus large des mondes arabes et musulmans, le nombre de thèses inscrites en histoire médiévale et contemporaine, en islamologie ou encore en littérature classique est dérisoire, comparé à celui des thèses en science politique, puisque le ratio est de 1 pour 20.
Ces dernières sont jugées par les doctorants plus attractives pour au moins deux raisons : elles leur permettent de travailler en français sans avoir à recourir à des sources en arabe ou dans d’autres langues « orientales », qui nécessitent un apprentissage long ; et elles leur offrent plus facilement des débouchés dans les activités très prisées de conseils et les think-tanks. Selon nos deux auteurs, la prise en charge par la science politique de l’islam contemporain, au Maghreb ou dans le reste des mondes musulmans, n’est pas un simple transfert disciplinaire.
Elle a aussi pour effet de minimiser la perspective historique. Or, comment appréhender la complexité des mondes musulmans d’aujourd’hui sans un retour aux sources, scripturaires entre autres, celles-là même auxquelles prétendent se référer les djihadistes pour justifier l’injustifiable ?
L’inquiétude manifestée par Catherine Mayeur-Jaouen et Pierre Vermeren porte tout autant sur la faible réception en France des études maghrébines menées au Maghreb. Cette faiblesse est due en grande partie à une méconnaissance de l’arabe chez certains chercheurs français concernés. Dans son rapport, Catherine Mayeur-Jaouen fait même de ce déficit linguistique en arabe, en berbère, en langues africaines pour l’Afrique noire, etc. une raison majeure du déclin constaté.
Les faits et les chiffres témoignent de manière éloquente de la précarité des études maghrébines à l’université française. Les générations formées pendant la période coloniale, n’ont pas été remplacées ; leurs successeurs, « historiens formés au feu de la guerre d’Algérie ont rarement forgé une œuvre aussi ambitieuse » que celle de leurs aînés, affirme Pierre Verneren. Pour la période plus récente, il signale le non-renouvellement des postes de plusieurs spécialistes reconnus, après leur départ à la retraite : René Galissot et Benjamin Stora à l’université de Paris 8 ; Daniel Rivet à la Sorbonne ; plus anciennement Charles-Robert Ageron à Tours ou encore Jean-Louis Miège à l’université de Provence. Même Sciences Po Paris où le Maghreb était étudié ne dispose plus, depuis 2010, d’enseignement ni de recherche sur cette aire géographique.
A en croire le Livre blanc - mis à part un professeur spécialiste du fait religieux en contexte colonial à l’université de Lyon 2 - la France n’aura plus, en 2016, qu’un seul professeur titulaire d’histoire du Maghreb, à l’université Panthéon-Sorbonne. Sans compter que les maîtres de conférences ou chargés de cours pour dispenser un enseignement en la matière sont rares. Ajoutons enfin que dans cet établissement prestigieux qu’est le Collège de France - première institution savante à s’être intéressée aux sociétés d’Afrique du Nord et à leur histoire - le Maghreb s’en est allé en 1981 en même temps que Jacques Berque, éminent connaisseur de cette région.
Un renouveau trompeur ?
Certes, le tableau n’est pas si sombre puisqu’il existe tout de même une production de connaissances sur le Maghreb dans différentes structures françaises de recherche, en France et à l’étranger. Mais, regrette Pierre Vermeren, « sans transmission directe auprès des étudiants ». Catherine Mayeur-Jaouen ajoute que l’objet « Maghreb » a perdu de sa visibilité dans la mesure où il est souvent inclus - pour ne pas dire dilué - dans des entités plus larges telles que « Monde arabe et musulman », « Mondes africains » ou en encore « Méditerranée ».
En dépit de ce tarissement, une jeune génération d’historiens a vu le jour depuis 2000 : une minorité dynamique, connaissant l’arabe, se consacre à la période médiévale ; la plupart des autres travaillent principalement sur l’Algérie et, dans une moindre mesure, sur l’immigration, trop souvent encore à partir de documents en langue française. L’ouverture, à partir de 1992, des archives publiques françaises sur la guerre d’Algérie (1954-1962) y est pour beaucoup ainsi que la réflexion initiée par Benjamin Stora dans La gangrène et l’oubli (1991), sur la mémoire de cette « guerre sans nom » que l’histoire nationale française s’est longtemps refusée à reconnaître. Il reste que – comme le résume Nadine Picaudou, préfacière du livre de Pierre Vermeren : « C’est d’histoire de France au Maghreb et d’histoire du Maghreb en France qu’il s’agit. Les dynamiques sociales internes au Maghreb post-colonial n’y ont guère de place ».
L’état des lieux a de quoi inquiéter pour un pays qui a une longue histoire avec cette région et dont de nombreux citoyens français conservent des liens étroits avec elle. Encore faut-il rappeler que les régimes autoritaires qui, à partir des indépendances, se sont installés dans les trois pays du Maghreb, n’ont pas été pour rien dans cette désaffection, en raison de leur méfiance à l’égard de la recherche en sciences humaines et sociales, aussi bien étrangère que nationale. Concernant la discipline historique, l’Algérie et le Maroc, plus que la Tunisie, ont veillé à tenir sous haute surveillance l’histoire du temps présent et les archives afférentes.
On ne peut qu’être reconnaissant à Catherine Mayeur-Jaouen et Pierre Vermeren pour leurs analyses éclairantes et richement documentées qui constituent un véritable plaidoyer en faveur d’un renouveau de ce champ d’études spécifique, appréhendé dans sa dimension à la fois arabe, berbère, africaine et musulmane. A l’heure où la France entend consolider ses liens avec le Maghreb et en renouveler les modalités, le bilan ainsi dressé nous rappelle en quoi, ici, l’histoire, soutenue par la connaissance linguistique et celle de l’islam, est indispensable à la compréhension du présent.
Ruth Grosrichard est professeur agrégée de langue arabe et de civilisation arabo-islamique à Sciences Po Paris et contributrice pour « Le Monde Afrique ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/18/comment-la-france-a-delaisse-les-etudes-sur-le-maghreb_4762870_3212.html#8J1SXFpktZ1DzpwQ.99 -
Vient de paraître Before Middle Passage. Translated Portuguese Manuscripts of Atlantic Slave Trading from West Africa to Iberian Territories, 1513-26 édité par Trevor P.
Hall chez AshgateLe 21 septembre 2015 à 12h29
Vient de paraître Before Middle Passage. Translated Portuguese Manuscripts of Atlantic Slave Trading from West Africa to Iberian Territories, 1513-26 édité par Trevor P.
Hall chez Ashgate, 2015, 316 p. ISBN : 9781472463722 Prix : 107,96 $ (existe aussi en version électronique).
"On the 20th of January 1526, the Santiago left Lisbon bound for Africa with a cargo of brass and tin bracelets, round bells, barber basins and cloth ; by early October the ship was back in Portugal with a very different cargo, 108 enslaved Africans. With chilling detachment the ship’s trading log records the commodification of human beings, the prices paid for them, the sums received for their sale and the number who did not survive the crossing. Whilst this log may be extremely rare, it is clear from another surviving document, the receipt book of the customs office of the Portuguese Cape Verde Islands, that such voyages were commonplace in the early years of the sixteenth century.
The bulk of this volume consists of a translation into English of the receipt book from the customs office of the Cape Verde Islands. In it Portuguese customs agents recorded import duties on over 3,000 slaves transported from nearby West Africa in 36 ships. The customs officers named the slave traders, ships, officers, crew, and outfitters of the ships, as well as the price of each slave and the import duty collected by the Portuguese government and the Catholic Church. A second section of the customs book provides details of export taxes paid on c.600 African slaves by merchants from Portugal, Spain, and the Spanish Canary Islands, when they exchanged European merchandise for slaves. The final chapter of the volume translates the Santiago’s log, providing an example of an actual slave trading expedition. Taken together these documents open a rare window into the workings and scope of the early Atlantic slave trade."
Table des matières
Trevor P.Hall is an Associate Professor of History and Political Science in Jamaica, West Indies. He has also held visiting positions in Africa and America. -
Paru récemment La Cour de cassation et l’abolition de l’esclavage sous la direction de Pierre
Chevalier , CatherineDelplanque et PeimaneGhaleh-Marzban chez DallozLe 20 septembre 2015 à 19h53
Paru récemment La Cour de cassation et l’abolition de l’esclavage sous la direction de Pierre
Chevalier , CatherineDelplanque et PeimaneGhaleh-Marzban chez Dalloz, "Thèmes et commentaires", 2014, 208 p. ISBN : 9782247132430 Prix : 42 €.
Avec une préface de ChristianeTaubira
"L’objectif de ce colloque est d’aborder le rôle de la Cour de cassation, à travers sa jurisprudence dans le processus d’abolition de l’esclavage, notamment aux Antilles françaises. En mars 1685, un édit royal, inspiré du droit romain, instaure le cadre et les principes juridiques relatifs à l’esclavage colonial, que la France tolère dans ses colonies depuis le début du XVIIe siècle. Applicable à l’origine aux Antilles françaises, mais étendu au siècle suivant à la Guyane, la Louisiane, et aux îles Maurice et de la Réunion, ce que la pratique appellera le « Code noir » constituera jusqu’en 1848 la base du droit français de l’esclavage colonial, et par conséquent de la jurisprudence des tribunaux coloniaux, qui sera loin d’en respecter toujours la lettre et l’esprit. Or l’ordonnance royale du 24 septembre 1828, par l’application du Code de procédure civile et du Code de procédure pénale dans les colonies, va ouvrir le champ du contrôle de la Cour de cassation sur les décisions rendues par les cours coloniales. C’est alors avec fermeté que la Cour de cassation va exercer son contrôle sur l’application de la loi et des règlements coloniaux, en tentant d’imposer plus d’humanité et d’impartialité, de concert avec la législation d’inspiration libérale qui s’épanouit sous la Monarchie de Juillet, préparant ainsi l’abolition de 1848."
Sommaire de l’ouvrage
Avec les contributions de : MohammedAïssaoui , JeanBarthélemy , FrédéricCharlin , Anne-ElisabethCrédeville , Marie-LucieDivialle , PeimaneGhaleh-Marzban , VincentLamanda , Jean-ClaudeMarin , Jean-FrançoisNiort , NellySchmidt , MargaretTanger et GillesThouvenin -
Colloque "Médiatisation et commémorations" (Musée national de l’histoire de l’immigration, 24-25 septembre 2015)
Le 20 septembre 2015 à 11h29
Le Laboratoire Communication et Politique-Irisso organise en partenariat avec le groupe de recherche Achac et le Musée national de l’histoire de l’immigration :
Colloque MÉDIATISATION et COMMÉMORATIONS
24-25 septembre 2015
Musée national de l’histoire de l’immigration - Paris
En savoir plus sur le colloque et pour s’inscrire
"En effet, 2014 marque le début d’une série remarquable de commémorations : par exemple, centenaire du début de la Première Guerre Mondiale (1914) et fin de la Seconde Guerre Mondiale (1944) etc.
Les double-commémorations militaires ont été l’occasion pour les politiques de mettre en scène leur respect pour les combattants et leur attachement pour le passé de la nation et de l’Europe. La médiatisation de ces commémorations fut à l’origine de grands événements médiatiques (6 juin 1944) diffusés par les canaux démultipliés dont l’apparition marque le monde de la communication actuelle. La « panthéonisation » de grands résistants, le 27 mai 2015, a marqué une nouvelle occasion de « mémoriser ce passé ».
Les modifications du paysage médiatique, les nouvelles technologies de l’information, les évolutions politiques ainsi que la configuration particulière en matière de commémoration de ces années 2014-2015 renouvellent les questionnements.
Dans ce contexte riche, où le « devoir de mémoire » est au cœur des enjeux de citoyenneté, il nous semble important de nous arrêter sur ce temps commémoratif et ses multiples médiatisations à l’occasion de ce colloque qui entend rassembler des professionnels des médias et de la communication ainsi que des chercheurs, des praticiens et des journalistes."
Comité d’organisation :
Isabelle VEYRAT-MASSON - Laboratoire Communication & Politique-Irisso
Pascal BLANCHARD - Laboratoire Communication & Politique-Irisso / Achac
Brigitte CHAPELAIN - Laboratoire Communication & Politique-Irisso | Université Paris-Nord 13
Isabelle DEBANO - Laboratoire Communication & Politique-Irisso
Allysson MARTINS - UFBA-Brésil
Muriel de la SOUCHÈRE - Laboratoire Communication & Politique-Irisso
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Vient de paraître Maîtres accusés, esclaves accusateurs. Les procès Gosset et Vivié (Martinique, 1848) de Caroline
Oudin-Bastide aux PU de Rouen et du HavreLe 20 septembre 2015 à 11h05
Vient de paraître Maîtres accusés, esclaves accusateurs. Les procès Gosset et Vivié (Martinique, 1848) de Caroline
Oudin-Bastide aux Presses Universitaires de Rouen et du Havre, "Récits d’esclaves", 2015, 206 p. ISBN : 9791024005317 Prix : 15 €.
"Au cours des premiers mois de l’année 1848, à la veille de l’abolition de l’esclavage, le Courrier de la Martinique publie les audiences de deux procès qui suscitent une grande émotion dans la colonie : Louis-Hippolyte Gosset et Pierre-Germain-Sully Vivié sont jugés en police correctionnelle pour mauvais traitements envers leurs esclaves.
Gosset est un notable de soixante et un ans. Maire de la ville de Saint-Pierre, il est jugé en tant que fermier de l’habitation domaniale Saint-Jacques qui compte près de quatre cents esclaves. Âgé de trente-trois ans, Vivié est un petit planteur du Robert : il assure la gestion d’une habitation à laquelle sont attachés vingt-neuf esclaves qui, pour nombre d’entre eux, ne lui appartiennent pas.
Tour à tour à la barre, colons et esclaves mettent en lumière par leurs témoignages les conditions de vie sur les habitations (nourriture, habillement, logement, soins apportés aux malades, accès à la monnaie, travail des jardins et concession du samedi, châtiments légaux et illégaux). Leurs voix nous confirment que les esclaves n’ont pas été seulement des victimes de l’histoire, qu’ils en ont également été les agents."
Table des matières
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Vient de paraître Figures et discours de migrants en Afrique. Mémoires de routes et de corps sous la direction de Abdourahmane
Seck , CécileCanut et Mouhamed AbdallahLy chez Riveneuve éditionsLe 19 septembre 2015 à 21h41
Vient de paraître Figures et discours de migrants en Afrique. Mémoires de routes et de corps sous la direction de Abdourahmane
Seck , CécileCanut et Mouhamed AbdallahLy chez Riveneuve éditions, "Actes académiques", 2015, 238 p. ISBN : 978-2-36013-291-1 Prix : 24 €.
"Que nous apprennent les figures et discours de migrants sur les mutations contemporaines du continent africain ? Pour répondre à cette question, les contributeurs de cet ouvrage ont croisé les disciplines : linguistique, littérature, histoire, socioanthropologie et sciences politiques. C’est une approche du langage comme praxis sociale qui renvoie à la fonction symbolique des faits langagiers conçus comme actes sociaux et produits en interaction avec une mémoire collective, qui sans cesse se reconstruit. La question de la migration est abordée ici à partir des phénomènes de production et de circulation de la parole ; celle qui marque et recompose des discours et des récits au quotidien, par les hommes et les femmes qui voyagent autant que par ceux et celles qui restent.
Il s’agit tout d’abord de sortir des logiques du Nord, trop souvent globales et géopolitiques, afin d’interroger le fait migratoire depuis le Sud et vers le Sud. Ensuite, les auteurs ont tenté d’opérer un déplacement de focale concernant la provenance des données en passant de l’histoire globale à la micro-histoire, des débats publics aux espaces domestiques, du centre à la périphérie, sans que les seconds ne masquent les premiers. Ce commun souci a garanti ce qui fait le fil d’Ariane de ces contributions qui, tour à tour, nous projettent de littératures en récits, d’itinéraires en itinérances, de la foi à la voie, de la frontière au passage, des corps aux ombres, de la vie à la mort, de l’écho des routes à la mémoire de l’art ou à l’art de la mémoire."
AbdourahmaneSeck est historien et anthropologue, chef de section au Centre d’études des religions de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Chercheur associé au Centre Jacques Berque – Rabat (Maroc), il a publié en 2010 : La question musulmane au Sénégal. Essai d’anthropologie d’une nouvelle modernité (Karthala).
CécileCanut est professeure des universités et chercheure en sociolinguistique à l’université Paris Descartes. Elle a notamment publié Langue à l’encan, une nouvelle Europe des langues (2009) et réalisé plusieurs documentaires dont « Ilia di mudjer » (L’île des femmes), au Cap-Vert, en 2014.
Mouhamed AbdallahLy est chercheur au laboratoire de linguistique de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire-Cheikh Anta Diop. Il est co-éditeur des ouvrages : Le halal dans tous ses états (PUL : 2014) et Langue et religion au Sénégal. En exemple une étude des attitudes linguistiques (PAF : 2014). -
Première journée d’étude "Le monde des compagnies" (structure et fonctionnement des grandes compagnies de commerce du premier XVIIe siècle) (Boulogne, Université du Littoral, 23 septembre 2015)
Le 19 septembre 2015 à 15h42
Première journée d’étude "Le Monde des compagnies"
"Structure et fonctionnement des grandes compagnies
de commerce du premier XVIIe siècle"
Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée
Salle des actes - 23 septembre 2015
Programme de la journée d’étude
"Les grandes compagnies de commerce dites compagnies à charte ou à privilèges du XVIIe siècle ne bénéficient pas dans l’historiographie d’une bonne image. Elles sont jugées peu efficaces voire inutiles et inadaptées. Les travaux de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle les ont depuis longtemps condamnées. Il est nécessaire d’aborder autrement la question de leur place dans la première globalisation en les replaçant au cœur du dispositif d’expansion européen, et en privilégiant une démarche résolument comparatiste en prenant en compte les entreprises françaises, anglaises et hollandaises.
Pour ne regarder que celles qui s’intéressent à l’espace atlantique, le plus fortement concurrentiel, force est de remarquer qu’elles ont joué un rôle essentiel dans la colonisation de l’Amérique au XVIIe siècle, avec l’approbation de leurs gouvernements respectifs, et dans le développement du trafic transocéanique. Mais quoique soutenus par les états, dont elles ont obtenu des privilèges, elles n’en ont pas moins une existence propre, ce sont des entreprises privées supportées par des actionnaires qui en attendent des bénéfices. Leurs intérêts sont-ils d’ailleurs toujours les mêmes que ceux de l’État ?
Cette première rencontre sera consacrée à l’organisation structurelle de ces compagnies afin de saisir les structures-type, les originalités régionales, et les influences d’un espace à l’autre. Deux autres rencontres en 2016 et en 2017 s’intéresseront aux actionnaires et aux dirigeants des compagnies, et à leurs rapports avec l’État."
Direction scientifique : Éric Roulet. -
Prix de la recherche du Musée de l’histoire de immigration 2016
Le 19 septembre 2015 à 13h31
Le Musée de l’histoire de l’immigration a lancé, en 2015, son premier « Prix de la recherche », pour encourager le développement de travaux de recherche de qualité, en histoire des migrations.
Dossier de candidature à remettre au plus tard le 15 décembre 2015, à minuit GMT.
Le Prix comporte deux catégories : les articles publiés dans une revue scientifique et les livres. Après les articles en 2015, le Prix récompensera les livres en 2016.
Les publications proposées doivent contribuer à l’histoire des migrations. Le prix est ouvert à toutes les époques historiques et toutes les aires géographiques. Il concerne l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales.
Le Prix de la recherche du Musée de l’histoire de l’immigration récompense des ouvrages publiés en France, en 2014 et en 2015, quelle que soit la langue de rédaction et la nationalité de l’auteur.
Il est décerné par un jury constitué de membres du Conseil scientifique du Musée de l’histoire de l’immigration : Sylvie Aprile (Université Lille 3), Laurent Dornel (Université de Pau et des pays de l’Adour), Virginie Guiraudon (Sciences Po/CNRS), François Héran (INED), Dzovinar Kevonian (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), Claire Mouradian (EHESS/CNRS), Philippe Rygiel (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), Emmanuelle Sibeud (Université Paris 8). Le jury sera éventuellement complété par des experts extérieurs, après la date limite de dépôt des candidatures.
Le Prix est doté de 2000 euros. Il est remis lors d’une manifestation organisée au Musée de l’histoire de l’immigration. Le lauréat ou la lauréate du Prix de la recherche sera ensuite invité(e) à présenter son travail au Musée.
Le prix peut récompenser un ouvrage écrit par un ou plusieurs auteurs. Dans ce cas, les lauréats se partageront le prix et son montant. Mais les recueils collectifs, qui rassemblent une collection d’articles écrits par des auteurs différents , ne sont pas éligibles à concourir.
Les dossiers de candidature doivent comporter une courte lettre de l’auteur.e ,avec ses coordonnées (mail, téléphone, adresse postale) et un exemplaire papier et/ou numérique de l’ouvrage. Les candidatures doivent être envoyés à l’attention du Département de la Recherche, au plus tard le 15 décembre 2015, à minuit GMT.
Les documents électroniques seront envoyés à l’adresse mail recherche@histoire-immigration.fr.
Les exemplaires papier seront adressés, par voie postale, à l’attention du Département de la Recherche, Établissement public du Palais de la Porte dorée, 293, avenue Daumesnil, 75012 Paris.
J’espère que cette annonce intéressera ceux d’entre vous qui travaillent sur l’histoire des migrations, et je vous remercie à l’avance d’aider à diffuser cet appel autour de vous.
Marianne Amar
Twitter :@Marianne_Amar
Responsable du département Recherche
Musée de l’histoire de l’immigration
293 avenue Daumesnil - 75012 Paris
Directrice de la rédaction de Diasporas. Circulations, migrations, histoire
Tél : 01 53 59 64 23















