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Vient de paraître Paris-Saïgon dans l’azur. La ligne impériale d’Extrême-Orient (1926-1954) de Frédéric
Lambard aux Indes savantesLe 16 février 2021 à 18h48
Vient de paraître Paris-Saïgon dans l’azur. La ligne impériale d’Extrême-Orient (1926-1954) de Frédéric
Lambard aux Indes savantes, coll. "Études sur l’Asie", 2020, 378 p. ISBN : 978-2-84654-532-7 Prix : 27 €.
"L’empire a été la pépinière du transport aérien français. Entre des États vastes, mais faibles comme la Chine dont le ciel est colonisé par les Américains, les Allemands ou les Japonais, et les États-Unis, étendus et assez puissants pour développer une aviation de transport, les pays européens et en particulier la France sont coincés dans leurs étroites frontières. L’Empire est naturellement devenu le prétexte, le support et le cadre des rêves des pilotes, des investisseurs et des politiques pour développer cette nouvelle activité.
La ligne d’Orient, « le Paris-Saigon » est au cœur de cette trajectoire. Elle débute à l’apogée de l’empire en 1926 et se termine en 1954 avec la perte de l’Indochine. Mais elle est aussi la structure sur laquelle s’est constituée la compagnie nationale de transport aérien. C’est l’histoire de la liaison par avion reliant l’Indochine à la France, entre sa conception et sa disparition. En 1926, le gouvernement imagine un plan pour l’aviation française dans lequel Air Orient, opérateur de la ligne, joue un rôle central. Les premiers vols sont des exploits puis l’activité se professionnalise et le marché se mondialise jusqu’en 1940. Détruite par la guerre elle survit et renaît dans l’empire. Après 1945, l’aviation marchande s’ouvre au libéralisme et la guerre d’Indochine favorise le développement des compagnies à l’abri des frontières de l’Union. Mais en 1954, la perspective de la perte de la colonie, l’arrivée des avions à réaction et l’essor de la classe touriste, provoquent la fin de la ligne impériale. C’est le début du transport aérien contemporain.
Dépouillé des récits légendaires, ce livre fait le portrait des navigants, du personnel au sol, des hommes d’affaires et de gouvernement qui ont réalisé ce projet. Il relate aussi bien les tâches quotidiennes, le cadre matériel que les grands desseins. Il cherche enfin, à dresser un bilan de cette exploitation et met en exergue l’empreinte coloniale qui marque encore profondément le transport aérien aujourd’hui."
FrédéricLambard est un ancien professeur d’histoire devenu pilote de ligne. Intéressé par la décolonisation, il s’est naturellement penché sur le rôle singulier joué par les avions et les compagnies aériennes dans le processus de domination impérial. Il a soutenu une thèse de doctorat sur Paris Saïgon dans l’azur, la ligne impériale d’Extrême-Orient (1926-1954) au mois d’octobre 2014. /small>
Merci amical et chaleureux à notre collègue Hubert Bonin pour le signalement de cet précieux opus. -
Vient de paraître Religieuses et Amérindiens. Anthropologie d’une rencontre dans l’ouest canadien de Marion
Robinaud aux Presses Universitaires de RennesLe 15 février 2021 à 21h33
Vient de paraître Religieuses et Amérindiens. Anthropologie d’une rencontre dans l’ouest canadien de Marion
Robinaud aux Presses Universitaires de Rennes, coll. "Des Amériques", 2020, 242 p. ISBN : 978-2-7535-7887-6 Prix : 26 € (existe également en version électronique sur OpenEdition Books).
Avec une préface de FrédéricLaugrand . Avec le soutien de l’Institut des Amériques.
"Les missions d’évangélisation catholiques auprès des populations autochtones nord-amérindiennes de l’Ouest canadien, au XIXe siècle et au XXe siècle, s’offrent à la recherche en sciences sociales comme un laboratoire d’expériences de la rencontre interculturelle propice à l’étude des processus d’adaptation à l’altérité. Missionnaires et missionnés s’observent, interagissent, et construisent une histoire commune. Sur une toile de fond teintée de post-colonialisme, les protagonistes s’expriment au sujet de cette période de cohabitation forcée. Entre individualités et collectivités, entre mémoire et renouveau, la rencontre entre religieuses et autochtones se donne à voir. La fabrique de cet espace commun est ici abordée sous l’angle du féminin, par l’intermédiaire des mémoires féminines des missions. Cet ouvrage propose une mise en confrontation de deux cultures en contexte de missions d’évangélisation, et ce, à travers les mécanismes de rencontre dans lesquels les constructions culturelles du masculin, du féminin et de la relation entre les sexes ne sont pas étrangères."
MarionRobinaud est docteure en anthropologie sociale et ethnologie de l’École des hautes études en sciences sociales. Ses travaux concernent les phénomènes d’adaptation réciproque dans le contexte interculturel des missions d’évangélisation catholiques et contribuent à l’étude des mémoires et des congrégations féminines en Amérique du Nord autochtone. -
Vient de paraître Museums and Atlantic Slavery de Ana Lucia
Araujo chez RoutledgeLe 15 février 2021 à 20h56
Vient de paraître Museums and Atlantic Slavery de Ana Lucia
Araujo chez Routledge, coll. "Museums in Focus", 2021, 144 p. ISBN : 9780367530082 Prix : 59,95 $.
"Museums and Atlantic Slavery explores how slavery, the Atlantic slave trade, and enslaved people are represented through words, visual images, artifacts, and audiovisual materials in museums in Europe and the Americas.
Divided into four chapters, the book addresses four recurrent themes : wealth and luxury ; victimhood and victimization ; resistance and rebellion ; and resilience and achievement. Considering the roles of various social actors who have contributed to the introduction of slavery in the museum in the last thirty years, the analysis draws on selected exhibitions, and institutions entirely dedicated to slavery, as well as national, community, plantation, and house museums in the United States, England, France, and Brazil. Engaging with literature from a range of disciplines, including history, anthropology, sociology, art history, tourism and museum studies, Araujo provides an overview of a topic that has not yet been adequately discussed and analysed within the museum studies field.
Museums and Atlantic Slavery encourages scholars, students, and museum professionals to critically engage with representations of slavery in museums. The book will help readers to recognize how depictions of human bondage in museums and exhibitions often fail to challenge racism and white supremacy inherited from the period of slavery."
Ana LuciaAraujo (https://twitter.com/analuciaraujo_) is Professor of History at Howard University in Washington DC, USA. -
Appel à communications pour le colloque "La guerre du Rif (1921-1926) : nouvelles approches (France, Espagne, Maroc)" (Aix-en-Provence, du 17 au 19 novembre 2021)
Le 14 février 2021 à 21h27
Appel à communications pour le colloque
’La guerre du Rif (1921-1926)
nouvelles approches (France, Espagne, Maroc)’
MMSH - Aix-en-Provence
Du 17 au 19 novembre 2021
"La guerre du Rif (1921-1926) : nouvelles approches (France, Espagne, Maroc)"
Présentation générale
Le centenaire de la bataille d’Anoual (1921) est l’occasion de repenser dans son ensemble la guerre du Rif, qui a mis aux prises les forces armées rifaines, françaises et espagnoles. Objet à la fois singulier, par sa nature et le terrain sur lequel elle se déroule, la guerre du Rif doit se lire de multiples façons, en confrontant les historiographies nationales et en décloisonnant des champs historiographiques particulièrement renouvelés ces dernières années. Le colloque sera très attentif à mettre en relation des archivistes et des chercheurs venus des trois pays concernés par l’événement (France, Espagne, Maroc), et travaillant dans des domaines différents (histoire militaire, histoire coloniale, histoire politique, histoire des relations internationales, liens entre histoire et mémoire, mais aussi anthropologie ou histoire de la santé…), rarement réunis lors de manifestations scientifiques.
Le colloque se déroulera du 17 au 19 novembre 2021, sur le site de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH) et de Sciences-Po Aix, à Aix-en-Provence.
Les propositions de communication (en français ou en anglais) sont à renvoyer avant le 30 avril 2021 à l’adresse suivante :
colloquerif2021@gmail.com
Elles devront comporter un titre, un résumé de la proposition ainsi que les sources envisagées (une page maximum). Le comité scientifique se réunira au début du mois de juin 2021 et donnera sa réponse dans les jours suivants.
Argumentaire
En 1921, un corps d’armée espagnol est anéanti à Anoual, près de Mellila (Maroc), par les troupes coalisées venues des montagnes rifaines. Cette défaite, l’un des plus grands désastres militaires subis par une armée coloniale, est considérée comme le début de la guerre du Rif, succession de conflits armés qui opposent les forces coloniales de l’Espagne (entre 1921 et 1926) puis de la France (entre 1925 et 1926) aux forces armées rifaines.
Cent ans après cette bataille, ce colloque exploratoire entend réunir une équipe internationale de chercheurs afin d’établir l’état des sources et de l’art sur la guerre du Rif, de proposer de nouvelles analyses et de lancer une dynamique de recherche autour des questions posées par l’événement.
L’ambition de ce colloque exploratoire est donc de renouveler les approches historiques et de susciter un certain nombre de propositions de recherche. Considérée à l’échelle internationale comme la première guerre de décolonisation, la guerre du Rif apparaît, à l’échelle du Maroc en guerre, comme un conflit colonial dont le colloque entend interroger la définition en s’appuyant sur les derniers renouvellements historiographiques. La guerre du Rif montre également une forte interconnexion entre la rive nord et la rive sud de la Méditerranée, par l’existence d’intenses circulations, qui modifient en profondeur les sociétés concernées : en décloisonnant l’événement, il s’agit de relire l’histoire de l’entre-deux guerres dans ces espaces selon une perspective d’histoire connectée, attentive à la diversité des sources. Il s’agira enfin d’interroger la construction des historiographies nationales et de réfléchir aux prolongements mémoriels de l’événement, souvent occultés dans les sociétés contemporaines.
Le programme entend mettre en valeur l’originalité de l’approche choisie, ainsi que les multiples dimensions et enjeux de la guerre du Rif, en privilégiant notamment la diversité des échelles d’analyse, l’importance des circulations et des connexions entre les deux rives de la Méditerranée, et la confrontation d’analyses de chercheurs venus d’horizons divers, tant par leurs origines que par leurs spécialités et terrains de recherche. Il sera précédé d’une table-ronde composée d’archivistes afin de faire le point sur la documentation disponible.
La vocation exploratoire du colloque est ici réaffirmée : il s’agit de lancer des pistes de recherche et de mettre en place un réseau international de chercheurs, dans l’objectif de poser les bases d’une collaboration future lors de projets à court terme (publication d’ouvrage, édition d’archives).
Les propositions devront prioritairement s’inscrire dans un ou plusieurs axes de réflexion suivants :
Axe 1 : la guerre du Rif, une guerre coloniale ?
Diversifier les lectures du conflit au-delà de la dichotomie pacification/résistance
Les guerres coloniales se distinguent par un certain nombre de caractéristiques spécifiques. Cependant, les récits de la « pacification » comme ceux de la « résistance » aux armées coloniales tendent à homogénéiser les acteurs en présence. C’est particulièrement le cas lors de la guerre du Rif où les affrontements ne se résument pas à l’opposition armée coloniale/populations « indigènes » et mettent en scène une plus grande diversité de protagonistes et de logiques d’affrontements. En dépassant les récits convenus de la « conquête », de la « résistance », l’objectif de ce colloque est d’ouvrir les lectures possibles d’un conflit colonial en intégrant la diversité des acteurs du conflit.
Nouvelles pistes sur la violence des guerres coloniales
La violence de cette guerre a été largement occultée, autant par le pouvoir colonial que par la mémoire nationale au Maroc. Les effets d’un usage intensif de l’artillerie de montagne et du bombardement aérien sont tus et rarement documentés par les archives militaires coloniales alors même que la terreur des bombardements est récurrente dans la littérature orale des populations berbérophones dans le Rif.
La guerre du Rif se distingue par un investissement opérationnel rarement égalé dans un conflit colonial, que ce soit par les effectifs rifains mobilisés et l’emploi massif de l’artillerie dans les trois armées espagnoles, françaises et rifaines. Coexistent également durant le confit des formes très diverses de violences sur les corps sur lesquels le colloque entend s’interroger : des bombardements aériens massifs aux armes chimiques en passant par la mutilation des corps, notamment dans les mises en scènes des cadavres photographiées, européens ou rifains.
Axe 2 : expériences et engagements politiques
La « République du Rif » : un objet politique non-identifié
Chef de guerre, Abdelkrim El Khattabi est aussi un chef politique : il met en place une « République du Rif », qu’il tente de faire reconnaître par la SDN, et dont la nature est encore un motif d’interrogation pour les historiens. Cette république confédérée des tribus du Rif, qui prend forme en février 1923, a l’apparence d’un modèle politique délibératif, d’une greffe d’un État moderne, mais dont le contenu reste problématique notamment en raison du maintien des structures tribales et du confrérisme, dont elle est la négation. L’utilisation de nouvelles sources, notamment espagnoles et marocaines, doivent être l’occasion d’une relecture de cette expérience politique singulière, portée par un chef charismatique.
Fractures politiques métropolitaines (France et Espagne)
La revendication nationale des Rifains a eu d’importants échos dans les milieux révolutionnaires de France et d’Europe. D’abord hésitant sur la nature du combat mené par Abdelkrim, le Kominterm change de position avec l’entrée de la France dans le conflit et affirme son soutien à la lutte anti-impérialiste. Pour les communistes français, la guerre du Rif devient le symbole de la mauvaise guerre et le point de départ d’une virulente contre-offensive antimilitariste, riche d’incidents fortement médiatisés. Si ces épisodes ont fait l’objet de plusieurs études, on connaît moins les répercussions politiques de la guerre du Rif sur le reste du paysage politique et sur les relations politico-militaires, notamment en France.
Axe 3 : enjeux historiographiques et mémoriels (France, Espagne, Maroc)
Des historiographies nationales concurrentes
Une des originalités de l’approche est de décloisonner et de confronter les historiographies nationales, qui sont parfois concurrentes. Il s’agira de mettre en avant les différences de traitement dans les histoires officielles, et de comprendre notamment la persistance de silences autour de l’événement et ce qu’ils révèlent.
Un enjeu de mémoire(s)
De la même manière, la guerre du Rif n’occupe pas la même place dans les mémoires collectives suivant les groupes ou les pays concernés. Il faut souligner ici l’apport de nouvelles sources : enquêtes orales, mais aussi productions culturelles ou audiovisuelles, afin de fournir des clés de compréhension de l’événement mais aussi des sociétés méditerranéennes concernées, dans leur rapport au passé, en particulier la part coloniale de leur histoire. L’appel à d’autres disciplines sera également fécond : nous pensons notamment aux anthropologues ou autres spécialistes de la santé, pour envisager la question des effets sanitaires à long terme du conflit sur les populations. Enfin, la mémoire militaire du conflit a peu été étudiée, en particulier la circulation des mémoires combattantes et les interactions des politiques mémorielles (France, Espagne, Maroc).
Comité d’organisation : Walter Bruyère-Ostells (SHD/Sciences Po Aix/Mesopolhis), Karima Dirèche (CNRS-TELEMME) ; Aurélia Dusserre (AMU-IREMAM) ; Arnaud-Dominique Houte (Sorbonne Université - CRH19) ; Mathieu Marly (Université de Lille - IRHIS).
Comité scientifique : Mimoun Aziza (Université de Meknès) ; Sophie Baby (Université de Bourgogne) ; Jamaâ Baïda (Archives nationales du Maroc) ; Sebastian Balfour (London School of Economics) ; Eric Fournier (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; Eduardo González Calleja (Université Charles III, Madrid) ; Eloy Martin Corrales (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone) ; Stéphane Michonneau (Université de Lille III) ; Claire Miot (Sciences Po, Aix-en-Provence) ; Jeanne Moisand (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; Richard Pennell (Université de Melbourne) ; Zakaria Rhani (Université Mohammed V, Rabat) ; Daniel Rivet (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), François Royal (Service historique de la Défense).
Partenaires : Aix-Marseille Université, IREMAM (UMR7310, Aix-en-Provence), TELEMME (UMR7303, Aix-en-Provence), MESOPOLHIS (UMR 7074, Aix-en-Provence), Centre d’histoire du XIXe siècle (EA 3550, Paris Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Université), Institut Somum (Aix-en-Provence), Service historique de la Défense (Vincennes), Centre des Archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères (La Courneuve), Centre des Archives diplomatiques de Nantes, Archives nationales du Maroc (Rabat), Centre Jacques Berque (UMIFRE, Rabat), Fondation Roi Abdul Aziz Al-Saoud (Casablanca) .
Nous tenons à remercier chaleureusement Aurélia Dusserre pour nous avoir communiqué cette précieuse information. -
Vient de paraître Taxing Blackness. Free Afromexican Tribute in Bourbon New Spain de Norah L. A.
Gharala aux University of Alabama PressLe 14 février 2021 à 20h43
Vient de paraître Taxing Blackness. Free Afromexican Tribute in Bourbon New Spain de Norah L. A.
Gharala aux University of Alabama Press, coll. "Atlantic Crossing series", 2019, 312 p. ISBN : 978-0-8173-2007-2 Prix : 54,95 $ (existe aussi en version électronique).
"A definitive analysis of the most successful tribute system in the Americas as applied to Afromexicans
During the eighteenth century, hundreds of thousands of free descendants of Africans in Mexico faced a highly specific obligation to the Spanish crown, a tax based on their genealogy and status. This royal tribute symbolized imperial loyalties and social hierarchies. As the number of free people of color soared, this tax became a reliable source of revenue for the crown as well as a signal that colonial officials and ordinary people referenced to define and debate the nature of blackness.
Taxing Blackness : Free Afromexican Tribute in Bourbon New Spain examines the experiences of Afromexicans and this tribute to explore the meanings of race, political loyalty, and legal privileges within the Spanish colonial regime. Norah L. A. Gharala focuses on both the mechanisms officials used to define the status of free people of African descent and the responses of free Afromexicans to these categories and strategies. This study spans the eighteenth century and focuses on a single institution to offer readers a closer look at the place of Afromexican individuals in Bourbon New Spain, which was the most profitable and populous colony of the Spanish Atlantic.
As taxable subjects, many Afromexicans were deeply connected to the colonial regime and ongoing debates about how taxpayers should be defined, whether in terms of reputation or physical appearance. Gharala shows the profound ambivalence, and often hostility, that free people of African descent faced as they navigated a regime that simultaneously labeled them sources of tax revenue and dangerous vagabonds. Some free Afromexicans paid tribute to affirm their belonging and community ties. Others contested what they saw as a shameful imposition that could harm their families for generations. The microhistory includes numerous anecdotes from specific cases and people, bringing their history alive, resulting in a wealth of rural and urban, gender, and family insight."
Norah L. A.Gharala is an assistant professor of world history at Georgian Court University in Lakewood, New Jersey. -
Vient de paraître Before Mestizaje. The Frontiers of Race and Caste in Colonial Mexico de Ben
Vinson III aux Cambridge University PressLe 14 février 2021 à 20h15
Vient de paraître Before Mestizaje. The Frontiers of Race and Caste in Colonial Mexico de Ben
Vinson III aux Cambridge University Press, coll. "Cambridge Latin American Studies", 2018, 304 p. ISBN : 9781107670815 Prix : 22,99 € (existe aussi en version électronique).
"This book opens new dimensions on race in Latin America by examining the extreme caste groups of colonial Mexico. In tracing their experiences, a broader understanding of the connection between mestizaje (Latin America’s modern ideology of racial mixture) and the colonial caste system is rendered. Before mestizaje emerged as a primary concept in Latin America, an earlier precursor existed that must be taken seriously. This colonial form of racial hybridity, encased in an elastic caste system, allowed some people to live through multiple racial lives. Hence, the great fusion of races that swept Latin America and defined its modernity, carries an important corollary. Mestizaje, when viewed at its roots, is not just about mixture, but also about dissecting and reconnecting lives. Such experiences may have carved a special ability for some Latin American populations to reach across racial groups to relate with and understand multiple racial perspectives. This overlooked, deep history of mestizaje is a legacy that can be built upon in modern times."
BenVinson , III is the Dean of Arts and Sciences at the George Washington University, Washington, DC. He was formerly the director of the Center of Africana Studies at The Johns Hopkins University. He is the author of numerous books, including Bearing Arms for His Majesty : The Free-Colored Militia in Colonial Mexico (2002) and African Slavery in Latin America and the Caribbean (2007). He is the editor-in-chief of The Americas : A Quarterly Review of Latin American History. -
Vient de paraître Finding Afro-Mexico. Race and Nation after the Revolution de Theodore W.
Cohen aux Cambridge University PressLe 14 février 2021 à 20h00
Vient de paraître Finding Afro-Mexico. Race and Nation after the Revolution de Theodore W.
Cohen aux Cambridge University Press, coll. "Afro-Latin America", 2020, 348 p. ISBN : 9781108493017 Prix : 90 £ (existe aussi en version électronique).
"n 2015, the Mexican state counted how many of its citizens identified as Afro-Mexican for the first time since independence. Finding Afro-Mexico reveals the transnational interdisciplinary histories that led to this celebrated reformulation of Mexican national identity. It traces the Mexican, African American, and Cuban writers, poets, anthropologists, artists, composers, historians, and archaeologists who integrated Mexican history, culture, and society into the African Diaspora after the Revolution of 1910. Theodore W. Cohen persuasively shows how these intellectuals rejected the nineteenth-century racial paradigms that heralded black disappearance when they made blackness visible first in Mexican culture and then in post-revolutionary society. Drawing from more than twenty different archives across the Americas, this cultural and intellectual history of black visibility, invisibility, and community-formation questions the racial, cultural, and political dimensions of Mexican history and Afro-diasporic thought."
Theodore W.Cohen is Associate Professor in the History and Geography Department at Lindenwood University, Missouri. -
Vient de paraître Africa since Decolonization. The History and Politics of a Diverse Continent de Martin
Welz aux Cambridge University PressLe 14 février 2021 à 18h06
Vient de paraître Africa since Decolonization. The History and Politics of a Diverse Continent de Martin
Welz aux Cambridge University Press, 2021, 320 p. ISBN : 9781108465564 Prix : 19,99 £ (existe aussi en version électronique).
"Home to more than 1.2 billion people, living in 54 recognized states, speaking around 3,000 languages, Africa is a diverse and complex continent made up of states which differ in regard to their colonial history, political system, socio-economic development, economic polices and their experience with crises and conflicts. This introduction and overview of African history and politics since decolonization emphasises throughout, the diversity of the continent. Organised thematically to include chapters on decolonization and its legacies, external influences, economics, political systems, inter-African relations, crises, conflicts and conflict management, and Africa’s external relations, Martin Welz strikes a fine balance between the use of contextual information, analysis, case studies and examples with theoretical debates in development, politics and global policy. Accessible to students at all levels, it counters histories which offer reductive explanations of complex issues, and offers new insights into the role African actors have played in influencing international affairs beyond the continent."
MartinWelz is Assistant Professor in the Department of Social Sciences at the University of Hamburg. He is the author of Integrating Africa : Decolonization’s Legacies, Sovereignty and the African Union (2012) and numerous articles on conflict management in Africa, the relations between the African Union and the United Nations, Africa’s role in the world, and on the impact of former liberation fighters. -
Vient de paraître le numéro 187 du Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe (septembre-décembre 2020)
Le 13 février 2021 à 15h26
Le Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe, n° 187 (septembre-décembre 2020), vient de paraître.
Il comprend les articles suivants, issus du séminaire "Histoire et Archéologie : apports croisés" que la Société d’Histoire de la Guadeloupe en association avec l’Université des Antilles a organisé les 6 et 7 novembre 2019 à Saint-Claude :
– Les Caraïbes de Colomb et Calinago de Breton. Rencontres historiques et archéologiques avec les Caraïbes de la Guadeloupe. Par Martjin VAN DEN BEL
– Incursions et escales du Grand Amiral de la Mer Océane. Don Cristobal Colon dans l’archipel de Karukéra. Par Carlomann BASSETTE
– Archéologie historique : deux exemples concrets. Par Gérard RICHARD
– Des singularités de la Pointe de la Goyave au vent de la Guadeloupe, lieu de convergence d’histoire et d’archéologie. Par Daniel-Edouard MARIE-SAINTE
– Apports de l’archéologie à la connaissance historique à travers les fouilles des habitations Beausoleil (Saint-Claude), Lagrange (Goyave) et Cantamerle (Capesterre). Par Gérard LAFLEUR,
– Derniers résultats des fouilles sous-marines de l’Anse à la Barque. Par Bernard VICENS
– Connaître la circulation ibétaire en Guadeloupe (XVIIe-XVIIIe siècles). Le nécessaire croisement des sources archivistiques et numismatiques. Par Jérôme JAMBU
– Des fouilles préventives en ériphrie du Parc archéologique des Roches gravées de Trois-Rivières : nouvelles données sur les occupations précolombiennes et historiques du bord de mer. Par Nathalie SERRAND et Thomas ROMON.
Pour mémoire, les numéros 184-185 (janvier-avril 2020) et 186 (mai-août 2020) sont parus en 2020.
Ce bulletin 187 est disponible, au prix de 15 €, aux Archives départementales de la Guadeloupe - Bisdary (Gourbeyre).
Société d’Histoire de la Guadeloupe, B. P. 74, 97102 BASSE-TERRE Cedex.
Ou en les commandant via cette adresse internet (shg@wanadoo.fr)
La version numérique est disponible sur la plateforme Erudit.
Signalons que les numéros 1 (1964) à 183 (2019) sont accessibles gratuitement au format pdf sur la Plateforme Érudit. -
Vient de paraître The Blood of the Colony. Wine and the Rise and Fall of French Algeria d’Owen
White aux Harvard University PressLe 13 février 2021 à 14h50
Vient de paraître The Blood of the Colony. Wine and the Rise and Fall of French Algeria d’Owen
White aux Harvard University Press, 2021, 336 p. ISBN : 9780674248441 Prix : 36 €.
" “We owe to wine a blessing far more precious than gold : the peopling of Algeria with Frenchmen,” stated agriculturist Pierre Berthault in the early 1930s. In the last decades of the nineteenth century, Europeans had displaced Algerians from the colony’s best agricultural land and planted grape vines. Soon enough, wine was the primary export of a region whose mostly Muslim inhabitants didn’t drink alcohol.
Settlers made fortunes while drawing large numbers of Algerians into salaried work for the first time. But the success of Algerian wine resulted in friction with French producers, challenging the traditional view that imperial possessions should complement, not compete with, the metropole. By the middle of the twentieth century, amid the fight for independence, Algerians had come to see the rows of vines as an especially hated symbol of French domination. After the war, Algerians had to decide how far they would go to undo the transformations the colonists had wrought—including the world’s fourth-biggest wine industry. Owen White examines Algeria’s experiment with nationalized wine production in worker-run vineyards, the pressures that resulted in the failure of that experiment, and the eventual uprooting of most of the country’s vines.
With a special focus on individual experiences of empire, from the wealthiest Europeans to the poorest laborers in the fields, The Blood of the Colony shows the central role of wine in the economic life of French Algeria and in its settler culture. White makes clear that the industry left a long-term mark on the development of the nation."
OwenWhite is Professor of History at the University of Delaware. He is author of Children of the French Empire : Miscegenation and Colonial Society in French West Africa, 1895–1960 and coeditor of In God’s Empire : French Missionaries and the Modern World.















