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Vient de paraître La Louisiane, une affaire d’État. Récits de Jean-Baptiste Minet et d’Henri Joustel, témoins de Cavelier de La Salle (1684-1687) édité par Raymonde
Litalien aux éditions du SeptentrionLe 12 janvier 2022 à 15h42
Vient de paraître La Louisiane, une affaire d’État. Récits de Jean-Baptiste Minet et d’Henri Joustel, témoins de Cavelier de La Salle (1684-1687) édité par Raymonde
Litalien aux éditions du Septentrion, coll. "V", 2021, 160 p. ISBN : 9782897913113 Prix : 27,95 € (existe également en version électronique).
"En 1684, René-Robert Cavelier de La Salle avait reçu la mission du secrétaire d’État à la Marine Colbert d’installer une petite colonie à l’embouchure du Mississippi. La rocambolesque aventure se terminera tragiquement en 1687 avec l’assassinat de l’explorateur par l’un de ses compagnons, dans des circonstances nébuleuses.
Les récits en grande partie inédits de l’homme de confiance de La Salle, Henri Joustel, et celui de l’ingénieur Jean-Baptiste Minet rapportent ici les péripéties du voyage selon des points de vue divergents. Témoins vivants des heurs et malheurs de La Salle, ils répondent franchement aux demandes d’éclaircissements de la Cour de France sur une expédition par laquelle Louis XIV voulait affirmer sa puissance face à l’Espagne et à l’Angleterre."
RaymondeLitalien , née à Saint-Pamphile (Québec), a étudié à l’Université de Montréal puis à l’université de Paris-Sorbonne, où elle a obtenu un doctorat ès lettres (histoire). Par la suite, elle a dirigé le programme de recherche des Archives nationales du Canada en France (1977-2005), qui a conduit à la numérisation de milliers de documents français relatifs au Canada. Auteure de plusieurs ouvrages sur l’exploration de l’Amérique du Nord, elle est actuellement membre titulaire de l’Académie de marine (France). -
Vient de paraître L’île aux trois noms. Hispaniola, Saint-Domingue et Haïti. Cartes et plans du XVIe au XVIIIe siècles de Bernard
Gainot , ÉlieLescot Jr et CarolineSeveno aux éditions La Geste (coll. "Presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine")Le 30 décembre 2021 à 15h57
Vient de paraître L’île aux trois noms. Hispaniola, Saint-Domingue et Haïti. Cartes et plans du XVIe au XVIIIe siècles de Bernard
Gainot , ÉlieLescot Jr et CarolineSeveno aux éditions La Geste, coll. "Presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine", 2021, 148 p. ISBN : 979-10-353-1157-5 Prix : 30 €.
Avec une préface de Jean-MarieThéodat (https://twitter.com/jmtheodat). Avec un soutien de l’Institut d’Histoire moderne et contemporaine (https://twitter.com/IHMCUMR8066) (université Paris1, ENS Rue d’Ulm, CNRS UMR 8806.)
"Un recueil de plus de cent cartes géographiques anciennes, qui illustrent l’évolution des contours, du tracé, des souverainetés qui se partagent l’île de Saint-Domingue durant trois siècles.
La présente collection offre un aperçu d’un travail cartographique, qui révèle la régression de la discipline géographique aux XIXe et XXe siècles. La carte est un outil précieux qui aide à la prise de décision en matière d’administration et d’organisation d’un territoire. Les cartes produites entre le XVIe siècle et jusqu’au début du XVIIIe siècle nous montrent une île aux côtes déchiquetées, hachées, très accidentées. Cela pose bien entendu la question de l’échelle et de l’abstraction nécessaires dans la production cartographique. La cartographie a connu son apogée, en Haïti, sous l’Ancien Régime, entre le XVIe et le XVIIIe siècles, au moment où la mise sous coupe réglée de la Caraïbe par les Européens donna lieu à une production qualitativement et quantitativement impressionnante. Les progrès réalisés sur deux siècles témoignent à la fois de la meilleure connaissance du pays par les colons et d’une plus grande précision des outils de la représentation."
CarolineSeveno (https://twitter.com/CarolineSeveno) est Docteur en histoire. Après ses études, dont son doctorat, à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, elle rejoint l’université des Antilles et de la Guyane en 2010 en tant qu’Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherches. Elle dirige aujourd’hui l’Encyclopédie des îles de Guadeloupe et est Maître de Conférences Associée à la faculté Roger Toumson, UFR des humanités caribéennes de l’université des Antilles. Spécialiste de la cartographie de l’espace caribéen entre les XVIe et XVIIIe siècles, elle collabore régulièrement à des revues scientifiques et des colloques. Ses travaux actuels portent sur les signes de résistances à la colonisation et sur l’histoire de l’aménagement des territoires antillais, principalement à travers les documents cartographiques de l’époque.
ÉlieLescot Jr , chimiste de formation, docteur de l’Université de Paris, chercheur au CNRS à la retraite. Il a passé sept années à l’UNESCO. Il est co-auteur de plusieurs articles publiés dans diverses revues scientifiques tant françaises qu’étrangères. Il a obtenu le prix Lucien de Reinach 2005 de l’Académie des Sciences Morales et Politiques pour son livre Haïti - Images d’une colonisation - 1492-1804 (Orphie, 2004).
BernardGainot est maître de conférences honoraire en histoire moderne à l’Université PARIS I Panthéon-Sorbonne, chercheur associé à l’Institut d’Histoire moderne et contemporaine. Professeur associé aux Écoles militaires de Saint-Cyr-Coëtquidan de 2008 à 2012. Ses domaines de recherches sont l’histoire des sociétés coloniales de la période moderne, l’histoire des conflits dans les espaces coloniaux, l’histoire politique de l’Europe méditerranéenne.
Document et annonce aimablement diffusés par Bernard Gainot que nous saluons chaleureusement ! -
Vient de paraître The Palgrave Handbook of African Women’s Studies sous la direction d’Olajumoke
Yacob-Haliso , ToyinFalola chez Palgrave MacMillanLe 30 décembre 2021 à 14h27
Vient de paraître The Palgrave Handbook of African Women’s Studies sous la direction d’Olajumoke
Yacob-Haliso , ToyinFalola chez Palgrave MacMillan (Springer Link), 2 vol., 2556 p. ISBN : 978-3-030-28098-7 Prix : 580,24 € (existe également en version électronique).
"This definitive handbook is the first reference of its kind bringing together knowledge, scholarship, and debates on themes and issues concerning African women everywhere. It unearths, critiques, reviews, analyses, theorizes, synthesizes and evaluates African women’s historical, social, political, economic, local and global lives and experiences with a view to decolonizing the corpus. This Handbook questions the gendered roles and positions of African women and the structures, institutions, and processes of policy, politics, and knowledge production that continually construct, deconstruct, and reconstruct African women and the study of them. Contributors offer a consistent emphasis on debunking erroneous and misleading myths about African women’s roles and positions, bringing their previously marginalized stories to relief, and ultimately re-writing their histories. Thus, this Handbook enlarges the scope of the field, challenges its orthodoxies, and engenders new subjects, theories, and approaches. This reference work includes, to the greatest extent possible, the voices of African women themselves as writers of their own stories. The detailed, rigorous and up-to-date analyses in the work represent a variety of theoretical, methodological, and transdisciplinary approaches. This reference work will prove vital in charting new directions for the study of African women, and will reverberate in future studies, generating new debates and engendering further interest."
OlajumokeYacob-Haliso is Professor of Political Science at Babcock University, Nigeria, where she has taught since 2002. She has published ten books and dozens of articles and book chapters on international relations, gender studies and comparative politics. Professor Yacob-Haliso is co-editor of the Rowman & Littlefield book series, Africa : Past, Present & Prospects, and the Journal of Contemporary African Studies, among others. She serves on the editorial board of African Affairs, Journal of International Women’s Studies, Peace Studies and Practice, Journal of International Politics and Development, and so on. For her research, Olajumoke has been awarded grants and fellowships of the American Council of Learned Societies (ACLS), African Studies Association (ASA), Carnegie Africa Diaspora Fellowship Program (CADFP), International Development Research Centre (IDRC), University for Peace Africa Program (UPEACE), Council for the Development of Social Science Research in Africa (CODESRIA), American Political Science Association (APSA), and others. Professor Yacob-Haliso has been visiting scholar to universities in Africa, Europe and the United States, including Rhodes University, South Africa, the Graduate Institute of International and Development Studies, Switzerland, Boston University, USA and many others. Olajumoke Yacob-Haliso is incoming co-chair (2020-2023) of the Feminist Theory and Gender Studies (FTGS) Section of the International Studies Association (ISA), and currently Dean of the Veronica Adeleke School of Social Sciences at Babcock University, Nigeria.
ToyinFalola , Professor of History, University Distinguished Teaching Professor, and the Jacob and Frances Sanger Mossiker Chair in the Humanities, the University of Texas at Austin. He is an Honorary Professor, University of Cape Town, and Extraordinary Professor of Human Rights, University of the Free State, South Africa. He had served as the General Secretary of the Historical Society of Nigeria, the President of the African Studies Association, Vice-President of UNESCO Slave Route Project, and the Kluge Chair of the Countries of the South, Library of Congress. He is a member of the Scholars’ Council, Kluge Center, and the Library of Congress. He is a Fellow of Clare Hall, Cambridge University, Fellow of the Historical Society of Nigeria and a Fellow of the Nigerian Academy of Letters.He has received over thirty lifetime career awards and fourteen honorary doctorates. Palgrave-Macmillan in 2016 released a book on him by Abdul Karim Bangura, Toyin Falola and African Epistemologies and another was published by Carolina Academic Press in 2019, Falolaism : The Epistemologies and Methodologies of Africana Knowledge. Falola has published over a hundred and fifty books, some of his latest including the Palgrave Handbook of African Oral Traditions and Folklore, the Palgrave Handbook of Islam in Africa, and the Palgrave Handbook of African Education and Indigenous Knowledge.
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Vient de paraître Navigating Neutrality. Early American Governance in the Turbulent Atlantic de Sandra Moats aux University of Virginia Press
Le 29 décembre 2021 à 17h00
Vient de paraître Navigating Neutrality. Early American Governance in the Turbulent Atlantic de Sandra Moats aux University of Virginia Press, coll. "The Revolutionary Age", 2021, XV-198 p.
La version électronique est en accès gratuit sur la plate-forme Virginia Open.
"Navigating Neutrality explores the unexpected role George Washington’s 1793 Neutrality Proclamation played in energizing the U.S. government’s constitutional responsibilities to support and promote America’s commercial and sovereign interests. Designed to avoid warfare as Great Britain and France battled in the Atlantic during the French Revolutionary Wars, neutrality encompassed a wide range of issues, including diplomacy, law, defense, commerce, and domestic politics.
Proclaiming neutrality proved easier than enforcing it. American citizens eagerly accepted lucrative French privateering commissions, and Britain retaliated by attacking American ships, cargos, and sailors. In response, Washington and his cabinet formulated policies to enforce neutrality across all three branches of the government and around the globe. Maritime citizens, stranded in the Caribbean and Mediterranean, especially came to appreciate the government’s rescue efforts. As Sandra Moats shows, enforcing neutrality galvanized all three branches of the nascent U.S. government, serving as a manifesto of the young nation’s quest to be respected in its independence and helping to build a U.S. government capable of supporting its global aspirations."
SandraMoats is Professor of History at the University of Wisconsin–Parkside and author of Celebrating the Republic : Presidential Ceremony and Popular Sovereignty, from Washington to Monroe. -
Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian
Stech aux Indes savantesLe 22 décembre 2021 à 21h18
Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian
Stech aux Indes savantes, coll. "Asie", 2021, 312 p. ISBN : 978-2-84654-577-8 Prix : 33 €.
"Les Nouvelles-Hébrides représentent un chapitre oublié du colonialisme européen. Pourtant, entre 1906 et 1980, ce petit archipel d’environ quatre-vingts îles a été gouverné conjointement par la France et la Grande-Bretagne. L’ouvrage se concentre sur la période de 1945 à 1980 tout en fournissant un contexte historique replaçant les événements dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale.
Aux Nouvelles-Hébrides, les Français et les Britanniques ont dû prendre en considération les aspirations et les besoins du peuple néo-hébridais, de plus en plus politiquement actif en raison de la question foncière et de l’aliénation des terres. Le lien entre l’éducation et la participation croissante des Néo-Hébridais dans la vie politique de la colonie est également exploré. Dès le début des années 1970, la vie politique aux Nouvelles-Hébrides a revêtu les caractéristiques d’une démocratie moderne : partis politiques, campagnes électorales et élections. L’ouvrage éclaire le rôle et la place de la France et de la Grande-Bretagne sur la scène politique émergente aux Nouvelles-Hébrides.
Plusieurs territoires dans le Pacifique ayant accédé à l’indépendance, les Nouvelles-Hébrides étaient vouées au même sort ; mais les positions divergentes de la France et de la Grande-Bretagne ont fait que l’indépendance n’a pas été obtenue dans la paix, mais plutôt dans le sang."
ZorianStech est né en 1987 à Toronto au Canada. Il a étudié à l’université de Toronto et à l’université Lumière Lyon 2 en France avant de poursuivre ses études aux cycles supérieurs à l’université de Montréal, sous la direction de l’historien Samir Saul. Cet ouvrage est tiré de sa thèse. Il a déjà publié sur divers thèmes portant sur le condominium franco-britannique dans des revues scientifiques et fait souvent des présentations sur les Nouvelles-Hébrides et le Vanuatu lors de colloques scientifiques en Amérique du Nord et en Europe.
Nous tenons à remercier chaleureusement Frédéric Mantienne pour le signalement de cette précieuse publication et bien plus largement pour tout le travail éditorial des Indes savantes. -
Vient de paraître Bordeaux métisse. Esclaves et affranchis du XVIIIe siècle à l’Empire de Julie
Duprat chez MollatLe 22 décembre 2021 à 21h00
Vient de paraître Bordeaux métisse. Esclaves et affranchis du XVIIIe siècle à l’Empire de Julie
Duprat chez Mollat, 2021, 216 p. ISBN : 978-2358770262 Prix : 25 €.
"Bordeaux porte encore les marques du premier port colonial français quelle fut au XVIIIe siècle, enrichie notamment grâce à ses échanges avec les Antilles. Un observateur attentif peut distinguer des traces de cette mémoire dans la pierre des austères façades. Il a pourtant fallu une longue période avant que la ville accepte de se confronter avec ce passé, et que les chercheurs éclairent tenants et aboutissants d’une richesse née en partie de l’odieuse traite des esclaves.
Si la pierre parle de façon allusive, les archives ont bien plus à nous apprendre qui révèlent les activités, les passions, les fortunes et infortunes de ceux qui furent des acteurs importants de la vie de la cité. Elles permettent notamment de découvrir un aspect ignoré de ce monde bigarré qu’est un port faisant du négoce avec le monde entier : la présence depuis des siècles, et notamment pendant les Lumières, de personnes de couleur, à la fois intégrées et marginalisées, exploitées ou émancipées, débarquées pour un court séjour ou dans le dessein de s’y installer.
C’est ce monde invisible que Julie Duprat, diplômée de l’École des Chartes, a choisi d’explorer afin d’en restituer les parcours, faisant revivre une population d’Afro-descendants - esclaves, affranchis ou libres de couleur - qu’on découvre dans la marine, l’artisanat, le commerce ou au service des gens aisés, et qui parviennent, parfois, à devenir maîtres de leur destin. Elle donne enfin un nom à tous ces anonymes oubliés de l’Histoire.
Après Mémoire noire Histoire de l’esclavage, ouvrage collectif dirigé par Caroline Le Mao, les éditions Mollat contribuent, avec cet ouvrage qui donne accès à des documents jamais exploités, à l’enrichissement d’un passionnant domaine d’étude, l’histoire des populations noires en France."
JulieDuprat (https://twitter.com/July_Dup), archiviste paléographe (prom. 2017) et conservateur à la Bibliothèque publique d’information (Centre Pompidou, Paris) publie ici sa thèse de l’École nationale des chartes portant sur le thème : Présences noires à Bordeaux. Passage et intégration des gens de couleur à la fin du XVIIIe siècle. -
Disparition de notre collègue Nelly Schmidt (1949-2021)
Le 18 décembre 2021 à 08h23
C’est avec tristesse que nous apprenons la disparition de notre collègue Nelly Schmidt (1949-2021), disparue ce 15 décembre.
Nelly Schmidt avait été membre du premier Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (devenu la Fondation pour la mémoire de l’esclavage en 2020) en 2004, comme Marcel Dorigny disparu en septembre de cette année.
Nelly Schmidt était spécialiste de l’histoire de l’esclavage et de ses abolitions.
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Colloque international ’Travail servile et dynamiques économiques XVIe-XXIe siècle’ (15 & 16 décembre 2021, en ligne)
Le 14 décembre 2021 à 21h30
Colloque international
’Travail servile et dynamiques économiques
XVIe-XXIe siècle’
En ligne (zoom)
Mercredi 15 et jeudi 16 décembre 2021
Colloque en ligne
Compte tenu des nouvelles règles sanitaires, le colloque aura lieu uniquement en ligne via Zoom.
JOUR 1 Colloque international Travail servile et dynamique économiques XVIe-XXIe siècle (15 déc. 2021) : ID de réunion : 914 1496 7497 // Code secret : 776849
Pour les agents du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, rendez-vous sur la plateforme GCV pour suivre le jour 1 du colloque.
JOUR 2 Colloque international Travail servile et dynamique économiques XVIe-XXIe siècle (16 déc. 2021) : ID de réunion : 938 5855 7884 // Code secret : 706406
Pour les agents du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, rendez-vous sur la plateforme GCV pour suivre le jour 2 du colloque
Sous le haut patronage de
Monsieur Emmanuel MACRON
Président de la République française
L’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE), le Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF) et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME) organisent un colloque international les 15 et 16 décembre 2021, proposant un état des lieux de la recherche sur les multiples formes de travail servile.
Ce colloque international d’historiennes et d’historiens a pour but d’exposer un état de la recherche sur les multiples formes de travail servile (esclavage, travail forcé, travail contraint) entre les XVIe et XXIe siècles dans le monde (Amériques, Afrique, Asie, Europe). Cette manifestation servira en outre à définir des axes de recherche pour les années à venir, en fonction des différentes approches historiographiques et des données disponibles et manquantes. Elle vise enfin à attirer les jeunes chercheurs sur ces terrains et à éclairer le grand public.
Chaque intervenant(e) présentera les sources qu’il/elle a mobilisées dans ses travaux, les acquis de sa recherche, les avancées historiographiques récentes dans sa thématique, des chantiers en cours de défrichement et des pistes de recherche à mener.
Voir les biographies des intervenants
Voir les résumés de communication
Comité scientifique
António de Almeida Mendes, maître de conférences à l’université de Nantes, FME
Anne Conchon, professeure à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, CHEFF
Myriam Cottias, directrice de recherche au CNRS, FME
Gusti-Klara Gaillard, professeure à l’université d’État d’Haïti, FME
Pierre-Cyrille Hautcœur, directeur d’études à l’EHESS, CHEFF
Laure Quennouëlle-Corre, directrice de recherche au CNRS, CHEFF
Alessandro Stanziani, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EHESS, FME
Béatrice Touchelay, professeure à l’université de Lille, CHEFF
Programme du 15/12 - Économies de la traite et de l’esclavage
MATINÉE8 h 55 - 9 h 00
Mot d’ouverture de Bruno Le Maire
Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance
Session 1
9 h 00-10 h 20
Économie de la traite
Président : Alessandro Stanziani, CNRS-EHESS
L’invention de la traite euro-africaine et le premier système atlantique
António de Almeida Mendes, université de Nantes
Prix, mortalité et fraude : l’économie de la traite des esclaves dans le sud-ouest de l’océan Indien au XVIIIe siècle
Rafaël Thiebaut, musée du quai Branly-Jacques Chirac
Le jeu de nombres et les transformations sociales : la traite des esclaves en Afrique
Andreas Eckert, université Humboldt de Berlin, Allemagne
Politique fiscale et traite négrière : le cas des « coutumes » ou taxes en Sénégambie XVIIe-XIXe siècle
Cheikh Sene, université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
Questions
10 h 20-10 h 35
Pause
10 h 35-10 h 50
Session 2
10 h 50-12 h 10
Économies de plantation et post esclavagiste dans les empires français et anglais
Présidente : Anne Conchon, université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Le plantation complex moderne à Saint-Domingue : un débat inachevé
Paul Cheney, université de Chicago, États-Unis
Another Great Divergence : British North America, the British West Indies and the Slave Trade
Trevor Burnard, université de Hull, Royaume-Uni
Immigrants sous contrat, gens casés et prolétaires ruraux : les modalités du travail dans les domaines sucriers de la Guadeloupe et de la Martinique dans la transition post esclavagiste (fin XIXe-premier XXe siècle)
Jean-Pierre Sainton, université des Antilles
Comparative perspective. Variant or sui generis ? The plantation economy of Ile de France/Mauritius in comparative perspective with British and French Caribbean islands
Vijaya Teelock, université de Maurice, île Maurice
Questions
12 h 10-12 h 25
Pause méridienne
12 h 25-14 h 00
APRÈS-MIDI
Session 3
14 h 00-15 h 20
Pratiques économiques des esclaves
Présidente : Béatrice Touchelay, université de Lille
Le travail rémunéré des esclaves antillais (colonies françaises, XVIIe-XIXe siècle). Une porte ouverte sur la consommation et vers la liberté
Jérôme Jambu, université de Lille
Les pratiques économiques de l’esclavage est africain
Henri Médard, Aix-Marseille université, Institut des mondes africains
État des lieux et perspectives sur la participation des esclaves des Antilles françaises et anglaises aux économies coloniales XVIIe-XIXe siècle
Dominique Rogers, université des Antilles
De l’esclavisé au planteur émancipé en milieu caféier aux XVIIIe et XIXe siècles
Marie Hardy-Seguette, université des Antilles
Questions
15 h 20-15 h 35
Pause
15 h 35-15 h 50
Session 4
15 h 50-17 h 10
Capitalisme et esclavage
Présidente : Myriam Cottias, CNRS
Capitalism and the Second Slavery of the Jihad States of West Africa
Paul E. Lovejoy, université de York, Canada
Marchés d’esclaves et fiscalité dans le royaume du Ndongo (Angola, XVIe-XVIIe siècle)
Catarina Madeira Santos, EHESS
Slavery and Dutch Colonial Capitalism in the Indian Ocean and Atlantic Ocean Realm
Ulbe Bosma, université d’Amsterdam, Pays-Bas
Capitalisation dans les élites africaines à partir du commerce atlantique des esclaves (années 1470-années 1870)
Guy Saupin, université de Nantes
Questions
17 h 10-17 h 25
Programme du 16/12 - Travail contraint, travail forcé XVIe-XXe siècle
MATINÉESession 5
9 h 00-10 h 20
Le travail contraint XVIe-XVIIIe siècle
Président : António de Almeida Mendes, université de Nantes
La corvée au XVIIIe siècle : les déclinaisons d’une forme de travail contraint en métropole et dans les colonies
Anne Conchon, université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Les conditions serviles au travail dans l’Empire ottoman (XVIe-XVIIe siècle)
Hayri Gökşin Özkoray, Aix-Marseille université
Dynamiques de traite en Chine (XVIe-XVIIIe siècle)
Claude Chevaleyre, CNRS
Dettes et créances dans une société esclavagiste (Louisiane espagnole, 1763-1803)
Soizic Croguennec, université de la Guyane
Questions
10 h 20-10 h 35
Pause
10 h 35-10 h 50
Session 6
10 h 50-12 h 10
Les conséquences économiques des abolitions
Présidente : Gusti-Klara Gaillard, université d’État d’Haïti
Les indemnités du XIXe siècle comme révélateur des organisations économiques et sociales des sociétés coloniales esclavagistes
Myriam Cottias, CNRS et Jessica Balguy, EHESS
Indemniser les planteurs pour abolir l’esclavage ?
Frédérique Beauvois, université de Lausanne, Suisse
L’abolition de l’esclavage dans l’empire britannique et l’indemnisation des propriétaires d’esclaves à l’île Maurice (1834-1844)
Stéphanie Tamby, musée intercontinental de l’esclavage de Maurice, île Maurice
Abolition de l’esclavage et indemnité : le cas d’Haïti
Jean-François Brière, université de l’État de New York, États-Unis
Questions
12 h 10-12 h 25
Pause méridienne
12 h 25-14 h 00
APRÈS-MIDI
Session 7
14 h 00-15 h 20
Le travail forcé fin XIXe-XXe siècle
Présidente : Laure Quennouëlle-Corre, CNRS
Post Liberation Slaves and Labour Shortage in French West Africa (1848-1905)
Babacar Fall, université de Dakar, Sénégal
L’immigration sous contrat à la Réunion et à l’île Maurice (années 1840-1880)
Alessandro Stanziani, EHESS-CNRS
Pour une microhistoire de l’engagisme aux Antilles et à la Guyane françaises
Céline Flory, CNRS
Les engagés africains à La Réunion au XIXe siècle : de la captivité à la servitude
Virginie Chaillou-Atrous, université de Nantes
Questions
15 h 20-15 h 30
15 h 30 - 15 h 40
Intervention de Jean-Marc Ayrault
Président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage
Pause
15 h 40 - 16 h
16 h - 17 h 30
Table ronde avec les acteurs contemporains de la lutte contre l’esclavage
Animateur : Kévi Donat, conférencier et podcasteur (Le Paris noir)
Anousheh Karvar, déléguée du Gouvernement français auprès de l’OIT et des G7-G20 Travail-Emploi et présidente du Partenariat mondial contre le travail des enfants, le travail forcé, l’esclavage contemporain et la traite des êtres humains (Alliance 8.7). Elle coordonne la Stratégie nationale d’accélération française pour éliminer le travail des enfants, le travail forcé, la traite des êtres humains et l’esclavage contemporain à l’horizon 2030
Geneviève Colas, coordinatrice du collectif Ensemble contre la traite des êtres humains pour le Secours catholique-Caritas France et membre de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, rapporteur national indépendant français contre la traite des êtres humains
Zita Cabais-Obra, ancienne victime de de traite d’êtres humains/d’esclavage, membre du conseil d’administration du Comité contre l’esclavage moderne, membre du Conseil consultatif international des survivants de la traite (ISTAC/ODIHR/OSCE), ancienne secrétaire générale du syndicat des assistants maternels et services à la personne CFDT - Île-de-France, fondatrice de l’association Sangunian FilipinoSource de l’information :
https://www.economie.gouv.fr/igpde-seminaires-conferences/travail-servile-et-dynamiques-economiques-xvie-xxie-siecle
Via la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage : https://twitter.com/fondation_me/status/1470510643686121476 -
Appel à communication pour le Colloque international "La Recherche scientifique à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar : historique, bilan et perspectives" (Dakar, 24-25 février 2022)
Le 27 novembre 2021 à 16h21
Appel à communication pour le Colloque international
"La Recherche scientifique à la Faculté des Lettres
et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar
Historique, bilan et perspectives
UCAD II
Jeudi 24 et vendredi 25 février 2022
Ce colloque sera couplé avec une exposition.
30 novembre 2021 : dernier délai pour la soumission des propositions
I. Historique, contexte et justification
Du point de vue de ses origines, l’Université de Dakar, fondée officiellement le 24 février 1957, est le fruit d’une longue tradition académique arrimée à la puissance coloniale française : création du Comité d’études historiques et scientifiques de l’AOF en 1915 ; de l’école de Médecine de Dakar en 1918 ; de l’IFAN en 1936 et de l’Institut des hautes études de Dakar qui regroupe les écoles supérieures de Médecine, de Sciences, de Droit et Lettres en 1950.L’acte fondateur du 24 février 1957 scelle les débuts d’une longue aventure académique, scientifique et culturelle. Rattachée dans un premier temps à l’Académie de Bordeaux, ses activités scientifiques, de recherche restent essentiellement organisées autour du modèle académique français qui va élaborer les premiers programmes de recherche et de formation des cadres avec une forte présence de la coopération technique française dans les Facultés. Mais l’accession du Sénégal à l’indépendance en 1960 sonne l’amorce des processus d’africanisation du personnel et des programmes de l’université. Malgré une présence des coopérants encore très importante dans certaines Facultés, comme c’est le cas à la Faculté des Lettres et Sciences humaines, les programmes d’enseignement et les activités de recherche dessinent une cartographie intellectuelle qui s’attache à construire les fondements scientifiques et épistémologiques d’une université postcoloniale cherchant à se débarrasser fondamentalement de l’emprise académique française. Dès lors, à la Faculté des Lettres et Sciences humaines, plus la dynamique d’africanisation avance, plus l’architecture des savoirs produits, élabore les profils des élites africaines formées par l’Université. L’activité de recherche et d’enseignement, ainsi que les transformations du système académique, suite aux multiples crises structurelles et politiques que connaît l’université après mai 68, prennent dans cette Faculté le visage d’une appropriation africaine des dynamiques de production et de transmission du savoir universel et/ou endogène. Celles-ci se matérialisent d’une part par l’organigramme des enseignements et de la recherche qui postulent une décolonisation de la recherche en même temps que celle du matériau épistémologique et herméneutique ; d’autre part les modalités de constitution et de production d’un savoir hérité des sciences humaines et sociales d’origine occidentale.
Depuis 1960, la Faculté des Lettres et Sciences humaines a construit une longue tradition de recherche scientifique et de formation des élites nationales, africaines qu’il convient de revisiter et de vulgariser.
– Quels sont les grands moments historiques et épistémologiques qui articulent les soixante années de recherche à la Faculté des Lettres et Sciences humaines ?
– Quels sont les apports scientifiques et pédagogiques des réformes académiques et pédagogiques à l’activité de recherche de la Faculté ?
– Quelle est la réception des travaux scientifiques produits à la Faculté, au sein des universités africaines ?
– Quels sont les impacts de la réforme LMD sur la qualité des productions scientifiques à la faculté ?Consciente de la nécessité de repenser davantage l’université africaine, ses nouvelles missions et réorientations souhaitées par toute la communauté scientifique ainsi que les acteurs qui gravitent autour de la recherche, la Faculté des Lettres et Sciences humaines se projette de réunir autour de panels de discussions variés, des experts de tous bords afin de discuter des conditions, modalités et objectifs de la recherche au 21e siècle qui se voudrait responsive. Nous lançons un appel à contribution en direction de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, afin de recueillir des avis d’experts sur la question de la prise en charge de la recherche scientifique à la FLSH.
II. Axes thématiques :
Sans être exhaustifs, les axes thématiques suivants sont proposés :
– Hommage à certaines personnalités qui ont marqué la FLSH ;
– Les « écoles de Dakar » ;
– Syndicalisme et Politique à la FLSH ;
– Continuités et ruptures dans les enseignements et la recherche à la FLSH ;
– La FLSH : un legs colonial ?
– Vers la professionnalisation des enseignements ?
– Les enjeux et les défis liés aux sureffectifs, à la bi-modalité dans un contexte de la Covid-19 ;
– Réponses de la Recherche aux besoins de la société ;
– Recherche et infrastructures au sein de la FLSH ;
– Recherche et coopération scientifique à la FLSH ;
– Le financement de la Recherche à la FLSH.
III. Lignes directrices de soumission :
Les propositions de communication d’environ 300 mots accompagnées d’un bref cv sont à envoyer aux adresses suivantes : amadououry.ba@ucad.edu.sn ; khady.niang@ucad.edu.sn et bacary.sarr@ucad.edu.sn.
Les langues du colloque sont toutes celles enseignées à la FLSH : anglais, allemand, arabe, espagnol, français, italien, portugais, pulaar, russe, wolof, etc.
IV. Calendrier :
30 novembre 2021 : dernier délai pour la soumission des propositions
31 décembre 2021 : réponse du comité scientifique
31 janvier 2022 : dernier délai pour l’envoi des communications
La durée des interventions sera de 20 mn.
Les frais de séjour seront pris en charge par les organisateurs et les actes du colloque seront publiés.
V. Comité d’organisation
Amadou Oury BA, Professeur assimilé d’Allemand,
Idrissa BA, Professeur assimilé d’histoire médiévale,
Moussa FALL, Professeur assimilé de Lettres Modernes,
Khady NIANG, Maître de Conférences titulaire d’Archéologie,
Bacary SARR, Maître de Conférences titulaire de Lettres modernes
Oumar THIAM, Maître de conférences titulaire d’anglais.
Nous tenons à remercier chaleureusement et amicalement Idrissa Ba et le remercions pour nous avoir transmis la précieuse information. -
Vient de paraître “Orients” extrêmes. Les loges coloniales du Grand Orient de France (1870-1940) de Patrice
Morlat aux Indes savantesLe 1er novembre 2021 à 10h52
Vient de paraître “Orients” extrêmes. Les loges coloniales du Grand Orient de France (1870-1940) de Patrice
Morlat aux Indes savantes, coll. "Asie", 2021, 436 p. ISBN : 978-2-84654-575-4 Prix : 30 €.
"Parallèlement à son engagement en métropole dans la construction d’un État laïque, totalement séparé de toutes les formes d’Églises, le Grand Orient de France essaima des loges dans toutes les parties de l’Empire colonial français, et cela dès 1738, date à laquelle La Parfaite Union allumait ses feux à « l’Orient » de Saint-Pierre, en Martinique. En 1936 la loge Phénicia à Rayak au Liban, alluma les siens, et ce sera le dernier atelier à le faire, avant la Seconde Guerre mondiale. L’Obédience devait ensuite entrer dans les voies de l’exil, de la persécution et de la clandestinité. Le nombre maximum de loges actives relevé, fut atteint au début des années 1910, et juste avant la Première Guerre mondiale. Le GODF comptait alors 63 ateliers actifs au sein de l’Empire. Le plus grand nombre de loges se trouvait en Algérie, mais il en existait également dans pratiquement toutes les autres possessions françaises.
Une large partie du livre est consacrée à une étude serrée de la composition des loges coloniales. On y trouve les lieux d’initiations, la durée des mandats des vénérables, les présidents de loges, les métiers des Maçons. Cette étude montrera que les frères maçons exerçaient pratiquement toutes les formes de métiers et que les initiations, n’étaient pas réservées à une élite sociale, mais au contraire à une élite du cœur et à la vertu républicaine."
Patrice Morlat, docteur en histoire, s’est spécialisé dans des travaux consacrés à l’Indochine, des origines à la seconde guerre mondiale. Il a publié, dirigé ou codirigé dans ce cadre, une douzaine d’ouvrages essentiellement aux Indes savantes. Il a également fourni, pour la même maison d’édition, trois romans historiques se passant en Indochine. Il se consacre actuellement à l’étude de la pensée coloniale au sein de la République Impériale.















