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Vient de paraître Vie et mort des Français d’Algérie, 1830-1962 de Jacques
Frémeaux chez PerrinLe 2 septembre 2026 à 15h54
Vient de paraître Vie et mort des Français d’Algérie, 1830-1962 de Jacques
Frémeaux chez Perrin, 2026, 528 p. ISBN : 978-2-262-11094-9 Prix : 25 € (existe également en version numérique).
"De l’enracinement à l’exode, de la naissance à la disparition : histoire d’un peuple, celui des Français d’Algérie.
Ce livre n’est ni une illustration ni une démolition en règle de la colonisation française en Algérie (1830-1962). Il souhaite simplement raconter les conditions de la naissance et de la disparition totale d’un petit peuple, celui des Français d’Algérie (un million de personnes en 1962 sur une population totale de dix millions), qui se développa avec cette colonisation et disparut avec elle.
Cette histoire passe par plusieurs étapes, qui voient se succéder l’enracinement (1830-1870), l’épanouissement sous la IIIe République (1870-1940), une période de crises (1940-1954) et enfin la phase de la guerre (1954-1962), qui se termine par un exode total.
Le peuple français d’Algérie se construisit avec d’une part des immigrations variées, essentiellement méditerranéennes, et d’autre part l’assimilation, incomplète et pourtant solide, de la communauté juive. Il s’attacha fortement à la culture française et aux valeurs républicaines et patriotiques implantées par la IIIe République.
Il constitua longtemps un élément essentiel de la domination française sur place. Il se concentra d’abord dans des villes qui servirent de point d’ancrage à l’administration, à l’économie et à la diffusion de la culture. Il participa aussi à la mise en place d’un réseau de villages et d’exploitations agricoles, base d’une agriculture d’exportation moderne (avec la vigne en particulier).
Les rapports des Français d’Algérie avec la masse des autochtones se construisirent dans l’inégalité imposée par le système colonial établi depuis la conquête, qu’il semblait impossible de remettre en cause. La gestion du pays et donc les réformes souhaitables dépendaient largement de la métropole, dont les gouvernements et la population restaient indifférentes au sort de l’Algérie. À l’inégalité s’ajouta la difficulté à établir des rapports étroits avec une société jalouse de conserver ses valeurs musulmanes.
La guerre fit éclater toutes les faiblesses de cette construction fragile. Elle manifesta la capacité de mobilisation des nationalistes. Elle obligea la France a un effort militaire et économique coûteux. Elle poussa les Français d’Algérie, éprouvés par le terrorisme, à réclamer la répression la plus radicale, mais aussi une union de plus en plus étroite de l’Algérie avec la métropole. La rupture avec le général de Gaulle, soucieux de sortir la France d’un conflit interminable, était inévitable. L’adhésion de la plupart des Français d’Algérie à l’action des radicaux de l’Algérie française, en lesquels ils voyaient leurs ultimes défenseurs, les livrèrent à la répression de leur propre armée, puis à la fuite pour échapper à la république arabe et musulmane en train de s’établir.
Sic transit gloria mundi..."
Ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire et docteur ès lettres, JacquesFrémeaux , né à Alger, est professeur d’histoire émérite à l’université de Paris-Sorbonne (Paris-IV), membre de l’Académie des sciences d’outre-mer et ancien membre de l’Institut universitaire de France. Il a reçu le prix Charles-Aubert de l’Académie des sciences morales et politiques pour l’ensemble de son œuvre. -
Vient de paraître Quelle paix des cimetières en Algérie ? Morts et disparitions pendant la guerre (1954-1962) sous la direction de Soraya
Laribi et PierreVermeren chez Riveneuve éditionsLe 1er juillet 2026 à 20h42
Vient de paraître Quelle paix des cimetières en Algérie ? Morts et disparitions pendant la guerre (1954-1962) sous la direction de Soraya
Laribi et PierreVermeren chez Riveneuve éditions, 2026, 392 p. ISBN : 978-2-36013-755-8 Prix : 24 €.
Ouvrage publié avec le concours de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie (FM-GACMT).
"Les pouvoirs publics et les historiens qualifient généralement de « pertes humaines » dans la guerre d’Algérie les morts et les disparus algériens et français de ce conflit (1954-1962), mais cela recouvre une grande diversité de situations. La mention de « Mort pour la France » est une reconnaissance à géométrie variable, entre mémoire cachée et mémoire affichée, avec de surcroît le cas particulier des harkis. La recherche des disparus par le Comité international de la Croix-Rouge ou par les autorités du moment, ainsi que le cas des violences commises par l’OAS ou par les belligérants redéfinissent à chaque fois, selon le contexte, les trois temps de la perte : l’annonce de la mort, le transfert et la préparation du corps pour l’inhumation, l’enterrement et la commémoration des morts et des disparus.
Archivistes, historiens et témoins explorent ici les aspects matériel et pratique de la mort – des condoléances à l’inhumation (ou non, en cas de disparition). Ils abordent aussi les rituels de deuil et la reconnaissance de la Nation en Algérie comme en France."
Ouvrage dirigé par Soraya Laribi et Pierre Vermeren
Licenciée de berbère, docteure en histoire et enseignante, SorayaLaribi est rédactrice en chef d’Outre-Mers. Revue d’histoire coloniale et impériale. Elle a soutenu une thèse en 2016, à Sorbonne Université, intitulée : « Ni morts, ni vivants : l’angoissant mystère des disparus d’Algérie après les accords d’Évian ». Ses recherches portent sur les personnes portées disparues, les disparitions en temps de guerre et sur les disparitions forcées.
PierreVermeren , historien, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est spécialiste de l’histoire contemporaine des sociétés arabes et berbères. Il préside la Société française d’histoire des outre-mers, ainsi que le conseil scientifique de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc
et de Tunisie (FM-GACMT). Il a dirigé chez Riveneuve Comment peut-on être Berbère ? (2022) et Qui a sauvé des harkis ? Témoignages et matériaux sur une histoire méconnue (2024).
Ont contribué à la rédaction de cet ouvrage :
Emmanuel Alcaraz • Alain Alexandra • Serge Barcellini • François Cochet • Serge Drouot • Jacques Frémeaux • Véronique Gazeau-Goddet • Margot Garcin • Frédéric Grasset • Benoît Haberbusch • Jean-Jacques Jordi • Soraya Laribi • Leïla Latrèche • Jean-Philippe Ould Aoudia • Daniel Palmieri • Guy Pervillé • Joseph Piccinato • Tramor Quemeneur • Alain Ruscio • Pierre Vermeren. -
n° 428-429 : "Écrire le désert : aux sources de la « Saharomanie »" (mars 2026)
Le 12 juin 2026 à 16h58
Sommaire détaillé du numéro 428-429 : Écrire le désert : aux sources de la « Saharomanie » (mars 2026)
Dossier coordonné par Walter Bruyère-Ostells & Berny Sèbe
Ce numéro sera prochainement disponible sur Cairn.info.
Écrire le désert : aux sources de la « Saharomanie »
« Écrire le désert » remonte aux sources de la Saharomanie, analysant cet engouement pour des espaces qui auraient pu, en d’autres circonstances, faire figure de repoussoir au lieu d’aimanter les imaginaires européens. Ce dossier interroge et met en lumière les documents qui ont généré ce phénomène, faisant aujourd’hui le miel de l’historien. Évoquant la double hélice de l’ADN, les deux sens conceptuels de la « source » qui nous occupent nourrissent, dans un élan étroitement imbriqué, deux questions autour desquelles ce dossier spécial a été articulé : comment peut-on « écrire le désert » ?
Comment écrit-on l’histoire du désert ? Interrogations à la fois littéraires et historiques, culturelles et géographiques, auxquelles les articles réunis ici s’efforcent de répondre, grâce à la coalescence d’historiens, archivistes et littéraires francisants et anglicistes. Par ce prisme pluridisciplinaire, « écrire le désert » se révèle être un phénomène interculturel remarquablement varié, fécond et polysémique, enrichi par un espace dont l’immensité n’a d’égale que sa diversité.
Prospectus du numéro :
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Vient de paraître La montgolfière de l’abbé Miollan, ou les tribulations d’un savant amateur à la fin du XVIIIe siècle de Reynald
Abad chez Honoré ChampionLe 12 juin 2026 à 13h19
Vient de paraître La montgolfière de l’abbé Miollan, ou les tribulations d’un savant amateur à la fin du XVIIIe siècle de Reynald
Abad chez Honoré Champion, coll. "Bibliothèque d’histoire moderne et contemporaine" (n° 71), 2026, 792 p. ISBN 978-2-7453-6495-1 Prix : 60 € (existe également en version électronique).
"Le 11 juillet 1784, l’abbé Miollan, un inconnu se disant professeur de physique, échouait, devant des centaines de milliers de Parisiens, à faire décoller une montgolfière de sa conception. Ce fiasco lui valut, pendant quelques semaines, d’être la risée du public, puis, beaucoup plus tard, d’être mentionné fugitivement dans les ouvrages consacrés à l’histoire des ballons.
Ce livre propose une biographie de cet homme jusque-là ignoré, qui replace sa mésaventure dans une existence aux allures de feuilleton. Car l’échec de 1784 n’est qu’un épisode de la vie d’un homme qui, entre autres choses, a enseigné sous la conduite de Marat, appartenu au Musée de Pilâtre de Rozier et assisté le chevalier de Boufflers au Sénégal, puis, sous la Révolution, a dirigé l’administration du Bureau de consultation des arts et métiers, travaillé dans la haute administration et appartenu à la première génération de professeurs des écoles centrales. Faire l’histoire de ce personnage singulier, qui fut aussi poète à ses heures et se dissimula longtemps sous le faux nom de Prélong, offre l’occasion de revisiter bien des sujets sous un angle original, mais aussi de mieux cerner la figure du savant amateur dans la France de la fin du XVIIIe siècle."
Ouvrage publié avec le soutien du Centre Roland Mousnier (UMR 8596) de Sorbonne Université.
ReynaldAbad est professeur d’histoire moderne à Sorbonne Université. Ses travaux portent sur la France des XVIIe et XVIIIe siècles. -
Vient de paraître Enseigner à La Réunion, 1870-1970. Entre héritages coloniaux et recompositions post-coloniales de Pierre-Éric
Fageol chez Maisonneuve & Larose - Hémisphères éditionsLe 12 juin 2026 à 10h08
Vient de paraître Enseigner à La Réunion, 1870-1970. Entre héritages coloniaux et recompositions post-coloniales de Pierre-Éric
Fageol chez Maisonneuve & Larose - Hémisphères éditions, coll. "Océan Indien, d’îles en rivages", 2025, 538 p. ISBN : 978-2-37701-246-6 Prix : 28 €.
"La Réunion se distingue au sein de l’Empire colonial français par un régime singulier : celui d’une colonie sans « indigènes », mais profondément marquée par l’héritage de l’esclavage. Sa population est composée de descendants d’esclaves et d’engagés venus d’Inde et de Chine, longtemps relégués à un statut de citoyens de seconde zone. À cette hiérarchie raciale s’ajoute une fracture sociale interne à la population dite « blanche », opposant une élite coloniale détentrice du pouvoir aux « petits Blancs », catégorie sociale déclassée à la suite de l’abolition de l’esclavage.
Dans ce contexte, et bien que les Réunionnais jouissent de droits politiques comparables à ceux des citoyens français, le statut colonial confère à La Réunion une configuration institutionnelle spécifique, dans laquelle les normes d’enseignement sont pensées et appliquées selon des logiques qui s’écartent de celles en vigueur en métropole.
C’est dans cet entre-deux – entre normes impériales et réalités locales – que s’inscrit la réflexion de cet ouvrage, qui interroge la fabrique, la circulation et la réception des normes éducatives à La Réunion et se propose d’analyser, in fine, la portée normative de certains dispositifs et modes de pensée en tenant compte des acteurs qui les véhiculent, les appliquent ou les contestent dans un environnement singulier. Pour ce faire, l’auteur a choisi de mettre en lumière les paroles des acteurs eux-mêmes, en les insérant dans leur contexte et en laissant les sources s’exprimer, sans les altérer, au cœur de l’argumentation."
Pierre-Éric
Fageol est maître de conférences HDR en histoire à l’Université de La Réunion. Il est rédacteur en chef d’Outre-Mers. Revue d’histoire coloniale et impériale et directeur de publication de la revue Tsingy. Il a notamment publié Identité coloniale et sentiment d’appartenance nationale sur les bancs de l’école à La Réunion (Presses universitaires indianocéaniques, 2020) et Discours colonial et sentiment d’appartenance nationale à La Réunion (1870-1946) (Les Indes savantes, 2023). -
Vient de paraître Une histoire globale de la vanille d’Éric
Jennings aux CNRS éditionsLe 11 juin 2026 à 20h19
Vient de paraître Une histoire globale de la vanille d’Éric
Jennings aux CNRS éditions, 2026, 358 p. ISBN : 978-2-271-14714-1 Prix : 25 € (disponible en numérique).
"D’abord consommée dans des boissons chocolatées par les Aztèques puis par les missionnaires espagnols en Amérique centrale, la vanille parvient à La Réunion, à Madagascar, puis en Polynésie française au XIXe siècle. Les empires coloniaux rivalisent d’ingéniosité afin de l’acclimater là où ses pollinisateurs naturels sont absents.
Éric Jennings analyse les circulations commerciales, scientifiques et humaines qui ont permis à la vanille de devenir l’une des épices les plus chères et les plus appréciées au monde. Il retrace la découverte de sa fécondation artificielle par le botaniste belge Charles Morren puis par le tout jeune Edmond Albius, alors esclave sur l’île Bourbon, à la fin des années 1830 et au début des années 1840. Si cette méthode permet à la vanille d’être produite sur différents continents, elle reste très délicate à mettre en œuvre. Les « marieuses » doivent féconder à la main l’orchidée avant que ne commencent la cueillette et le processus minutieux qui permettra à la gousse de dégager son goût subtil.
L’auteur examine également le progressif remplacement de la vanille naturelle par des arômes artificiels et la transformation des représentations dont elle fait l’objet, de saveur raffinée parfois associée à la sexualité, à un ingrédient synonyme de fadeur pour certains.
Cette histoire mêle concurrences des empires, piraterie et espionnage botanique, questions environnementales, techniques de production, habitudes de consommation, tout en reliant les mondes de l’Atlantique, de l’océan Indien et de l’océan Pacifique."
ÉricJennings est directeur du département d’histoire de l’université de Toronto et membre du bureau de la SFHOM. Il est notamment l’auteur de Vichy sous les Tropiques, de La France libre fut africaine et d’Une histoire globale de la vanille. -
Vient de paraître Le café en France, XVIIe-XIXe siècles sous la direction de Bernard
Michon à La Geste éditionsLe 11 juin 2026 à 19h02
Vient de paraître Le café en France, XVIIe-XIXe siècles sous la direction de Bernard
Michon à La Geste éditions, coll. "Presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine", 2025, 230 p. ISBN : 979-10-353-2721-7 Prix : 29,90 €.
"Dire que le café est un « produit-monde » relève aujourd’hui du lieu commun, tant l’histoire de la mondialisation ou de la globalisation par l’étude des objets et des produits apparaît à la mode.
De nos jours encore, et malgré les fluctuations de la production en raison des aléas météorologiques et climatiques, le café est en valeur la première denrée agricole échangée dans le monde.
La démarche envisagée se décline en trois temps, correspondant aux parties du livre. Il s’agira tout d’abord d’aborder l’arrivée du café dans les colonies françaises, l’organisation de sa production et son essor face aux autres cultures comme la canne à sucre, sans oublier ses acteurs. Ensuite, l’attention se portera sur le transport des marchandises vers la France et l’Europe, ainsi que sur les réseaux de diffusion du produit, en s’intéressant notamment aux milieux négociants des grands ports métropolitains. Enfin, il faudra étudier la croissance de la consommation du café en France métropolitaine et ses caractéristiques géographiques – des villes aux campagnes – et sociales – des élites vers les milieux populaires – voire culturelles, avec la naissance d’une « civilisation du café »."
BernardMichon est maître de conférences en histoire moderne et directeur de l’UFR d’Histoire, Histoire de l’Art et Archéologie - Pôle Humanités à Nantes Université. -
Vient de paraître Le clan Trochon. Négociants nantais au XVIIIe siècle. Fortune, réseaux et domination de Joshua
Pursey à La Geste éditionsLe 11 juin 2026 à 18h42
Vient de paraître Le clan Trochon. Négociants nantais au XVIIIe siècle. Fortune, réseaux et domination de Joshua
Pursey à La Geste éditions, coll. "Presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine", 2025, 320 p. ISBN : 979-10-353-2394-3 Prix : 25 €.
Préface de BernardMichon .
"Fondée sur des sources encore peu exploitées - journaux de bord, rôles d’équipage - cette enquête s’inscrit dans les nouveaux terrains de l’historiographie de la traite atlantique. Elle explore les logiques de réseau et d’enrichissement d’une famille négociante nantaise, ses alliances matrimoniales, son insertion dans le milieu négociant de la cité ligérienne du premier XVIIIe siècle et l’inscription de sa réussite sociale dans la pierre, avec en particulier « la maison aux zéphyrs » le long du quai de la Fosse. Elle cherche également à restituer la complexité sociale du système esclavagiste : sont étudiés la composition des équipages et leurs stratégies de survie, les réseaux internationaux tissés en mer par les capitaines, les négociations conduites sur les côtes d’Afrique de l’Ouest - et la capacité, enfin, des captifs et des captives à s’organiser pour résister, même dans l’enfer des cales. À travers cette micro-histoire, c’est toute la violence du premier capitalisme, fondé sur l’accumulation de travail servile, qui se dévoile."
JoshuaPursey enseigne l’histoire-géographie en collège et lycée à Nantes. Cet ouvrage est issu de son mémoire de Master 2 en histoire, soutenu à Nantes Université en 2022, sous la direction de Bernard Michon. -
Vient de paraître Histoires et colonisations. Des récits de la conquête aux héritages postcoloniaux d’Emmanuelle
Saada chez GallimardLe 11 juin 2026 à 18h29
Vient de paraître Histoires et colonisations. Des récits de la conquête aux héritages postcoloniaux d’Emmanuelle
Saada chez Gallimard, coll. "Bibliothèque des Histoires", 2026, 480 p. ISBN : 9782070350087 Prix : 25 €.
"Depuis les années 1990, à mesure que les questions liées aux héritages coloniaux ont pris de l’ampleur dans l’espace public et les débats politiques, l’histoire des colonisations est devenue l’un des domaines les plus dynamiques et les plus discutés de la recherche en sciences humaines — et ce en France comme dans d’autres pays, qu’ils aient été colonisateurs ou colonisés. De cet important tournant, Emmanuelle Saada dresse un premier bilan raisonné.
Traitant conjointement histoire et historiographie, elle s’attache à faire ressortir les très riches enseignements de ces travaux pour comprendre les situations coloniales dans leur hétérogénéité, sur tous les continents et depuis cinq siècles. Attentive à l’asymétrie des sources, aux pratiques des individus et des groupes et aux limites du pouvoir colonial, elle met aussi en relief ce qui constitue le « noyau dur » des phénomènes coloniaux : l’appropriation des ressources, le déploiement de la violence, le gouvernement des populations.
Cet itinéraire pondéré révèle à quel point l’analyse des colonisations a transformé la manière même de faire et d’écrire l’histoire. Il renouvelle les façons d’envisager les controverses postcoloniales, en ouvrant la voie à une histoire équitable."
Historienne et sociologue, EmmanuelleSaada est professeure dans les départements de français et d’histoire de l’université Columbia. Elle a notamment publié Les enfants de la colonie. Les métis de l’Empire français, entre sujétion et citoyenneté (2007). -
Vient de paraître « Varreurs, flibustiers, mariniers... » Les marins des Petites Antilles françaises dans les premiers temps de la colonisation, 1650-1713 de Nicolas
Ribeiro aux Presses universitaires de RennesLe 9 juin 2026 à 15h09
Vient de paraître « Varreurs, flibustiers, mariniers... » Les marins des Petites Antilles françaises dans les premiers temps de la colonisation, 1650-1713 de Nicolas
Ribeiro aux Presses universitaires de Rennes, coll. "Histoire", 2025, 414 p. ISBN : 978-2-7535-9827-0 Prix : 28 € (existe également en version électronique).
Ouvrage disponible sur OpenEdition Books.
"En 1625, des marins français font la conquête de l’île de Saint-Christophe. Vingt‑cinq ans plus tard, ces colons sont installés dans neuf îles des Petites Antilles. Une fois le temps des conquêtes achevé, il faut administrer, défendre et assurer la subsistance de tous les résidents de ces colonies. Or, dans cet espace insulaire, tout passe nécessairement par l’usage de la navigation. Grâce à l’étude d’une forte documentation, le livre cherche à reconstituer ce que fut la place des marins au sein de la société coloniale des Petites Antilles françaises. Il observe comment se pratiquait la navigation aux Antilles, quels usages étaient faits de la mer et comment les membres de cette société se comportaient face à cet élément nouveau dont ils dépendaient. Il tente de comprendre l’attitude des acteurs de la société coloniale face à l’élément maritime qui les entourait, et leur perception de ceux qui en faisaient un usage quotidien. Il étudie la façon dont les hommes de la mer se sont organisés pour pouvoir développer leurs activités et trouver une place au sein de la société coloniale en construction.
Publié avec le soutien de Nantes Université."
NicolasRibeiro est professeur certifié au sein de l’académie de Poitiers. En 2019, après avoir travaillé sous la direction de Martine Acerra, professeure d’histoire moderne à l’université de Nantes, il a soutenu une thèse sous le titre La place de la mer au sein de la société coloniale des Petites Antilles françaises de 1650 à 1713. Il est chercheur associé au CRHIA Nantes. Ses travaux portent sur la mise en place de la société coloniale aux Petites Antilles et sur sa pratique de la navigation au XVIIe siècle.
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