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Appel à contributions pour le dossier "Genre, histoire et droit" du n° 25 de Clio Themis. Revue électronique d’histoire du droit
Le 1er novembre 2021 à 10h06
Appel à contributions pour le dossier
"Genre, histoire et droit"
N° 25 de Clio Themis
Revue électronique d’histoire du droit
Propositions d’articles, avant le 31 décembre 2021.
Traduction(s) :
Genere, storia e diritto
Gender, History, and Law
Cet appel à contributions a pour but de préparer le dossier du no 25/2023 de la revue :
Clio@Themis
(https://publications-prairial.fr/cliothemis).
Il s’adresse aux chercheuses et chercheurs – quelle que soit leur situation académique – de toutes les disciplines, travaillant sur des questions articulant droit et genre. Les responsables du dossier, dans une perspective de renouvellement des approches, souhaitent notamment l’ouvrir à de jeunes chercheuses et chercheurs, qui ne doivent pas hésiter à envoyer des propositions.
Les propositions d’article (intitulé et présentation générale d’un maximum de 3500 signes, espaces compris) sont à adresser conjointement aux responsables du dossier avant le 31 décembre 2021 :
- Hélène Duffuler-Vialle : helene.duffuler@univ-artois.fr
- Marie Houllemare : marie.houllemare@unige.ch
- Florence Renucci : florence.renucci@univ-amu.fr
- Todd Shepard : tshep75@jhu.edu
Pour les propositions acceptées par les responsables du dossier, l’article sera à remettre le 1er décembre 2022 au plus tard. Il entrera alors dans le processus d’évaluation de Clio@Themis, dont la parution du n° 25 est prévue en novembre 2023.
Calendrier et modalités des propositions d’articles - Sortie de l’appel octobre 2021.
- Propositions d’articles, avant le 31 décembre 2021.
- Séminaire avec l’ensemble des participants au dossier pour échanger sur les articles à Genève en octobre 2022.
- Remise des articles au 1er décembre 2022.
- Première évaluation des articles lors du comité de janvier 2023.
- Remise des articles corrigés au 1er juin 2023.
- Seconde évaluation des articles lors du comité de juin-juillet 2023.
- Remise définitive des articles au 15 septembre 2023.
- Parution en novembre 2023.
Argumentaire
La définition du genre, a nourri une littérature philosophique et sociologique abondante. Pour le présent numéro de Clio@Themis, nous retiendrons une définition large. Le genre est compris comme le phénomène de construction de la différence des sexes et des sexualités, dans une dimension matérielle, symbolique et hiérarchisée. Il est également envisagé en tant que grille de lecture, outil méthodologique d’analyse du droit.
Les Humanités et les SHS ont largement réinterprété leurs sujets au prisme du genre. L’attention s’est d’ailleurs fortement portée sur la façon dont le droit était intrinsèquement favorable ou défavorable aux femmes et quelles ont été les luttes féministes pour modifier la capacité des femmes mariées (Rochefort, 2005).
Dans la recherche juridique française toutefois, le genre comme objet et comme méthode demeure encore sous-employé. De 2011 à 2015, un programme de recherche sur genre et droit intitulé « Régine », porté par une équipe de chercheuses et chercheurs en droit positif, se proposait « d’ancrer la théorie féministe du droit dans le paysage de la recherche juridique française » et de « montrer que les inégalités de genre ne se donnent pas seulement à voir dans le droit mais sont également produites par le droit » (http://www.regine.u-paris10.fr). Il a donné lieu à plusieurs ouvrages de référence dont Genre et droit. Ressources pédagogiques (Hennette-Vauchez, Pichard, Roman, 2016). Parallèlement, de grandes enquêtes – telles que « Virage » sur les violences faites aux femmes – ont été soutenues par le Gip MRDJ (pour l’Outre-mer). Toutefois ces projets ne contiennent quasiment aucune perspective historique.
Quelques historiens et historiennes du droit se sont intéressé.e.s à la question des femmes (Demars-Sion, 1991 ; Lemonnier-Lesage, 2000), du mariage comme institution (Bontems (dir.), 2001), des sexualités (Royer et Poumarède, 1987 ; Boninchi, 2005), des violences conjugales (Vanneau, 2016), travaux qui alimentent les réflexions sur les rapports sociaux de sexe et sur la division sexuelle du droit. Néanmoins ces travaux s’inscrivent dans une perspective classique d’histoire du droit ou d’anthropologie juridique au sens où ils ne cherchent pas à mettre en perspective ouvertement le champ de recherche du genre. On notera toutefois que des travaux récents en histoire du droit portent directement sur le genre (Paturet ; Wijffels), qu’une thèse soutenue en 2015 affiche la grille de lecture du genre comme prisme d’analyse de l’étude de la réglementation de la prostitution et du traitement judiciaire pénal afférent (Duffuler-Vialle, 2015). De plus, l’ANR vient de retenir dans le cadre d’un instrument de financement JCJC (jeunes chercheurs et chercheuses) le projet HLJPGEnre1, qui commencera en 2022. Ce chantier de recherche a pour objectif d’analyser les rapports sociaux de sexe et des sexualités existants dans les systèmes juridique et judiciaire répressifs depuis la Révolution jusqu’à nos jours (droit pénal principalement, mais également droit public, droit commercial, droit du travail, droit de la famille dans leur dimension répressive). Il entend sensibiliser la sphère disciplinaire de l’histoire du droit aux études de genre et, inversement, enrichir les études de genre par les travaux des historien.ne.s du droit.
Or si les études de genre possèdent des limites qui ont depuis longtemps été mises en évidence, et ont été dépassées par l’approche intersectionnelle, elles ont l’immense avantage de décentrer radicalement le regard et de rendre visible ce qui ne l’était pas auparavant. En effet, ces études montrent que derrière la neutralité et l’universalité du droit se dissimulent des représentations et des stéréotypes relatifs aux rapports sociaux de sexe et de sexualité et que le droit produit des différenciations et des discriminations de genre. Il nous semble donc essentiel, même si cette démarche est tardive, de participer à une relecture genrée de l’histoire du droit pour produire un autre récit que celui offert par la production tant pédagogique que scientifique dans notre discipline. L’objectif est donc d’ouvrir différents chantiers en espérant que les chercheurs et chercheuses s’y engouffrent. Dans cette optique, nous souhaiterions aborder la question des relations entre le genre et le droit dans une perspective très large, du point de vue thématique (genres féminin, masculin, transgenre, sexualités), temporel (du droit romain à la période contemporaine), géographique (France, territoires sous sa dépendance ; incluant de possibles comparatismes) et juridique (droit civil, droit public, droit pénal, droit du travail, droit des affaires…). La manière dont le droit appréhende le genre sera prise en compte de manière globale, qu’il s’agisse du processus de production de la norme, de son application, de sa sanction en cas de transgression, mais également des stratégies de réappropriation ou de contournement mises en place par les justiciables. Trois axes sont envisagés : les assignations de genre par le droit, le traitement réservé aux exclus de cet ordre juridique genré et les stratégies émancipatrices mises en place par les justiciables pour échapper aux assignations de genre.
L’assignation au/du genre par le droit
Dans ce premier axe, il s’agit de s’interroger sur la façon dont le droit assigne à tel ou tel sexe identifié, telle ou telle caractéristique dans le temps et dans l’espace. Comment sont définis les hommes ? Les femmes ? Quelle place est donnée juridiquement, par exemple, à la capacité à engendrer ? Les enfants, les esclaves ont-ils un genre ? En d’autres termes, peut-on parler de « féminité juridique » et de « masculinité juridique » ? Ces caractérisations posséderaient une dimension potentiellement performative amenant à analyser les injonctions juridiques relatives à la sexualité ainsi que leurs justifications. Quel est alors le poids des arguments essentialistes et comment sont-ils traduits dans les débats juridiques ? Quelle est la part de la religion, de la tradition, des enjeux de pouvoir dans ces assignations de genre ? Quelles sont les expertises ou les sciences mobilisées dans les débats juridiques et judiciaires pour les justifier ?
Les exclus et les impensés
Qu’arrive-t-il alors à ceux et celles qui n’entrent pas dans ces assignations ? Quid de celles/ceux qui sont exclu.e.s d’office de cette construction bicatégorisée du droit, ou dont la sexualité échappe au carcan de l’ordre juridique, i.e. les personnes intersexuées, transgenres, les sexualités autres qu’hétérosexuelles ? Quel traitement juridique et judiciaire leur est réservé selon les lieux et les époques ? Dans une construction binaire et hétéronormée définie par le droit, comment sont traitées et évoluent ou pas, juridiquement et judiciairement, les personnes dont le genre n’est pas clairement identifiable, celles qui refusent de se soumettre aux injonctions de genre, ou celles qui ont des pratiques sexuelles non conformes à l’hétéronormativité ?
Être émancipé.e, s’émanciper par le droit / avec le droit / contre le droit
Enfin, le droit à cette particularité d’être un outil d’ordre, comme nous venons de le voir, au service de visées morales, religieuses et/ou politiques. Pourtant, il peut tout autant servir l’émancipation. Cette émancipation est souvent perçue de façon linéaire en histoire du droit. Sur le long terme, son cheminement est toutefois plus complexe : la Révolution, par exemple, ne constitue pas une rupture sur ce plan. En outre, les variations sont catégorielles. Au cours des siècles, des femmes ont bénéficié de davantage de droits que les autres, par exemple dans la faculté de commercer et de disposer de leurs biens. C’est le cas dans des espaces très divers qui vont des femmes signares (Vial, 2019) aux veuves, en passant par les femmes marchandes publiques sous l’Ancien Régime (Slimani, 2008). Il reste à comprendre la généalogie, les raisons et les réel.le.s acteurs/trices de ces émancipations partielles ou totales, et de croiser la question du genre avec d’autres effets de différenciation.
Parallèlement, les mouvements féministes ont largement œuvré pour l’émancipation. Si leur étude a suscité de très nombreux travaux, les associations composées uniquement ou en grande partie de femmes juristes et les engagements féministes des femmes juristes constituent encore un vide historiographique si l’on excepte quelques travaux, par exemple ceux réalisés sur l’avocate Maria Vérone (Machiels, 2008) ou dans l’espace africain (S. Dezalay (dir.), 2015 ; M. N’Diaye, 2011). La puissance d’agir (agentivité/agency/empowerment) par le biais des tribunaux, d’institutions, de l’influence sociale ou politique, est alors en tension extrême avec la capacité juridique. Dans ce cadre, les logiques intersectionnelles peuvent être éclairantes : en effet, comment ne pas tenir compte dans l’analyse des stratégies émancipatrices, de la classe sociale, de la race — notamment en contexte colonial —, ou encore de l’âge, leviers qui peuvent se révéler plus puissants que les assignations de genre ?
Enfin, ce numéro de Clio@Themis participera sans doute, à travers ce dernier axe, à enrichir un (insoluble ?) dilemme : faut-il genrer le droit pour lutter contre les discriminations de genre existantes ou au contraire faut-il expurger le genre du droit afin d’arriver à une approche réellement universaliste ?
Notes
1 Ce projet, coordonné par Hélène Duffuler-Vialle, est porté par une équipe pluridisciplinaire (historien.ne.s dont Véronique Blanchard, Marie Houllemare, Régis Révenin, Marc Renneville ; sociologue : Nicolas Bué ; juristes de droit positif : Christine Desnoyer, Hugues Héllio, Anne Jennequin, Frédérique Le Doujet-Thomas, Corinne Robaczewski, Fanny Vasseur-Lambry), dont des historien.ne.s du droit de diverses spécialités (Luisa Brunori : histoire du droit des affaires, Fatiha Cherfouh-Baïch, Alexandre Frambery-Iacobone, Nader Hakim, Arnaud Paturet et Alain Wijfels : histoire de la pensée juridique, Sébastien Dhalluin : histoire du droit pénal, Paul-Emmanuel Babin, Sonia Baï, Silvia Falconieri, Florence Renucci, Anne Ulrich-Girollet : histoire du droit colonial, Farid Lekéal : histoire du droit social et Sabrina Michel : histoire du droit civil).
Nous tenons à remercier chaleureusement notre collègue Florence Renucci pour nous avoir communiqué ces informations précieuses.
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Vient de paraître Les chrétiens et la guerre d’Algérie. Religion, guerre et société, 1954-1962 de Jérôme
Bocquet aux Indes savantesLe 1er novembre 2021 à 09h26
Vient de paraître Les chrétiens et la guerre d’Algérie. Religion, guerre et société, 1954-1962 de Jérôme
Bocquet aux Indes savantes, coll. "Asie", 2021, 294 p. ISBN : 978-2-84654-572-3 Prix : 25 €.
"Pour de nombreux chrétiens marqués par l’Algérie, la guerre a constitué le commencement d’une vie de militant. Le poids de toutes les souffrances accumulées depuis plus de sept ans de guerre fratricide a en effet largement incité beaucoup d’entre eux à vouloir chercher dans la décennie suivante à redessiner le paysage d’églises déjà en pleine fermentation. Ce détonateur algérien a sans doute révélé les signes avant-coureurs d’une crise du catholicisme français.
Après l’Indochine, première expérience d’une guerre coloniale, le temps à la gauche du Christ n’est plus alors au progressisme en compagnonnage avec le parti communiste mais à l’aggiornamento d’une église conciliaire et à l’éveil au tiers-mondisme en sympathie bientôt avec la cause arabe."
Spécialiste d’histoire religieuse et militaire u XXe siècle, JérômeBocquet est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Tours (Équipe Monde Arabe et Méditerranée, UMR Citeres - CNRS 7324). Ses travaux portent sur l’histoire du fait colonial, de l’éducation et des relations politiques et culturelles entre l’Europe et la Méditerranée. Il a publié aux Indes savantes Missionnaires français en terre d’Islam. Damas 1860-1914 et La France, l’Église et le Baas. -
Vient de paraître Esclaves et résistances à l’île Bourbon (1750−1848). De la désobéissance ordinaire à la révolte d’Audrey
Carotenuto aux Indes savantesLe 1er novembre 2021 à 09h04
Vient de paraître Esclaves et résistances à l’île Bourbon (1750−1848). De la désobéissance ordinaire à la révolte d’Audrey
Carotenuto aux Indes savantes, coll. "Asie", 2021, 512 p. ISBN : 978-2-846-54556-3 Prix : 35 €.
"Le dernier siècle de l’esclavage légal (1750−1848) dans l’île Bourbon. Dans une société de domination où la parole de l’esclave est étouffée, les archives judiciaires lui donnent voix au chapitre, car, enfreignant les règles imaginées pour le contraindre et le nier, elles permettent enfin à l’esclave d’exister.
En dressant le tableau d’une île esclavagiste à part, la Bourbon des Mascareignes, inscrite dans l’histoire coloniale française de l’océan Indien, l’auteure cherche à utiliser les chiffres pour interroger les résistances serviles spécifiques à cet espace : entre la « préservation », la « rupture » et « l’agression », la résistance, qui prend souvent les traits d’actions ordinaires, sert surtout à limiter la violence d’un quotidien et à contourner la coercition. Mais peut-on parler de « résistances » ?
L’usage de ce mot a pu être polémique, notamment à la Réunion, car il fut utilisé par des militants culturels qui estimaient que le combat mené par les esclaves marrons était analogue à celui des Résistants de la seconde Guerre Mondiale, voire à celui des Fellaghas de la guerre d’Algérie. Mais le travestissement anachronique ou politique d’un mot ne doit pas interdire son usage à bon escient, surtout lorsque celui-ci fait sens pour évoquer la chaîne des insurrections serviles que l’on constate pendant toute l’histoire négrière.
Ce dialogue est aussi une porte d’entrée pour appréhender un vécu d’esclave muré dans le silence du passé mais qui trouvera ici l’occasion d’une expression singulière."
AudreyCarotenuto , docteure en histoire, a enseigné à l’université de Provence et à l’IUFM d’Aix-Marseille. Aujourd’hui, elle est professeure d’Histoire-Géographie dans le secondaire. Sa thèse sur les résistances à l’esclavage à l’île Bourbon a reçu le prix "Mémoires de l’esclavage" en 2006. -
Disparition de notre collègue Omar Carlier (1943-2021)
Le 28 octobre 2021 à 12h50
Jacques Frémeaux nous fait part du décès de notre collègue et ami Omar Carlier, figure notable de la recherche sur l’histoire de l’Algérie, auteur de Entre nation et djihad. Histoire sociale des radicalismes algériens, Paris, Presses de sciences po, 1995, 443 p.
Guy Pervillé nous fait également l’amitié de reproduire son hommage à Omar Carlier, publié initialement sur son site :
http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=481
Les obsèques Omar Carlier ont eu lieu à Enghien-les-Bains,
le vendredi 29 octobre à 14.30
(cimetière sud d’Enghien,
25 rue de la Coussaye,
95880 Enghien-les-Bain).
Entre nation et jihad. Histoire sociale des radicalismes algériens, Paris, Presses de Sciences Po, 1995, 443 p. ISBN : 978-2-7246-0671-3 Préface de Jean Leca.
Une histoire sociale et culturelle du politique en Algérie et au Maghreb. Études offertes à Omar Carlier sous la direction de Morgan Corriou et M’hamed Oualdi aux Éditions de la Sorbonne, "Internationale", 2018, 532 p. ISBN : 979-10-351-0077-3 Accès en ligne sur OpenEditions Books.
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Appel à contribution pour la journée d’étude "Départements et Départementalisations dans l’histoire des outre-mers (1848-2011)" organisée par la S
fhom (Sorbonne, 22 octobre 2022)Le 28 octobre 2021 à 09h50
Appel à contribution pour la journée d’étude
’Départements et Départementalisations
dans l’histoire des outre-mers (1848-2011)’
Organisée par YvanCombeau et JustinDaniel
pour la Sfhom
(Sorbonne, 22 octobre 2022)
Les propositions de contributions sont à rendre le 15 janvier 2022.
Départements et Départementalisations
dans l’histoire des outre-mers (1848-2011)
Journée d’étude de la Sfhom organisée par YvanCombeau et JustinDaniel
La journée d’étude proposée a pour objet de faire un état des recherches sur la création et les fonctions des départements dans l’histoire des outre-mers français. Il s’agit d’examiner l’histoire du statut départemental (revendications, législations, concrétisations…) et d’analyser "la départementalisation" en tant que thème, enjeu, marqueur des politiques dans les outre-mers français.
Le corpus recouvre l’histoire des départements de la seconde République (Algérie), des départementalisations de 1946 jusqu’à Mayotte 101ème département en 2011.
Cette journée se tiendra le 22 octobre 2022 à la Sorbonne.
Deux temps majeurs structurent cette rencontre et permettent de disposer plusieurs lignes directrices (non exhaustives) :
1. La journée d’étude entend dans une phase introductive questionner les départementalisations dans l’historiographie des outres-mers français et les différentes approches des historiens :. Département : histoire d’une idée/ d’un projet/ d’une l’ambition (XVIIIe - XXIe siècle)
. Les départementalisations dans l’écriture de l’histoire des colonies
. La décolonisation intra-française du 19 mars 1946
. Les départements dans l’histoire de la guerre d’Algérie
. L’histoire politique et culturelle d’une historiographie de la départementalisation2. Cette manifestation scientifique veut développer plusieurs thématiques afin d’interroger les acteurs et les discours liés à l’histoire des départements ultramarins et les réalités prises par ces départements en considérant (à titre d’exemples) :
. Les discours de 1848 lors de la création de trois départements en Algérie
. La place du département dans les politiques coloniales
. Le contexte de l’après-seconde guerre mondiale sur la question départementale
. Les mots de la départementalisation de 1946
. Les populations et les départementalisations
. Les formes d’oppositions à la départementalisation
. Le département : enjeux et forces politiques sous la IVe et Ve République
. La question du département dans l’histoire de Mayotte
. La question de la départementalisation dans l’histoire immédiateCes deux axes dessinent le cadre général du séminaire. Les points thématiques proposés ne sont pas limitatifs et d’autres questionnements peuvent venir enrichir les débats.
Calendrier de l’organisation
Les propositions de contributions sont à rendre le 15 janvier 2022 pour un retour du comité scientifique le 15 février 2022. Cet argumentaire de 2000 à 3000 signes doit présenter l’axe de recherche et sa problématique. Un court CV est recommandé.
Après accord du comité pour les propositions retenues, les contributions doivent être envoyées avant le 15 septembre 2022 à l’adresse suivante :
pierre-eric.fageol@univreunion.fr
pierre-eric.fageol@univ-reunion.fr
Comité scientifique de la journée d’étude :
. YvanCombeau
. JustinDaniel
. Pierre-ÉricFageol
. SorayaLaribi
. EdenzMaurice
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Vient de paraître Journal du Missouri. En pays mandane et hidatsa (1804-1805) de François-Antoine
Larocque , traduit par PhilippeGindre et présenté par ÉricPoix aux éditions La Lanterne magiqueLe 27 octobre 2021 à 09h27
Vient de paraître Journal du Missouri. En pays mandane et hidatsa (1804-1805) de François-Antoine
Larocque , traduit par PhilippeGindre et présenté par ÉricPoix aux éditions La Lanterne magique, 2021, 112 p. ISBN : 978-2-916180-29-8 Prix : 13 €.
"Le 11 novembre 1804, François-Antoine Larocque, accompagné de quelques hommes et de chevaux de bât, quittait fort Assiniboine dans l’actuel Manitoba pour accomplir un voyage de traite. Son itinéraire, long d’environ 250 kilomètres, devait le mener aux villages mandanes et hidatsas, établis au confluent de la rivière au Couteau et du Missouri dans l’actuel Dakota du Nord. François-Antoine Larocque, commis de la Compagnie du Nord-Ouest, rejoignit bientôt les villages pour y échanger des objets de traite contre des fourrures et d’autres articles amérindiens. Le récit de Larocque nous éclaire sur les échanges réalisés entre Euro-Américains et Indiens du haut Missouri. Mais il évoque également la vie quotidienne des Amérindiens et des traiteurs indépendants d’origine canadienne établis parmi eux. Il s’attache enfin à décrire de façon saisissante la vie aventureuse menée par les traiteurs des compagnies pelletières canadiennes, ainsi que les paysages et la faune des grandes Plaines du Nord. L’attrait de ce récit tient aussi à l’évocation du séjour de l’expédition Lewis et Clark sur le haut Missouri pendant son hivernage de 1804-1805. Larocque les côtoie alors, observe dans le détail les activités des Américains et s’attache aussi à cerner les objectifs réels de l’expédition américaine. François-Antoine Larocque cherche finalement à se joindre à l’expédition dirigée par Lewis et Clark, mais il essuie un refus. Toutefois, dans la foulée de ces deux premiers voyages de traite sur le haut Missouri, il participera bientôt à une expédition qui le mènera au cours moyen de la rivière aux Roches Jaunes, y devançant l’expédition américaine de près d’un an."
François-AntoineLarocque , traiteur en fourrures canadien français et commis de la Compagnie du
Nord-Ouest, formé en Nouvelle-Angleterre, écrivait en anglais, sa langue de prédilection. En novembre 1804, accompagné de quelques hommes et de chevaux de bât, quittait fort Assiniboine dans l’actuel Manitoba pour accomplir un voyage de traite, long d’environ 250 kilomètres, le menant aux villages mandanes et hidatsas, établis au confluent de la rivière au Couteau et du Missouri dans l’actuel Dakota du Nord.
Merci chaleureux à Éric Poix, éditeur-fondateur des éditions La Lanterne magique, pour nous avoir signalé la parution de cet ouvrage et l’en féliciter. -
Vient de paraître « Le Togo des beaux-frères ennemis » à travers leurs adresses mensuelles à la nation. Des sources inédites pour l’histoire du Togo (1958-1967) de Nakpane
Labante et BammoyNabe chez L’HarmattanLe 20 octobre 2021 à 14h02
Vient de paraître « Le Togo des beaux-frères ennemis » à travers leurs adresses mensuelles à la nation. Des sources inédites pour l’histoire du Togo (1958-1967) de Nakpane
Labante et BammoyNabe chez L’Harmattan, coll. "Études africaines - Histoire", 2021, 488 p. ISBN : 978-2-343-23852-4 Prix : 42 € (existe également en version électronique).
Préface du Professeur Théodore NicouéGayibor
"L’expression « les beaux-frères ennemis » - empruntée à Robert Cornevin - est utilisée pour désigner la décennie (1958-1967), au cours de laquelle Sylvanus Olympio et Nicolas Grunitzky, deux hommes d’État liés au plan familial mais opposés politiquement, ont dirigé le Togo. Celle-ci est appréhendée ici à partir de leurs discours à la nation.
Les auteurs mettent ainsi à la disposition des chercheurs et du public des documents originaux censés constituer le tremplin d’une histoire nationale portant sur les deux premières Républiques, ainsi que sur la période transitoire au cours de laquelle la nation togolaise est née."
BammoyNabe est maître de conférences d’histoire contemporaine à l’Université de Kara (Togo). Il est diplômé de l’Université de Provence (en France). Il a été chef de département d’histoire de 2004 à 2012, directeur des ressources humaines de 2008 à 2017. Il est actuellement directeur des Archives de l’université et du laboratoire Histoire et développement en Afrique (HisDAf), auteur de plusieurs articles scientifiques et contributeur d’ouvrages collectifs.
NakpaneLabante est maître de conférences d’histoire contemporaine à l’Université de Kara. Il est, en outre, vice-président de l’Association des historiens et des archéologues du Togo (AHAT), directeur de publication de la revue Longbowou, responsable scientifique du master d’histoire et chef de l’équipe « Économies, infrastructures et développement durable » du laboratoire Histoire et développement en Afrique (HisDAf). Il est auteur de maints articles et ouvrages portant sur l’histoire politique et économique du Togo et du Sénégal.
Nous tenons à remercier chaleureusement notre collègue Nakpane Labante pour nous avoir signalé cette précieuse parution et tenons à l’en féliciter, ainsi que Bammoy Nabe. -
Vient de paraître Journal de la Yellowstone. Un voyage aux montagnes Rocheuses en 1805 de François-Antoine
Larocque , Récit traduit et présenté par ÉricPoix aux éditions de La Lanterne magiqueLe 20 octobre 2021 à 13h28
Vient de paraître Journal de la Yellowstone. Un voyage aux montagnes Rocheuses en 1805 de François-Antoine
Larocque , Récit traduit et présenté par ÉricPoix aux éditions de La Lanterne magique, 2021, 144 p. ISBN : 978-2-916180-30-4 Prix : 16 €.
"De novembre 1804 à mai 1805, François-Antoine Larocque et ses compagnons canadiens avaient accompli deux voyages de traite vers le haut Missouri pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest. Les renseignements glanés alors se révélèrent assez encourageants pour inciter Charles Chaboillez à organiser une nouvelle expédition.
Il en confia la direction à François-Antoine Larocque qui, le 2 juin 1805, quitta le fort Montagne à la Bosse d’abord vers les villages mandanes et hidatsas puis en direction de l’Ouest. Ses instructions consistaient à parcourir les terres des Indiens Corbeaux afin de déterminer si elles abritaient des castors. Pendant l’été et l’automne de l’année 1805, Larocque et ses deux compagnons parcoururent une région qui coïncide aujourd’hui aux États-Unis avec le Dakota du Nord, le nord du Wyoming et le sud du Montana.
Larocque, jeune commis de la Compagnie du Nord-Ouest, tint un journal au jour le jour de son voyage à la rivière aux Roches Jaunes. Son témoignage est d’un grand intérêt, car il décrit de façon vivante la vie itinérante et aventureuse que menaient les traiteurs des compagnies pelletières canadiennes. Larocque, doué d’une vive sensibilité ethnographique, décrit les activités de troc avec les Amérindiens, mais il aborde également d’autres aspects de la vie quotidienne des Shoshones et des Crows. Le charme de son récit tient aussi à l’évocation de contrées sauvages peuplées d’Amérindiens et que très peu de Blancs avaient jusque-là entrevues.
Le 22 octobre 1805, après être passé sur le chemin de retour par les villages mandanes et hidatsas, il rejoignit le fort La Souris dans l’actuel Manitoba au Canada."
François-Antoine Larocque, un traiteur en fourrures Canadien français. Formé en Nouvelle-Angleterre, il écrivait en anglais, sa langue de prédilection. En quête de fourrures, il a parcouru en 1805 pour la Compagnie du Nord-Ouest, une compagnie pelletière canadienne, une région qui coïncide aujourd’hui avec le Dakota du Nord, le sud du Montana et le nord du Wyoming. C’est l’un des premiers Euro-Américains à s’être aventuré dans ses contrées après les frères La Vérendrye et Ménard. Il y évoque la traite des fourrures, les Amérindiens et la nature, omniprésente et alors épargnée par l’homme. Ce récit fait songer à la figure (fictive) de Pasquinel dans Colorado Saga avec le regretté Robert Conrad (une série diffusée dans les années 70 et un roman de James Michener).
Merci chaleureux à Éric Poix, éditeur-fondateur des éditions La Lanterne magique, et éditeur scientifique de cet ouvrage, pour nous en avoir signalé la parution. -
Vient de paraître Algérie 1914-1962. De la Grande Guerre à l’indépendance de Jacques
Frémeaux aux éditions du RocherLe 18 octobre 2021 à 14h08
Vient de paraître Algérie 1914-1962. De la Grande Guerre à l’indépendance de Jacques
Frémeaux aux éditions du Rocher, 2021, 312 p. ISBN : 9782268105857 Prix : 20,90 €
"Après avoir présenté et analysé dans un précédent ouvrage la conquête de l’Algérie par la France et comment s’est construite cette colonie jusqu’en 1914, Jacques Frémeaux s’attache ici aux événements qui, depuis la Première Guerre mondiale, ont conduit à la lutte armée et à la proclamation de l’indépendance du pays en 1962.
Un ordre colonial fondamentalement inégalitaire, l’absence d’une croissance économique suffisante et une population algérienne en augmentation très rapide, des mutations sociales, une légitimité politique française contestée, la guerre engagée avec les forces révolutionnaires, la montée en puissance du FLN… N’éludant aucun sujet, n’épargnant aucun protagoniste, mais sans entrer dans des polémiques qui engageraient un camp ou l’autre, l’auteur relate de façon claire, précise et condensée une histoire longue et complexe, et montre le caractère inéluctable de ce qui s’est produit.
Ce livre très documenté aborde et décrypte sans concession la réalité d’une mémoire coloniale douloureuse de part et d’autre. C’est le prélude nécessaire à toute volonté de réconciliation, le seul moyen acceptable d’y parvenir."
JacquesFrémeaux , membre de l’Académie des Sciences d’Outre-mer et ancien membre de l’Institut universitaire de France, est professeur émérite d’histoire à la Sorbonne. Il a écrit une vingtaine d’ouvrages, dont récemment La Conquête de l’Algérie. La dernière campagne d’Abd el-Kader (CNRS-Éditions) et La Question d’Orient (Fayard). Il a publié Algérie 1830-1914. Naissance et destin d’une colonie chez Desclée de Brouwer.
Un amical et chaleureux remerciement à notre collègue Jacques Frémeaux, que nous félicitons pour cette nouvelle publication, pour nous en avoir signalé la parution ! -
Vient de paraître Histoire dessinée des juifs d’Algérie. De l’antiquité à nos jours de Benjamin
Stora et NicolasLe Scanff à La DécouverteLe 13 octobre 2021 à 21h31
Vient de paraître Histoire dessinée des juifs d’Algérie. De l’antiquité à nos jours de Benjamin
Stora et NicolasLe Scanff à La Découverte, coll. "Bandes dessinées", 2021, 144 p. ISBN : 9782348060502 Prix : 22 €.
"Alors qu’il numérise des photos de famille, David retrouve le portrait, peint en 1878, d’une « jeune femme indigène » d’Algérie. En découvrant qu’il représente sa lointaine aïeule, l’adolescent, descendant de juifs des Aurès, entreprend une quête de ses origines, qui se transforme bientôt en véritable enquête historique dans un passé riche, complexe et douloureux.
À mesure que les fils des mémoires et de l’histoire se tissent, une fresque civilisationnelle deux fois millénaire apparaît, dont la source remonte à l’exil antique de juifs d’Israël/Palestine et à la conversion de Berbères au judaïsme, suivis de l’arrivée des Séfarades à la fin du XVe siècle. Après la longue domination arabe puis ottomane, la conquête de l’Algérie par la France en 1830 transforme profondément la destinée des « israélites indigènes » : l’attribution de la citoyenneté française par le décret Crémieux en 1870 ne marque pas seulement leur émancipation ; elle crée également une déchirure par rapport à leurs traditions religieuses et culturelles, mais aussi vis-à-vis des Berbères et Arabes musulmans avec lesquels ils avaient partagé des siècles durant une existence commune.
L’assimilation paradoxale des juifs d’Algérie à une identité « pied-noire » après leur exode et leur « rapatriement » en 1962 a enfoui cette mémoire collective. C’est à remédier à sa perte que s’emploie magistralement cet ouvrage, en restituant une histoire largement méconnue. "
Né à Constantine en 1950, Benjamin
Stora est historien, professeur des universités. Il est l’auteur de près d’une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels La Grangrène et l’Oubli (La Découverte, 1991 ; rééd. 2005), Les Trois Exils (Stock, 2006) et Une mémoire algérienne (Laffont, "Bouquins", 2020).
Né à Paris en 1954, NicolasLe Scanff intègre un atlier de bande dessinée à l’École nationale des beaux-arts en 1972 puis débute une carrière de graphiste et de directeur artistique, il renoue avec sa passion initiale en livrant ici sa première bande dessinée.
Nous tenons à remercier chaleureusement et amicalement Benjamin Stora pour avoir porté à notre connaissance cette tant précieuse publication.
















