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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
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Grand Débat en ligne "Napoléon et l’esclavage" (samedi 8 mai 2021, en visio)
Le 24 avril 2021 à 13h33
Grand Débat en ligne ’Napoléon et l’esclavage
Autour de trois tables-rondes
Avec la participation d’historiens internationaux
Samedi 8 mai 2021, à partir de 14 heures (en visio)
Pour débattre avec les historiens, inscrivez-vous :
https://zoom.us/webinar/register/WN_17ybdttHRSypmyjagdc90Q
À l’occasion du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte, la Plateforme nationale des opérateurs de mémoire de l’esclavage propose trois tables rondes sous la forme de webinaire ouvert au public, avec la participation d’historiens internationaux.
Pour débattre avec les historiens, inscrivez-vous :
https://zoom.us/webinar/register/WN_17ybdttHRSypmyjagdc90Q
Depuis le 23 mai 2020, huit opérateurs de mémoire se sont regroupés pour mutualiser leurs actions en faveur de la connaissance de l’histoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions et d’en valoriser les patrimoines matériels et immatériels.
Le 5 mai 2021 marquera le bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte. Ce dernier a laissé une empreinte profonde dans l’histoire de France et du monde. Son rôle dans le rétablissement de la traite négrière et de l’esclavage dans les colonies françaises reste encore trop méconnu.
Trois tables-rondes apporteront un éclairage sur les raisons et les circonstances qui l’ont conduit à ce choix. Sur la base de la recherche historique nous répondrons aux questions du public dans le cadre de trois tables rondes.
Cette manifestation prendra la forme de webinaire ouvert à tous les publics, avec la participation de 18 historiens français et internationaux.
14H00 Première table-ronde
Napoléon Bonaparte : le rétablissement de la traite négrière et de l’esclavage
La première table-ronde sera consacrée aux facteurs et aux mécanismes qui ont amené Napoléon Bonaparte à rétablir la traite négrière et l’esclavage. Après son arrivée au pouvoir suite au coup d’état de novembre 1799, il trouve la situation suivante : l’esclavage est aboli dans la partie française de Saint-Domingue (Haïti), en Guadeloupe et en Guyane ; il est maintenu à la Réunion, à l’Île de France (Île Maurice) et en Martinique.
Dès lors, quels sont les rapports de force entre mouvance abolitionniste et le lobby colonial esclavagiste ? Les positions et attitudes de Bonaparte sur la question ont-elles évolué dans les années 1798-1801 ? Le contexte des négociations de paix avec la Grande-Bretagne et la signature de la paix d’Amiens ont-ils un rôle dans la prise de décision ?
Nous analyserons le processus législatif de l’époque qui aboutit à la loi du 20 mai 1802 qui maintient l’esclavage à la Réunion, à l’Île de France et en Martinique. Pourquoi Bonaparte rétablit-il l’esclavage en Guadeloupe par un arrêté consulaire le 16 juillet 1802 ? Pourquoi la proclamation de rétablissement de l’esclavage en Guyane s’effectue-t-elle le 29 mai 1803 ?
Intervenants
Marcel Dorigny (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)
Marion Godfroy (CNRS, ENS, Université Paris 1)
Bruno Maillard (Université de La Réunion)
Jean-François Niort (Université des Antilles, Guadeloupe)
Frédéric Régent (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Eric Saugera (Université de Nantes)
Fabrice d’Almeida (Université Panthéon-Assas), modérateur
16H30 Deuxième table ronde
Toussaint Louverture, Napoléon Bonaparte et Saint-Domingue (Haïti)
La seconde table-ronde interrogera la relation entre Toussaint Louverture, général de division, « noir » affranchi, qui dirige Saint-Domingue depuis 1798 et Napoléon Bonaparte qui prend le pouvoir en France par un coup d’état en novembre 1799.
S’est-il agi, entre ces deux personnalités puissantes, d’une sorte d’affrontement viril ou de divergences politiques ? Pourquoi Napoléon Bonaparte envoie-t-il à Saint-Domingue une expédition militaire dirigée par son beau-frère, le général Leclerc en 1801 ? Comment réagit la population à Saint-Domingue ? Dans quelles conditions l’Etat d’Haïti est-il né ?
Intervenants
Carolyn Fick (Concordia University, Montréal)
Bernard Gainot (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Philippe Girard (McNeese State University, Louisiane)
Philippe Pichot (Fort de Joux-Toussaint Louverture)
Enance Saint-Fleur (Université d’Etat d’Haïti)
Jacques Léon-Emile (APECE), modérateur.
19H Troisième table ronde
Esclavage et ségrégation sous Napoléon Bonaparte
Cette dernière table ronde portera sur la dimension économique, sociale et culturelle du rétablissement de l’esclavage et du préjugé de couleur en Guadeloupe et en Guyane. En Martinique, à La Réunion (devenue Île Bonaparte en 1806) et en Île de France (colonies où l’esclavage a été maintenu). La ségrégation et les discriminations se renforcent entre « blancs » et libres de couleur. Comment réagissent les populations remises en esclavage et les libres de couleur ? Comment le Code civil a-t’ il été appliqué dans les colonies françaises ?
En France métropolitaine, un arrêté du 2 juillet 1802 interdit l’accès au territoire, sauf autorisation exceptionnelle, aux « noirs » et autres gens de couleur. Une circulaire du 8 janvier 1803 interdit les mariages entre « noirs » et « blancs », mais son application tolère ceux entre « blancs » et métissés. Il s’agira de voir l’impact de cette politique sur le destin de l’empire colonial.
Intervenants
Cécilia Elimort (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Joseph la Hausse de Lalouvière (Institute of Historical Research, London)
Sue Peabody (Washington State University)
Eric Saunier (Université Le Havre Normandie)
Pierre Serna (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Lionel Trani (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Erick Noël (Université des Antilles, Martinique), modérateur
La romancière, dramaturge et essayiste Léonora Miano (prix Goncourt des lycéens en 2006 pour Contours du jour qui vient ; prix Fémina en 2013 pour La saison de l’ombre) conclura cette journée.
La Plateforme nationale des opérateurs de mémoire de l’esclavage est constituée des Anneaux de la Mémoire, de l’APECE (Association Pour l’Étude de la Colonisation Européenne), du CIFORDOM (Centre d’Information, Formation, Recherche et Développement pour les Originaires d’Outre-Mer), du CM98 (Comité Marche 23 mai 1998), de la Coque Nomade Fraternité, de Mémoires & Partages, de PROTEA, de la Route des abolitions et des Routes du Philanthrope. Cette manifestation a le soutien de FER (Fondation Esclavage et Réconciliation) et du fonds de dotation Henri Grégoire Germain Porte.
Pour débattre avec les historiens, inscrivez-vous :
https://zoom.us/webinar/register/WN_17ybdttHRSypmyjagdc90Q
Source de l’information :
https://www.facebook.com/events/816919889175372/
https://www.facebook.com/operateursdememoire/
https://twitter.com/operateursdeme1/status/1384255563161161730
Nous tenons à remercier chaleureusement Marion Godfroy - Tayart de Borms et Frédéric Régent, présidents du Prix du livre d’Histoire des Outremers, pour l’annonce de ce précieux et indispensable débat.
Vous pouvez retrouvez Marion et Frédéric dans l’émission spéciale de Stéphane Bern "Dans les secrets de l’exposition Napoléon", sur France 2 jusqu’au 14 mai 2021. -
Paru récemment Généalogie des villes d’Algérie. Voyage au cœur des civilisations de Leila
Latrèche chez RiveneuveLe 24 avril 2021 à 11h28
Paru récemment Généalogie des villes d’Algérie. Voyage au cœur des civilisations de Leila
Latrèche chez Riveneuve, 2018, 319 p. ISBN : 978-2-36013-486-1 Prix : 20 €.
Préface de DenisBauchard . Cartographie de KarimChaïbi .
"L’Algérie ne s’est pas faite en un jour ! Les villes algériennes ont connu tout au long de l’histoire des appellations différentes depuis l’écriture libyque et le « libyco-berbère » et leurs contacts avec le punique, le grec, le latin, l’arabe, l’espagnol, le turc, le français ; langues de tous les conquérants et occupants de cet espace géographique devenue Algérie. Dans cette société de synthèse, les noms propres de lieux se sont construits en strate suivant différentes couches historiques, dans une continuité parfois, mais aussi dans l’assimilation et l’interpénétration de tous les apports étrangers.
L’ouvrage présente ainsi un triple intérêt : géographique, historique et linguistique. Six générations de villes se sont succédées depuis l’Antiquité : berbères, phéniciennes et carthaginoises, romaines et byzantines, arabes et ottomanes, françaises avant les renominations et les villes-nouvelles d’après 1962. C’est à un véritable voyage à travers l’histoire que l’auteure invite en rappelant sans cesse les racines berbères, arabes, turques, puniques, françaises ou encore grecques des différents lieux rencontrés. Ce livre ravira tous les passionnés de la longue histoire de l’Algérie."
Leila Latrèche (https://www.leilalatreche.com/) est docteur en géopolitique, spécialisée dans les relations internationales, elle travaille plus particulièrement sur la politique étrangère cubaine, les relations sovieto-cubaines et la démocratisation en Amérique Latine.
Denis Bauchard a été ambassadeur de France en Jordanie et au Canada. Il a présidé l’Institut du Monde arabe de 2002 à 2004 avant de devenir consultant pour l’Institut français des relations internationales (IFRI).
KarimChaïbi est cartographe. -
Vient de paraître Généalogie des villes de Tunisie. Au carrefour de deux mondes de Leila
Latrèche chez RiveneuveLe 24 avril 2021 à 10h23
Vient de paraître Généalogie des villes de Tunisie. Au carrefour de deux mondes de Leila
Latrèche chez Riveneuve, 2021, 186 p. ISBN : 978-2-36013-571-4 Prix : 18 €.
Préface de PierreVermeren . Postface de ClaudeNataf . Illustrations de KarimChaïbi .
"Tunisie : terre conquise et reconquise. Aux portes du Maghreb, voici le pays le plus profondément urbanisé de la région, et sa population conserve de longue date une forte tradition citadine. Voyager à travers les villes et villages de la république tunisienne permet de découvrir, stratifiée comme un mille-feuille de brick, sa riche histoire. Une foule de détails rappellent cette destinée carthaginoise, punique, berbère, romaine, vandale, byzantine, arabe, turque mais aussi pour une autre lignée plus brève : italienne, espagnole, française… Dans ce creuset se mêlent différentes cultures qui donnèrent aux villes de Tunisie des appellations différentes. L’autrice s’ingénie à en retrouver toutes les origines et les significations et, au final, offre ici un récit en kaléidoscope de ce pays charnière au carrefour de deux mondes.
Croisant de nombreuses sources, mémoires et toponymies, l’ouvrage se présente comme un dictionnaire historique enrichi d’illustrations et d’une iconographie à la fois scientifique et esthétique.
Ce livre est un must pour tous les amoureux de la Tunisie, d’ici et de là-bas."
LeilaLatrèche (https://www.leilalatreche.com/) est docteure en géopolitique et chercheuse spécialisée dans les relations internationales. Elle travaille plus particulièrement sur la politique étrangère cubaine, les relations soviéto-cubaines, la démocratisation en Amérique latine et sur l’Afrique du Nord. Elle est consultante pour l’ONU en Afrique subsaharienne. Elle a publié tout récemment, chez le même éditeur (Riveneuve), Généalogie des villes d’Algérie. Voyage au cœur des civilisations (2018).
KarimChaibi est historien et cartographe, il a élaboré les cartes de cet ouvrage. Il est l’auteur de L’Atlas historique de l’Algérie (Dalimen, 2012) et a réalisé les cartes de Généalogie des villes d’Algérie (Riveneuve, 2018).
PierreVermeren est professeur d’histoire des sociétés arabes et berbères contemporaines à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, président de la Sfhom et signe la préface du livre.
ClaudeNataf est président de la Société d’histoire des juifs de Tunisie et d’Afrique du Nord, ancien chargé d’enseignement et coresponsable de séminaire à Sciences Po Paris, il signe la postface du livre.
Nous tenons à remercier chaleureusement Jacques Frémeaux pour nous avoir signalé cet précieux ouvrage ! -
Vient de paraître La France et l’Inde, des origines à nos jours. Tome 3 : Regards croisés de Jacques
Weber aux Indes savantesLe 22 avril 2021 à 16h01
Vient de paraître La France et l’Inde, des origines à nos jours. Tome 3 : Regards croisés de Jacques
Weber aux Indes savantes, coll. "Études sur l’Asie", 2021, 674 p. ISBN : 978-2-84654-564-8 Prix : 36 €.
Cet ouvrage fait suite au tome 1 : L’Inde entrevue et au tome 2 : Les comptoirs sous trois Républiques (1870-1963).
"Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l’Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l’East India Company et par l’éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu’au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l’essor de l’émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d’assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l’assimilation se font sentir jusqu’au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l’Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d’un référendum. Le troisième et le quatrième volume sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l’Inde en France, l’image et l’influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l’indépendance de l’Union indienne jusqu’à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général."
JacquesWeber , ancien professeur d’histoire contemporaine à l’université de Nantes, grand spécialiste de l’Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l’histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes Les Relations entre l’Inde et la France depuis 1673, Littérature et histoire coloniale, Le Siècle d’Albion. L’Empire britannique au XIXe siècle, Les Élections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly. -
Vient de paraître Des pays au crépuscule. Le moment de l’occupation coloniale (Sahara-Sahel) de Camille
Lefebvre chez FayardLe 22 avril 2021 à 15h45
Vient de paraître Des pays au crépuscule. Le moment de l’occupation coloniale (Sahara-Sahel) de Camille
Lefebvre chez Fayard, coll. "L’épreuve de l’histoire", 2021, 352 p. ISBN : 9782213718101 Prix : 24 € (existe aussi en version électronique).
"Camille Lefebvre nous immerge dans les premiers temps de la colonisation et redonne vie aux mondes qui s’enchevêtrent alors, pour nous aider à saisir comment s’est peu à peu construite la domination coloniale.
Au début du XXe siècle, quatre-vingts militaires français accompagnés de six cents tirailleurs envahissent deux puissantes villes du Sahara et du Sahel. La France, comme plusieurs autres pays européens, considère alors les territoires africains comme des espaces à s’approprier. Elle se substitue par la force aux gouvernements existants, au nom d’une supériorité civilisationnelle fondée sur le racisme.
Depuis le cœur de ces deux villes, grâce à une documentation exceptionnelle, Camille Lefebvre examine comment s’est imposée la domination coloniale. Militaires français, tirailleurs, mais aussi les sultans et leur cour, les lettrés et les savants de la région, sans oublier l’immense masse de la population, de statut servile ou libre, hommes et femmes : tous reprennent vie, dans l’épaisseur et la complexité de leurs relations. Leur histoire révèle la profondeur des mondes sociaux en présence ; elle retisse les fils épars et fragmentés des mondes enchevêtrés par la colonisation.
Les sociétés dans lesquelles nous vivons, en France comme au Niger, sont en partie issues des rapports de domination qui se sont alors noués ; s’intéresser à la complexité de ce moment nous donne des outils pour penser notre présent."
CamilleLefebvre (https://twitter.com/CamiLefebvre) est historienne, directrice de recherche au CNRS à l’Institut des mondes africains. Elle a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2016 et dirige le projet européen ERC-Langarchiv . -
Vient de paraître La revanche des contextes. Des mésaventures en ingénierie sociale en Afrique et au-delà de Jean-Pierre
Olivier de Sardan chez KarthalaLe 22 avril 2021 à 15h33
Vient de paraître La revanche des contextes. Des mésaventures en ingénierie sociale en Afrique et au-delà de Jean-Pierre
Olivier de Sardan chez Karthala, coll. "Hommes et sociétés", 2021, 480 p. ISBN : 9782811123628 Prix : 30 €.
"Pourquoi les projets de développement, les interventions des ONG ou les politiques publiques nationales sont-ils tous soumis à d’importants écarts entre ce qui était prévu et ce qui se passe effectivement ? Cet ouvrage apporte une réponse documentée à ce « problème des écarts ».
Les politiques publiques standardisées, telles les politiques de développement omniprésentes en Afrique, méconnaissent les contextes dans lesquels elles sont mises en œuvre. Dans cette confrontation, les acteurs locaux jouent un rôle majeur. Les multiples stratégies de contournement des directives et protocoles officiels suivent des « normes pratiques » implicites ignorées des experts internationaux, mais que l’observation du terrain peut mettre en évidence. C’est un phénomène qui va au-delà du développement : tout se passe comme si l’Afrique révélait de façon paroxystique une revanche des contextes dont on peut trouver des exemples dans le monde entier.
Pour analyser ces processus, un dialogue est noué entre d’une part des données de terrain particulièrement riches, et d’autre part une vaste littérature en sciences sociales revisitée afin de mieux rendre compte des réalités observées.
Le diagnostic est structuré autour de quelques concepts clés : modèles voyageurs, normes pratiques, modes de gouvernance et logiques sociales. Tout entier consacré à une démarche analytique rigoureuse, sans complaisance et sans polémique, il se termine néanmoins par une prise de risque face à la redoutable question « que faire ? », en suggérant de mettre les normes pratiques au centre de toute intervention et de valoriser les « experts contextuels » aujourd’hui invisibles.
Ce livre constitue une contribution majeure à l’analyse des effets inattendus des politiques publiques."
Jean-PierreOlivier de Sardan est directeur de recherche émérite au CNRS, directeur d’études à l’EHESS, chercheur au LASDEL (Niger), responsable scientifique du master de socio-anthropologie de la santé à l’Université Abdou Moumouni (Niger). Deux de ses nombreux ouvrages sont devenus des références internationales : Anthropologie et développement (Karthala, 1995), et La rigueur du qualitatif (Académia, 2008). -
Vient de paraître L’économie de plantation aux Antilles françaises, XVIIIe siècle de Christian
Schnakenbourg chez L’HarmattanLe 22 avril 2021 à 15h13
Vient de paraître L’économie de plantation aux Antilles françaises, XVIIIe siècle de Christian
Schnakenbourg chez L’Harmattan, 2021, 362 p. ISBN : 9782343225098 Prix : 37 € (existe également en version électronique).
L’ouvrage fait partie de la sélection 2022 de sept ouvrages ayant concouru pour le Prix du livre d’histoire des Outre-Mer
"Projection du capitalisme marchand européen dans l’espace colonial atlantique, l’économie esclavagiste de plantation forme la base structurelle de la mise en valeur de la Caraïbe au XVIIIe siècle. Les Antilles françaises constituent de très loin la première zone américaine pour la production de « denrées » agricoles tropicales à destination de l’Europe. En réalité, cette croissance repose sur l’exploitation sans limite d’un peuple d’esclaves déportés d’Afrique, et soumis à un tel degré de violence et de souffrance que les naissances ne peuvent pas remplacer les morts. Il faut sans cesse « importer » de nouveaux captifs de plus en plus coûteux à obtenir pour accroître la production. C’est la contradiction fondamentale du système. A la fin de l’Ancien Régime, cette économie est en crise. Les coûts augmentent plus vite que les prix, les débouchés sont insuffisants, la rentabilité diminue, l’endettement augmente. La grande insurrection des esclaves domingois du 22 août 1791 mettra définitivement fin à ce moment essentiel de l’histoire des Antilles."
ChristianSchnakenbourg est professeur honoraire des Universités et membre du Laboratoire AIHP-GEODE de l’Université des Antilles. Cette publication constitue l’aboutissement d’une carrière de chercheur entièrement consacrées à l’histoire économique et sociale des Antilles.
Information diffusée sur la toujours tant précieuse liste de diffusion de la Société d’Histoire de la Guadeloupe (shg@wanadoo.fr) -
Vient de (re)paraître Le putsch d’Alger de Maurice
Vaïsse chez Odile JacobLe 21 avril 2021 à 16h36
Vient de (re)paraître Le putsch d’Alger de Maurice
Vaïsse chez Odile Jacob, coll. "Histoire", 1983, rééd. 2021, 336 p. ISBN : 9782738154958 Prix : 25,90 € (existe aussi en version électronique).
"J’ai le plaisir de vous signaler la nouvelle édition du Putsch de 1961, enquête commencée il y a 40 ans, renouvelée pour 2011, enrichie par de nouvelles archives et augmentée d’un épilogue pour le soixantième anniversaire. L’événement est bref : quatre jours, cinq nuits. Mais il renvoie à un temps plus long : celui de la crise entre l’armée et la nation, et celui de guerre d’Algérie et de ses conséquences." (Maurice Vaïsse).
"Radio-Alger, 22 avril 1961 : « Ici Radio-France. L’armée a pris le contrôle de l’Algérie et du Sahara… » C’est le début du putsch des généraux, et du récit palpitant qu’en fait dans ce livre Maurice Vaïsse. L’événement est bref : quatre jours, cinq nuits. Mais il renvoie à un temps plus long : celui de la crise qui couve dans l’armée et conduit à cet épisode saillant de la guerre d’Algérie, celui, aussi, de ses conséquences.
Après 1940, la distinction entre le militaire et le politique se brouille : la Seconde Guerre mondiale et les conflits de décolonisation inversent les rapports, à la suite de crises à répétition opposant l’armée à la nation, jusqu’au putsch. Pourquoi cet échec ? Quelles en sont les séquelles ? L’ambition de cet ouvrage est de prendre la mesure de l’événement et de le replacer dans l’histoire, française et internationale.
Maurice Vaïsse renouvelle ici une enquête inaugurée il y a quarante ans, cette fois avec la ressource d’archives alors inaccessibles. Il y a dans son livre les faits et la rigueur de l’analyse. On y perçoit aussi l’émotion d’un homme à qui l’Algérie n’est pas étrangère − il y est né et s’y trouvait en 1961 − et dont on sent la gorge nouée devant ce drame.
De documents en témoignages, il restitue la dimension humaine du putsch, constamment présente : dans l’attitude et les propos du général de Gaulle, les attentes des populations, les motivations et le comportement des officiers généraux − avec la dimension presque tragique du conflit des devoirs et des fidélités, et les désarrois de l’« honneur ».
Un livre de référence sur le putsch et sur de Gaulle."
MauriceVaïsse est professeur émérite d’histoire des relations internationales à Sciences Po. Il a dirigé, aux éditions Odile Jacob, Diplomatie française (2018).
Merci amical et chaleureux à notre collègue Hubert Bonin pour nous avoir signalé cette précieuse et (re)parution. -
Vient de paraître le n° 19 des Cahiers des Anneaux de la Mémoire sur le thème "Le droit au service des esclavages" sous la direction de Mathilde
Boucle-Bossard et de Jean-MarcMasseaut diffusé par KarthalaLe 21 avril 2021 à 15h27
Vient de paraître le n° 19 des Cahiers des Anneaux de la Mémoire sur le thème "Le droit au service des esclavages", sous la direction de Mathilde
Boucle-Bossard et de Jean-MarcMasseaut , 2021, 204 p. Revue diffusée par Karthala ISBN : 9782913921061 Prix : 26 € (existe également en version électronique).
"La mise au travail forcé sur le continent américain de travailleurs africains sous le statut d’esclaves inspira des réglementations juridiques sous forme d’une multitude de codes destinés à maintenir ces travailleurs sous la domination de leurs propriétaires, les maîtres. Ils furent aussi destinés à affirmer l’autorité des États européens sur l’organisation de sociétés coloniales mais aussi esclavagistes et devenant progressivement créoles, qui ont émergé aux Amériques à partir du XVe siècle, loin de l’Europe.
S’instruire du droit au service des esclavages permet de prendre la mesure de l’historicité d’un système de production qui n’a pas été inventé pour le « Nouveau Monde » des Amériques, mais exporté du « Vieux Monde » méditerranéen qui était déjà en lien avec les réseaux de traites d’esclaves de l’Afrique sub-saharienne depuis des siècles. Cet effort permet aussi de prendre la mesure de l’importance de la nouvelle économie agro-industrielle de l’époque pour la production de sucre notamment. Ce « progrès économique » de l’époque fut aussi fondateur de nouvelles sociétés que les administrations judiciaires sous l’autorité des États européens colonisateurs des Amériques se sont efforcées de gérer et de contrôler tant bien que mal dès leur origine. C’est aussi avec le droit que l’esclavage a été instauré et maintenu.
Enfin, la permanence des débats juridiques et des évolutions de la loi qui ont aussi duré des siècles, révèle toutes les questions humaines, sociales, économiques, philosophiques et morales qui ont émergé tout au long du développement de l’esclavage sur le continent américain jusqu’à son abolition.
La mise en esclavage de travailleurs africains déportés aux Amériques n’allait pas de soi, fussent-ils Noirs."
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Vient de paraître The Value of Disorder. Autonomy, Prosperity, and Plunder in the Chadian Sahara de Julien
Brachet et JudithScheele aux Cambridge University PressLe 21 avril 2021 à 14h58
Vient de paraître The Value of Disorder. Autonomy, Prosperity, and Plunder in the Chadian Sahara de Julien
Brachet et JudithScheele aux Cambridge University Press, coll. "African studies", 2019, 372 p. ISBN : 9781108449342 Prix : 24,99 £ (existe également en version électronique).
"Despite being central to the development of Saharan regional connectivity, northern Chad has been closed to researchers since the late 1960s and thus remains virtually unknown to scholarship. Based on long-term fieldwork, The Value of Disorder is an original and in-depth account of the area and its Tubu majority inhabitants. Julien Brachet and Judith Scheele examine trans-border connectivity and trade ; civil war and rebellion ; wealth creation and dispersal ; labour and gender relations ; and aspirations to moral autonomy in northern Chad from an internal point of view - a point of view that in turn participates in a dynamic process of regional interdependence. Vividly ethnographic, the book gives precedence to local categories of value, while asking broader questions about the nature of non-state regional political organisation. Questions that inform current political developments in the Sahara more widely, and have the potential to challenge key concepts in Saharan studies and the social sciences."
Julien is a Research Fellow at the Institut de Recherche pour le Développement, University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne. He is the author of Migrations transsahariennes : Vers un désert cosmopolite et morcelé (2009).
JudithScheele is Directrice d’études at the Écoles des Hautes Études en Sciences Sociales. She is the author of Village Matters : Politics, Knowledge and Community in Kabylia (2009), and Smugglers and Saints of the Sahara : Regional Connectivity in the Twentieth Century (2012).















