Le site web de la Société française d’histoire des outre-mers (S
Articles les plus récents
-
Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Colloque "Disparaître en temps de guerre (XIXe-XXe siècles)" (Paris, 28-29 avril 2025)
Le 22 avril 2025 à 20h40
Colloque "Disparaître en temps de guerre (XIXe-XXe siècles)"
Organisé avec le soutien de la FM-GACMT
Fondation pour la Mémoire de la Guerre d’Algérie,
des combats du Maroc et de Tunisie
Dirigé par Jacques Frémeaux et Soraya Laribi,
Colloque à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer (ASOM)
15, rue La Pérouse - 75016 Paris
Lundi 28 et mardi 29 avril 2025
Colloque à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer (ASOM) organisé avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie (FM-GACMT).
Ce colloque, qui réunira des chercheurs et experts dans des domaines variés (histoire, droit international, sciences politiques, archéo-anthropologie), explorera les phénomènes de disparition en temps de guerre, qu’il s’agisse de disparitions forcées, d’effacements volontaires ou de pertes inexpliquées dans les contextes de conflit.
Ce colloque, dirigé par Jacques Frémeaux et Soraya Laribi, examinera la notion de « disparition » sous différents angles : en situation de « péril de mort » (Code civil, 1958), « forcée » (ONU, 1978) ou volontaire. Les guerres (mondiales, de décolonisation, civiles...) des XIXe et XXe siècles ont contribué à l’élaboration d’une législation sur la disparition et ont conduit à l’adoption de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées (2006).
Les conséquences à long terme de ces disparitions seront abordées : mobilisations associatives, rituels communautaires, recherches individuelles et étatiques, identification des dépouilles via la médecine légale.
Ce colloque pluridisciplinaire (histoire, droit international, science politique, médecine légale, archéo-anthropologie) est organisé en quatre sessions :
– Effacer les traces ou s’évaporer
– Légiférer sur les disparitions et les comptabiliser
– Chercher, exhumer et identifier les disparus ou leurs dépouilles
– Deuil et entretien du souvenir des disparus
Programme
Première journée - Lundi 28 avril 2025
8h30 : Accueil des intervenants et du public
Allocution d’ouverture
9h00 : Disparaître en temps de guerre : l’apport documentaire de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer - Dominique Barjot (Professeur émérite, Sorbonne Université)
Introduction générale
9h30 : Disparitions « en situation de péril de mort », « forcées » ou « volontaires » en temps de guerre (XIXe-XXe siècles) : modalités, législation afférente et effets à longue portée - Jacques Frémeaux (Professeur émérite, Sorbonne Université) & Soraya Laribi (Docteure en histoire, Sorbonne Université)
Première session : Effacer les traces ou s’évaporer
Président de séance : Jacques Frémeaux (Professeur émérite, Sorbonne Université)
10h00 : Le génocide des Arméniens de l’empire ottoman : exclure du territoire, effacer de l’Histoire - Claire Mouradian (Directrice de recherche émérite au CNRS)
10h30 : « Nos morts n’ont pas de tombes ». Pratiques commémoratives et rituels de deuil parmi les Juifs de France après la Shoah - Simon Perego (Maître de conférences en histoire contemporaine, Institut National des Langues et Civilisations Orientales)
11h00 : Les militaires disparus lors de la guerre d’Indochine : une variété de destins - Alain Alexandra (Chargé d’études documentaires hors-classe. Chef de la Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains, Service historique de la Défense)
Discussion : 11h30-12h00
Pause déjeuner : 12h00-14h00
Deuxième session : Légiférer sur les disparitions et les comptabiliser
Présidente de séance : Soraya Laribi (Docteure en histoire, Sorbonne Université)
14h00 : La reconnaissance du statut victimaire du disparu de guerre - Daniel Palmieri (Historien, Genève)
14h30 : Lister et compter les disparus en sortie de guerre d’Algérie : le cas du 5 juillet 1962 à Oran - Guy Pervillé (Professeur émérite, Université de Toulouse-Le Mirail)
15h00 : Effacer, exhumer et comptabiliser les disparitions forcées. Disparaître en temps de « guerre sale » : le cas de l’Argentine (1974-1983) - Mario Ranalletti (Professeur, Université d’Angers)
Discussion : 15h30-16h00
Éclairage des associations (1) : ANAPI / SOLDIS-ALGÉRIE
16h00 : Les disparus de la guerre d’Indochine : une comptabilité problématique voire impossible ? - Lieutenant-colonel (r) Philippe Chasseriaud (Président Île de France de l’Association Nationale des Anciens Prisonniers Internés Déportés d’Indochine)
16h30 : La gestion par l’État français, pendant la guerre d’Algérie, des militaires français portés disparus - Général (2S) Henry-Jean Fournier (Président de l’association nationale pour la mémoire des militaires français portés disparus en Algérie - SOLDIS-ALGÉRIE)
Seconde journée : Mardi 29 avril 2025
8h30 : Accueil des intervenants et du public
Troisième session : Chercher, exhumer et identifier les disparus ou leurs dépouilles
Président de séance : François Cochet (Professeur émérite, Université de Lorraine-Metz)
9h00 : Gestion actuelle des corps des soldats de la Première Guerre mondiale : protocole et enjeux - Marine Meucci Duly (Archéo-anthropologue, Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre)
9h30 : L’identification en médecine légale : illustration par le sergent Claude Fournier, premier Poilu reconnu par son ADN - Bruno Frémont (Médecin urgentiste et légiste. Expert près la cour d’appel de Nancy)
10h00 : Crimes de guerre en Normandie : est-il encore possible de retrouver les corps des disparus du 6 juin 1944 à Caen ? – Véronique de Touchet (Ancienne responsable de l’action culturelle au Service historique de la Défense. Petite-fille d’un résistant fusillé le 6 juin 1944 à la maison d’arrêt de Caen) & Gérard Fournier (Président de l’association Mémoires de la Résistance et de la Déportation normandes)
10h30 : Développer la science forensique au profit de la justice rwandaise : partenariat entre le Rwanda Forensic Institute et l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale pour la gestion des charniers et des restes humains des victimes du génocide - Colonel Sylvain Hubac (Chef de la division criminalistique biologie génétique de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale)
Discussion : 11h00 – 11h30
Éclairage d’une Organisation Non Gouvernementale : Amnesty International
11h30 : Les engagements d’Amnesty International dans la lutte contre les disparitions forcées - Anne Castagnos-Sen (Responsable des relations extérieures, Amnesty International France)
Pause déjeuner : 12h00-14h00
Quatrième session : Deuil et entretien du souvenir des disparus
Président de séance : Tramor Quemeneur (Docteur en histoire, Paris 8-Saint-Denis)
14h00 : Le choc oublié des fosses. L’Espagne face aux disparus du franquisme - Sophie Baby (Maîtresse de conférences HDR en histoire contemporaine, Université de Bourgogne)
14h30 : Disparaître en temps de guerre froide : l’affaire Ben Barka, un deuil impossible - Pierre Vermeren (Professeur, Paris 1 – Panthéon Sorbonne)
15h00 : Représenter les disparus. Aperçus de l’après-guerre en Bosnie-Herzégovine - Isabelle Delpla (Professeure, Université Lyon 3 - Jean Moulin)
15h30 : Des commémorations éprouvantes : exhumer, exposer et judiciariser les traces des disparus de la guerre civile libanaise - Yves Mirman (Docteur en science politique, Sciences Po Aix. Chercheur post-doctoral à Open-Edition, Aix-Marseille Université)
Discussion : 16h00-16h30
Éclairage des associations (2) : GRFDA et CFDA / Mémorial 76AMT 1952-1962
16h30 : Créer une association de familles de disparus en temps de « guerre » non reconnue (guerre d’Algérie / décennie noire) – Colette Grattier Ducos Ader (Épouse de Georges Santerre, enlevé le 14 juin 1962, à la fin de la guerre d’Algérie, puis porté disparu. Présidente du Groupe de Recherche sur les Français Disparus en Algérie) & Nassera Dutour (Mère d’Amine Amrouche, enlevé le 30 janvier 1997, pendant la décennie noire, puis porté disparu. Présidente du Collectif de Familles de Disparu(e)s en Algérie)
17h00 : Les mémoriaux : des gardiens de la mémoire. À Rouen, le mémorial seinomarin des militaires tués ou disparus en Afrique du Nord entre 1952 et 1962 - Jean-Pierre Marchand (Président fondateur de l’association du Mémorial 76AMT 1952-1962. Administrateur de la Société Libre d’Émulation de la Seine-Maritime. Membre de la Commission « Mémoire-Histoire » de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc, Tunisie)
Conclusion générale
17h30 : Exister dans la disparition - François Cochet (Professeur émérite, Université de Lorraine-Metz)
Informations utiles
Entrée gratuite
Inscription obligatoire via ce formulaire : Google Form
Lieux
15, rue La Pérouse
75016 Paris
& en ligne -
Vient de paraître Les mangeurs de craies. Une histoire des instituteurs ouest-africains en situation coloniale de Jean-Hervé
Jézéquel aux éditions de la Maison des sciences de l’hommeLe 10 février 2025 à 21h16
Vient de paraître Les mangeurs de craies. Une histoire des instituteurs ouest-africains en situation coloniale de Jean-Hervé
Jézéquel aux éditions de la Maison des sciences de l’homme, coll. "Afrique(s)", 2024, 296 p. ISBN : 978-2-7351-3065-8 Prix : 22 €.
La version numérique est disponible sur OpenEdition Books.
"L’école normale William-Ponty, ouverte au Sénégal en 1903, a été pendant plusieurs décennies le creuset de l’élite politique et intellectuelle de l’Afrique occidentale française (AOF), une fédération créée en 1895 pour gérer administrativement huit colonies françaises d’Afrique de l’Ouest (appelées alors territoires).
De ses bancs sont issues des figures prestigieuses et notamment ceux qu’on appelle les « Pères » des indépendances africaines : le Malien Modibo Kéita, le Nigérien Hamani Diori, le Béninois Hubert Maga, le Sénégalais Mamadou Dia, l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny et bien d’autres encore. Mais au-delà de ces cas célèbres, l’école William-Ponty a aussi accueilli des centaines de diplômés anonymes : plus de 2 200 entre 1903 et 1947, une toute petite goutte pour une population de l’AOF estimée à environ 16 millions de personnes à la fin des années 1940.
Appelés « Pontins », ils sont instituteurs pour la majorité mais aussi commis d’administration, médecins et vétérinaires. Ce livre propose de jeter un regard nouveau sur un pan mal exploré de la situation coloniale : comment des centaines de jeunes hommes d’Afrique de l’Ouest ont, individuellement aussi bien que collectivement, investi, embrassé, contesté, transformé la manière dont s’est forgée l’appartenance à une élite instruite formée par l’autorité coloniale en AOF."
Jean-HervéJézéquel est directeur de projet de Crisis Group pour le Sahel. Il est chargé de mener des recherches approfondies et des actions de plaidoyer sur les questions politiques et sécuritaires qui prévalent dans la région du Sahel, notamment au Niger, au Mali et au Burkina Faso, afin d’œuvrer à la promotion de la stabilité et de la sécurité. Il est titulaire d’un doctorat obtenu en 2002 à l’École des hautes études en sciences sociales. -
Vient de paraître Atlas historique de l’Afrique. De la préhistoire à nos jours sous la direction de François-Xavier
Fauvelle et IsabelleSurun aux éditions AutrementLe 10 février 2025 à 21h03
Vient de paraître Atlas historique de l’Afrique. De la préhistoire à nos jours sous la direction de François-Xavier
Fauvelle et IsabelleSurun aux éditions Autrement, coll. "Atlas Mémoires" (2e édition), 2024, 95 p. ISBN : 978-2-0804-6444-6 Prix : 24 € (existe également en version numérique).
La version numérique est également accessible sur Numérique Premium.
"L’Afrique est un continent immense et les sociétés qui l’habitent ont connu des trajectoires historiques multiples au cours des millénaires, sans cesser d’interagir entre elles et avec les mondes extérieurs. Cinq grandes périodes scandent cette histoire :
• L’Afrique ancienne (depuis la préhistoire jusqu’au XVᵉ siècle), à la fois berceau et creuset de diversité linguistique, technique, politique.
• L’Afrique moderne (du XVᵉ au XVIIIᵉ siècle), ses grands royaumes et le début de la présence européenne.
• L’Afrique souveraine (XIXᵉ siècle), après l’abolition de la traite atlantique et les reconversions économiques africaines.
• L’Afrique sous domination coloniale, entre « partage » du continent, résistances anticoloniales et décolonisations.
• L’Afrique des indépendances, qui relève de nombreux défis politiques, économiques et sociaux.
Cet atlas regroupe plus de 100 cartes et rend disponibles les connaissances sans cesse renouvelées de l’histoire de l’Afrique. Il montre combien ce continent, loin d’être replié sur lui-même, a toujours été à la fois dynamique et connecté à l’histoire globale."
Ouvrage dirigé par François-XavierFauvelle , professeur au Collège de France (chaire d’histoire et archéologie des mondes africains) et IsabelleSurun , professeur en histoire contemporaine à l’université de Lille et spécialiste de l’histoire comparée des colonisations en Afrique.
Les auteurs : Jean-Pierre Bat, Amélie Chekroun, Gérard Chouin, Hadrien Collet, Catherine Coquery-Vidrovitch, Anne Cornet, Rémi Dewière, Marcel Dorigny, Odile Goerg, Anthony Guyon, Vincent Hiribarren, Myriam Houssay-Holzschuch, Guillaume Lachenal, Jean-Loïc Le Quellec, Thomas Leyris, Catarina Madeira-Santos, Henri Médard, Clément Ménard, Joël Michel, Stéphane Pradines, Boris Samuel, Samuel F. Sanchez, Robin Seignobos, Emmanuelle Sibeud, Étienne Smith, Catherine Wihtol de Wenden.
GuillaumeBalavoine est cartographe indépendant.
-
Vient de paraître Atlas de la guerre d’Algérie. De la conquête à l’indépendance de Guy
Pervillé aux éditions AutrementLe 10 février 2025 à 20h49
Vient de paraître Atlas de la guerre d’Algérie. De la conquête à l’indépendance de Guy
Pervillé aux éditions Autrement, coll. "Atlas Mémoires", 2024, 95 p. ISBN : 978-2-7467-4797-5 Prix : 24 € (existe également en version numérique).
Cartographie de FabriceLe Goff et pour les précédentes éditions : CécileMarin .
La version numérique est également accessible sur Numérique Premium.
"Cet atlas, riche de plus de 70 cartes et graphiques, replace les événements dans leur contexte territorial et démographique et présente l’histoire de cette guerre âpre :
• La conquête coloniale au XIXᵉ siècle par les Français.
• La guerre d’indépendance elle-même (1954-1962).
• Les déchirements de la décolonisation.
• L’issue du conflit, avec la signature des accords d’Évian le 18 mars 1962.
• Les mémoires de la guerre, toujours présentes en Algérie comme en France.
Un atlas indispensable pour qui veut comprendre de manière limpide et synthétique l’histoire de cette guerre et de ses enjeux."
GuyPervillé est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-Le Mirail. Il a publié de nombreux articles et ouvrages sur la colonisation et la décolonisation de l’empire colonial français, et tout particulièrement celles de l’Algérie.
FabriceLe Goff est cartographe-géographe indépendant. -
Vient de paraître La guerre d’Algérie (1954-1962) de Guy
Pervillé aux Presses universitaires de FranceLe 10 février 2025 à 20h30
Vient de paraître La guerre d’Algérie (1954-1962) de Guy
Pervillé aux Presses universitaires de France, coll. "Que sais-je ?" (5e édition), 2024, 125 p. ISBN : 978-2-7154-2904-8 Prix : 10 € (existe en format numérique).
L’ouvrage est disponible sur Cairn.
"En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l’expression « guerre d’Algérie » soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l’euphémisme « opérations de maintien de l’ordre » permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l’État considérait comme des « rebelles », des « terroristes »...
Dans une perspective centrée sur la France, et en partant de la chronologie des faits, Guy Pervillé retrace l’histoire d’une décolonisation douloureuse. Plus de soixante ans après les accords d’Évian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports franco-algériens."
Professeur émérite de l’université de Toulouse-Le Mirail, GuyPervillé est spécialiste de la colonisation et décolonisation de l’Empire colonial français. Il est notamment l’auteur d’un Atlas de la guerre d’Algérie. De la conquête à l’indépendance (Autrement, 2003, rééd. 2024), de Les Accords d’Évian (1962). Succès ou échecs de la réconciliation franco-algérienne (1954-2012) (A. Colin, 2012), de l’Histoire iconoclaste de la guerre d’Algérie et de sa mémoire (Vendémiaire, 2018) et de l’Histoire de la mémoire de la guerre d’Algérie (SOTECA, 2022). -
Vient de paraître Les retornados. Accueil et intégration des rapatriés de la décolonisation portugaise de Morgane
Delaunay aux Presses Universitaires de RennesLe 10 février 2025 à 19h59
Vient de paraître Les retornados. Accueil et intégration des rapatriés de la décolonisation portugaise de Morgane
Delaunay aux Presses Universitaires de Rennes, coll. "Histoire", 2024, 335 p. ISBN : 978-2-7535-9556-9 Prix : 25 € (existe également en version électronique).
Disponible sur OpenEdition Books.
Préface d’ElsaPeralta .
"Au lendemain de la Révolution des Œillets du 25 avril 1974, qui mit fin au régime de l’Estado Novo en place au Portugal, commencèrent, de manière simultanée, le processus de démocratisation du pays et le processus de décolonisation des territoires africains qui se trouvaient alors sous domination portugaise. Une des conséquences fut l’arrivée au Portugal de près d’un demi-million de colons, originaires, dans la majorité des cas, d’Angola et du Mozambique. Connus sous le nom de retornados, ces rapatriés arrivèrent pour la plupart au cours de l’été et du printemps 1975 et occasionnèrent une augmentation de près de 5 % de la population que comptait alors le pays.
Dans un contexte marqué par une forte instabilité politique et sociale, et par une crise économique mondiale, ce phénomène migratoire représenta un défi supplémentaire pour les autorités portugaises qui durent définir et mettre en place un ensemble de mesures pour accueillir, loger et intégrer ces migrants nationaux au sein de l’économie et de la société portugaise dans son ensemble."
Avec le soutien du Conseil scientifique de l’université Rennes 2.
MorganeDelaunay est historienne et chercheuse au Centre d’études comparées (Faculté des Lettres, université de Lisbonne). Elle a obtenu son doctorat en 2020 (université Rennes 2 / ISCTE-IUL) avec une thèse portant sur le processus d’intégration des retornados au Portugal en comparaison avec le cas français des « pieds-noirs » d’Algérie. -
Vient de paraître Histoire contemporaine du Mali. Des guerres saintes à l’indépendance de Vincent
Joly chez Perrin, avec le ministère des ArméesLe 10 février 2025 à 19h00
Vient de paraître Histoire contemporaine du Mali. Des guerres saintes à l’indépendance de Vincent
Joly chez Perrin, avec le ministère des Armées, 2024, 446 p. ISBN : 978-2-262-10786-4 Prix : 24 €.
"« Le Mali est revenu dans son berceau », écrit Bakari Kamian, jeune enseignant d’histoire-géographie dans le journal de Bamako, L’Essor, le 22 septembre 1960, jour de l’indépendance. L’assujettissement du Mali à la France commence à partir de la conquête du pays dans les années 1880. Conquête longue ‒ elle dure plus de vingt ans ‒ et violente. La colonisation « invente » le Soudan, qui deviendra le Mali indépendant, encadré de frontières et découpé en circonscriptions administratives. L’édifice, fragile, connaît de rudes révoltes au cours de la Première Guerre mondiale. L’entre-deux-guerres est marqué par le véritable lancement de l’exploitation économique du pays, ainsi que par l’émergence d’une élite indigène nouvelle, laquelle rompt avec les hiérarchies traditionnelles et cherche sa place dans la société coloniale. Ce sont ces hommes et ces femmes qui deviennent les acteurs de la vie politique et syndicale désormais autorisée après 1945. Certes, le mot indépendance n’est plus un tabou, mais il ne s’impose pas avant 1956. Pour les responsables qui prennent progressivement en main les affaires du pays, l’horizon est alors celui de l’unité africaine. Après la fin de l’Afrique occidentale française, l’échec de la Fédération du Mali (qui rassemblait le Soudan, le Sénégal, la Haute-Volta et le Dahomey) en août 1960 les conduit à repenser le pays comme un État-nation dans ses frontières héritées de la colonisation."
VincentJoly est professeur émérite à l’université Rennes 2. Ses recherches portent sur les colonisations et les décolonisations en Afrique. Il a notamment publié Guerres d’Afrique, 130 ans de guerres coloniales. L’expérience française et Le Soudan français 1939-1945. Une colonie dans la guerre.
-
Vient de paraître Les Natchez. Une histoire coloniale de la violence de Gilles
Havard chez Tallandier & FlammarionLe 10 février 2025 à 08h03
Vient de paraître Les Natchez. Une histoire coloniale de la violence de Gilles
Havard chez Tallandier & Flammarion, 2024, 603 p. ISBN 979-10-210-6074-6 Prix : 26,90 €.
L’ouvrage avait pour sous-titre originel : Vie et destin d’un peuple nord-américain.
Ce livre a été récompensé par la mention spéciale du jury catégorie recherche du prix Fetkann ! Maryse Condé et par le prix Robert Delavignette 2024
"Chateaubriand l’avait bien souligné : les Natchez sont liés à l’histoire de l’Amérique française. Aux yeux des colons du Mississippi, leur société, avec son chef suprême, ses temples et sa hiérarchie sociale, offrait tous les gages de la sophistication. Mais, surtout, un événement spectaculaire de leur histoire va marquer au fer rouge l’histoire de la Louisiane.
Le 28 novembre 1729, en effet, les Natchez massacrent les colons installés depuis une quinzaine d’années dans leur voisinage. Ce coup d’éclat sanglant fera l’objet de représailles féroces de la part des Français, qui conduiront le peuple natchez au bord de la disparition. Près de trois siècles après les faits, l’auteur mobilise toutes les sources disponibles, tant écrites qu’orales, pour interroger la violence en contexte colonial et tenter de résoudre l’énigme de cet événement. Ce faisant, il restitue aux Natchez leur épaisseur culturelle et cherche à rendre leur dignité en tant que nation.
Mais qu’est-ce qui constitue une nation ? Une langue ? Un sang ? Une mémoire ? Des rites partagés ? C’est cette question que pose Gilles Havard, dans une enquête historique et ethnographique qui redonne vie et destin à un peuple amérindien oublié."
GillesHavard est historien, directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde (2019) et Histoire des coureurs de bois (2016), Grand prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2016. -
Vient de paraître Indispensables et indésirables. Les travailleurs coloniaux de la Grande Guerre de Laurent
Dornel à La DécouverteLe 30 janvier 2025 à 19h53
Vient de paraître Indispensables et indésirables. Les travailleurs coloniaux de la Grande Guerre de Laurent
Dornel à La Découverte, coll. "Sciences humaines", 2025, 351 p. ISBN : 978‑2‑348‑08154‑5 Prix : 23 € (existe également en version électronique).
La version électronique est également disponible sur Cairn.info.
"Quelques mois après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le gouvernement français décide de mobiliser des dizaines de milliers de travailleurs dans les colonies afin de pallier la grave pénurie de main-d’œuvre en métropole. Il s’agit d’organiser non seulement leur recrutement aux quatre coins de l’Empire – en Indochine, à Madagascar, en Afrique du Nord, et jusqu’en Chine –, mais aussi leur acheminement, leur affectation professionnelle et leur gestion quotidienne.
Cette vaste entreprise, première expérience d’immigration " organisée ", conduit quelque 220 000 hommes dans les usines et dans les exploitations agricoles de l’Hexagone. Et elle secoue en profondeur l’ordre racial et les habitudes coloniales héritées du XIXe siècle.
Les nouvelles circulations impériales font en effet émerger des problèmes inédits. Afin d’assurer la continuité de l’autorité coloniale, comment adapter le régime de l’indigénat en métropole ? Comment empêcher que ces travailleurs transplantés ne s’affranchissent du nouvel ordre disciplinaire que l’administration s’efforce de leur imposer ? Comment prévenir les amours interraciales qui subvertissent radicalement la domination coloniale ? Et que faire des enfants métis qui naissent en métropole ?
Alors que la participation des soldats mobilisés dans l’Empire français à partir de 1914 est désormais bien documentée, le sort des travailleurs coloniaux de la Grande Guerre, perçus comme à la fois indispensables et indésirables, demeure largement méconnu. À l’aide d’archives inédites, Laurent Dornel ouvre un nouveau pan historiographique et éclaire un épisode qui a durablement marqué l’histoire des migrations vers l’Hexagone."
LaurentDornel est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Pau et des Pays de l’Adour. Il est notamment l’auteur de La France hostile. Socio-histoire de la xénophobie 1870-1914 (Hachette, 2004), Les Étrangers dans la Grande Guerre (La Documentation française, 2014) et, avec Céline Regnard, Les Chinois dans la Grande Guerre. Des bras au service de la France (Les Indes savantes, 2018). -
Vient de paraître Industries coloniales en contexte impérial (fin XVIIIe-XXe siècles) sous la direction de Régis
Boulat et LaurentHeyberger aux presses de l’Université de Technologie de Belfort-MontbéliardLe 7 décembre 2024 à 10h51
Vient de paraître Industries coloniales en contexte impérial (fin XVIIIe-XXe siècles) sous la direction de Régis
Boulat et LaurentHeyberger aux presses de l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard, coll. "Sciences humaines et technologie", 2023, 222 p. ISBN : 979-10-91901-62-8 Prix : 19 € (existe également en version électronique).
L’ouvrage est également accessible sur Cairn.
"Le « pacte colonial » est souvent considéré comme l’une des causes du sous-développement de certains pays du Sud actuel. Il impose aux colonies de fournir à leur métropole des matières premières en échange des produits manufacturés de cette dernière, à tel point qu’industrie et colonie semble constituer un oxymore historique. Le pacte n’est généralement reconsidéré qu’en temps de guerre, d’après-guerre ou de préparation à la guerre, c’est-à-dire à l’aune de considérations géopolitiques et militaires, et non économiques ou sociales. Dans le cas français, ce n’est qu’après 1945, bien après l’empire britannique, que, face à l’explosion démographique et à la montée des revendications politiques et sociales des colonisés, les responsables politiques et économiques vont progressivement remettre en question ce déséquilibre et proposer de nouvelles voies. Cet ouvrage interroge cet oxymore, du premier essai de mécanisation de l’industrie sucrière cubaine de la fin du XVIIIe siècle à l’exploitation du pétrole algérien dans les années 1950, en passant par les débats statistiques de l’entre-deux-guerres sur la mesure du fait industriel et artisanal. Les stratégies d’entreprises, stratégies impériales, la gestion de la main-d’œuvre coloniale et les enjeux sociaux de l’industrialisation y sont plus particulièrement analysés au moyen de nouvelles études de cas africains et américains qui mobilisent des sources inédites, privées et publiques, orales et écrites."
RégisBoulat , spécialiste d’histoire économique du XXe siècle. Il a notamment publié sur des acteurs et experts de la croissance industrielle tels que Jean Fourastié, Jean-Pierre Chevènement ou encore Pierre Bézier. LaurentHeyberger , maître de conférences HDR, UTBM, FEMTO-ST. Recherches sur l’évolution des niveaux de vie - France et Algérie, époque contemporaine - au prisme de l’histoire anthropométrique : impacts de l’urbanisation, de la colonisation et de l’industrialisation.















