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Vient de paraître Congo. Un fleuve à la puissance contrariée de Roland
Pourtier aux éditions du CNRSLe 21 avril 2021 à 14h41
Vient de paraître Congo. Un fleuve à la puissance contrariée de Roland
Pourtier aux éditions du CNRS, 2021, 272 p. ISBN : 9782271122490 Prix : 23 € (existe aussi en version électronique)."Fleuve le plus puissant au monde après l’Amazonie, le Congo draine un immense bassin partagé entre neuf États. Il a donné son nom à deux d’entre eux. Au cœur d’une histoire tumultueuse qui mit en contact les sociétés d’Afrique équatoriale et l’Europe, soumis à une exploitation coloniale brutale, il n’a cessé d’être convoité pour ses richesses naturelles. « Potentiellement » riches, les pays riverains du grand fleuve comptent en réalité parmi les plus pauvres du monde.
Ce paradoxe de la puissance contrariée, tant par la nature qui a coupé le fleuve de son ouverture atlantique que par le cours d’une histoire souvent chaotique, constitue le fil conducteur d’un voyage fascinant aux pays du Congo. L’auteur les a parcourus durant trois décennies. Il en montre les mutations comme les freins au développement, et interroge les promesses de l’or blanc, de l’or vert, de l’or bleu. Il livre en six tableaux le fruit d’une réflexion sans tabou, murie au carrefour de la géohistoire, de l’anthropologie économique, de la politique, de la culture et des arts. Cet essai de géographie globale propose des clés essentielles pour comprendre la complexité du bassin du Congo dans son rapport au monde."
RolandPourtier , géographe, professeur honoraire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a consacré l’essentiel de ses recherches aux pays du bassin du Congo. -
Premier café virtuel AHCESR/APHG avec Didier Gondola autour de Matswa vivant (5 mai 2021)
Le 21 avril 2021 à 10h02
Premier café virtuel AHCESR/APHG
Avec Didier Gondola
Autour de Matswa vivant
Mercredi 5 mai 2021 à 19 heures
"Nous sommes heureux de vous inviter au premier café virtuel entre l’APHG (Association des professeurs d’histoire-géographie) et l’AHCESR autour d’historiennes et d’historiens et de leurs récentes publications.
Celui-ci se tiendra en ligne sur zoom le mercredi 5 mai prochain à 19h avec une présentation et une série de questions/réponses.
L’historien Didier Gondola de l’Indiana University présentera son ouvrage Matswa vivant. Anticolonialisme et citoyenneté en Afrique-Équatoriale française paru très récemment aux Éditions de la Sorbonne."
Les inscriptions se font à cette adresse en indiquant ses noms, prénoms et établissement de rattachement : inscriptionsAHCESR@gmail.com
Via Lancelot Arzel (https://twitter.com/LancelotArzel) et Karine Ramondy (https://twitter.com/KRamondy) dans la liste de diffusion de l’AHCESR (https://twitter.com/ahcesr) et Joëlle Alazard (https://twitter.com/AlazardJ) pour l’APHG (https://twitter.com/APHG_National). -
Vient de paraître Corps noirs et médecins blancs. La fabrique du préjugé racial, XIXe-XXe siècles de Delphine
Peiretti-Courtis à La DécouverteLe 21 avril 2021 à 09h38
Vient de paraître Corps noirs et médecins blancs. La fabrique du préjugé racial, XIXe-XXe siècles de Delphine
Peiretti-Courtis à La Découverte, coll. "Sciences humaines", 2021, 354 p. ISBN : 9782348045011 Prix : 22 € (existe également en version numérique).
"Pour lutter contre les stéréotypes racistes qui perdurent à l’égard des femmes et des hommes noirs dans la société française, il faut revenir à leurs origines. De la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe, la littérature médicale a élevé au rang de vérité scientifique les préjugés raciaux sur les corps noirs : infériorité intellectuelle, résistance physique, prédominance des émotions ou encore hypersexualité.
L’ouvrage de Delphine Peiretti-Courtis constitue une première enquête approfondie sur la façon dont fut traitée cette question dans les écrits spécialisés de la période : dictionnaires et traités médicaux, monographies sur les races humaines, rapports de missions coloniales. Elle documente ainsi l’apparition dans les sciences médicales françaises des théories raciales appliquées aux populations africaines, puis leur développement avant leur déclin. Elle éclaire les processus de racialisation du corps, du genre et de la sexualité des peuples d’Afrique. Dans une société où la science se substitue progressivement à la religion comme source du savoir, le schéma racialiste élaboré par les savants est ensuite conforté par le pouvoir politique pour servir le projet colonial : le corps devient un outil de la colonisation.
En mettant en lumière les mécanismes de formation des stéréotypes ainsi que leur contestation progressive, cet ouvrage permet de comprendre comment les préjugés sont devenus des « savoirs » scientifiques, ancrés durablement dans les esprits, même après leur invalidation complète."
DelphinePeiretti-Courtis , agrégée et docteure en histoire, est enseignante à l’université d’Aix-Marseille et membre du laboratoire TELEMMe. -
Vient de paraître Le sport à La Réunion XIXe-XXIe siècles. Pouvoirs, réseaux, identités d’Évelyne
Combeau-Mari aux Presses Universitaires IndiaocéaniquesLe 21 avril 2021 à 09h19
Vient de paraître Le sport à La Réunion XIXe-XXIe siècles. Pouvoirs, réseaux, identités d’Évelyne
Combeau-Mari aux Presses Universitaires Indiaocéaniques, 2020, 324 p. ISBN : 9-782490-596423 Prix : 16 € (existe également en version numérique).
"Cet ouvrage qui recouvre une vingtaine d’années d’analyses et d’approfondissements souhaite, à l’aune de cette dynamique de recherches, produire une nouvelle synthèse sur l’histoire du sport à La Réunion. Il se compose d’approches ou de réflexions qui ont pu être élaborées dans le cadre de colloques ou de congrès nationaux et internationaux et qui prolongent notre thèse initiale. L’île de La Réunion est singulière par sa position géographique, par sa population, par son histoire. « Vieille colonie française », le territoire accède pleinement à la République en devenant « département d’outremer » par la loi du 19 mars 1946. Le questionnement, centré sur le sport comme objet de recherche, permet de mettre en évidence d’une manière particulièrement éclairante les résistances, les difficultés, les déceptions mais aussi les attentes, les espoirs et les réalisations de cette entreprise d’intégration et d’acculturation. Autour d’une trame chronologique, qui débute par la greffe du sport anglo-saxon dans les îles Mascareignes à la fin du XIXe siècle, l’ouvrage parcourt le XXe siècle pour aborder des pratiques sportives très actuelles relevant de l’histoire du temps présent. Ainsi, au regard de notre problématique majeure – la place des activités physiques dans les processus de colonisation et de décolonisation – le sport peut être observé comme pratique sociale, comme institution dans le champ politique, comme événement ou compétition, comme espace de revendications identitaires, comme moyen de formation et d’éducation, comme champ d’acteurs, sportifs et dirigeants, comme loisir associé au tourisme, ou bien encore comme argument du discours éducatif, social, politique… L’étude illustre trois thématiques majeures qui traversent l’histoire de La Réunion : celle du, des pouvoirs, celle des réseaux et enfin celle de l’identité.
Parmi les nombreuses pistes qui s’ouvrent aux chercheurs dans le domaine fécond de l’histoire culturelle, cet essai appréhende quelques clés de lecture des fonctions du sport dans nos sociétés contemporaines."
ÉvelyneCombeau-Mari , professeure en histoire contemporaine, enseigne à l’Université de La Réunion. Ses recherches réalisées dans le cadre du CRESOI (Centre de recherches et d’études sur les sociétés de l’océan Indien) portent sur l’histoire culturelle des sociétés de l’océan Indien dans les contextes de colonisation et décolonisation aux XIXe et XXe siècles. -
Vient de paraître L’Alligator : l’odyssée d’un navire négrier havrais au temps de la Révolution de Saint-Domingue (1789-1792) de Tom-Hugo
Couvet chez Maisonneuve & Larose-Hémisphères éditionsLe 16 avril 2021 à 16h59
Vient de paraître L’Alligator : l’odyssée d’un navire négrier havrais au temps de la Révolution de Saint-Domingue (1789-1792) de Tom-Hugo
Couvet chez Maisonneuve & Larose-Hémisphères éditions, coll. "Mers & Empires", 2021, 272 p., dont 10 pages de documents en couleurs ISBN : 978-2-37701-089-9 Prix : 24 €.
Préface d’ÉricSaunier .
"Issu d’une recherche fondée sur le croisement des apports d’un riche fonds d’archives (le fonds Boivin-Colombel) et d’une base de données sur les marins embarqués sur les navires négriers havrais, cet ouvrage propose au lecteur de suivre au jour le jour les deux expéditions en traite de l’Alligator, navire négrier havrais armé par Jacques Robert Colombel, en pleine Révolution, entre le 27 juillet 1789 et le 18 mai 1792.
La vie à bord d’un navire négrier, depuis le port du Havre qui était devenu le second port négrier français en 1789 jusqu’à Port-au-Prince en passant par l’escale africaine, se situe au cœur de cette étude, dans le prolongement des travaux de Marcus Rediker. Mais elle est aussi, à travers le cas de Jacques Robert Colombel, une approche précise des stratégies commerciales mises en place, du moment d’entrée dans le commerce triangulaire à la constitution du réseau d’affaires, par le groupe de ces négriers qui venaient de « la filière démocratique » et s’engagèrent dans la traite après la Guerre d’Indépendance des États-Unis (1775-1783).
Approche d’histoire par le bas en raison de l’attention portée à la vie du navire négrier et aux pratiques d’un armateur en traite « ordinaire », l’ouvrage l’est enfin dans l’étude prosopographique minutieuse des 65 « forçats de la mer » embarqués sur l’Alligator, au sujet desquels l’historiographie rappelle la nécessité de resituer la place du voyage en traite dans les parcours professionnels et dans l’évolution des comportements sociaux."
Tom-HugoCouvet (https://twitter.com/THCouvet/) est l’auteur d’un mémoire soutenu à l’Université Le Havre Normandie en 2019, prix Amiral Daveluy 2020 (catégorie Mémoire en Sciences humaines).
Préface d’ÉricSaunier , directeur de la recherche, maître de conférences à l’Université Le Havre Normandie, membre du conseil scientifique de la Fondation de la Mémoire de l’esclavage.
Nous tenons à remercier chaleureusement pour la diffusion des documents et à féliciter Tom-Hugo Couvet pour cette précieuse publication. -
Vient de paraître Matswa vivant. Anticolonialisme et citoyenneté en Afrique-Équatoriale française de Didier
Gondola aux Éditions de la SorbonneLe 16 avril 2021 à 16h07
Vient de paraître Matswa vivant. Anticolonialisme et citoyenneté en Afrique-Équatoriale française de Didier
Gondola aux Éditions de la Sorbonne, coll. "Internationale", 2021, 440 p. ISBN : 979-10-351-0604-1 Prix : 40 €.
"Partir sur les traces de Matswa, dans l’entre-deux-guerres, c’est illuminer l’itinéraire d’un acteur à la fois mystérieux et méconnu, pourtant incontournable si l’on veut saisir les contours de la fronde contre l’ordre colonial qui se dessine aux quatre coins de l’Hexagone à partir des années 1920. Utilisant la quête de la citoyenneté française comme un fil d’Ariane, l’auteur fait cheminer le lecteur dans le dédale de la lutte anticoloniale, des cafés de la Ville-Lumière, aux Quatre Communes côtières du Sénégal, aux villages frondeurs du Moyen-Congo et aux camps de détention du Sahel tchadien. À son parcours militant audacieux se double un destin posthume qui occupe une place disproportionnée dans l’imaginaire collectif des Congolais. C’est une vie créée de toutes pièces, une vie de légende dans laquelle Matswa apparaît affublé d’oripeaux prométhéens. Cette biographie de Matswa s’attelle justement, en recourant à une pléthore de sources, à faire la part entre l’univers des croyances et l’ordre des connaissances."
DidierGondola , docteur en histoire de l’Afrique de l’université Paris 7-Denis Diderot, est professeur d’histoire de l’Afrique et des études afro-américaines à Indiana University, aux États-Unis. Spécialiste d’histoire sociale, il est l’auteur de plusieurs articles sur les cultures populaires, notamment les imaginaires, la mode et la musique en Afrique centrale et sa diaspora. Son dernier ouvrage est paru à Indiana University Press (Tropical Cowboys : Westerns, Violence, and Masculinity in Kinshasa, 2016). -
Un nouveau rendez-vous : ’La Lettre des ANOM’
Le 16 avril 2021 à 15h51
Un nouveau rendez-vous :
’La Lettre des ANOM’
Archives nationales d’Outre-Mer
Avril 2021
Chaque trimestre, les Archives nationales d’outre-mer (ANOM) vous propose un nouveau rendez-vous : la Lettre d’information des ANOM. Dans ce premier numéro, découvrez les coulisses des ANOM : la programmation, l’actualité, les nouvelles entrées, les métiers… et bien plus encore !
"Je me réjouis de la parution de la première lettre d’information externe des ANOM. En ces temps de contraintes, les ANOM continuent d’assurer leurs missions. La salle de lecture est ouverte avec une jauge à 15 et des horaires plus restreints, mais les lecteurs sont au rendez-vous. Ce début d’année a vu la signature d’une convention cadre avec Aix-Marseille université qui permettra de renforcer les relations avec les différents laboratoires de recherche comme l’IREMAM (Institut de recherches et d’études sur les Mondes Arabes et Musulmans) ou l’IrAsia (Institut de recherches asiatiques). Plusieurs chantiers ont été lancés : reconditionnement de quatre kilomètres de fonds d’archives, rétro-conversion des instruments de
recherche existants uniquement sous forme papier en salle de lecture, afin de les mettre en ligne. Deux publications paraîtront d’ici la fin de l’ année : l’ une sur le bagne en juin : « Écrire pour survivre. Lettres du bagnard Arthur Roques, Guyane 1902-1918 », et l’autre sur les camps de regroupement en Algérie, à la fin de l’année. A découvrir également : un très beau guide sur les ANOM aux Éditions Archives et Culture.
Bonne lecture"
Isabelle Dion
directrice des ANOM
Pour s’abonner à La lettre des ANOM, c’est ici :
anom.aix@culture.gouv.fr -
Vient de paraître The Business of Development in Post-Colonial Africa sous la direction de Véronique
Dimier et SarahStockwell chez Palgrave MacmillanLe 16 avril 2021 à 15h03
Vient de paraître The Business of Development in Post-Colonial Africa sous la direction de Véronique
Dimier et SarahStockwell chez Palgrave Macmillan, coll. "Cambridge Imperial and Post-Colonial Studies", 2020, XV-360 p. ISBN : 978-3-030-51105-0 Prix : 103,99 € (existe aussi en version électronique).
Cet ouvrage est issu du Colloque ’Business, decolonization and development’, organisé par le laboratoire SAGE (Palais Universitaire de Strasbourg, Jeudi 13 et vendredi 14 octobre 2016).
"This collection brings together a range of case studies by both established and early career scholars to consider the nexus between business and development in post-colonial Africa. A number of contributors examine the involvement of European companies (most notably those of former colonial powers) in development in various African states at the end of empire and in the early post-colonial era. They explore how businesses were not just challenged by the new international landscape but benefited from the opportunities it offered, particularly those provided by development aid. Other contributors focus on the development agencies of the departing colonial powers to consider how far these served to promote the interests of European companies. Together these case studies constitute an important contribution to our understanding of both business and development in post-colonial Africa, redressing an imbalance in existing histories of both business and development which focus predominantly on the colonial period. This volume breaks new ground as one of the very first to bring the study of foreign companies and development aid into the same frame of analysis."
VéroniqueDimier is Professor at the Free University of Brussels, Belgium. She held the Chaire Gutenberg in 2015 at SAGE, the Research Centre on Society, Stakeholders and Government in Europe, at the University of Strasbourg. She has worked extensively on French and British colonial administrations and on the second career of French colonial officials, most notably in the development field. She is the author of Le Gouvernement des Colonies, Regards Croisés Franco-Britanniques (2004), and The Invention of a European Development Bureaucracy : Recycling Empire (2014).
SarahStockwell is Professor of Imperial and Commonwealth History at King’s College London, UK. Her research focuses on the history of British decolonisation, especially in Africa. Her publications include The Business of Decolonization. British Business Strategies in the Gold Coast (2000), The British End of the British Empire (2018), and, as editor, The British Empire. Themes and Perspectives (2007) and, with L.J. Butler, The Wind of Change : Harold Macmillan and British Decolonization (2013).
Nous tenons à remercier amicalement et chaleureusement notre collègue Jacques Frémeaux pour nous avoir signalé cet ouvrage précieux et utile ! -
Vient de paraître en poche Histoire des coureurs de bois. Amérique du Nord 1600-1840 de Gilles
Havard chez PerrinLe 16 avril 2021 à 07h53
Vient de paraître en poche Histoire des coureurs de bois. Amérique du Nord 1600-1840 de Gilles
Havard chez Perrin, coll. "Tempus", 2021, 1230 p. ISBN : 9782262088125 Prix : 16 €.
Ouvrage paru initialement en 2016 aux Indes savantes.
"« Coureurs de bois, voyageurs, traiteurs, hommes du Nord, mangeurs de lard, hommes libres, chasseurs des montagnes » : ces appellations pittoresques témoignent d’une Amérique oubliée, celle d’avant la conquête de l’Ouest. D’origine européenne, les hommes qu’on désignait ainsi sillonnaient le Nouveau Monde en quête de fourrures, séjournant et parfois hivernant parmi les Amérindiens ; ils formaient des sociabilités itinérantes et masculines, étroitement associées aux communautés autochtones. Restituer leurs circulations, c’est repenser la construction des sociétés coloniales dans leur rapport à l’espace, à l’ordre et à l’altérité, et mettre au jour des expériences singulières de la masculinité, comme d’une certaine forme de liberté. Le lecteur est ainsi convié au dévoilement d’une aventure interculturelle intense et méconnue, longue pourtant de deux siècles et qui s’est jouée sur tout un continent."
GillesHavard , agrégé d’histoire, est directeur de recherche au CNRS et directeur du CENA, spécialiste de l’histoire de la Nouvelle France. Il est également l’auteur récent de L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde (2019). -
Vient de paraître De la Nouvelle-Néerlande à New York. La naissance d’une société esclavagiste (1624-1712) d’Anne-Claire
Faucquez aux Indes savantesLe 16 avril 2021 à 07h31
Vient de paraître De la Nouvelle-Néerlande à New York. La naissance d’une société esclavagiste (1624-1712) d’Anne-Claire
Faucquez aux Indes savantes, coll. "Americana", 2021, 485 p. ISBN : 978-2-84654-569-3 Prix : 36 €."L’histoire de la colonie de New York ne peut être dissociée de celle de l’esclavage. En effet, l’esclavage fut implanté dès l’arrivée des premiers colons néerlandais en 1624 et se développa parallèlement à la colonie, s’étendant dans les régions rurales autour de l’île de Manhattan et s’ancrant à tous les niveaux de cette jeune société coloniale. Si le statut de l’esclave n’était pas encore véritablement codifié à l’époque néerlandaise, il le fut progressivement après la conquête anglaise de 1664 jusqu’en 1712, date de la première révolte d’esclaves sur le continent nord-américain. Ce cadre législatif qui liait indéfectiblement le statut servile à la couleur de peau façonna les mentalités et renforça les préjugés raciaux que les colons avaient hérités de la Renaissance. Or, la rigidité de ce cadre ne put se conformer parfaitement à la réalité de l’environnement new-yorkais qui réclamait des esclaves une grande mobilité et une certaine autonomie et qui tolérait, depuis la période néerlandaise, la présence d’une communauté de Noirs libres, laquelle permit de conforter les esclaves dans leur volonté de s’affirmer culturellement et de résister à leur condition. Ainsi l’esclavage fut loin d’être cette « institution particulière » chère au Sud mais était répandu sur l’ensemble du territoire américain depuis ses origines."
Anne-ClaireFaucquez est maîtresse de conférence en histoire et civilisation des États-Unis à l’université Paris 8. Elle s’intéresse à l’histoire coloniale américaine, l’histoire de la région du « nord » et plus particulièrement de New York. Son travail sur l’esclavage englobe également une réflexion sur l’historiographie et la mémorialisation de l’esclavage dans les musées, les monuments et l’art contemporain.















