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"Sortie de guerre et colonies", appel à communication pour une journée d’étude organisée par la SFHOM & Outre-mers, revue d’histoire
Le 18 février 2017 à 15h23
SORTIE DE GUERRE ET COLONIES
APPEL À COMMUNICATION
Appel à contribution pour une journée d’étude organisée par Outre-mers, revue d’histoire.
Propositions à adresser à la SFHOM avant le 30 mars 2017, délai de rigueur.
Une première journée d’étude organisée par la Société française d’histoire des outre-mers (SFHOM) et portant sur la Première Guerre mondiale dans les colonies a permis de publier un numéro spécial sur "Les empires dans la Grande Guerre" (1-2016) dans la revue Outre-Mers. Revue d’histoire. Un second volet devait suivre de façon à clore ce cycle d’études.
Prévue pour l’automne 2017, cette 2e journée d’étude souhaiterait aborder la question des sorties de guerres aux colonies, sous un angle comparatif incluant l’espace colonial français et les espaces coloniaux des autres pays. Quatre axes sont privilégiés.
1/ La démobilisation des troupes coloniales
Une première analyse sur les démobilisations souhaiterait questionner à la fois le moment et les modalités des « retours au pays ». Il s’agit d’abord de s’interroger sur le moment où les soldats sortent effectivement de la guerre et de se demander si les guerres coloniales qui se poursuivent en Orient (Syrie) ou en Afrique du Nord (Rif) n’entraînent pas de nouveau des recrutements importants alors même que la démobilisation des Blancs s’effectue en Europe. Il serait également souhaitable de questionner la manière dont les tirailleurs ont été maintenus sur le Rhin, alimentant, comme on le sait déjà, les fantasmes sur la ‘honte noire’. Dans ce contexte, et à titre d’exemple, quel a été le sort du petit contingent siamois déployé à la fin du conflit, quel a été celui des prisonniers indiens du camp de Wünsdorf ? Globalement, ces hommes ont-ils été les premiers à partir, ou au contraire les derniers à quitter la métropole après avoir enseveli les corps, retrouvé les disparus, subi pour certains vexations et accusations, mais aussi fait des rencontres nouvelles ? En d’autres termes, a-t-il existé pour les troupes dites de couleur une autre démobilisation, une sorte de démobilisation-seconde qui aurait transformé leur retour au pays en une véritable odyssée à l’instar de celle qu’a vécue Ulysse en revenant de Troie ?
2/ Les retombées économiques de la Première Guerre mondiale dans les colonies
Au-delà de la question des flux des rapatriements, des transferts d’un front à un autre qui amènent à reconsidérer la géographie des démobilisations selon un schéma d’histoire globale, l’on souhaiterait scruter également les modalités de transition de la guerre à la paix au début des années 1920 dans les colonies. On s’interrogera ainsi sur les suites sanitaires pour les blessés et mutilés de guerre dans leur vie outre-mer, sur l’accueil des « gueules cassées » des colonies, sur la reprise et la récession de l’économie dans les outre-mers, sur les espoirs d’investissements de « mise en valeur » nourris au tournant de ces années 1920, sur les retombées des avancées technologiques (armement surtout) dans la conduite des opérations. Y-a-t-il eu, sur ce point, transfert d’une technologie à des fins de coercition, utilisation d’un mythe de la puissance dépassant largement la force réelle du colonisateur ou, au contraire, un abandon progressif des colonies à leurs difficultés de développement ?
3/ L’impact politique de la Première Guerre mondiale
Deux thématiques pourraient se dessiner ici. On se penchera tout d’abord sur la sortie de guerre comme moment de transition juridique du protectorat vers le mandat, de mise en œuvre – au moins par le discours – d’une tutelle coloniale compatible avec la Société des Nations. Se pose alors la question de la réception des mandats dans un monde arabe qui se pensait à l’abri de la colonisation mais également dans des ex-colonies allemandes en Afrique qui passent sous un nouveau régime. À l’échelle impériale, la classification des mandats (A, B, C) avait-elle un sens ? Se pose aussi la question de l’action des pays colonisés dans la création de la SDN, et à l’inverse du rôle que joue l’organisation internationale dans le réinvestissement de la géographie coloniale, dans l’acceptation des frontières avant la réclamation d’une autonomie plus grande. On s’interrogera donc aussi sur le rôle des colonisés dans les mouvements politiques qui ont émergé après 1918. Les mouvements pan-noirs des années 1920-1921, les mouvements-jeunes d’Afrique et du monde arabe ou les mouvements communistes en Asie ont joué certes un rôle important, mais nous souhaiterions aussi mettre en relief celui des anciens combattants de retour chez eux, voire celui des travailleurs. Ont-ils été porteurs d’ouvertures et de réflexions intellectuelles plus larges (comme celles de l’accession aux droits) ou au contraire se sont-ils faits les thuriféraires de la Plus Grande France ou du Greater Britain ? Enfin, comment sur fond de réflexions oscillant entre séparatisme ou coopération, la nouvelle idéologie, le bolchevisme, a été reçue aux colonies ?
4/ Mémoires de la Première Guerre mondiale dans les empires
Nous souhaiterions enfin poser la question des modalités de la mise en place d’une mémoire de guerre, celle des traces de la Grande Guerre dans les empires. Trouve-t-elle sa place au sein des garnisons coloniales ou l’école devient-elle l’un des vecteurs de la mémorialisation ? Quelle est la place des villes et des villages dans l’érection des lieux de mémoire, celle des manuels scolaires ? Au-delà, quand et comment et par qui ont été entreprises les commémorations de la Grande Guerre dans l’ensemble des colonies ? Des études spécifiques sur les processus mémoriels aux colonies – l’India Gate à Dehli ou le mémorial indien de Neuve-Chapelle (Pas de Calais), le Monument aux Héros de l’Armée Noire de Bamako et sur le rôle éventuel des associations d’anciens combattants – seraient les bienvenues. On souhaiterait aussi pouvoir questionner la part prise par les « arts premiers » dans ces processus commémoratifs. Fait-on une distinction entre les grands artistes et les « petits artistes » de la mémoire ? Dans le(s) discours, trouve-t-on dans les colonies, comme en France et en Europe, des propos pacifistes qui s’opposeraient à un discours sacrificiel ? La commémoration apparaît-elle, enfin, comme un moment de rapprochement entre colonisés et colonisateurs ou débouche-t-elle plutôt sur la prise de conscience des écarts entre les groupes ?
Modalités :
Une proposition de communication de 300 mots environ et une courte présentation des auteurs doit être envoyée à Julie d’Andurain – julie.andurain@gmail.com – avant le 30 mars 2017, délai de rigueur. Les propositions des jeunes chercheurs seront particulièrement bienvenues et valorisées.
Le Comité de rédaction se prononcera sur les candidatures au début du mois d’avril pour annoncer au 15 avril les candidatures retenues. Le programme prévoit d’organiser une journée d’étude sur un jour ou deux à Paris en novembre 2017 avec les candidats retenus, puis de publier les articles dans Outre-Mers. Revue d’histoire en décembre 2018.
Pour la SFHOM, Julie d’Andurain
http://www.sfhom.com/
sortie_de_guerre_et_colonies.pdf
Pour télécharger l’appel à communication, cliquer sur le lien
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Vient de paraître Recaptured Africans. Surviving Slave Ships, Detention, and Dislocation in the Final Years of the Slave Trade de Sharla M.
Fett aux University of North Carolina PressLe 10 février 2017 à 18h11
Vient de paraître Recaptured Africans. Surviving Slave Ships, Detention, and Dislocation in the Final Years of the Slave Trade de Sharla M.
Fett aux University of North Carolina Press, 2017, 312 p. ISBN : 978-1-4696-3002-1 Prix : 35 $.
"In the years just before the Civil War, during the most intensive phase of American slave-trade suppression, the U.S. Navy seized roughly 2,000 enslaved Africans from illegal slave ships and brought them into temporary camps at Key West and Charleston. In this study, Sharla Fett reconstructs the social world of these “recaptives” and recounts the relationships they built to survive the holds of slave ships, American detention camps, and, ultimately, a second transatlantic voyage to Liberia. Fett also demonstrates how the presence of slave-trade refugees in southern ports accelerated heated arguments between divergent antebellum political movements—from abolitionist human rights campaigns to slave-trade revivalism—that used recaptives to support their claims about slavery, slave trading, and race.
By focusing on shipmate relations rather than naval exploits or legal trials, and by analyzing the experiences of both children and adults of varying African origins, Fett provides the first history of U.S. slave-trade suppression centered on recaptive Africans themselves. In so doing, she examines the state of “recaptivity” as a distinctive variant of slave-trade captivity and situates the recaptives’ story within the broader diaspora of “Liberated Africans” throughout the Atlantic world."
recaptured-africans-toc.pdf
Sharla M.Fett is professor of history at Occidental College. -
Vient de paraître Des avocats “indigènes” dans l’Alger coloniale. De l’accès à la profession aux défis de l’indépendance de Christian
Phéline aux éditions RiveneuveLe 10 février 2017 à 12h46
Vient de paraître Des avocats “indigènes” dans l’Alger coloniale. De l’accès à la profession aux défis de l’indépendance de Christian
Phéline aux éditions Riveneuve, 2016, 222 p. ISBN : 978-2-36013-405-2 Prix : 18 €.
"Une mince phalange d’avocats d’origine musulmane s’est lentement constituée dans l’Algérie coloniale comme composante d’une possible élite moderne. Si le rôle de certains d’entre eux dans la défense des militants nationalistes était déjà connu, un accès aux archives jusque-là inexplorées du barreau d’Alger permet, pour la première fois, de retracer leur sociohistoire politique sur les trois derniers quarts de siècle de la domination française sans ignorer la diversité de leurs trajectoires individuelles. Pour accéder à une profession défendant avec âpreté son rang dans la société coloniale, ils ont dû surmonter bien des obstacles, tant juridiques que sociaux. La radicalisation des positions devant la guerre de libération, les mesures d’exception et les assassinats politiques finiront par mettre à mal l’apparente solidarité du corps. Si la génération d’avocats militants d’avant 1962 aura par la suite été largement exclue du pouvoir, la défense par le barreau de son indépendance demeure, dans l’Algérie d’aujourd’hui, l’un des points d’appui pour la construction toujours attendue d’un État de droit."
Lié à l’Algérie par sa famille depuis quatre générations, ChristianPhéline a été coopérant au ministère de l’Agriculture et de la Réforme agraire peu après l’ indépendance. Exerçant des responsabilités dans l’administration française de la culture et des médias, il est l’auteur de L’aube d’une révolution : Margueritte (Algérie), 26 avril 1901 (Privat, 2012) et Un Guadeloupéen à Alger : Me Maurice L’Admiral (1864-1955) (Riveneuve, 2015). Il a aussi participé à l’édition critique du récit de Charles Poncet Camus et l’impossible trêve civile (Gallimard, 2015).
Information signalée sur le site Histoire du droit des colonies :
https://www.histoiredroitcolonies.fr/Vient-de-paraitre-Christian-Pheline-Les-avocats-indigenes-dans-l-Alger
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Balade radiophonique dans l’exposition ’L’Afrique des routes’ dans La Fabrique de l’Histoire
Le 9 février 2017 à 12h09
Balade radiophonique dans l’exposition ’L’Afrique des routes’
dans La Fabrique de l’Histoire (9 février 2017)
Une balade radiophonique par Séverine Liatard et Françoise Camar,
avec Catherine Coquery-Vidrovitch, commissaire associée,
Et Gaëlle Beaujean, commissaire de l’exposition et responsable de collections Afrique.
L’Afrique des routes, au Musée du Quai Branly, jusqu’au 12 novembre 2017.
(Ré)Écouter l’émission - Télécharger l’émission (50,1 Mo)
Source de l’information :https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/expositions-44-balade-radiophonique-dans-lexposition-lafrique-des -
Vient de paraître Local Subversions of Colonial Cultures. Commodities and Anti-Commodities in Global History sous la direction de Harro
Maat et SandipHazareesingh chez Palgrave MacmillanLe 8 février 2017 à 12h59
Vient de paraître Local Subversions of Colonial Cultures. Commodities and Anti-Commodities in Global History sous la direction de Harro
Maat et SandipHazareesingh chez Palgrave Macmillan, "Cambridge Imperial and Post-Colonial Studies Series", 2016, XI-213 p. ISBN : 978-1-137-38109-5 Prix : 58 £ (existe aussi en version électronique).
"This book brings together original, state-of-the-art historical research from several continents and examines how mainly local peasant societies responded to colonial pressures to produce a range of different commodities for distant markets. It shows how producers were often able to subvert these processes in their quest for viable alternative livelihoods. In particular, it introduces the fresh concept of the ’anti-commodity’, to indicate local, sustainable forms of production steeped in values other than simply economic ones. The book will appeal to readers eager to find out more about the histories of some familiar items of everyday consumption such as rice, cotton, sugar and tobacco, as well as to those with a keen interest in the histories and cultures of African, Asian and Caribbean societies. Finally, it offers new directions in both historical and contemporary research on the continents beyond Europe."
localsubversions-toc.pdf
SandipHazareesingh is Research Fellow in the History Department at the Open University, UK. He is the author of The Colonial City and the Challenge of Modernity (2007), and is currently researching the interactions between peasant livelihoods, colonial policies, climate and environment in nineteenth and twentieth century western India.
HarroMaat is Sociologist and Historian of Agricultural Science and Technology at the Knowledge, Technology and Innovation group of Wageningen University, Netherlands. His main focus is on crop improvement in the colonial period and current (bio)technologies for international development in India, South-East Asia and Africa.
On trouvera davantage de renseignements sur le site Commodity Histories : http://www.commodityhistories.org/ -
Vient de paraître L’empire Indochinois. Le gouvernement général de l’Indochine, de la création de l’Union indochinoise au rappel de Richaud (1887-1889) d’Éric
Gojosso aux Presses universitaires juridiquesLe 8 février 2017 à 12h42
Vient de paraître L’empire Indochinois. Le gouvernement général de l’Indochine, de la création de l’Union indochinoise au rappel de Richaud (1887-1889) d’Éric
Gojosso aux Presses universitaires juridiques (Université de Poitiers) et LGDJ-Lextenso, "Collection de la Faculté de droit et des sciences sociales - Essais" (n° 78), 2016, 472 p. ISBN : 979-10-90426-55-9 Prix : 27 €.
"Que sait-on de la naissance et des commencements de l’Union indochinoise ? Peu de choses en vérité. Pourtant la structure mise en place en 1887, dans l’urgence et non sans incohérences, tint un rôle majeur dans la pérennisation de la présence française en Indochine jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
À peine tempéré par les quelques pages que l’on trouve parfois dans certains ouvrages, ce désintérêt étonne d’autant plus que le poste de gouverneur général fut l’un des plus convoités de l’empire ultramarin.
Ajoutant à l’exotisme un prestige fondé sur la dévolution de compétences extraordinaires, il ne pouvait laisser indifférent administrateurs et politiques.
Représentant de la France, le chef de l’Union indochinoise était au contact de sociétés parmi les plus avancées et de monarques dont la légitimité était souvent plus ancienne que la République à laquelle ils se trouvaient assujettis. Chez les politiques, plusieurs virent dans un tel emploi le moyen de lancer ou relancer une carrière qui stagnait. Le détour asiatique leur permit d’obtenir ou de retrouver un portefeuille ministériel et aussi, fugitivement, d’accéder à la présidence du conseil, voire à la magistrature suprême.
Sans doute est-ce le poids écrasant de pareilles personnalités qui a détourné l’attention des tout premiers instants, de sorte que les débuts effectifs de l’Indochine française dateraient peut-être de Lanessan (1891-1894), sinon, selon l’opinion longtemps dominante, de Doumer (1896-1902). Avant eux, il n’y aurait rien, du moins rien qui fût digne d’une enquête retraçant les étapes d’un cheminement couronné de succès. Il est vrai que les années 1887-1889, à plus d’un titre décisives, furent marquées par l’incertitude et l’instabilité. Le contexte n’était propice ni en Extrême-Orient où la colonisation se heurtait à des adversaires déterminés, ni en France où la République « des républicains » commençait à charrier son lot de crises : le régime était déjà ébranlé par les affaires Wilson-Grévy et Boulanger ; les fils du scandale de Panama venaient de se nouer. Résultat tangible de cette agitation, les cabinets ministériels se succédaient à une cadence effrénée et la politique coloniale s’en ressentait. Sans doute la logique de concentration qui soudait de plus en plus étroitement radicaux et opportunistes eut-elle ici le mérite d’indiquer une ligne directrice finalement consensuelle : à gauche, les partisans de l’abandon du Tonkin reculaient.
Néanmoins, pour appartenir à la même majorité, les hommes qui assumaient le pouvoir étaient loin de se rejoindre sur l’organisation à promouvoir pour doter la France d’un instrument institutionnel durable. Si les différences les séparant étaient moins de nature que de degré, les projets qu’elles sous-tendaient semblaient évoluer entre deux pôles résolument antagoniques, l’administration directe ou le protectorat.
L’histoire de ces tâtonnements est instructive : elle jette un jour nouveau sur des notions qui ne sont pas aussi tranchées qu’on veut le croire, révélant par là que, dès lors qu’il s’agit d’imprimer sa domination, les nuances restent théoriques. Dans l’ordre des faits, les choix du colonisateur s’imposèrent toujours absolument, qu’ils fussent relayés par les « indigènes » ou les Européens. Il n’empêche que cette séquence initiale est celle durant laquelle non seulement les bases furent posées, mais aussi les remèdes identifiés, en attendant d’être réellement appliqués dans des circonstances plus heureuses, une décennie plus tard. Et sur ce point, il importait de mettre en lumière le rôle d’un haut fonctionnaire injustement tombé dans l’oubli, dont les idées annonçaient les réalisations de Doumer : Etienne Richaud. Il est vraiment le premier à avoir donné corps à l’empire indochinois rêvé par Paul Bert."
Agrégé d’histoire du droit, ÉricGojosso est professeur à l’Université de Poitiers où il enseigne l’histoire du droit public et du droit colonial. Après avoir été doyen de la Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers, il dirige aujourd’hui l’École doctorale droit et science politique Pierre Couvrat, commune aux Universités de Poitiers, Limoges, La Rochelle, Angers et Le Mans. Très engagé dans la vie institutionnelle, il donne néanmoins régulièrement des cours et des conférences en France et à l’étranger et poursuit une activité de recherche qui s’est traduite par la publication d’une dizaine d’ouvrages, directions incluses, et de nombreux articles.
Il a travaillé pendant près de quinze ans sur l’histoire du droit public et des idées politiques de l’époque moderne et s’intéresse en parallèle depuis 2010 à l’histoire juridique de l’Indochine française. Il participe à ce titre au Réseau Interdisciplinaire Colonisations Décolonisations (RICODE).
Information diffusée sur le site Histoire du droit des colonies :
https://www.histoiredroitcolonies.fr/Eric-Gojosso-L-empire-Indochinois-Le-gouvernement-general-de-l-Indochine-de-la -
Mise en ligne de trois ouvrages bibliographiques de Laurence
Porgès sur le Sénégal et l’Afrique noire francophoneLe 5 février 2017 à 19h13
Nous sommes très honorés, à nouveau, qu’un auteur ait accepté la mise en ligne sur le site de la Sfhom de trois de ses ouvrages, ici des guides bibliographiques d’une grande utilité (ces trois ouvrages sont de vrais références) concernant le Sénégal et l’Afrique noire francophone.
Nous remercions vivement Madame LaurencePorgès d’avoir autorisé la mise en ligne des trois ouvrages suivants (grâce à l’entremise bénéfique de Charles Becker) :
– Bibliographie des régions du Sénégal, Dakar, Ministère du Plan et du Développement, 1967. (30,1 Mo)
– Bibliographie des régions du Sénégal. Complément pour la période des origines à 1965 et mise à jour 1966-1973, Paris - La Haye / Agence de Coopération Culturelle et Technique - Mouton, 1977. (52,7 Mo)
– Sources d’information sur l’Afrique noire francophone et Madagascar. Institutions, répertoires, bibliographies, Paris, Orstom – Ministère de la Coopération – La documentation Française, 1988. (27,0 Mo)
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Appel à contribution pour le colloque "Le massacre de Pya-Hodo en pays kabiyè (Nord-Togo), 60 ans après : les leçons d’un passé qui ne passe pas !" (Université de Kara, Togo, 2-4 octobre 2017)
Le 5 février 2017 à 15h54
Appel à contribution pour le colloque
"Le massacre de Pya-Hodo
en pays kabiyè (Nord-Togo), 60 ans après
Les leçons d’un passé qui ne passe pas !"
Université de Kara, Togo
Du 2 au 4 octobre 2017
Appel à communication valable jusqu’au 28 février 2017
colloque_pya-hodo-2.pdf
"Le 21 juin 1957, il y a 60 ans, à Pya-Hodo, en pays kabiyè, la population profita de la visite de la mission des Nations Unies, conduite par le Libérien King, pour exprimer son rasle-bol contre l’Administration coloniale française au Togo. Face à l’opposition des villageois à un mandat d’arrêt contre un certain Bouyo Moukpé, la troupe coloniale (gendarmes et gardes-cercle), sur ordre de l’adjoint au commandant de cercle, tira sur la foule réunie au marché. Ce fut un massacre ! On déplora une vingtaine de morts et plusieurs blessés (Gayibor 1997 : 215). La mission n’a eu d’autres moyens que de déplorer l’incident lié à la situation politique de l’époque qu’elle qualifia de tendue, d’acerbe et de meurtrière. Alors qu’on croyait la région acquise à l’administration française, on découvrit que les victimes étaient des manifestants favorables à l’indépendance immédiate du Togo, une position défendue par le parti du Comité de l’Unité Togolais (CUT) et la Juvento (Tcham 1994 : 203). Presque un an après cette répression, plus précisément le 27 avril 1958, à l’instar de la majorité des Togolais, les habitants de cette région ont préféré l’indépendance à l’autonomie interne. Plus tard, au temps du parti unique RPT, en mémoire de tous ceux qui sont tombés sous les balles du colonisateur français, ce 21 juin 1957, une stèle, de marbre blanc, fut érigée à Pya-Hodo, avec l’inscription suivante : "Ils sont morts pour que vive le Togo". Ces mots introduisent les noms de la vingtaine de victimes de ce massacre et rappellent la lutte menée par les peuples togolais pour se libérer du joug colonial.
Cet événement, douloureux et sanglant, n’a pas été particulier à Pya-Hodo. En effet, à Vogan, à Mango, ainsi qu’ailleurs à l’échelle du territoire et en Afrique, pendant toute la période coloniale, les Togolais et les Africains ont dû affronter, avec détermination, des répressions de ce genre, à chaque fois qu’ils ont voulu manifester leur résistance contre la politique coloniale. Ces différentes formes de résistance ont cumulé leurs effets et permis ainsi l’accession des colonies d’Afrique à la souveraineté. Quelles sont les différentes formes de résistance, de dissidence et de lutte manifestées par les peuples africains au début de la colonisation et qui se sont amplifiées à compter des années 1930, pour se radicaliser partout après la Seconde Guerre mondiale ? Comment les pouvoirs coloniaux s’y sont-ils pris pour tenir en respect les populations en révolte ? Quel souvenir la mémoire collective a-t-elle conservé de ces répressions coloniales ? Aussi, par quel processus, grâce à quels acteurs et par quels moyens les territoires colonisés d’Afrique ont-ils réussi à conquérir leur émancipation ? De même, quels efforts les dirigeants des jeunes Etats ont-ils déployés afin de répondre aux immenses aspirations des peuples tout en gérant l’héritage colonial, qu’il s’agisse des questions liées à la diversité ethnique, aux frontières et au développement économique ?
Autrement dit, quelle lecture peut-on faire de la gestion économique, sociale, culturelle et politique des territoires jadis colonisés ?
C’est pour répondre à ces questions que le présent colloque est organisé. A travers le prétexte de la répression coloniale de Pya-Hodo (au Nord-Togo) du 21 juin 1957, ce colloque veut revisiter la problématique des luttes anticoloniales en mettant en exergue les traumatismes causés par les répressions au sein des populations victimes. Ce sera également l’occasion de questionner la notion de « passés qui ne passent pas », tant les souvenirs demeurent encore vifs au sein des communautés qui ont enduré le martyr. Il s’agira aussi d’analyser de pareils cas dans d’autres espaces, que ce soit dans les territoires français, britanniques ou autres. Enfin, il sera question d’interroger la façon dont sont gérés les Etats africains, plus de cinquante ans après les indépendances.
Axes thématiques
Les organisateurs invitent les chercheurs de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, à soumettre des propositions de communication originales s’inscrivant dans l’un des sept axes non exhaustifs suivants :
- Axe 1 : Méthodologie et problèmes des sources de l’histoire des résistances et des luttes pour l’indépendance ;
– Axe 2 : Les passés qui ne passent pas ou les traumatismes de l’histoire et la problématique des commémorations en question ;
– Axe 3 : Acteurs de la lutte pour l’indépendance : stratégies et résultats ;
– Axe 4 : Méthodes de répression des mouvements de revendications de l’indépendance ;
– Axe 5 : Partisans et opposants de l’indépendance immédiate : les acteurs et les arguments en présence ;
– Axe 6 : L’accession à l’indépendance, du rêve à la réalité ;
– Axe 7 : Les défis (économiques, sociaux, culturels et politique) de la gestion des pays postcoloniaux d’Afrique.
Par ailleurs, une attention particulière sera accordée aux témoins du massacre de PyaHodo pour partager avec les participants, leurs versions des faits.
Date et lieu
Le colloque est organisé par le Département d’Histoire de l’Université de Kara. Il se tiendra à l’Université de Kara, du lundi 2 au mercredi 4 octobre 2017.
Modalités de soumission
Les personnes souhaitant présenter une communication à ce colloque sont priées d’envoyer un CV succinct et un résumé de 300 signes en français ou en anglais
avant le 1er mars 2017
aux adresses suivantes : ekouzan2001@yahoo.fr ; jotsigbe@gmail.com.
La sélection des propositions retenues sera faite par un comité scientifique et les réponses seront envoyées aux auteurs le 31 mars 2017 au plus tard.
Les langues du colloque seront le français et l’anglais.
Les communications, d’une longueur maximale de 60 000 signes ou 10 000 mots (espaces, notes et bibliographie compris), seront évaluées par le Comité scientifique. A cet effet, elles devront être envoyées au Secrétariat du Colloque avant le 31 mai 2017 aux adresses suivantes : ekouzan2001@yahoo.fr ; jotsigbe@gmail.com
Lors du Colloque, les communications retenues feront l’objet d’une présentation de 15 minutes en Power point.
Frais d’inscription et de participation
Enseignants-chercheurs : 25 000 FCFA
Etudiants : 10 000 FCFA
Les conditions matérielles d’organisation du colloque seront précisées ultérieurement. En tout état de cause, en raison de l’insuffisance de moyens des structures d’appartenance des organisateurs de cette manifestation scientifique, il sera probablement demandé aux participants de se prendre en charge, voyage et/ou séjours compris, ou, à tout le moins, une participation dont le montant sera fonction des fonds que les organisateurs seront en mesure de mobiliser auprès des organismes de financement de ce genre de manifestation.
Comite d’organisation
Komlan KOUZAN, Maître de Conférences, Histoire, Université de Kara ;
Bammoy NABE, Maître de Conférences, Histoire, Université de Kara ;
Koffi Nutefé TSIGBE, Maître de Conférences, Histoire, Université de Lomé ;
Essohanam BATCHANA, Maître de Conférences, Histoire, Université de Lomé ;
Koffi Amouzou SOSSOU, Maître de Conférences, Histoire, Université de Kara ;
Komla ETOU, Maître de Conférences, Université de Lomé ;
Kuwédaten NAPALA, Maître de Conférences, Histoire, Université de Kara
Nakpane LABANTE, Maître de Conférences, Histoire, Université de Kara.
Ilaboti DIPO, Maître-assistant, Histoire, Université de Kara.
Comité Scientifique international
Président d’honneur
Prof. Komlan SANDA, Président de l’Université de Kara
Vice-président d’honneur
Prof. Adama KPODAR, Vice-président de l’Université de Kara
Membres :
Prof. Théodore Nicoué Lodjou GAYIBOR, Université de Lomé ;
Prof. Adovi N’buéké GOEH-AKUE, Université de Lomé ;
Prof. Kodjona KADANGA, Université de Lomé ;
Prof. Essoham ASSIMA-KPATCHA, Université de Lomé ;
Prof. Koffi Badjow TCHAM, Université de Lomé ;
Prof. Thiou Komla TCHAMIE, Université de Lomé ;
Prof. Benjamin Kokou ALONOU, Université de Lomé ;
Prof. Agrégé Kako NUBUKPO, Université de Lomé ;
Prof. Willy BATENGA, Université de Ouagadougou ;
Prof. Simon-Pierre EKANZA, Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan ;
Prof. Sylvain AGNINIKIN, Université d’Abomey-Calavi ;
Prof. Moustapha GOMGNIMBOU, Directeur de Recherches à Ouagadougou ;
Prof. Hugues MOUCKAGA, Université Omar Bongo ;
Prof. Alexis Mengue M’OYE, Université Omar Bongo ;
Prof. Scholastique DIANZINGA, Université Marien Ngouabi ;
Prof. Jean-François OWAYE, Université Omar Bongo ;
Prof. Dominique NGOÏE-NGALLA, Université Marien Ngouabi ;
Prof. Jérôme ALLADAYE, Université Abomey-Calavi ;
Prof. Ousséyinou FAYE, Université Cheikh Anta DIOP de Dakar ;
Prof. Akoété AMOUZOU, Université de Kara.
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Histoires coloni@les de Thierry Anjubault est en ligne !
Le 5 février 2017 à 14h12
Nous sommes très heureux de pouvoir vous présenter le si riche travail de recension de Thierry Anjubault, Histoires coloni@les, concernant l’histoire coloniale, impériale et ultramarine. Nous en sommes vivement reconnaissant envers son auteur, lequel a accepté la mise en ligne de son travail sur le site de la Sfhom, grâce à l’entremise de notre cher Charles Becker.
Le site de la Sfhom a déjà commencé d’accueillir des ressources concernant l’histoire coloniale, impériale et ultramarine. Depuis l’origine, de nombreux liens Internet ont été proposés. Nous avons récemment eu l’honneur de mettre en ligne la thèse d’État de Roger Pasquier et dans quelques heures, nous allons proposer trois ouvrages bibliographiques de référence, concernant le Sénégal et l’Afrique noire francophone de Laurence Porgès. Une rubrique de ressources devrait bientôt voir le jour, pour rendre plus accessible encore ces outils et d’autres à suivre !
En attendant, il convient de rendre à nouveau hommage à Monsieur Thierry Anjubault, dont nous mettrons à jour le document environ tous les quatre mois, en le laissant présenter son riche travail (de plus de 1000 pages !)
Bonne découverte :
"Le présent document a d’abord été conçu à des fins strictement personnelles : il permet de recenser et d’identifier les données textuelles concernant l’histoire coloniale, publiées en français après 1945 et téléchargeables ou imprimables en accès gratuit sur internet, qui ont retenu mon attention." histoires_coloni_les_janvier_2017_sfhom.pdf -
Vient de paraître Les Parlementaires d’outre-mer de Jacques
Binoche aux éditions EdilivreLe 4 février 2017 à 16h31
Vient de paraître Les Parlementaires d’outre-mer de Jacques
Binoche aux éditions Edilivre, 2016, 224 p. ISBN : 9782334150804 Prix : 19 € (1,99 € pour la version électronique en pdf).
"Les parlementaires d’outre-mer, suivant l’histoire de la République en France, ont conservé cet esprit d’attachement aux institutions démocratiques. Après avoir longtemps réclamé en vain des aides pour le développement de leurs circonscriptions, leurs budgets ont été calculés au plus juste par une métropole hostile aux dépenses coloniales. À la fin de la Troisième République, la plupart des anciennes colonies sont dans un état misérable. Après la seconde Guerre mondiale, les parlementaires d’outre-mer se montrent beaucoup plus ouverts à la décolonisation que leurs collègues de Métropole. Par leur courage politique, les parlementaires africains et musulmans algériens bravent l’opinion des populations locales agacées par la lenteur des réformes. Mais après 1962, tout change. Les élections ne sont plus autant perturbées. On ne voit plus se faire élire des Métropolitains en mal de siège et la représentation d’outre-mer rentre dans l’ordre. Si rien, aujourd’hui, ne différencie plus l’outre-mer de la métropole, une certaine originalité subsiste chez les parlementaires d’outre-mer. Aujourd’hui, il n’est plus question de les présenter comme des Français du « Midi et demi ». Il n’est plus question non plus de voir chez eux des aventuriers ou des « coloniaux de Paris ». On ne voit plus non plus de parlementaires ultra-décorés comme l’étaient beaucoup de députés et sénateurs musulmans d’Algérie après 1945. Il n’est pas davantage question de rechercher chez eux une forme d’exotisme comme autrefois chez les élus des vieilles colonies ou après la guerre de 1939-1945 en Afrique. Aujourd’hui, tout a bien changé. Ce sont toujours de grands voyageurs, ouverts sur le monde. Conscients des changements humains, eux-mêmes de multi cultures, ils apportent aux Chambres françaises un nouveau vent de modernité. "
JacquesBinoche , dit Schnuki, est né en 1938 au Maroc. Après quelques années de vie militaire, dont 2 ans en Algérie de 1960 à 1962, il a entrepris une carrière universitaire. Il a enseigné successivement en Allemagne, en Autriche, au Cameroun, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et en Amérique.
Il est l’auteur d’une thèse d’État intitulée Le Rôle des élus de l’Algérie et des colonies au Parlement sous la Troisième République (1871-1940), Université de Poitiers, 1987, 7 vol., 2 194 p.
Marié et père de quatre filles, il partage aujourd’hui son temps entre Tahiti et la Californie.
Nous tenons à remercier Monsieur Jacques Binoche pour nous avoir signalé cette parution. Je me permets de transmettre en son nom des salutations amicales tous les membres de la Société. Monsieur Jacques Binoche a publié notamment deux articles dans la revue de la Sfhom, dont voici les références (et le lien vers Persée) :
« Les élus d’outre-mer au Parlement de 1871 à 1914 », Revue française d’ histoire d’outre-mer, LVIII, N° 210, 1er trimestre 1971, pp. 82-115.
« Le rôle des élus de l’Algérie et des colonies au Parlement sous la Troisième République (1871-1940) », Revue française d’ histoire d’outre-mer, LXXV, 3e trimestre 1988, pp. 309-346.

















