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Vient de paraître Les Indes et l’Europe. Histoires connectées, XVe-XXIe siècles de Jean-Louis Margolin et Claude Markovits chez Gallimard
Le 27 mai 2015 à 15h23
Vient de paraître Les Indes et l’Europe. Histoires connectées, XVe-XXIe siècles de Jean-Louis Margolin et Claude Markovits chez Gallimard, "Folio histoire" (n° 246), 2015, 976 p. ISBN : 9782070462179 Prix : 14,90 €.
"Les lndes ? Ce sont l’Asie du Sud (lnde, Pakistan, Bangladesh, Népal, Bhoutan, Ceylan et Maldives) et l’Asie du Sud-Est (péninsule dite « indochinoise », Birmanie comprise, guirlande insulaire de Sumatra jusqu’aux Moluques – lndonésie, Philippines, Brunei, Timor –, Malaisie et Singapour constituant une zone de transition).
Pourquoi connecter en une seule histoire l’Europe et ces deux sous-régions, si différentes entre elles ? Les relations culturelles et commerciales qui reliaient étroitement les pays d’Asie méridionale, en particulier le commerce des tissus indiens qui servaient de monnaie d’échange, renforcent chez les Européens, lorsqu’ils arrivent et installent des comptoirs à partir de la fin du XVe siècle, la perception qu’il n’y a là qu’une seule région. lls l’appellent désormais les lndes.
Alors, c’est l’histoire d’une rencontre ? Au milieu du XVIIIe siècle, la présence européenne revêt une autre dimension avec la colonisation anglaise de l’lnde, espagnole des Philippines, hollandaise de Java. Mais l’Asie du Sud-Est dans sa masse ne passe sous I’imperium de l’Europe qu’à la fin du XIXe siècle. Événement devenu majeur au fil des siècles, cette colonisation donne lieu en Europe à une connaissance anthropologique des langues, grammaires, religions et civilisations asiatiques. En Asie, très précocement, les métissages entremêlent peuples et cultures, et la complexité des interactions interdit à l’historien toute opposition binaire entre 0rient et 0ccident. Les sociétés coloniales elles-mêmes sont la production, commune et conflictuelle, des Européens et des autochtones. Écrire l’histoire de cette rencontre et de ses modalités si variées, tout en rompant avec des historiographies étroitement nationales, est un défi que relèvent Jean-Louis Margolin et Claude Markovits."
Merci à Guillaume Gaudin d’avoir signalé l’ouvrage sur Twitter :
https://twitter.com/guigaud1/status/603277575352365056 -
Appel à communications pour une journée d’études sur le thème : "Marchands, exilés, missionnaires et diplomates : Les Français et les États-Unis, 1789-1815" (La Rochelle, 13 novembre 2015)
Le 27 mai 2015 à 15h09
Appel à communications
Marchands, exilés, missionnaires et diplomates
Les Français et les États-Unis, 1789-1815
13 novembre 2015 à La Rochelle.
Date-limite pour les propositions de communications : 1er juin 2015
Tangi Villerbu, MCF HDR d’histoire contemporaine au CRHIA-La Rochelle, lance un appel à communications pour une journée d’études organisée le 13 novembre 2015 à La Rochelle. sur le thème :
"Marchands, exilés, missionnaires et diplomates : les Français et les États-Unis, 1789-1815". Axe 1 : Mondes atlantiques, sociétés, échanges et pouvoirs
"Cette journée d’études doit être l’occasion de revisiter ce que furent les États-Unis pour les Français à l’époque de la Révolution et de l’Empire. Les manières de penser et de dire les États-Unis – la construction d’un imaginaire américain – importent, certes, mais il s’agira surtout ici de montrer comment les mots se transforment en actes. Comment les Français, concrètement, ont fait d’une manière ou d’une autre une expérience étatsunienne à une époque ou les deux pays vivent en parallèle la construction de nouveaux systèmes politiques et de modes de réinvention culturelle au sein d’un monde atlantique en plein bouillonnement..."
Appel à communications
Lieu :
Université de La Rochelle, UFR FLASH, 1 parvis Fernand Braudel
17042 LA ROCHELLE Cedex 1
Contact :
Tangi Villerbu
tangi.villerbu@univ-lr.fr -
Viennent de paraître les Actes de Michel Debré dans l’histoire de l’île de La Réunion (1963-1988) sous la direction d’Yvan Combeau
Le 27 mai 2015 à 12h02
Viennent de paraître les Actes de la journée d’étude Michel Debré dans l’histoire de l’île de La Réunion (1963-1988) sous la direction d’Yvan Combeau.
Pour plus de détails sur l’ouvrage, contacter : cresoi-univ-reunion.fr@orange.fr
"Le 5 mai 1963, Michel Debré est élu député de l’île de La Réunion. L’ancien premier ministre du Général de Gaulle pénètre sur la scène politique insulaire. Il devient l’élu de la première circonscription et le demeure pendant un quart de siècle… Dans la relation Debré-La Réunion, le temps de ses six mandats de député n’est pas une parenthèse et l’île pas davantage un écart dans son itinéraire politique. Sur cette période (1963-1988), le présent livre rassemble des textes sur les implications (locales, nationales, internationales) de cet engagement politique. Un livre où se croisent l’histoire et les mémoires, un livre qui souligne l’empreinte politique de Michel Debré dans l’histoire de la vie politique de La Réunion."
Yvan Combeau, Professeur d’histoire contemporaine, Directeur du Centre de Recherches sur les sociétés de l’océan Indien
Pour compléter cet ouvrage, on signalera la mise en ligne, Canal U, de la captation vidéo de cette journée d’étude :
https://www.canal-u.tv/video/universite_de_la_reunion_sun/l_ile_de_la_reunion_de_michel_debre.13337
Sur la journée d’étude, on pourra consulter la page suivante :
http://www.cresoi.fr/Journee-d-etudes-Michel-Debre-dans -
Appel à contribution "La Conférence de Bandung et sa constellation" (Indonésie, 27-31 octobre 2015)
Le 27 mai 2015 à 11h44
Appel à contribution
La Conférence de Bandung et sa constellation
Bandung conference, Bandung spitit, Bandung era, Bandung constellation
A Historiographical Attempt
Indonésie, 27-31 octobre 2015
International Seminar
National Archives of the Republic of Indonesia
Jakarta, Indonesia, October 27-28, 2015
Abstract deadline : May 31, 2015
For more details : http://www.bandungspirit.org/
Bandung Conference
"The 1955 Bandung Asian-African Conference was a turning point in world history. For the first time representatives of the former colonised nations united their forces and proposed alternatives to the world order dominated by the superpowers. It is the birthday of the so-called Third World countries, a term that indicates the willingness of those nations to take position outside the two blocks of superpowers. The conference triggered solidarity movements among peoples, countries, states and nations of Africa and Asia. It made possible the representation of African and Asian countries in the UN and the recognition of the voice of colonised peoples in the world order. It accelerated the complete reconquest of independence of Africa and Asia. It led to the Non-Aligned Movement between the two blocks of superpowers. It allowed the newly independent countries to lead a development based on their national, popular and sovereign interests. It contributed enormously to the prevention of a possible third World War and to the evolution of humanity towards a more just and peaceful world.
Bandung Spirit
The Bandung Conference gave birth to an idiom : Bandung Spirit. Yet, the exact meaning of the Bandung Spirit has not yet been defined. It is often associated with anti-colonialism, liberation, solidarity… Some claimed it as non-alignment to the two blocs of superpowers. Others summarised it as a call 1) for a peaceful coexistence among the nations, 2) for liberation of the world from the hegemony of any superpower, from colonialism, from imperialism, from any kind of domination of one country by another, 3) for building solidarity towards the poor, the colonised, the exploited, the weak and those being weakened by the world order of the day and 4) for their emancipation.
Bandung Era
Following the Bandung Conference, the participating countries led their respective national development and at the same time struggled for securing their independence and sovereignty between the two blocs of superpowers. It was the period when Soekarno spoke at the UN “TO BUILD THE WORLD ANEW” and put forward the concept of NEFO (New Emerging Forces) and TRISAKTI (political, economical and cultural sovereignties) as the antithesis of OLDEFO (Old Established Forces),…. He proposed concrete actions through CONEFO (Conference of the New Emerging Forces) and GANEFO (Games of the New Emerging Forces). However, the period of development generated by the Bandung Conference started to end tragically sometime between 1965-1970 by the overthrow or assassination of the leaders inspired by the Bandung Spirit (Patrice Lumumba, Soekarno, Modibo Keita, Kwame Nkrumah, Ben Barka, Che Guevara, Amilcar Cabral…), the abortion of their development projects, the entry of their country into the Western Block circle. This period was called later the Bandung Era. The exact ending year of the Bandung Era has not yet been established unanimously. Some proposed 1970 as the ending year of the Bandung Era marked by the passing away of the two main leaders of the Bandung Conference : the African Gamal Abdel Nasser and the Asian Soekarno, and the following radical change of the political orientation of the two countries towards the Western Block (Indonesia under Soeharto’s Orde Baru and Egypt under Anwar Sadat’s Infitah). Certain suggested 1980 with the rise of Thatcher and Reagan in power leading the world under the neoliberalism and taking back the control over the Third World after their lost during the Bandung Era. Others put forward 1990 due to the fall of the Berlin wall and the end of Soviet Union, which means the end of bipolarism and non-alignment.
Bandung Constellation
Like a big bang, the Bandung Conference generated stars, planets, comets, meteors… forming a constellation of conferences, cultural festivals, social and solidarity movements, associations/organisations/institutions, business fora, research institutes, study centres, academic periodicals, news magazines… based on, inspired or provoked by the Bandung Conference. In term of conferences, they are, for example, the Asian-African Student Conference, the Asian-African Writer Conference, the Asian-African Journalist Conference, the Conferences of Cairo, of Conakry, of Belgrade (Non-Alignment), of Moshi, of Havana (Tricontinentale), etc. In terms of organisation, they are, for example, AAPSO (Afro-Asian People’s Solidarity Organisation), JAALA (Japan Asia Africa Latin America) Solidarity Committee, the Soviet Afro-Asian Solidarity Committee, Afro-Asian-Latin American Peoples’ Solidarity, AFRASEC (Afro-Asian Organisation for Economic Cooperation), Association of Asian Studies in Africa (Zambia), AARDO (African-Asian Rural Development Organization), AALCO (Asian-African Legal Consultative Organization), AASGON (Africa Asia Scholars Global Network), etc. In academic world, the Bandung Conference gave birth to area studies dedicated to Africa and Asia, such as Graduate School of Asian and African Area Studies (Kyoto University, Japan), Research Institute for Languages and Cultures of Asia and Africa (Tokyo University, Japan), Ferguson Centre for African and Asian Studies (USA), Institute of Asian and African Studies (Moscow, Russia), Centre for African and Asian Studies (Great Zimbabwe University), Asian and African Cultural Studies Certificate (St. John University, USA), Institute of Asian and African Studies (The Hebrew University of Jerusalem), Department of Asian and North African Studies (Ca’ Foscari University of Venice), Asien-Afrika-Institut (Universität Hamburg, Germany), Department of African and Asian Studies (Nnamdi Azikiwe University Awka, Nigeria), Department of African and Asian Studies (University of Khartoum, Sudan), Faculty of Asian and African Studies (Saint-Petersburg State University, Russia), etc. This is accompanied by publications of academic periodicals as well as news magazines, such as African and Asian Studies (Brill, the Netherlands), Asian and African Studies (Slovak Academy of Sciences in Bratislava, Slovakia). Journal of Asian and African Studies (SAGE, UK), Journal of Asian and African Studies (Tokyo University), Afro-Asian Journal of Finance and Accounting (UK), Asia and Africa today (Russian Academy of Sciences, Russia), Journal of Identity, Culture & Politics : An Afro-Asian Dialogue (CODESRIA, Senegal), Solidarity and Peace Journal of AAPSO Nepal (Nepal), news magazine Afrique Asie (France), etc.
Main questions
Now, 60 years after the Bandung Conference, how is our state of knowledge of the Bandung Conference and its constellation ? How was Bandung Spirit translated into actions in Asia and Africa ? What did happen in Asia and Africa during the Bandung Era in term of development ? What were the conferences, organisations, studies and publications generated by the Bandung Conference ? What were the origin, development and impacts of every conference, organisation, study and publication generated by the Bandung Conference ?
Themes
It is to answer those questions that we organise a seminar on “BANDUNG CONFERENCE, BANDUNG SPIRIT, BANDUNG ERA, BANDUNG CONSTELLATION : A Historiographical Attempt”. Researches on local, national or diplomatic primary archives from divers countries are recommended in order to write or rectify true histories around the Bandung Conference. In addition to or in absence of the primary archives, printed press and audio-visual archives may be exploited.
The seminar will be focused on four dimensions of the Bandung Conference namely Bandung Conference, Bandung Spirit, Bandung Era and Bandung Constellation.
1. Bandung Conference in local and national history.
The Bandung Conference has been written in several books. However, none has revealed how was the Bandung Conference perceived by the people (communities, associations, organisations) and the government at local and national levels in diverse countries of Africa and Asia. It is time now to look at national archives, especially of the countries participating in the conference, but also the archives of the press and the oral stories of the remaining living witnesses.
2. Bandung Spirit as a framework of analysis of the state of the world.
The Bandung Spirit can be summarised through four keywords : peaceful coexistence, liberation, solidarity and emancipation. How is the state of the world today seen from those four keywords ? The analyses are to be applied at local, national, regional as well as international level. The peaceful coexistence today may include the question of ethnic and religious conflicts inside and among the nations in addition to the wars for the control of the access to natural resources. The liberation is facing today the persistent structures of domination in world order, especially in the field of technology, finance, media, armament and access to natural resources. The solidarity today deals not only with charitable actions towards the victims of natural disasters, but also with the sharing of the resources and the wealth of the world. The emancipation is confronted with the obstacles for the people to access to their basic needs : food, clothing, housing, but also freedom for association and expression.
3. Bandung Era as a historical period in international order.
The Bandung Era, between 1945 and 1990, is the first wave of the rise of the peoples of the South dominated by the North. During the Bandung Era, the North was forced to adjust itself to the request of the South. After the Bandung Era, the North has taken back its control over the world through neo-liberal globalisation. It is necessary to write what exactly happened in every Asian and African country in term of development during the Bandung Era. It will also help to define the exact year of the end of the Bandung Era, as it is not yet clear whether it is 1970, 1980, 1990, or other year.
4. Bandung Constellation : origin, development and impacts.
The contours and the content of the Bandung Constellation have not yet been known completely. It is time to define them through tracing back their origin, development and impacts. It is necessary to focus our work on the most important manifestations following the Bandung Conference. They are at least four : Conferences, Organisations, Studies and Publications. It will be interesting to write the history of every manifestation from the perspective of every participating country based on the following questions : what was the origin, how did it develop and what were its impacts ? Compiled in a book, it will form at the same time a history and a directory of the Bandung Constellation.
Possible topics
The seminar may include topics such as the followings. Other relevant topics may be proposed :
– From Bandung to Belgrade : key steps and key persons
– The reactions of the West/North to the Bandung Conference and its constellation
– The Cold War : advantages and disadvantages for the Third World
– The Bandung Conference and communist movements
– The evolution of Chinese engagement in Africa
– The emerging economies : rupture or continuity of the Bandung Era ?
– The contemporary world seen from the Bandung Conference perspective
– The G77 : creation, development, achievement
Seminar Coordinator :
Darwis Khudori, University of Le Havre, France
darwis.khudori@univ-lehavre.fr -
Paru récemment Outlaws of the Atlantic Sailors, Pirates, and Motley Crews in the Age of Sail de Marcus Rediker chez Beacon Press
Le 27 mai 2015 à 09h59
Vient de paraître Outlaws of the Atlantic Sailors, Pirates, and Motley Crews in the Age of Sail de Marcus Rediker chez Beacon Press, 2014, 248 p. ISBN : 978-080703309-8 Prix : 26,95 $.
"This maritime history “from below” exposes the history-making power of common sailors, slaves, pirates, and other outlaws at sea in the era of the tall ship.
In Outlaws of the Atlantic, award-winning historian Marcus Rediker turns maritime history upside down. He explores the dramatic world of maritime adventure, not from the perspective of admirals, merchants, and nation-states but from the viewpoint of commoners—sailors, slaves, indentured servants, pirates, and other outlaws from the late seventeenth to the early nineteenth century. Bringing together their seafaring experiences for the first time, Outlaws of the Atlantic is an unexpected and compelling peoples’ history of the “age of sail.”
With his signature bottom-up approach and insight, Rediker reveals how the “motley”—that is, multiethnic—crews were a driving force behind the American Revolution ; that pirates, enslaved Africans, and other outlaws worked together to subvert capitalism ; and that, in the era of the tall ship, outlaws challenged authority from below deck.
By bringing these marginal seafaring characters into the limelight, Rediker shows how maritime actors have shaped history that many have long regarded as national and landed. And by casting these rebels by sea as cosmopolitan workers of the world, he reminds us that to understand the rise of capitalism, globalization, and the formation of race and class, we must look to the sea." -
Séminaire "Sociétés de l’océan Indien occidental"
Le 27 mai 2015 à 09h37
Séminaire
Sociétés de l’océan Indien occidental
"Adoption et adaptation des normes et modèles globaux
dans les sociétés de l’océan Indien occidental"
Salle 864, 8e étage, bât. Olympe de Gouges
place Paul Ricoeur, rue Albert Einstein
75013 Paris
Séance du jeudi 28 mai, 17h :
Nathalie Carré (Inalco), La place des Comoriens dans les expéditions – et les récits de voyage – au XIXe siècle
Ce séminaire entend examiner comment les sociétés de l’océan Indien occidental (Afrique australe, Afrique orientale, îles Comores, Madagascar et Mascareignes) ont adopté, adapté ou au contraire rejeté les influences et les modèles venus des grands centres des économies mondes qui ont façonné la région (de l’ancienne métaculture islamique à celle plus récente des mondialisations atlantiques des XIXe et XXe siècles). Les approches sont glocales, sensibles aux structures internes des sociétés, tout en mettant en avant leurs intégrations dans des schémas plus larges. Pour mieux saisir les continuités et les changements, notre approche se veut pluridisciplinaire et se situe dans la longue durée. Les interventions de géographes, de linguistes, d’anthropologues et d’historiens viseront à mieux comprendre les dynamiques d’extraversion caractéristiques des sociétés de l’océan indien occidental.
Programme :
Programme détaillé
22 janvier 2015 à 17h :
Michael Reidy (University of Cape Town) : "The Case of the Collector (1800-01) : Illegal Slave Traffic at the Cape of Good Hope at the turn of the 19th Century"5 février 2015 à 17h :
Noël J. Gueunier, "Situations linguistiques aux Comores et dans le sud-ouest de l’Océan Indien du XIXe siècle à aujourd’hui."19 février 2015 à 17h :
Didier Nativel (LAM Bordeaux), "Les mondes sensoriels de J-J. Rabearivelo. Tananarive, années 1930"5 mars 2015 à 17h :
Isabelle Denis (Paris 4), "Les sœurs saint Joseph de Cluny à Mayotte. Regards d’européennes sur une société de l’océan Indien."12 mars 2015 à 17h :
François Roubaud (IRD), Mireille Razafindrakoto (IRD), Jean-Michel Wachsberger (Lille 3), discussions autour des “Crises à Madagascar”19 mars 2015 à 17h :
Pauline Monginot, "Marché mondialisé de l’art et production artistique des sociétés de l’océan Indien occidental (Maurice, Madagascar, Kenya)"26 mars 2015 à 17h :
Sophie Blanchy (LESC Univ. Nanterre), "Communautés et échanges sociaux à Mohéli : une épure des institutions et un reflet de l’histoire de l’archipel"2 avril 2015 :
S. F. Sanchez (Cessma Univ. Paris Diderot) & R. Thiébaut (Imaf Leiden Univ.), "Les généalogies royales malgaches revisitées. Nouvelles approches de l’histoire de Madagascar aux XVIIe et XVIIIe siècles."Jeudi 7 mai à 17h :
Violaine Tisseau (Imaf Paris 1) & Perrine Simon (Cessma Univ. Paris Diderot), "Les domestiques dans les sociétés coloniales de l’océan Indien (approches littéraires et historiques)"vendredi 22 mai, 17h :
Elisabeth Rossé (Paris 10), Cultes lignagers et enjeux politiques dans les associations d’originaires du Sud de Madagascar (Tandroy de Toliara)Jeudi 28 mai, 17h :
Nathalie Carré (Inalco), La place des Comoriens dans les expéditions – et les récits de voyage – au XIXe siècleMercredi 17 juin, 16h :
Patrick Harries (Univ. Basel), Forced Immigration, New Communities and New Identities : Mozambiques at the Cape of Good HopeContacts :
– Violaine Tisseau : violaine.tisseau@gmail.com
– Samuel F. Sanchez : samuelfsanchez@gmail.comHistoire des sociétés de l’océan Indien occidental : http://hsoio.hypotheses.org/
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Projection-débat "Une reine africaine "Sarraouinia" avec les Cahiers d’Histoire (Paris, 29 mai 2015)
Le 26 mai 2015 à 23h20
Projection-débat "Une reine africaine "Sarraouinia"
Un film de Med Hondo
Cinéma et histoire des résistances au colonialisme
Vendredi 29 mai 2015 à 19h00
6 avenue Mathurin Moreau, Paris 75019 (Métro Colonel Fabien)
Entrée libre et gratuite
Présentation de la projection-débat
A l’initiative des Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique, à l’occasion de la publication du n° 126 des Cahiers d’Histoire, « Rebelle face à l’ordre colonial ».
Avec le soutien de la fondation Gabriel Péri (http://gabrielperi.fr/)
Débat animé par Didier Monciaud (Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique)
Avec Elara Bertho, spécialiste de l’Afrique (Université Sorbonne Nouvelle, Paris III)
"Med Hondo est un réalisateur, scénariste, acteur et producteur français. Né en 1936, à Oujda, ses racines sont au nord-ouest de l’Afrique, entre Mauritanie, Algérie et Maroc. Il découvre le théâtre et devient acteur. Au cinéma, il joue dans Un homme de trop (1966) de Costa-Gavras et dans Promenade avec l’amour et la mort (1969) de John Huston. En 1969, il réalise avec très peu de moyens Soleil Ô sur la condition des ouvriers immigrants. Sélectionné à Cannes, il remporte plusieurs prix mais son film est interdit par la suite dans divers pays.
La question du colonialisme est au cœur de son travail artistique. En 1973, il réalise Les Bicots Nègres vos voisins sur la vie des immigrés et le racisme en France. Il tourne ensuite deux films sur la lutte des Sahraouis et du Front Polisario. Avec West Indies, les nègres marrons de la liberté (1979), il propose un récit sur l’esclavage et le colonialisme dans les Caraïbes. Citons deux autres de ses réalisations : Lumière noire (1994) et Watani, un monde sans mal (2002).
En 1986, son film Sarraounia obtient le grand prix du Fespaco au Burkina Faso et le prix du meilleur film au festival de Londres. Sarraounia, « reine » en langue haoussa, évoque une reine africaine chez les Azna dans le sud-ouest du Niger actuel. Cette chef politique et religieuse résiste en 1899 à la « mission Voulet-Chanoine », expédition française de conquête coloniale du Tchad marquée par des massacres longtemps occultés par les autorités et l’historiographie françaises. La tradition orale africaine va faire de cette reine une figure populaire, exaltant sa résistance aux Français et lui attribuant des pouvoirs de sorcière.
Longtemps méconnue, cette femme devient un mythe dynamique sur la base d’une réinvention littéraire par Abdoulaye Mamani. En 1980, cet homme de lettres nigérien publie Sarraounia, le drame de la reine magicienne (Abdoulaye Mamami, Sarraounia : le drame de la reine magicienne, Paris, L’Harmattan, 1980). En réaction aux silences et au mépris de l’historiographie française, il propose une version africaine de l’histoire de la colonisation. Sarraounia apparait alors comme une jeune et belle rebelle, courageuse guerrière et devient un symbole politique.
En 1986, Med Hondo adapte ce roman et évoque la bataille de Lougou où les Aznas, peuple Hausa et animiste, affrontent sous la direction de la reine Sarraounia les forces françaises de la mission Voulet-Chanoine. Sarraounia apparait comme une héroïne dépourvue d’ambitions personnelles, préoccupée par la paix et l’indépendance. Elle devient un symbole de la lutte contre la colonisation." -
Colloque "Esclavage, traite, et exploitation des êtres humains au regard du Droit" (Pointe-à-Pitre, 28-30 mai 2015)
Le 26 mai 2015 à 22h59
Colloque et séminaire
Esclavage, traite, et exploitation des êtres humains au regard du Droit
en France et dans son espace colonial et ultramarin, du Code Noir à nos jours
Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 28-30 mai 2015
"Loin d’être un phénomène révolu et propre à l’époque coloniale, l’esclavage et la traite des êtres humains font partie du quotidien mondial. D’après l’ONG Walk Free, on estime à plus de 30 millions le nombre de personnes adultes dans le monde réduites en esclavage, et à plus de 20 millions celles victimes de la traite des êtres humains (notion recouvrant actuellement différentes pratiques d’exploitation économique de la personne humaine), chiffre qui serait d’ailleurs largement sous-évalué. Pour attirer l’attention sur ce véritable fléau, l’ONU a d’ailleurs lancé le 30 juillet 2014 une Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite. Les enfants sont particulièrement touchés, notamment dans le cadre de pratiques que l’OIT, dans le sillage de la Convention internationale de 1956 (complétant celle de 1926), estime « analogues » à l’esclavage : jusqu’à 215 millions d’enfants âgés de 5 à 17 ans seraient en effet concernés par des situations d’esclavage domestique, de travail ou de mariages forcés, recrutés dans des conflits armés ou prostitués. Ces phénomènes, souvent qualifiés de « formes modernes d’esclavage », sont également d’une actualité brûlante en Europe (selon la Commission européenne, le nombre de personnes victimes de la traite aurait augmenté de 18% entre 2008 et 2010), et en France en particulier, où l’on estime à entre 8.000 et 40.000 le nombre de personnes réduites en esclavage, et jusqu’à 270.000 (selon l’OIT), le nombre de celles victimes de la traite.
Or, bien que la France, après avoir aboli l’esclavage colonial en 1848, décision confirmée par le sénatus-consulte de 1854, ait ratifié et introduit en droit interne les conventions internationales de prohibition et de répression de l’esclavage, et reconnu l’esclavage « collectif » puis plus précisément « colonial » comme « crime contre l’humanité », avec la loi Gayssot de 1990 et l’article 212-1 du Nouveau Code pénal d’une part, puis la loi Taubira du 21 mai 2001 d’autre part, elle était paradoxalement dépourvue d’un arsenal juridique suffisant, et particulièrement d’une incrimination précise de l’esclavage « individuel », permettant de lutter plus efficacement contre les situations de ce type relevées sur son territoire, notamment dans un rapport rendu en 2001 par la Mission d’information de l’Assemblée nationale sur les formes de l’esclavage aujourd’hui. Suite à des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme de 2005 et de 2012 la condamnant en ce sens, la France a fini par réagir, et la loi du 5 août 2013 a introduit dans le Code pénal les crimes de réduction en esclavage et d’exploitation d’une personne réduite en esclavage (art. 224-1 A, B et C), ainsi que les délits de travail forcé (art. 225-14-1) et de réduction en servitude (art. 225-14-2), complétant ainsi le dispositif normatif français de lutte contre ces formes d’asservissement et d’exploitation de la personne humaine. Comment les acteurs de terrain, ainsi que les parquets, chargés de l’application de la loi, ont-ils pu mobiliser ces nouveaux outils législatifs, et quelles applications jurisprudentielles ceux-ci ont-ils reçus depuis leur mise en vigueur ?
En ce qui concerne la traite des êtres humains, la France a également été contrainte de tirer les conséquences des exigences européennes exprimées par une directive du 5 avril 2011 invitant les États membres de l’Union, dans le sillage de la Convention du Conseil de l’Europe dite de Varsovie de 2005, à modifier la définition et à renforcer l’incrimination de la traite, ce qui a été accompli avec la loi du 5 août 2013 actualisant le cadre juridique introduit dès 2003 dans le Code pénal (art. 225-4-1 et s.). Plus récemment, et alors qu’un rapport de la Commission européenne de 2013, constatant que le nombre de condamnations pour trafic d’êtres humains avait baissé sur le territoire de l’Union alors même que le nombre de victimes augmentait, en a déduit un déficit d’efficacité dans les mesures de prévention et de répression, le Gouvernement a présenté en mai 2014 un Plan d’action national triennal (2014-2016) de lutte contre la traite des êtres humains, sous la forme de 23 mesures (dont la Commission nationale consultative des droits de l’homme – CNCDH – est chargée du suivi), incluant notamment un dispositif de repérage des flux financiers clandestins (« Tracfin »), ainsi qu’une circulaire du ministère de la Justice aux parquets les incitant à retenir autant que possible les faits de « traite » dans leurs poursuites judiciaires. Qu’en est-il de la mise en œuvre de ce nouveau cadre juridique et de ce plan d’action gouvernemental, un an après le lancement de ce dernier ?
Telles sont les questions que le colloque abordera tant au niveau national qu’en zone ultramarine, et en Guadeloupe en particulier, à travers l’expérience des parquets, des juges et des avocats, mais aussi des associatifs sur le terrain, ayant été confrontés à ces situations, alors que la CNCDH termine un rapport sur la situation des droits de l’homme en Outre mer et que le dispositif national « Ac. Sé », piloté par l’association ALC et cité comme l’instrument principal de la protection des victimes de la traite en France par le Plan d’action national, a l’ambition de couvrir également les territoires antillo-guyanais.
Par ailleurs, la proximité à la fois historique, géographique et culturelle de la République d’Haïti avec la France et les Antilles françaises donnera l’occasion d’ouvertures comparatives avec ce territoire et sa population, notamment d’une part à l’égard du phénomène traditionnel et endémique des « reste avec », estimés à entre 150.000 et 500.000 personnes, et d’autre part de la condition juridique et matérielle de certains travailleurs (ou autres migrants) haïtiens tant en République Dominicaine qu’en Guadeloupe.
Bien que centré sur l’actualité juridique, ce colloque revêtira aussi une importante dimension historique et mémorielle. Il se tiendra précisément à l’occasion de la commémoration des 330 ans du Code Noir, texte éminemment symbolique du passé colonial esclavagiste de la France, et du début de la Décennie des personnes d’ascendance africaine lancée par l’ONU, et s’intercalera, d’une part, entre l’ouverture de la « Route de l’esclave » en Guadeloupe annoncée par un colloque international sous l’égide de l’UNESCO en décembre 2014, et d’autre part l’ouverture au public du Mémorial ACTe (Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage), prévue en juillet prochain, après son inauguration officielle par le président de la République programmée pour le 10 mai.
Alors que la recherche récente en histoire du droit colonial a révélé des éléments et documents nouveaux à propos de l’Édit de mars 1685, il s’agira en effet de faire le point sur les avancées scientifiques à ce sujet et de rappeler les travaux et les publications récents, en cours et à venir sur l’histoire juridique de l’esclavage, de l’ « engagisme » (tant Blanc qu’Indien), et de la condition des « gens de couleur » aussi bien sur le territoire métropolitain de la France que dans son espace colonial et ultramarin (y compris les Mascareignes : La Réunion et Maurice), ainsi que les formes d’exploitation que la France a laissé se perpétrer sous le second empire colonial, telles que l’esclavage domestique et le travail forcé.
D’autre part, mais toujours dans le sillage de l’Histoire, le colloque poursuivra la réflexion sur les aspects juridiques de la question des réparations de l’esclavage colonial et de la traite négrière, laissée en partie ouverte par la loi Taubira de 2001, et déjà abordée par le Département Histoire du CAGI et le GREHDIOM, dès un colloque co-organisé avec l’association Racines sous l’égide de l’UNESCO en décembre 2006, puis lors de la Journée commémorative du 220e anniversaire de la première abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, qui s’est tenue en Guadeloupe le 4 février 2014 dans le cadre des 2e Journées du Grand séminaire des outre mers (GHSOM) consacrées aux résistances politiques à l’esclavage dans l’espace colonial français.
Enfin, cette manifestation scientifique se donnera également pour ambition de réfléchir à une meilleure définition et à un meilleur classement juridique des formes classiques et modernes d’esclavage, de traite et d’exploitation des êtres humains, notamment à travers la gradation actuelle adoptée dans le Code pénal entre travail forcé, réduction en servitude, traite, réduction en esclavage et exploitation d’une personne réduite en esclavage, gradation dont il conviendra de tenter de préciser les contours et les délimitations à travers l’analyse de la loi de 2013 et de ses travaux préparatoires, du Plan national d’action contre la traite, ainsi que de la jurisprudence nationale et européenne sur la question, le tout au regard des définitions internationales en vigueur ou doctrinales, et bien entendu de l’histoire du droit colonial.
Les Actes de ce colloque dont la dimension juridique sera donc à la fois historique, positive, théorique et doctrinale et législative, seront publiés par les éditions Dalloz début 2016.
Contacts :
Jean-François NIORT, MCF HDR Histoire du droit
jfn971@live.fr http://jfniort.e-monsite.com 0690 35 16 29
Olivier PLUEN, MCF Droit public,
olivier.pluen@univ-ag.fr 0690 70 72 11
Université des Antilles, Faculté des Sciences juridiques et économiques de la Guadeloupe, BP 270, 97157 Pointe-à-Pitre Cedex
Départements Histoire et Droit du CAGI-Pôle Guadeloupe du CRPLC (UMR CNRS 8053) et GREHDIOM
Pour plus de renseignements, consulter la page de Jean-François Niort :
http://jfniort.e-monsite.com/blog/prochainement-colloque-esclavage-et-droit-du-code-noir-a-nos-jours.html
À propos de Jean-François Niort, on pourra consulter son dernier ouvrage Le Code Noir. Idées reçues sur un texte symboliqueparu chez Le Cavalier bleu.
Et l’écouter sur les ondes de Alternantes :
http://www.alternantesfm.net/magazine-redaction/la-marche-de-jean-francois-niort/ (émission podcastable). Merci à Gildas Salaün (https://twitter.com/GildasSalaun) pour l’information. -
Vient de paraître La production d’indigo en Guadeloupe et Martinique (XVIIe-XIXe siècles). Histoire et archéologie de Tristan Yvon chez Karthala
Le 26 mai 2015 à 22h35
Vient de paraître La production d’indigo en Guadeloupe et Martinique (XVIIe-XIXe siècles). Histoire et archéologie de Tristan Yvon chez Karthala, "Hommes et sociétés", 2015, 204 p. ISBN : 9782811113490 Prix : 19 €.
"L’indigotier est un arbuste des pays chauds à partir duquel on obtient la teinture bleue de l’indigo. C’est une des premières productions commerciales développées par les Européens dans les Amériques et la Caraïbe. Pour y parvenir, ils se sont appuyés sur le savoir-faire très ancien des Amérindiens et ont largement eu recours au travail des esclaves.
Les installations où l’indigo était produit sont longtemps restées oubliées, masquées dans le paysage antillais. L’archéologie a permis de redécouvrir les vestiges de ces indigoteries en Guadeloupe et en Martinique, de comparer leurs implantations et d’analyser leurs évolutions techniques entre le XVIIe et le XIXe siècle. De nombreuses sources documentaires ont été exploitées afin de les confronter ici, pour la première fois, aux vestiges des installations de production. « La production d’indigo en Guadeloupe et Martinique du XVIIe au XIXe siècle, histoire et archéologie » est la première étude qui soit entièrement consacrée à cette production agro-manufacturière dans les Antilles françaises.
À la croisée de l’archéologie et de l’histoire, de vestiges matériels et de documents d’archives, ce livre porte un regard neuf sur le rôle de l’indigo dans la construction de l’économie des deux îles, et plus largement dans l’essor de l’économie marchande atlantique. Il constitue également une contribution importante à l’histoire des techniques."
Tristan Yvon est archéologue en poste depuis plus de 10 ans au service régional de l’archéologie de Guadeloupe (Direction des affaires culturelles – Ministère de la Culture et de la communication). Titulaire d’un cursus à la fois en histoire et en archéologie, il est membre de l’unité mixte de recherche « Archéologie des Amériques » (Archam / UMR 8096) depuis 2007.
Spécialiste de la période dite coloniale, il travaille notamment sur l’histoire des techniques. -
Jacques Dumont élu président de l’Association of Caribbean Historians
Le 26 mai 2015 à 12h54
Jacques Dumont vient d’être élu en tant que président de l’Association of Caribbean Historians. Riche de plus de 400 membres, cette association internationale, lancée à l’initiative de Jacques Adelaïde Merlande en 1969, tient depuis 1972 un colloque annuel (dont le 47e en 2015 à Nassau, Bahamas, et les suivants à Cuba en 2016 et Aruba en 2017) sur la base des trois langues : anglais, espagnol, français.
Cette association a été créée par deux collègues de la zone caraïbe, Jacques Adélaïde-Merlande, agrégé d’histoire, ancien président du centre universitaire des Antilles et de la Guyane, et Woodville Marshall, professeur à l’université des West Indies (Barbade, Jamaïque, Trinidad). L’originalité majeure de cette création, outre sa vocation affirmée pan-caribéenne, a été de mettre en contacts les historiens et les chercheurs des trois grandes zones culturelles et linguistiques de la zone, l’anglophone, l’hispanophone et la francophone. Les trois langues y sont utilisées à parité, avec traduction simultanée pour les communications, au colloque annuel ; ce point est assez rare pour devoir être souligné, même si, en reflet de la composition des adhérents, c’est l’anglais qui domine largement. Remarquons au passage que nos ministères de tutelle sont jusqu’à présent restés sourds à tout appel à une aide financière à ce qui est tout de même une vitrine de la francophonie dans le domaine historique …
Être élu président pour un francophone est une réussite qui n’est pas négligeable. Jacques Dumont succède à d’autres représentants de la recherche historique antillaise (Guadeloupe-Martinique) et de l’université des Antilles et de la Guyane : Jacques Adélaïde-Merlande, Alain Buffon et Danielle Bégot.
Jacques Dumont :
Professeur des universités, directeur adjoint du laboratoire AIHP GEODE EA 929
Membre du Comité de rédaction de la revue Outre-Mers. Revue d’histoire.
jdumont@univ-ag.fr
Ouvrages
• Sport et assimilation à la Guadeloupe, les enjeux du corps performant, de la colonie au département (1914-1965), Paris, L’Harmattan (« collection Espaces et temps du sport »), 2002, 416 pp.
• Sport et formation de la jeunesse à la Martinique, Le temps des pionniers (fin XIXe siècle-années 1960), Paris, L’Harmattan (« Espaces et temps du sport »), 2006, 254 pp.
• L’amère patrie. Histoire des Antilles françaises au XXe siècle, Paris, Fayard, 2010, 351 pp.
• En fin de rédaction : Craindre et espérer : la médicalisation de la santé aux Antilles.
Chapitres d’ouvrages
• « Corps santé sport », in Danièle Bégot (dir.), Guide de la recherche en histoire antillaise et guyanaise, Paris, Éditions du CTHS, 2011, pp. 816-870
• « 2009, un événement pour l’histoire », in J.-C. Williams, F. Reno et F. Alvarez (dir.), Mobilisations sociales aux Antilles, Les événements de 2009 dans tous leurs sens, Paris, Karthala, 2012, pp. 29-47.
• Avec Benoit Bérard, Richard Château-Degat et Béatrice Béral, « La place du marronnage et du “nèg mawon” dans les commémorations de l’esclavage aux Antilles, depuis 1948 », in Jean Moomou (dir.) : Sociétés maronnes des Amériques, Mémoires, patrimoines, identités et histoire du XVIIe au XXe siècles (sous presse)
Direction et coordination d’ouvrages collectifs et de numéro de revue
• Jacques Dumont, Benoit Bérard et J.-P. Sainton (dir.), Les territoires de l’histoire antillaise, Outre-mers, Revue d’histoire, n°378-379, premier semestre 2013.
• Introduction et deux chapitres : « Les « précurseurs » de la botanique médicinale aux Antilles. » et « La botanique médicinale, un carrefour d’enjeux, à la fin du XIXe et aujourd’hui » in Jacques Dumont et F. Pagney (dir.), Rimed gran moun, Plantes et usages au fil du temps aux Antilles, Paris, Karthala (collection « Terres d’Amérique », n°9), sous presse.
Derniers articles publiés
• « Health in the French Antilles : The Impact of the First World War », in Juanita De Barros, S. Palmer & D. Wright (eds.), « Health and Medecine in the circum-Caribbean, 1800-1968 », Routledge Studies in the Social History of Medecine, 2009, n°33, pp. 195-210
• « La quête de l’égalité aux Antilles : la départementalisation et les manifestations des années 1950 », Le Mouvement social, n°230, janvier-mars 2010, p. 79-98
• Juanita De Barros & Jacques Dumont, “Crossing colonial boundaries : Health and the réponse of ‘colonial mediators’ to the crisis of the 1930s in the French and the British Caribbean”, Canadian Journal of Latin America and Caribbean Studies, Taylor & Francis online, 2014 (http://www.tandfonline.com/eprint/mggidBEibh9A6ZVpy7kn/full)
• « La figure de l’ennemi : Les Antilles, les Allemands et la Première Guerre mondiale », Bulletin de la Société d’histoire de la Guadeloupe, n°168, mai-août 2014, pp. 135-152, article sélectionné et mis en ligne sur le site centenaire.org.
Dans la revue Outre-mers. Revue d’histoire
• « Santé et conscription créole, Le tournant de la première guerre mondiale », Outre-mers. Revue d’histoire, n°354-355, deuxième semestre 2007, pp. 223-242
• « La ‘famille’ sportive aux Antilles françaises », Outre-mers. Revue d’histoire, n°364-365, deuxième semestre 2009, pp. 107-125
• « Ici, là-bas, ailleurs : concepts et conceptualisations », Outre-mers. Revue d’histoire, « Les territoires de l’histoire antillaise », n°378-379, premier semestre 2013, pp. 87-103
• « Les registres du patriotisme créole : les ‘vieilles colonies’ autour de la Première Guerre mondiale », à paraître en 2016.














