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Le Guide des sources de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions (La Documentation française) est en ligne sur Archives Portal Europe
Le 23 janvier 2021 à 13h56
Le Guide des sources de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions (Direction des Archives de France - La Documentation française) est en ligne sur Archives Portal Europe.
Claire
Sibille ed., avec le concours des Services d’archives publics, publié par la Direction des archives de France, Guide des sources de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, Paris, Direction des Archives de France & La Documentation française, 2007, 625 p. ISBN : 978-2-11-006436-3.
Il est à noter que cette version électronique du Guide n’est pas le fac-similé numérique de l’ouvrage. Si le descriptif semble complet, cette version électronique du Guide ne comprend pas la préface, l’avant-propos, la liste des personnes ayant contribué au guide, la bibliographie et les ressources utiles, la méthodologie suivie pour la présentation des sources, ni le riche cahier d’illustrations, ni les annexes, ni l’index.
Cette version électronique du Guide n’en reste pas moins d’une grande utilité. -
Vient de paraître Piraterie, commerce et politique (Asie du Sud-Est, VIIe-XIXe siècle) de Frédéric
Mantienne aux Indes savantesLe 23 janvier 2021 à 13h17
Vient de paraître Piraterie, commerce et politique (Asie du Sud-Est, VIIe-XIXe siècle) de Frédéric
Mantienne aux Indes savantes, coll. "Études sur l’Asie", 2020, 210 p. ISBN : 978-2-84654-299-9 Prix : 25 €.
"La piraterie a ressurgi de manière endémique dans les eaux d’Asie du Sud-Est au tournant du XXe et du XXIe siècle. Beaucoup d’ouvrages y ont été consacrés, sans toutefois apporter des éclairages suffisants dans le temps long et dans les aspects sociaux et politiques spécifiques aux sociétés et aux États traditionnels qui en ont été les acteurs et les victimes. En utilisant les travaux antérieurs des chercheurs, historiens et anthropologues, qui ont étudié les cultures du monde malais, de la Chine et de l’Asie du Sud-Est continentale, ce livre cherche à comparer, mettre en résonance des phénomènes de piraterie vieux comme l’histoire du commerce, mais aussi montrer le rôle de la piraterie dans l’histoire des États et leur rôle politique au cours des siècles. Politiques et commerciales seront également les motivations des puissances occidentales s’implantant en Asie pour utiliser à leur profit, puis détruire ces activités et soumettre les populations actives dans la piraterie et un de ses corollaires, l’esclavage. La piraterie deviendra alors un bouc-émissaire et un alibi justifiant la colonisation européenne."
FrédéricMantienne , diplômé de Sciences-Po Paris et docteur en histoire de l’École pratique des hautes études (IVe section), a longtemps travaillé en Asie, avant de créer la maison d’édition Les Indes savantes. Il a enseigné à l’université de La Rochelle comme professeur associé la géopolitique et la géoéconomie de l’Asie. -
Vient de paraître Les migrations impériales au Vietnam. Travail et colonisations dans l’Asie-Pacifique français, XIXe-XXe siècles sous la direction d’Éric
Guerassimoff , AndrewHardy ,Nguyen Phuong Ngoc et EmmanuelPoisson chez Maisonneuve & Larose - Hémisphères éditionsLe 23 janvier 2021 à 12h46
Vient de paraître Les migrations impériales au Vietnam. Travail et colonisations dans l’Asie-Pacifique français, XIXe-XXe siècles sous la direction d’Éric
Guerassimoff , AndrewHardy ,Nguyen Phuong Ngoc et EmmanuelPoisson chez Maisonneuve & Larose - Hémisphères éditions, coll. "Asie en perspective", 2020, 406 p. ISBN : 978-2-37701-0-81-3 Prix : 26 €.
"L’image d’une population vietnamienne rurale sédentaire a longtemps prévalu. Pourtant, des Vietnamiens se sont déplacés en grand nombre, spontanément, ou « organisés » par l’administration française et par la bureaucratie mandarinale. Ils ont principalement migré du Nord vers le Sud, des deltas vers les hautes terres, mais aussi en direction d’autres territoires de l’empire colonial ou vers la métropole. Des hommes ont aussi été recrutés en Chine, à Java, au Japon, et envoyés travailler dans plusieurs régions de l’Indochine.
En complément de l’historiographie internationale consacrée à l’engagement colonial de main-d’œuvre –recrutée sous contrat individuel dans un régime de salariat contraint –, les études qui composent ce livre ambitionnent de rendre compte de la situation indochinoise.
À partir de l’étude des migrations au départ ou à destination du Vietnam, elles voudraient aussi contribuer au renouveau des problématiques de ce champ en ouvrant une perspective impériale. Et ainsi renseigner cet aspect fondamental d’une histoire politique et sociale transnationale et impériale, englobant les empires de la France,du Vietnam et de la Chine et des territoires de l’Asie, du Pacifique et de l’Europe."
Liste des contributeurs (et biographie de l’ensemble des auteurs) : Olga V. Alexeeva, Yann Bencivengo, Christophe Dervieux, Johann Grémont, Liêm-Khê Luguern, Isabelle Merle, Sarah Mohamed-Gaillard, Nguyen Phi-Vân, Olivia Pelletier, Trần Xuân Trí.
ÉricGuerassimoff est professeur d’histoire contemporaine de la Chine, UFR Langues et Civilisations de l’Asie Orientale (LCAO) de l’université de Paris, membre du Cessma, en délégation au sein de l’Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est (IFRAE). Ses recherches portent sur l’histoire moderne et contemporaine de l’émigration chinoise.
AndrewHardy est directeur d’études d’histoire du Vietnam à l’École française d’Extrême-Orient (EFEO) et membre du Centre d’Asie du Sud-Est (CASE). Ses recherches portent sur l’histoire des migrations et les relations inter-ethniques dans la péninsule indochinoise.
Nguyen Phuong Ngoc est directrice du Département d’Études Asiatiques (ALLSH) et de l’Institut de Recherches Asiatiques (UMR 7306, CNRS-AMU), Aix-Marseille Université.
EmmanuelPoisson est professeur d’histoire à l’Université de Paris Diderot-Paris 7, membre de l’Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est (IFRAE), spécialiste de l’histoire sociale et des techniques du Vietnam.
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Vient de paraître Des racines coloniales du racisme « à la française ». Petit dictionnaire des insultes racistes d’Alain
Ruscio aux Indes savantesLe 21 janvier 2021 à 13h28
Vient de paraître Des racines coloniales du racisme « à la française ». Petit dictionnaire des insultes racistes d’Alain
Ruscio aux Indes savantes, coll. "5 Points", 2020, 145 p. ISBN : 978-2-84654-554-9 Prix : 16 €.
"Quand il s’agit de blesser l’Autre, présumé faible et sans défense, l’imagination humaine est sans limites, le vocabulaire s’enrichit – mot contestable – en permanence. Quand, de plus, une communauté humaine est persuadée qu’elle est supérieure, quand elle est seule à posséder le Verbe, majuscule à l’appui, à traduire par mille canaux le regard méprisant ou condescendant, le flot se fait torrent. Durant quatre siècles, la dévalorisation des êtres à peaux noires, basanées, brunes, jaunâtres, croisés, puis soumis au joug, mena à des comparaisons insultantes : ces êtres étaient des sous-hommes, des animaux sans doute légèrement perfectionnés.
Aussi l’ère esclavagiste, puis la période coloniale ont-elles donné naissance à une grande quantité de mots insultants : les Maghrébins étaient des bicots, des crouïats, des troncs… les Noirs des négros, des bamboulas, des chocolats… les Indochinois des nha-qués… Parfois, des mots migraient : ainsi, bougnoules passa des Noirs aux Maghrébins.
Les mots appliqués aux femmes de ces races inférieures connurent un sort parallèle, de bicote à négresse, en passant par bamboulette, etc."
Alain Ruscio, docteur en histoire et chercheur indépendant, a publié d’innombrables études sur le monde colonial. Il dirige actuellement la parution aux Indes savantes de l’Encyclopédie de la colonisation française, dont les trois premiers volumes sont parus (A-B, C-C, D-F)./small>
Un grand et amical salut à notre collègue Hubert Bonin, pour le signalement de cet ouvrage et pour l’exemplaire ! -
Vient de paraître Hoarding Memory. Covering the Wounds of the Algerian War d’Amy L.
Hubbell aux Nebraska University PressLe 20 janvier 2021 à 22h21
Vient de paraître Hoarding Memory. Covering the Wounds of the Algerian War d’Amy L.
Hubbell aux Nebraska University Press, 2020, 186 p. ISBN : 978-1-4962-1402-7 Prix : 50 $ (existe également en version électronique).
"Hoarding Memory looks at the ways the stories of the Algerian War (1954–62) have proliferated among the former French citizens of Algeria. By engaging hoarding as a model, Amy L. Hubbell demonstrates the simultaneously productive and destructive nature of clinging to memory. These memories present massive amounts of material, akin to the stored objects in a hoarder’s house. Through analysis of fiction, autobiography, art, and history that extensively use collecting, layering, and repetition to address painful war memories, Hubbell shows trauma can be hidden within its own representation.
Hoarding Memory dedicates chapters to specific authors and artists who use this hoarding technique : Marie Cardinal, Leïla Sebbar, and Benjamin Stora in writing and Nicole Guiraud and Patrick Altes in art. All were born in Algeria during colonial French rule but in vastly different contexts ; each suffered personal or inherited trauma from racism, physical or psychological abuse, terrorist or other violent acts of war, and exile in France. Zineb Sedira’s artwork is also included as an example of traumatic memory inherited from her parents.
Ultimately this book shows how traumatic experience can be conveyed in a seemingly open account that is compounded and compacted by the volume of words, images, and other memorial debris that testify to the pain."
Amy L.Hubbell is a senior lecturer in French at the University of Queensland. She is the author of Remembering French Algeria : Pieds-Noirs, Identity, and Exile (Nebraska, 2015) and the coeditor of Textual and Visual Selves : Photography, Film, and Comic Art in French Autobiography (Nebraska, 2011). -
Atelier « Actualité de la recherche sur les mondes coloniaux » (2e semestre 2020-21)
Le 11 janvier 2021 à 09h40
Atelier « Actualité de la recherche sur les mondes coloniaux »
2e semestre 2020-21
Archives nationales d’outre-mer
29 chemin du Moulin de Testas, Aix-en-Provence
Séances le lundi, 10h-12h
Co-organisé par :
Analyse comparée des pouvoirs (ACP, Marne-la-Vallée)
Archives nationales d’outre-mer (ANOM, Aix)
Croyance, histoire, espace, régulation politique et administration (CHERPA, Sciences Po Aix)
Institut des mondes africains (IMAf, Aix)
Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM, Aix)
Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA, Lyon)Séances le lundi, 10h-12h
Archives nationales d’outre-mer, 29 chemin du Moulin de Testas, Aix-en-ProvencePrésentation de l’atelier
Bien qu’elles ne soient pas toujours revendiquées ainsi, les « études coloniales » forment un champ particulièrement dynamique et foisonnant. La définition et la place du « colonial » ne cessent d’être discutées et débattues, en histoire comme dans d’autres sciences sociales. Parallèlement, pour approfondir et dépasser cet horizon, les axes de recherche privilégiés se spécialisent de plus en plus, en formant de nouveaux sous-champs qui associent, par exemple, le fait colonial à l’histoire du droit, aux études de genre, aux services techniques de l’État, à l’environnement, etc. Aussi nous paraît-il utile d’en proposer régulièrement un état des lieux, d’exposer certaines des pistes empruntées dans les recherches en cours. Cet atelier est ouvert à tous les chercheurs intéressés, en particulier à ceux de passage aux Archives nationales d’outre-mer (ANOM) où se tiendront les séances. Il prendra la forme d’interventions d’historiens, d’anthropologues ou de sociologues, sur la base de lectures proposées en amont d’archives ou d’écrits scientifiques (parus / en cours de rédaction). La discussion sera privilégiée dans un second temps.Contacts pour le lien zoom et le partage des extraits à lire notamment :
Didier Guignard (IREMAM, Aix), guignard@mmsh.univ-aix.fr
Thierry Guillopé (ACP, Marne-la-Vallée), thierry.guillope@gmail.com
Antonin Plarier (LARHRA, Lyon 3), antonin.plarier@gmail.comCalendrier des séances pour le deuxième semestre 2020-2021
Lundi 11 janvier 2021, 10h-12h, en ligne
Séance animée par Florence Renucci (IMAf, Aix-en-Provence) sur le thème : « La fabrique des droits africains : négation, résistance et réinvention des coutumes »
Lecture proposée en amont : précisée ultérieurementLundi 8 février 2021, 10h-12h, ANOM
Séance animée par Victor Delaporte (ISP, Université Paris Nanterre) sur le thème : « Le militantisme pro-Algérie française : approche prosopographique et problèmes quantitatifs »
Lecture proposée en amont : précisée ultérieurementLundi 8 mars 2021, 10h-12h, ANOM
Séance animée par Isabelle Dion (directrice des ANOM) sur le thème : « Dans les coulisses du métier d’archiviste : à propos de quelques fonds nouvellement classés »
Lecture proposée en amont : précisée ultérieurementLundi 12 avril 2021, 10h-12h, ANOM
Séance animée par Eléonore Chanlat-Bernard (CRH, EHESS Paris) sur le thème : « Qu’est-ce qu’un cas de mortalité par la faim ? Enumération, empirie et contestations au Bengale sous domination coloniale britannique (1866-1885) »
Lecture proposée en amont : précisée ultérieurementLundi 17 mai 2021, 10h-12h, ANOM
Séance animée par Aurélia Dusserre (Aix-Marseille Université) sur le thème : « Du spectacle aux spectateurs : la photographie en contexte colonial »
Lecture proposée en amont : précisée ultérieurementLundi 7 juin 2021, 10h-12h, MMSH
Séance animée par Linda Amiri (Université de Guyane) autour des « "forçats arabes" sous le Second Empire » (travail en cours à partir des archives conservées à Toulon, thème précisé ultérieurement)
Lecture proposée en amont : précisée ultérieurementSéances précédentes
– Lundi 17 février 2020, 14h-16h, ANOM
Séance animée par Henri Médard (IMAf, Aix) sur le thème : « Propriétés contestées. Pouvoirs, privatisation et protestations dans une île du Lac Victoria (Ouganda, 1885-1925) ».
Lecture proposée en amont : le 1er chapitre intitulé « Le grand partage de 1900 » d’un ouvrage en cours de rédaction.– Lundi 14 septembre 2020, 10h-12h, ANOM
Séance animée par Didier Guignard (CNRS/Iremam) sur le thème : « Une relecture du séquestre colonial des terres dans l’Algérie des XIXe-XXe siècles ».
Lecture proposée en amont : chapitre introductif intitulé « Retour à la case séquestre » d’un ouvrage en cours de finalisation– Lundi 12 octobre 2020, 10h-12h, ANOM
Séance animée par Christine Mussard (Aix-Marseille Université/Iremam) sur le thème : « Suspecter les élèves pendant la guerre d’indépendance algérienne : un autre regard sur l’école à partir d’archives sur la surveillance des populations ».
Lecture proposée en amont : précisée ultérieurement– Lundi 9 novembre 2020, 10h-12h, en distanciel
Séance animée par Nessim Znaïen (Aix-Marseille Université) sur le thème : « Fixer le prix du pain à Tunis et Marseille (XIXe-XXe siècles) : enjeux sociaux, compromis politiques ».
Lecture proposée en amont : précisée ultérieurement– Lundi 7 décembre 2020, 10h-12h, en distanciel
Séance animée par François Dumasy (Science Po, Aix) sur le thème : « Une histoire des genres et des sexualités coloniales renouvelée par le droit ? Autour de l’ouvrage de Judith Surkis, Sex, Law and Sovereignty in French Algeria, Cornell University Press, 2019 ».
Lectures proposées en amont :
– l’introduction de son dernier ouvrage, Sex, Law and Sovereignty in French Algeria, Cornell University Press, 2019.
– un article paru en 2010 dans la Revue d’Histoire du XIXe siècle qui forme une entrée au travail précédemment cité.Nous tenons à remercier chaleureusement Florence Renucci pour nous avoir signalé ce précieux séminaire.
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Vient de paraître Libertalia, une république des pirates à Madagascar. Interprétation d’un mythe (XVIIe - XXIe siècle) d’Alexandre
Audard chez Maisonneuve & Larose - Hémisphères éditionsLe 9 janvier 2021 à 13h21
Vient de paraître Libertalia, une république des pirates à Madagascar. Interprétation d’un mythe (XVIIe - XXIe siècle) d’Alexandre
Audard chez Maisonneuve & Larose - Hémisphères éditions, coll. "Histoire", 2020, 270 p. (cahier couleurs de 14 pages) ISBN : 978-2-37701-066-0 Prix : 24 €.
Préface de DidierNativel , postface de Jean-PierreMoreau .
"En 1728, un certain capitaine Charles Johnson publie à Londres un récit atypique. Des équipages pirates, menés par les capitaines Misson et Tew et par un moine défroqué, Caraccioli, auraient fondé à Madagascar une République du nom de Libertalia. Abolitionniste, égalitaire et pacifique, son modèle prend le contrepied des monarchies dominantes et s’oppose à l’économie de plantation. Surtout, elle aurait, quelques années durant, posé les jalons d’une société multiculturelle inédite.
Depuis la fin du XIXe siècle, nombreux sont ceux à s’être revendiqués de cette expérience aux contours utopiques. Elle connaît d’ailleurs aujourd’hui, notamment en France et sur la Grande Île, un étonnant succès. Pourtant, si l’existence d’une relation entre mondes pirates européens et sociétés littorales malgaches, dans les années 1680 à 1730, est avérée et documentée, aucune trace ne subsiste de cet événement. De plus, les études littéraires anglo-saxonnes attribuent le texte au romancier Daniel Defoe, célèbre auteur de Robinson Crusoé (1719) et faussaire notable. De quoi Libertalia est-elle alors le nom ?
À partir d’archives, de récits de voyage et d’observations de terrain, cet ouvrage reconstitue, pour la première fois, une généalogie critique du mythe. Des empires coloniaux aux mouvements libertaires, cette fiction littéraire n’a cessé d’être réinterprétée et d’entretenir un tropisme occidental sur l’océan Indien. Son étude révèle, dans la longue durée, que la République des forbans demeure l’expression de représentations fantasmées et problématiques de Madagascar."
AlexandreAudard (https://twitter.com/alaudard) est doctorant en histoire de l’Afrique à l’Université de Paris et rattaché au laboratoire CESSMA (Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques) – UMR 245. Ses recherches portent sur la ville portuaire de Diego-Suarez (actuelle Antsiranana) à Madagascar ainsi que sur les circulations de gens de mer indianocéaniques durant la période coloniale. -
Paru récemment Making Money. Life, Death, and Early Modern Trade on Africa’s Guinea Coast de Colleen E.
Kriger aux Ohio University PressLe 19 décembre 2020 à 10h50
Paru récemment Making Money. Life, Death, and Early Modern Trade on Africa’s Guinea Coast de Colleen E.
Kriger aux Ohio University Press, coll. "Africa in World History", 2017, 254 p. ISBN : 978-0-89680-296-4 Prix : 29,95 $ (existe aussi en version électronique).
"A new era in world history began when Atlantic maritime trade among Africa, Asia, Europe, and the Americas opened up in the fifteenth century, setting the stage for massive economic and cultural change. In Making Money, Colleen Kriger examines the influence of the global trade on the Upper Guinea Coast two hundred years later—a place and time whose study, in her hands, imparts profound insights into Anglo-African commerce and its wider milieu.
A stunning variety of people lived in this coastal society, struggling to work together across deep cultural divides and in the process creating a dynamic creole culture. Kriger digs further than any previous historian of Africa into the records of England’s Royal African Company to illuminate global trade patterns, the interconnectedness of Asian, African, and European markets, and—most remarkably—the individual lives that give Making Money its human scale.
By inviting readers into the day-to-day workings of early modern trade in the Atlantic basin, Kriger masterfully reveals the rich social relations at its core. Ultimately, this accessible book affirms Africa’s crucial place in world history during a transitional period, the early modern era."
Colleen E.Kriger is a professor of history at the University of North Carolina at Greensboro. She has received numerous grants and fellowships in support of her research. Her scholarship focuses on precolonial West and West Central Africa and topics such as social history, artisans, oral history, and material culture. -
Jeudis du GED (en visio-conférence) avec Florence Brisset-Foucault (Talkative Polity : Radio, Domination, and Citizenship in Uganda) (Paris, 17 décembre 2020)
Le 17 décembre 2020 à 13h53
Jeudis du GED (en visio-conférence)
avec Florence Brisset-Foucault
Talkative Polity
Radio, Domination, and Citizenship in Uganda
Discutantes : Sabine Planel t Aïssatou Mbodj-Pouye
Campus Condorcet
Paris, 17 décembre 2020, de 18h à 19h30
Participer à la visio-conférence
Pour cette première séance Florence Brisset-Foucault (Université Paris I - IMAF) présentera son ouvrage Talkative Polity : Radio, Domination, and Citizenship in Uganda (Ohio University Press, 2019) et dialoguera avec Sabine Planel (IRD - IMAF) et Aïssatou Mbodj-Pouye (CNRS - IMAF).
Entre 2000 et 2009, chaque week-end, des Ougandais se rassemblaient dans les ebimeeza, des débats ouverts où « l’homme du commun » était invité à prendre la parole, en anglais ou en luganda. Ces débats, également appelés « Parlements du peuple », étaient diffusés en direct sur des stations de radio privées, jusqu’à ce que le gouvernement les interdise. Talkative Polity (Ohio Univ. Press, 2019) repose sur l’idée que l’interdiction des ebimeeza n’était pas seulement liée au contexte politique immédiat mais aussi à une tentative plus structurelle d’imposer des manières de parler, et de réimposer un certain modèle de citoyenneté. Revenir sur les ebimeeza et les nombreuses controverses qu’elles ont suscitées permet d’interroger à nouveaux frais les modèles de citoyenneté en vigueur dans un pays où la réinvention de cette dernière fut au coeur du projet révolutionnaire des élites au pouvoir. Les Parlements du peuple n’ont pas seulement été interdits parce qu’ils abritaient un discours qui était directement critique du régime, ou parce qu’ils fournissaient une plateforme au renouveau du radicalisme Ganda, mais parce qu’ils semblaient remettre en cause des représentations établies, et partagées par un cercle bien plus large que celui des élites au pouvoir, sur la délimitation du dicible et de l’indicible.
L’ouvrage propose une analyse des conditions concrètes de l’émergence de la parole. Il vise à souligner l’épaisseur sociale et l’ambivalence politique des négociations autour de la définition des manières de parler de politique dans des contextes de contrainte politique, qui ne peuvent être réduites à une confrontation entre un Etat oppresseur et une société civile libérale. Les ebimeeza ne sont pas simplement le reflet d’une libération de la parole ou de l’avènement d’une forme participative de démocratie. Analyser leur émergence permet de donner à voir une histoire locale du capitalisme et de ses articulations avec l’Etat, de l’économie politique de l’aide internationale, des aspirations professionnelles d’une génération particulière de journalistes, des mutations de l’économie et des cultures radiophoniques, et des héritages de l’éducation coloniale. Les Parlements du peuple reflètent également les ambitions d’une classe particulière de jeunes hommes (beaucoup plus rarement de jeunes femmes), les transformations des modalités et formes de la mobilisation politique sous le régime du Museveni et les mutations du patriotisme Ganda. En reconstituant cette complexité, Talkative Polity cherche à mieux donner à voir les intrications sociales de la domination politique."
Participer. -
Vient de paraître Talkative Polity Radio, Domination, and Citizenship in Uganda de Florence
Brisset-Foucault aux Ohio University PressLe 17 décembre 2020 à 13h41
Vient de paraître Talkative Polity Radio, Domination, and Citizenship in Uganda de Florence
Brisset-Foucault aux Ohio University Press, coll. "Cambridge Centre of African Studies Series", 2019, 344 p. ISBN : 978-0-8214-2377-6 Prix : 80 $ (existe aussi en version électronique).
"For the first decade of the twenty-first century, every weekend, people throughout Uganda converged to participate in ebimeeza, open debates that invited common citizens to share their political and social views. These debates, also called “People’s Parliaments,” were broadcast live on private radio stations until the government banned them in 2009. In Talkative Polity, Florence Brisset-Foucault offers the first major study of ebimeeza, which complicate our understandings of political speech in restrictive contexts and force us to move away from the simplistic binary of an authoritarian state and a liberal civil society.
Brisset-Foucault conducted fieldwork from 2005 to 2013, primarily in Kampala, interviewing some 150 orators, spectators, politicians, state officials, journalists, and NGO staff. The resulting ethnography invigorates the study of political domination and documents a short-lived but highly original sphere of political expression. Brisset-Foucault thus does justice to the richness and depth of Uganda’s complex political and radio culture as well as to the story of ambitious young people who didn’t want to behave the way the state expected them to. Positioned at the intersection of media studies and political science, Talkative Polity will help us all rethink the way in which public life works."
FlorenceBrisset-Foucault is a lecturer in political science at the University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne and a member of the Institut des mondes africains in Paris. Previously, she was a junior research fellow at Trinity College, a member of the Centre of African Studies, and a research associate at the Centre of Governance and Human Rights at the University of Cambridge.















