Le site web de la Société française d’histoire des outre-mers (S
Articles les plus récents
-
Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Vient de paraître La machine à remonter le temps. Quand l’Europe s’est mise à écrire l’histoire du monde de Serge
Gruzinski chez FayardLe 30 septembre 2017 à 14h31
Vient de paraître La machine à remonter le temps. Quand l’Europe s’est mise à écrire l’histoire du monde de Serge
Gruzinski chez Fayard, 2017, 368 p. ISBN : 9782213679174 Prix : 22 € (existe aussi en version numérique).
"En 1517, il y a cinq cents ans, la réforme de Luther fracture l’Europe. La même année, les conquistadores espagnols s’en prennent au Mexique, qu’ils colonisent et christianisent. Ils y introduisent aussi notre façon d’écrire l’histoire.
Les vainqueurs ignorent tout des sociétés indigènes. Or pour imposer leur loi, ils doivent impérativement connaître les coutumes et donc le passé des vaincus. Mais que sont l’histoire et le temps dans l’esprit des Indiens ? Le temps n’est pas encore une valeur universelle. Comment les Espagnols formatés dans une Europe chrétienne où l’histoire est chronologique et orientée auraient-ils pu concevoir et accepter la cosmologie méso-américaine ?
Civilisés contre barbares ? En quelques décennies, la machine à remonter le temps des envahisseurs s’emploie à capturer les mémoires des sociétés amérindiennes pour leur fabriquer un passé qui puisse être rattaché au patrimoine antique de la chrétienté. Du côté des Indiens, le souvenir de leur monde au sein duquel les êtres, les choses et les dieux étaient liés se dilue avec le passage des générations même si, dans les codex ou dans les mystérieux cantares, subsistent quelques pans secrets de leur mémoire.
Serge Gruzinski propose ici une exploration inédite des débuts de l’expansion coloniale et nous explique comment, sur le terrain, religieux et Indiens se mettent à écrire l’histoire du monde."
doc_promo_gruzinski3.pdf
SergeGruzinski enseigne l’histoire en France (Paris, EHESS), aux États-Unis (Princeton), au Brésil (Bélem). Ses ouvrages sur la mondialisation ibérique sont traduits dans de nombreuses langues dont le chinois et lui ont valu de recevoir le grand prix du Comité international des sciences historiques.
Source de l’information :
http://www.fayard.fr/sites/default/files/webmaster/images/doc_promo_gruzinski3.pdf -
Exposition "Les Forêts natales. Arts d’Afrique équatoriale atlantique" au Musée du Quai Branly (3 octobre 2017 - 21 janvier 2018)
Le 30 septembre 2017 à 14h16
Exposition ’Les Forêts natales
Arts d’Afrique équatoriale atlantique’
Musée du Quai Branly
3 octobre 2017 - 21 janvier 2018
"Au cœur de l’Afrique équatoriale atlantique, l’aire culturelle embrassant la République gabonaise, la République de Guinée équatoriale, le Sud du Cameroun et l’Ouest de la République du Congo, est une région de grande tradition sculpturale. Le génie plastique des artistes Fang, Kota, Tsogo ou Punu s’est notamment illustré dans une sculpture religieuse liée au culte des ancêtres et aux masques d’esprit. Des arts majeurs qui, dès leur découverte au début du XXe siècle par des artistes comme Picasso, Derain ou Braque, ont été déterminants dans la constitution du regard moderne en Occident.
À travers une sélection d’œuvres emblématiques – et souvent uniques – de collections publiques et privées majeures, l’exposition propose d’en étudier les principaux styles, à la manière d’une histoire de l’art « classique ». D’explorer les correspondances, mutations et particularités de la production artistique des nombreux groupes peuplant une vaste zone formée au gré des migrations. De révéler, en somme, la créativité et l’originalité exceptionnelle des arts de chacun des peuples de la forêt équatoriale atlantique.
L’exposition Les forêts natales, Arts d’Afrique équatoriale atlantique a bénéficié d’un prêt exceptionnel du Musée Dapper."
Commissaire de l’exposition :
Yves Le Fur, Directeur du Département du Patrimoine et des Collections du musée du quai Branly - Jacques Chirac
Source de l’information :
http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/les-forets-natales-37625/ -
Vient de paraître Économie de l’Algérie coloniale, 1830-1954 d’Ahmed
Henni Le 30 septembre 2017 à 14h06
Vient de paraître Économie de l’Algérie coloniale, 1830-1954 d’Ahmed
Henni en auto-édition, 2017, 266 p. ISBN : 978-1549630453 Prix 6,86 € (sur Amazon.fr).
"La violence des événements qui se sont succédés en Algérie de 1830 à 1962 et liés à la colonisation française ont conduit, le plus souvent, à ne traiter de cette histoire que sous les angles militaire et politique. Ce livre couvre le champ économique qui manquait. Certes, loin d’être un champ d’investissement économique, l’Algérie, fut, pendant cinquante ans, un champ de guerre. L’objectif premier des armées d’invasion fut d’abord de conquérir des territoires. Ce trait majeur va déterminer décisivement la nature de la colonisation : elle naît terrienne et le demeurera. Au bout de 130 ans d’occupation française, l’économie coloniale demeure essentiellement agricole et exportatrice de produits agricoles. La minorité infime qui prospère ne réinvestit pas ses profits localement dans l’industrie mais accumule des fortunes qui ont fait la légende de ces quelques 6.400 très grands propriétaires colons — à la date de 1954, occultant la situation pécuniaire ordinaire du million d’autres Européens employés et ouvriers. Si le discours apologétique ordinaire glorifie les œuvres de la colonisation, il oublie que routes, travaux publics, ports, extraction minière, agriculture, etc., n’ont pu exister que grâce à la force de travail des musulmans. Ainsi a pu apparaître cette économie qui, en réalité, a abouti au bout de 130 ans à faire de l’Algérie, encore coloniale, un pays importateur, non seulement de produits industriels, mais simplement de vivres."
AhmedHenni , professeur agrégé des Universités, a exercé en France des activités de conseil aux syndicats et enseigné l’économie. Il a, un moment, participé à l’expérience des réformes en Algérie (1989-1991) comme directeur général et administrateur de la Banque centrale/
Information diffusée sur Twitter par Kamel Filali (https://twitter.com/gh348fhgk678ghj/) :
https://twitter.com/gh348fhgk678ghj/status/912392737407807488?s=03
-
Vient de paraître Les hommes et la mer de Cyrille P.
Coutansais aux éditions du CNRSLe 30 septembre 2017 à 13h23
Vient de paraître Les hommes et la mer de Cyrille P.
Coutansais aux éditions du CNRS, 2017, 278 p. ISBN : 978-2-271-11643-7 Prix : 25 €.
"C’est à une autre histoire des hommes que ce livre nous convie, une histoire rendant toute leur place à des civilisations qui avaient le goût du large. Des hommes qui, sans cartes ni GPS, partaient à l’aventure, mais dont l’épopée est aujourd’hui oubliée. Le lecteur sera emporté dans le sillage des Polynésiens à la conquête du Pacifique, sur les traces des nomades des mers de la Terre de Feu, du Japon et d’Indonésie. Il sera immergé dans l’imaginaire lié à la mer : peuplée de monstres dans certaines civilisations, elle est à l’inverse un jardin d’Eden pour d’autres.
Dans ce livre richement illustré, Cyrille P. Coutansais nous fait voyager avec ces peuples des mers qui ont longtemps régné sur notre monde, et dévoile leur savoir-faire et mode de vie. Il nous montre aussi l’inexorable montée en puissance des terriens, qui imposent petit à petit leur représentation du monde et de la mer, la cadastrant et la parcellisant pour mieux l’exploiter.
Aujourd’hui, à l’heure où les hommes s’intéressent de plus en plus aux abysses, sanctuaire longtemps préservé, il est sans doute temps de réunir nos mémoires, maritime et terrestre. Réunir nos deux hémisphères, terrien et marin n’est plus une option : c’est une obligation pour que se poursuive la grande épopée des hommes et de la mer."
Directeur de recherches du Centre d’Études Stratégiques de la Marine (CESM), Cyrille P.Coutansais est notamment l’auteur de L’Atlas des empires maritimes (2013, rééd. 2016, Médaille de l’Académie de Marine), de La terre est bleue (2015), et de L’empire des mers. Atlas historique de la France maritime (2015, Grand Prix Jules Verne). -
Vient de paraître La transformation du monde au XIXème siècle de Jürgen
Osterhammel aux éditions Nouveau MondeLe 30 septembre 2017 à 13h01
Vient de paraître La transformation du monde au XIXème siècle de Jürgen
Osterhammel aux éditions Nouveau Monde, "Opus Magnum", 2017, 1250 p. ISBN : 9782369425984 Prix : 34 €.
Traduit de l’allemand par HuguesVan Besien
"Déjà traduit dans une dizaine de langues, ce maître livre d’histoire globale se classe d’emblée par son ambition, son écriture et l’ampleur de ses approches au rang des Braudel ou Hobsbawm (dont il offre un contrepoint libéral).
Cet ouvrage offre un panorama historique particulièrement ambitieux du monde au XIXe siècle, une époque de fort bouleversement. À partir d’une masse de sources et d’une grande variété d’angles de vision se dessine le portrait à facettes d’une époque cruciale de notre histoire. Osterhammel s’appuie sur des structures et des modèles, des ruptures marquées et des continuités, des similitudes et les différences. Cette histoire globale du XIXe siècle est d’abord une histoire des villes, des transports, de la production, des échanges, des migrations, de la démographie, etc. à l’échelle du monde.
Ce sont avant tout les phénomènes transnationaux ou transcontinentaux, non événementiels, qui occupent le devant de la scène. L’objet de cette histoire, ce sont donc les structures « braudéliennes » de la vie quotidienne et des dynamiques à l’œuvre. La mise en service des égouts de Londres est ainsi présentée comme un événement de portée mondiale...
L’auteur décentre le point de vue par rapport à l’histoire nationale et événementielle. Il rétablit le poids des événements hors d’Europe occidentale à une plus juste mesure. C’est bien une histoire post-coloniale et une histoire mondiale, c’est-à-dire ni particulièrement européenne ou nationale, même pour le siècle de la domination européenne (ou « occidentale ») du monde." -
Vient de paraître (en ligne) 75 ans au service du développement. L’Agence Française du Développement, des origines à nos jours sous la direction de François
Pacquement édité par l’AFDLe 28 septembre 2017 à 11h24
Vient de paraître (en ligne) 75 ans au service du développement. L’Agence Française du Développement, des origines à nos jours sous la direction de François
Pacquement édité par l’AFD-Agence Française du Développement, 2017, 266 p. issn : 2492-8313. Téléchargement gratuit, format pdf (5,75 Mo).
Préfaces de RémyRioux et d’AkinwumiAdesina .Le colloque a fait l’objet d’une recension par Philippe Oulmont, dans le dernier numéro d’Outre-mers. Revue d’histoire, tome 105, n° 394-395, 1er semestre 2017, p. 329-332
"75 ans au service du développement marque l’engagement de l’Agence Française de Développement dans une approche tant patrimoniale que scientifique de son histoire.
Réunissant recherches académiques, témoignages, débats, photos d’archives et de films, ces Actes du colloque de décembre 2016 donnent la parole à des chercheurs, des experts et des praticiens, afin de favoriser le croisement des connaissances et capitaliser la diversité des savoirs produits sur le développement.
Dans un contexte d’intense réflexion sur l’avenir de l’aide publique, comprendre cette histoire sur le temps long est primordial. Revenir aux premières formulations de la politique de développement de la France, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ; traverser les décolonisations et les nouveaux enjeux de la coopération et du développement ; accompagner et suivre sur plusieurs décennies les opérations de l’AFD, les acteurs de son histoire et les nouvelles géographies couvertes, voici l’ambition de cet ouvrage."
Auteurs : Akinwumi Adesina, Laurence Badel, Philippe Bauduin, Ron Bevacqua, Luc Bongrand, Pascal Canfin, Thierry Cornaille, Christophe Courtin, Nicolas Courtin, Gordon Cumming, Véronique Dimier, Vincent Duchaussoy, Magali Dupetit, Eric Jourcin, Victoria Lickert, Christophe Mestre, Kako Nubukpo, François Pacquement, Rémy Rioux, Sadio Soukouna et Lola Wilhelm
Merci à François Pacquement d’avoir signalé à la SFHOM la publication/mise en ligne de cet ouvrage important et précieux. -
Vient de paraître Younoussi Touré. L’enfant du lac Takiti au Mali de Younoussi
Touré chez GrandvauxLe 28 septembre 2017 à 10h18
Vient de paraître Younoussi Touré. L’enfant du lac Takiti au Mali de Younoussi
Touré chez Grandvaux, 2017, 356 p. ISBN : 978-2-37163-003-1 Prix : 24 €.
76 photographies N&B de Catherine et Bernard Desjeux, et collection Younoussi Touré.
« Je vais vous raconter l’histoire d’un enfant du lac Takiti, dans la Boucle du Niger. »
"Younoussi Touré – personnalité importante du Mali – se fait conteur pour partager le récit de sa vie, cet enfant qui a saisi la balle au bond de l’histoire avec courage et curiosité depuis son village natal de Niodougou.
Tout y passe : les amis, l’agriculture, la pêche, l’école coloniale, les injustices, la débrouille, l’université, le hasard ramassé comme une certitude au bord du chemin…
En passant par les luttes étudiantes, la recherche obstinée de l’indépendance de son
pays comme programme politique, une indépendance qu’il vivra de l’intérieur avec
enthousiasme comme jeune fonctionnaire au ministère du Plan. Plus tard, il poursuivra sa route avec la même détermination.
Un beau témoignage sur le Mali depuis les années 1950.
À suivre dans un deuxième tome…"
YounoussiTouré est « né vers », à l’époque de la colonisation française, dans une famille de paysans. Après de brillantes études de sciences économiques, il sera tour à tour fonctionnaire au ministère du Plan, directeur de la Banque centrale du Mali, directeur national à la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Mali, puis commissaire à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). En 1992, il fut le premier Premier ministre du Mali démocratique. Plus tard, à partir de 2007, il sera député et président de l’Assemblée nationale.
Merci à Catherine et Bernard Desjeux pour le signalement de ce beau et précieux livre ! -
Vient de paraître Anthropologie des prédations foncières. Entreprises minières et pouvoirs locaux sous la direction de Michèle
Leclerc-Olive aux éditions des Archives contemporainesLe 27 septembre 2017 à 16h59
Vient de paraître Anthropologie des prédations foncières. Entreprises minières et pouvoirs locaux sous la direction de Michèle
Leclerc-Olive aux éditions des Archives contemporaines, 2017, 167 p. ISBN : 9782813002570 Prix : 29,5 €.
"Depuis le tournant des années 2000, l’extraction des matières premières (pétrole, or, métaux rares, etc.) a connu une croissance sans précédent, bouleversant les écosystèmes locaux dans les zones où ces industries s’installent ; des opérations commerciales à grande échelle accaparent des terres paysannes et de grandes agences de coopération soutiennent des programmes de modernisation de la production agricole qui finissent par priver des communautés villageoises de leurs terres. Et alors que ces mutations n’entraînent que désarroi, déracinement et paupérisation, les logiques économiques et financières qui les préconisent se prétendent inéluctables. Ces politiques sont en effet formulées le plus souvent dans un appareillage théorique qui entrave l’élaboration de problématiques alternatives.
Cet ouvrage poursuit donc un double objectif. D’une part, en réunissant des analyses anthropologiques de situations très diverses (Asie, Afrique, Amérique latine), il montre la similitude (et la complexité) des situations locales où des populations, soutenues ou non par les pouvoirs locaux, par des associations, des ONGs, des instances publiques, affrontent (ou composent avec) les stratégies des entreprises étrangères et les politiques de l’État. Il accorde une attention particulière aux mutations des argumentaires et des dispositifs de « gouvernance » autour des objets de conflit (terre, eau, environnement, richesses minières, etc.). En donnant à connaître l’histoire de ces confrontations, parfois longue de plusieurs décennies, il espère transmettre au lecteur un peu de l’expérience vécue par ces populations souvent oubliées des récits médiatiques. D’autre part, conscient que nos habitudes de pensée confèrent la prééminence aux formules élaborées par ces économies extractivistes elles-mêmes – telle la notion de mine durable, par exemple –, cet ouvrage entend également dénaturaliser les catégories qui formatent le sens commun et conditionnent l’acceptabilité sociale de telles pratiques prédatrices : sont en jeu non seulement l’avenir de ces sociétés, mais celui de toute la planète."
leclerc-olive-tdm.pdf
MichèleLeclerc-Olive est chercheure honoraire (HDR) membre du laboratoire (IRIS-CNRS-EHESS). Agrégée de mathématiques et probabiliste, docteur en sociologie, ses travaux, à la fois empiriques et théoriques, s’inscrivent dans plusieurs champs de recherche : philosophie de l’incertitude, épistémologie du
temps et anthropologie du biographique, philosophie politique, anthropologie de l’espace public, traduction et plurilinguisme. Ses dernières recherches portaient sur la philosophie pragmatiste américaine de l’entre-deux-guerres, sur les pratiques de décision sur les marchés financiers et sur les expériences migratoires. Elles sont centrées actuellement sur l’anthropologie des transactions autour des richesses minières en Afrique de l’Ouest et sur les épistémologies néolibérales.
-
Vient de paraître Le goût de l’or blanc. Le sucre en France au XVIIIe siècle de Maud
Villeret aux PU de Rennes et PU François-RabelaisLe 26 septembre 2017 à 22h45
Vient de paraître Le goût de l’or blanc. Le sucre en France au XVIIIe siècle de Maud
Villeret aux Presses Universitaires de Rennes et Presses Universitaires François-Rabelais, "Tables des hommes", 2017, 402 p. ISBN : 978-2-7535-5667-6 Prix : 24 €.
Préface de NatachaCoquery .
"À la fin du XVIIIe siècle, le sucre autrefois considéré comme un produit de luxe devient un aliment nécessaire pour une partie des classes populaires. Le fil conducteur de cet ouvrage consiste à comprendre comment le sucre s’est diffusé dans l’alimentation des Français au XVIIIe siècle, selon quels vecteurs, quelle chronologie et quelles sont les transformations économiques, sociales et culturelles induites par la consommation croissante du nouvel aliment. L’étude porte sur la vallée de la Loire, de Nantes, un des premiers ports coloniaux du royaume, à Orléans, premier centre de raffinage.
Ce livre éclaire la croissance du trafic ligérien, l’essor des détaillants (limonadiers, épiciers, confiseurs) et surtout la naissance d’une industrie, les raffineries de sucre, qui comptent parmi les premières manufactures agroalimentaires.
L’originalité de cet ouvrage est d’envisager la distribution du sucre de manière totale, de l’échelle européenne à l’échelle locale, du port à la boutique et à la table des Français, à la croisée de l’histoire économique, politique, culturelle et sociale."
beyondthestate-toc.pdf
MaudVilleret est agrégée et docteure en histoire. Ses recherches portent sur la consommation, la diffusion des produits exotiques et les différents acteurs du commerce. -
Appel à communication pour le Colloque international ’Mixité et métissage dans l’histoire, XIXe-XXe siècle’ (Paris, 4-6 décembre 2017)
Le 26 septembre 2017 à 22h22
Appel à communication pour le Colloque international
"Mixité et métissage dans l’histoire, XIXe-XXe siècle"
Cera-IHTP (Centre de formation et de recherche contre le racisme et l’antisémitisme-Institut d’Histoire du Temps Présent) - Université Paris 8
IUF (Institut Universitaire de France)
CHCSC-UVSQ (Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)
Paris, 4-5-6 décembre 2017
Les propositions de communications doivent adresser avant le 6 octobre 2017 (délai repoussé)
"La figure du “métis” et la hantise du métissage occupent une place centrale dans l’imaginaire raciste et antisémite. Le foisonnement terminologique autour de ces catégories atteste tout à la fois de leur centralité et du caractère universel des pratiques auxquelles elles renvoient : half-cast, mulâtre, quarteron, chabin… Dénuées de tout fondement biologique, les notions de « métissage » ou de « mariages mixtes » sont des constructions sociales qui n’en ont pas moins joué un rôle important dans la formation et l’assignation des identités et dans l’élaboration de « biopolitiques ». En Europe occidentale comme dans les Empires coloniaux, les « métissages » étaient le plus souvent réprouvés qu’il s’agisse de mariages entre personnes de différentes religions, nationalités ou « races » -suivant la terminologie d’usage. Perçue comme autant de menaces sur un ordre social protégé par des frontières de diverse nature, la pratique du « métissage » suscita différents types de législations entre politiques d’assimilation des rejetons issus des unions mixtes ou relégation dans une altérité radicale. Au sein des États assumant ouvertement une politique raciste et/ou antisémite, les mariages mixtes furent souvent interdits. Ainsi, au cours des années trente et pendant la Seconde Guerre mondiale, la question des “mischlinge”, des « demi-juifs » fut une obsession pour les nazis et un véritable casse-tête pour la plupart des États antisémites, dans le contexte des années trente et de la Seconde Guerre mondiale. Même lorsqu’il n’existait pas de statut spécifique pour les conjoints ou les descendants de mariages mixtes, ceux-ci subirent aussi, dans la plupart des cas, des discriminations quoique moins sévères, en général que les celles qui frappaient les conjoints juifs.
Dans les dernières décennies du XXe siècle, la notion de métissage a fait l’objet d’une re-sémantisation chargée de connotations positives. Vue comme un processus irrépressible, la mixité a été valorisée dans le champ culturel, les notions de métissage ou de transferts étant objectivées comme autant de processus constitutifs de l’histoire de l’humanité, perçus comme facteurs d’enrichissement plutôt que comme vecteurs de corruption ou de déperdition des patrimoines culturels et artistiques. Elle a également été investie d’espoirs politiques et philosophiques, notamment par des organisations internationales telles que l’UNESCO, ou encore théorisée à travers, par exemple, la notion connexe de créolisation développée par Édouard Glissant.
En dépit (ou peut-être en raison) du processus de mondialisation et de l’intensification des migrations au long cours, les résistances n’ont pas disparu. Métissage et mixité suscitent encore aujourd’hui, fantasmes, craintes et rejet. À droite et à l’extrême-droite, ils sont perçus comme un facteur de décadence des sociétés occidentales confrontées à la perte de leur identité. À gauche, non sans paradoxe, le refus de la mixité est porté par certains mouvements antiracistes tandis que sur la scène artistique, certains mouvements livrent bataille contre les phénomènes qualifiés « d’appropriation culturelle ».
Ce colloque international voudrait, moyennant une approche principalement, mais non exclusivement, historique, appréhender la « question du métissage » dans une perspective qui mette en relations les enjeux idéologiques, politiques, sociaux et culturels. Sans nous priver d’éclairages de longue durée, nous voudrions analyser les enjeux et les pratiques relatifs à la question du métissage lors des XIXe et XXe siècles, et dans une perspective d’histoire du temps présent. Il s’agira moins de proposer un tableau évolutif à visée exhaustive que d’interroger les facettes multiples d’une question, de considérer ce qui se noue (et se dénoue) autour de la mixité et du métissage dans différents contextes spatiaux-temporels.
Quatre approches seront ainsi privilégiées :
Représentations
Entre mixophobie et mixophilie (Taguieff), on confrontera les différents types d’imaginaires associés à l’idée de “croisement” entre des individus d’origine, de culture ou de religions différentes de qu’ils se dégagent de textes savants, littéraires, de discours religieux ou politiques ou de productions des médias.
Pratiques
Une deuxième approche consistera à aborder la question du métissage dans une perspective d’histoire sociale en examinant ce que signifie la mixité –ou son refus- en terme de stratégie d’élévation sociale , de subversion d’un ordre établi ou d’affirmation de valeurs alternatives. Le prisme du genre devra nécessairement être considéré, la mixité pouvant conduire à certaines formes d’émancipation ou venir aggraver des rapports de domination.
Politiques
Une troisième section s’attachera à explorer les ressorts des politiques relatives à la mixité, au niveau des États, des autorités religieuses et des instances s’exprimant au nom des groupes communautaires ou des mouvements antiracistes.
Métissages et transferts culturels
Une dernière section reviendra sur les enjeux culturels du métissage, ou des mouvements hostiles de dénonciation de différentes formes « d’appropriation culturelle » à partir de quelques études de cas paradigmatiques sur leurs mécanismes."
Les propositions en français ou en anglais (une page maximum) sont à adresser à avant le 15 septembre 2017 accompagnées d’un CV à l’adresse suivante :
metissagecfp@gmail.com
Information communication sur la liste de diffusion de l’AHCESR
par Marie-Anne Matard-Bonucci. La date de proposition de communication, initialement prévue au 15 septembre, est repoussée au 6 octobre 2017.
Article mis en ligne le 30 août 2017 et mis à jour le 26 septembre 2017.















