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Colloque de la SHG "Les occupations anglaises de la Guadeloupe" (8-9 décembre 2016)
Le 28 novembre 2016 à 16h43
Colloque de la Société d’Histoire de la Guadeloupe
Les occupations anglaises de la Guadeloupe
Campus de Saint-Claude
Jeudi 8 et vendredi 9 décembre 2016
Colloque de la Société d’Histoire de la Guadeloupe
En partenariat avec l’Université des Antilles (D. P. L. S. H)
Avec le soutien du Conseil départemental, du Conseil Régional de la Guadeloupe
Et de la direction de l’Action Culturelle.
"Dès le XVIIe siècle les Britanniques que l’on désigne généralement sous le nom d’Anglais sont apparus comme des concurrents dans la colonisation des Antilles face aux Français.
La Guadeloupe, la plus importante des Petites Antilles fut l’objet de leur convoitise pour sa capacité à produire des denrées coloniales, sucre et rhum d’abord, puis le café à partir de 1720.
Chaque conflit en Europe eut des conséquences dans nos îles et à chaque fois la Guadeloupe se trouva confrontée à l’attaque des Anglais.
Si au XVIIe siècle (1666 naufrage de l’escadre anglaise aux Saintes et 1691) et au début du XVIIIe siècle (1703) celles-ci se soldèrent par un échec car les forces en présence étaient équivalentes, plus tard, les Anglais occupèrent la Guadeloupe et à trois reprises, ils s’y implantèrent plus ou moins durablement :
– De 1759 à 1763, durant la guerre de Sept Ans,
– En 1794, d’avril à juin, peu avant la première abolition de l’esclavage,
– Enfin, de 1810 à 1816, sous l’Empire et les Cent-Jours.
Dans ce contexte, la période révolutionnaire et celle qui suit avec l’installation de l’Empire sont particulièrement importante du fait de la résistance de la Guadeloupe alors que la Martinique était occupée.
Les conséquences économiques et sociales marquées par les différences de développement furent fortement ressenties par les populations des deux îles et éclairent la différence de comportement lors des Cent Jours. La Guadeloupe résistant à la pression britannique alors que la Martinique acceptait et même se mettait sous sa protection.
Alors que les autres aspects de l’histoire de la Guadeloupe et des Antilles françaises en général sont de mieux en mieux étudiés, ces périodes particulières marquées par les occupations anglaises qui ont marqué le cours de l’histoire de notre île, ont souvent été négligées.
En juillet 1816, la Guadeloupe fut définitivement restituée à la France. Afin de commémorer le bicentenaire de la fin de cette occupation, la Société d’histoire de la Guadeloupe organise un colloque sur ce thème totalement inédit ; l’enjeu principal étant de prendre la mesure de la place de ces occupations anglaises dans l’histoire de la Guadeloupe, sur le plan militaire, économique, social…
Durant deux jours, une douzaine de chercheurs, historiens, universitaires, venus de la Martinique de la France et des Etats-Unis échangeront sur ce thème.
La langue de communication du colloque sera le français et les actes du colloque seront publiés immédiatement après la fin du colloque."
prog-shg-mail.pdf
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Vient de paraître le n° 173 du Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe (janvier-avril 2016)
Le 28 novembre 2016 à 16h14
Le Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe, n° 173 (janvier-avril 2016), vient de paraître.
Il comprend les articles suivants :
Les roches à cupules de la Martinique (Sébastien PERROT-MINNOT)
De l’ordonnance royale de mars 1685 à l’ordonnance locale sur la police générale des nègres de décembre 1783 : remarques sur le Code Noir et son évolution juridique aux îles françaises du vent sous l’Ancien Régime (Jean-François NIORT)
Garantir leur avenir : les gens de couleur libres de Saint-Domingue et l’indemnité d’indépendance de 1825 (Anne ULENTIN)
Un journal antimilitariste et libertaire à la Guadeloupe : L’Etincelle, 1911-1914 (Jacques DUMONT)
Jean Favier : Grand historien et grand serviteur de l’Etat (2 avril 1932 - 12 août 2014) (Jean-Paul HERVIEU)
Plus un hommage à Danielle Bégot qui nous a quitté en novembre 2014 et la teneur de la thèse soutenue par Fabrice BERTIN : Auguste Bébian et les sourds : le chemin de l’émancipation.
Ce bulletin est disponible aux Archives départementales de la Guadeloupe (15 €) à Bisdary (Gourbeyre) ou en le commandant via cette adresse internet (shg@wanadoo.fr) ou par voie postale et la version numérique peut être consultée sur la plateforme Erudit.
Signalons qu’est paru tout récemment le n° 174 du Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe (mai-août 2016). -
Appel à communication "Law and Colonial Violence : An International Workshop" (Londres, 14 février 2017)
Le 28 novembre 2016 à 15h33
Call for Papers
Law and Colonial Violence :
An International Workshop
(keynote : prof. D. Moses)
Queen Mary University of London (QMUL), 14 February 2017
Deadline Abstracts : 17 December 2016
Cooperation between QMUL, Cambridge University, and the European University Institute (EUI).
"Now more than ever, the relationship between colonial violence and law stands at the centre of public and scholarly attention. While some have sought to position law as a ‘limiting factor’ in restraining the violence of imperial rule, there is plenty of empirical evidence illustrating the degree to which jurists and the law itself have been deeply implicated in the creation and maintenance of empire, including its utility of violence. Growing academic interest in the connections between these two perspectives has been made evident by important new fields of inquiry. These include legal, social scientific, and historiographical debates on colonial violence in the ‘long’ nineteenth century, as well as more recent discussions regarding international criminal law since the end of the Cold War, turns to ‘history’, ‘critical theory’, the ‘global’, or ‘postcolonial’ in legal and intellectual history, the laws of war in the post-9/11 epoch, and arguments regarding the ‘breakthroughs’ of human rights in the 1970s and 1990s - or, perhaps, (much) earlier.
In light of recent attempts to engage in interdisciplinary study of new discourses and methodological approaches, this international workshop co-organized by Queen Mary University of London (QMUL), the European University Institute (EUI), and the University of Cambridge seeks to examine the genealogy of this complex and frequently contested intersection of law in its broadest sense, imperial violence, and the growing force of internationalism from a truly global perspective by calling for papers that address these questions and themes.
This workshop will seek to bring together both graduate students and more advanced scholars working with a variety of historical, legal, intellectual, and theoretical methods to explore the relationship between law and imperial violence from roughly the 1800s up to the 1970s, when decolonization was reaching its end phase and the Additional Protocols were being signed. We particularly invite scholars working on those laws regulating policing and violence in an imperial context, such as emergency penal, or martial laws, the laws of war, and human rights.
Potential topics range from, but are not limited to, the implementation of colonial emergency laws at a local, regional or national level ; law as a justifier or facilitator of violence ; law as an instrument for limiting or ending colonial violence ; the laws of war and human rights in colonial and postcolonial contexts ; a conceptual or theoretical history of law, civilization, race, and colonial violence ; indigenous resistance and the law ; historical comparisons across time, geographical locations (metropole/periphery), and empires ; the influence of empire on the drafting of new laws or declarations regulating warfare and imperial policing ; and the problem of clashing or overlapping legal regimes in imperial contexts (e.g. emergency laws vs. human rights)."
The workshop, which is organized by Jacob Ramsay Smith (QMUL), Joseph McQuade (Cambridge), and Boyd van Dijk (EUI/King’s College), aims at bringing together scholars into a one-day intensive workshop at QMUL. It will feature a number of panels and a keynote lecture by Professor Dirk Moses, of the University of Sydney. Abstracts (350 words long) should be submitted to lawcolonialviolenceworkshop@gmail.com and are due December 17, 2016.
Contact Info :
Boyd van Dijk, EUI/King’s College
Jacob Ramsay Smith, QMUL
Joseph McQuade, Cambridge University
Contact Email :
lawcolonialviolenceworkshop@gmail.com
Un grand merci à Jean-Philippe Dedieu (https://twitter.com/jphdedieu) pour cette information précieuse.
https://networks.h-net.org/node/73374/announcements/153260/cfp-law-and-colonial-violence-international-workshop-queen-mary -
Vient de paraître A history of the Royal Navy. Empire and Imperialism de Daniel Owen
Spence chez I.B.TaurisLe 27 novembre 2016 à 19h16
Vient de paraître A history of the Royal Navy. Empire and Imperialism de Daniel Owen
Spence chez I.B.Tauris, "A History of the Royal Navy Series", 2016. XIII-238 p. ISBN 978-1-78076-543-3 Prix : 20 £.
"The British Empire, the largest empire in history, was fundamentally a maritime one. Britain s imperial power was inextricably tied to the strength of the Royal Navy the ability to protect and extend Britain s political and economic interests overseas, and to provide the vital bonds that connected the metropole with the colonies. This book will examine the intrinsic relationship between the Royal Navy and the empire, by examining not only the navy s expansionist role on land and sea, but also the ideological and cultural influence it exerted for both the coloniser and colonised. The navy s voyages of discovery created new scientific knowledge and inspired art, literature and film. Using the model of the Royal Navy, colonies began to develop their own navies, many of which supported the Royal Navy in the major conflicts of the twentieth century. Daniel Owen Spence here provides a history of the navy s role in empire from the earliest days of colonisation to the present-day Commonwealth. In doing so, he shows how the relationship between the navy and the empire played a part in shaping the globalised society we inhabit today."
Daniel OwenSpence is Postdoctoral Research Fellow at the University of the Free State, South Africa. He holds a PhD in History from Sheffield Hallam University. He is the author of Colonial Naval Culture and British Imperialism, 1931-1967.
Un grand merci amical à Julie d’Andurain pour le signalement de cette précieuse publication -
Vient de paraître Indochine années Vingt vol. 3 L’âge d’or de l’affairisme colonial (1918-1928). Banquiers, hommes d’affaires et patrons en réseaux de Patrice
Morlat aux Indes SavantesLe 22 novembre 2016 à 18h00
Vient de paraître Indochine années Vingt vol. 3 L’âge d’or de l’affairisme colonial (1918-1928). Banquiers, hommes d’affaires et patrons en réseaux de Patrice
Morlat aux Indes Savantes, "Le temps colonial", 2016, 676 p. ISBN : 978-2-84654-413-9 Prix : 35 €.
"Cet ouvrage constitue le troisième volet, que Patrice Morlat consacre à l’étude de l’Indochine française, dans les années vingt.
« L’État indochinois » n’est que « colonial » ; c’est-à-dire sans consensus populaire, et donc sans devenir. Le pouvoir en place dans la péninsule, se doit alors de développer un discours politique approprié destiné aux populations dominées, mais aussi de contribuer réellement à un mieux vivre, de la majorité des populations indochinoises. Pour cela, il faut des grands projets d’aménagement, des grands travaux, notamment d’irrigation, des routes, des chemins de fer, des ports, des ponts, etc. Et pour tout cela il faut de l’argent ! La France de 1918 et l’Indochine n’en ont plus. Reste alors le négoce, les investissements, donc les banquiers, les hommes d’affaires et les patrons.
Quelles furent les relations, entre le gouvernement général, et la Banque de l’Indochine ? Elles se nouèrent sous la forme d’un contact entre deux sphères différentes, mais complémentaires dans le monde du pouvoir colonial ; à savoir la politique et l’économie.
Cet ouvrage traite de plusieurs questions essentielles. D’abord celle du rôle de l’Institut d’émission dans le fonctionnement de l’État colonial. Ensuite de celle, durant toute la durée des années vingt, du long conflit qui opposa la Banque de l’Indochine à la Banque de Paris et des Pays-Bas. De ce combat de titans financiers, dépendra pour eux, le contrôle du champ économique indochinois
Autre point rarement évoqué, l’ouvrage se penche sur l’implication des populations vivant en Indochine, dans le processus économique colonial ; notamment celle de la bourgeoisie native des trois pays de la péninsule.
Durant la décennie, des réseaux patronaux et bancaires se structurent, unissant les grands groupes et comités patronaux de la métropole - tels ceux des Forges et des Mines - avec le monde de l’entreprise coloniale locale. Ces grands trusts impériaux auront souvent besoin sur le terrain, du relais d’entrepreneurs locaux et de colons. L’Indochine est à mettre en valeur et les années vingt deviennent ainsi, à l’image de la réussite éphémère d’un Octave Homberg, l’âge d’or de l’affairisme et d’un nouvel essor du grand capitalisme impérial.
Enfin, le rôle énigmatique, mais bien réel, et incontournable, des Chinois résidant et entreprenant en Indochine, poindra également de façon évidente ; à tel point que l’on serait enclin à se poser la question de savoir : si l’Indochine n’était pas en fait, sous un mince vernis français, une colonie économique chinoise ?"
Ouvrier du Livre, diplômé de l’École Estienne, PatriceMorlat soutient en 1986 une thèse d’histoire nouveau régime de l’Université Paris VII Denis Diderot, intitulée : Pouvoir et répression au Vietnam durant la période coloniale (1912-1940). Spécialisé sur l’Indochine coloniale et la IIIe République, la "République impériale", il a écrit, dirigé, ou codirigé, une douzaine d’ouvrages sur la question, dont une tétralogie en cours sur les années vingt en Indochine, et deux romans. Il dirige aux Indes Savantes la collection "Le Temps colonial". -
Colloque international "Quels citoyens pour l’empire ? La citoyenneté française à l’épreuve de l’empire dans la première moitié du XXe siècle" (Nanterre et Pierrefitte-sur-Seine, 8-9 décembre 2016)
Le 22 novembre 2016 à 17h31
Colloque international Quels citoyens pour l’empire ?
La citoyenneté française à l’épreuve de l’empire
Dans la première moitié du XXe siècle
Université Paris Nanterre
Bâtiment V, rez-de-chaussée, amphi V1
Jeudi 8 décembre 2016, 9h-18h
Archives nationales
site de Pierrefitte-sur-Seine
Vendredi 9 décembre 2016, 9h-18h
"Les dimensions impériales de la citoyenneté française sont à la fois bien et mal connues. Le statut de sujet français a été réintroduit en Algérie en 1865, puis étendu à la plupart des colonies. A partir de 1881, les dispositifs de l’indigénat l’ont frappé d’infamie et en pratique grevé de contraintes (impôts, travail forcé) qui se sont alourdies jusqu’à son abolition immédiate et sans condition en 1946, à la demande des députés d’outre-mer de la première assemblée constituante. Sans être complètement exclu, l’accès des sujets coloniaux à la citoyenneté a été individuel et soumis à des procédures qui laissaient toute latitude aux administrations coloniales locales pour bloquer les dossiers qu’elles estimaient indésirables. Si cette logique d’ensemble est connue, ses modalités exactes restent à étudier. Entre l’abolition de l’esclavage en 1848 et à la généralisation de la citoyenneté en 1946, la première moitié du XXe siècle constitue un moment significatif de l’histoire de la citoyenneté française à l’épreuve de l’empire colonial. La possibilité de passer du statut de sujet à celui de citoyen, qui a pour fonction de délimiter concrètement ces deux statuts, est organisée ou réorganisée au début du XXe siècle et cette évolution est précipitée et transformée de façon ambivalente par la première guerre mondiale. Pour quels acteurs la citoyenneté est-elle alors un enjeu dans le cadre impérial ? Comment se transforme-t-elle ? Dans quelle mesure peut-on parler d’une racialisation de la citoyenneté française à l’épreuve de la colonisation ? Quels débats soulève-t-elle et quelles en sont les conséquences à moyen et à long terme ? Enfin, quels points de comparaison avec d’autres empires coloniaux peut-on mobiliser pour éclairer les évolutions françaises de la première moitié du XXe siècle."
programme-colloque-quels-citoyens-empire-dec-2016-web2.pdf
programme-quels_citoyens.pdf
Organisateurs :
Claire Fredj (Paris-Nanterre, IDHES) ; Sylvain Pattieu (Paris 8, EA 1571) ; Emmanuelle Sibeud (Paris 8, IDHES)
Comité scientifique :
Audrey Célestine (Université de Lille, CECILLE) ; Alice Conklin (Ohio State University) ; Frederick Cooper (New York University) ; Mamadou Diouf (Columbia University – Science Po) ; Sarah Fila-Bakabadio (Université de Cergy-Pontoise, Mondes américains) ; Claire Fredj (Paris-Nanterre, IDHES) ; Françoise Lemaire (Archives nationales) ; Marie-Anne Matard-Bonucci (Paris 8, EA 1571) ; Sylvain Pattieu (Paris 8, EA 1571) ; Emmanuelle Sibeud (Paris 8, IDHES) ; Tyler Stovall (University of California, Santa Cruz).
Contact :
quelscitoyens@gmail.com
Conférence inaugurale
Tyler Stovall (University of California, Santa Cruz) : « Refaire la classe ouvrière : exclusions de race et de genre et citoyenneté au lendemain de la première guerre mondiale »
Mercredi 7 décembre – 18 h – 20 h, mairie de Saint-Denis (salle des mariages)
Pour mémoire, l’appel à communication.
Source de l’information :
http://www.idhes.cnrs.fr/quels-citoyens-pour-lempire/
Nous tenons à remercier Claire Fredj et Emmanuelle Sibeud de nous avoir communiqué ces informations tant précieuses. -
Conférence de Tyler Stovall "Refaire la classe ouvrière. Exclusions de race et de genre et citoyenneté au lendemain de la première guerre mondiale" (Saint-Denis, 7 décembre 2016)
Le 22 novembre 2016 à 00h09
Conférence » de Tyler Stovall
Refaire la classe ouvrière
Exclusions de race et de genre et citoyenneté
Au lendemain de la première guerre mondiale
Mairie de Saint-Denis (salle des mariages)
2 Place du Caquet, 93200 Saint-Denis
Mercredi 7 décembre, 18 heures – 20 heures
Tyler Stovall (Université de Californie, Santa Cruz)
« Refaire la classe ouvrière : exclusions de race et de genre et citoyenneté au lendemain de la première guerre mondiale »
Introduction par Danielle Tartakowsky, professeure d’histoire contemporaine et ancienne présidente de l’Université Paris 8.
Mercredi 7 décembre, 18 h – 20 h
A la Mairie de Saint-Denis (salle des mariages),
2 Place du Caquet, 93200 Saint-Denis
Métro Basilique de Saint-Denis
Conférence inaugurale du colloque « Quels citoyens pour l’empire ? La citoyenneté française à l’épreuve de l’empire dans la première moitié du XXe siècle » organisé par Emmanuelle Sibeud (Université Paris 8), Claire Fredj (Université Paris-Ouest), Sylvain Pattieu (Université Paris 8) les 8 et 9 décembre : http://www.idhes.cnrs.fr/quels-citoyens-pour-lempire/
Contact : esibeud@univ-paris8.fr
Un grand merci à Claire Fredj et à Emmanuelle Sibeud pour la communication de ces informations précieuses -
Colloque international "Le moment 1816 des sciences et des arts Regards croisés franco-brésiliens. Autour du bicentenaire du voyage au Brésil" (Paris, 25-26 novembre 2016)
Le 21 novembre 2016 à 23h32
Colloque international "Le moment 1816 des sciences et des arts
Regards croisés franco-brésiliens
Autour du bicentenaire du voyage au Brésil
d’Auguste de Saint-Hilaire (1816-1822) et de Ferdinand Denis (1816-1819)
Vendredi 25 novembre, de 9h30 à 18h
Bibliothèque Nationale de France, Paris 13e
et samedi 26 novembre 2016, de 9h30 à 17h30
Maison de l’Amérique Latine,
217, boulevard Saint-Germain, Paris 7e
"Cette manifestation s’insère dans le cadre du bicentenaire du voyage du botaniste Auguste de Saint-Hilaire au Brésil (1816-1822) ainsi que de l’arrivée, dans la cour de Jean V à Rio de Janeiro, d’un groupe d’artistes et architectes français (la dite « Mission Artistique Française, dénomination aujourd’hui critiquée). Consécutifs à l’ouverture du territoire brésilien aux étrangers, les voyages d’exploration des premières décennies du XIXe siècle, eurent des natures diverses, les uns ayant l’envergure d’expéditions collectives, les autres reposant sur l’initiative plus ou moins individuelle et systématique. Ces voyages s’effectuent sur fond de mutations profondes : l’apparition des États-Nations est parallèle à l’affirmation d’une nouvelle philosophie de l’histoire et d’un redécoupage entre arts, littérature et sciences sociales qui n’est plus celui du XVIIIe siècle, mais n’est pas non plus encore le nôtre. En un moment post-buffonien, les savoirs naturalistes sont eux aussi le théâtre de réaménagements fondamentaux (théories de l’évolution, taxinomie, recensement et classification des espèces…), et s’inscrivent dans des formes d’organisation et d’administration en évolution (jardins botaniques, musées naturalistes…).
Ce « moment 1816 » ne prétend donc pas seulement réparer des oublis mémoriels, il sera le carrefour propice à un brassage intellectuel fécond, à la mise en dialogue de spécialistes de tous horizons : ethnologues, historiens, spécialistes de la littérature et de l’art, botanistes et historiens des sciences, du Brésil, de France et d’ailleurs.
Mettant à profit les révisions opérées autour d’Auguste de Saint-Hilaire, mais aussi les nombreuses études sur le rôle des artistes et artisans français arrivés avec Joachim Lebreton – J-B Debret principalement – et le renouveau des travaux sur Ferdinand Denis (fonds en cours de numérisation à la BNF), ces rencontres seront l’occasion de mener une réflexion transatlantique sur les enjeux passés et contemporains des voyages entre France et Brésil : quels dispositifs savants présidèrent alors à la collecte de ces données ? dans quel contexte épistémologique ? pour quelle diffusion et quelle réception française ? avec quels héritages, de part et d’autre de l’océan ?
Il s’agit donc d’embrasser, à partir de ces expériences franco-brésiliennes, une longue durée d’évolutions et de révolutions scientifiques, politiques, artistiques, de réinterroger leurs fondements, de penser leur archéologie en dépassant les cloisonnements disciplinaires : parce que les domaines sont loin d’être étanches, que le voyage de Saint-Hilaire a aussi une valeur anthropologique, que la contribution d’un Debret ne s’arrête pas aux aléas entourant la présence artistique française, que la porosité entre géographie et littérature fait déceler des voies d’irrigation de la fiction vernienne… C’est donc aussi de circulation d’objets et de savoirs dans un contexte atlantique dont il sera question."
programme_st_hilaire_v2_bd.pdf
Ce colloque est organisé en partenariat avec :
Le Centre Roland Mounier (CRM), Paris Sorbonne Université, le Centre Alexandre Koyré (CAK), John Carter Brown Library, la Bibliothèque Nationale de France (BNF), la Maison de l’Amérique Latine (MAL), le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), le CNRS, l’EHESS, l’Université de Poitiers et la Région Ile-de-France.
Source de l’information :
https://twitter.com/laBnF/status/800713152677740544
http://mondes-americains.ehess.fr/index.php?1798http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/auditoriums/f.regards_franco_bresiliens.html?seance=1223925989231
http://blog.bnf.fr/lecteurs/index.php/2016/11/bicentenaire-de-la-mission-francaise-a-rio-de-janeiro/
https://www.ehess.fr/fr/colloque/moment-1816-sciences-et-arts-regards-crois%C3%A9s-franco-br%C3%A9siliens -
Colloque international "L’Océanie convoitée / Oceania coveted" (Université de la Polynésie française, 24-26 novembre 2016)
Le 21 novembre 2016 à 22h47
Colloque international "L’Océanie convoitée / Oceania coveted"
Université de la Polynésie française
Campus d’Outumaoro, Punaauia
Bâtiment A - Amphi A3
Du jeudi 24 au samedi 26 novembre 2016
"Un article du Monde Diplomatique de juin 2005 interrogeait :
Les îles du Pacifique pourront-elles trouver la paix et la prospérité sans que leur mode de vie soit bouleversé par l’intrusion des grandes puissances ?
Onze ans plus tard, cette analyse reste non seulement valable, mais elle est amplifiée par de nouveaux enjeux économiques, politiques et de sécurité (menace terroriste). La crise mondiale se décline aussi en Océanie et les grandes puissances prennent conscience de l’intérêt de certaines ressources. L’Océanie n’est pas vide. Elle n’est pas non plus – ou n’est plus – le « continent invisible » de Le Clézio.
Les grandes puissances se positionnent dans la compétition mondiale, mais elles prolongent aussi en Océanie leurs rivalités régionales (ex : Chine/Taïwan, Chine/États-Unis).
Des acteurs inattendus s’intéressent à l’Océanie. Ainsi voit-on la Russie manifester une (re)naissance d’intérêts (présence navale renforcée dans le Pacifique nord, livraison d’armes à Fidji…). Des actions sont conduites par le monde arabe en direction de l’Océanie par exemple par les diplomaties marocaines et émiriennes dans une perspective énergétique post-hydrocarbures ou dans l’optique de gagner les voix à l’ONU des petits Etats océaniens.
Quant aux Océaniens, ils oscillent entre profiter des investissements étrangers et sauvegarder leur originalité.
Tels sont les enjeux que le colloque "Océanie convoitée" veut analyser."
colloque_oc_-_programme_-_web.pdf
Colloque organisé par Jean-Marc Regnault, Sémir Al Wardi et Jean-François Sabouret ; par l’université de la Polynésie française - laboratoire GDI (Gouvernance et Développement Insulaire) - avec le soutien du Fonds Pacifique et en partenariat avec :articledepeche-de-tahiti-1.pdfExtrait de La Dépêche de Tahiti, n° 17 254, Jeudi 17 novembre 2016.
Pour mémoire, on rappellera l’appel à contribution.
Source de l’information :
http://www.upf.pf/fr/content/colloque-international-%C2%AB-l%E2%80%99oc%C3%A9anie-convoit%C3%A9e-oceania-coveted-%C2%BB-%C3%A0-lupf
http://www.ladepeche.pf/wp-content/uploads/2016/11/17-11-2016-Depeche-de-Tahiti-1.pdf -
Vient de paraître "Les luttes et les rêves". Histoire populaire de la France de 1685 à 2005 de Michelle
Zancarini-Fournel à La DécouverteLe 21 novembre 2016 à 17h53
Vient de paraître "Les luttes et les rêves". Histoire populaire de la France de 1685 à 2005 de Michelle
Zancarini-Fournel à La Découverte, "Zones", 2016, 1000 p. ISBN : 978-2-35522-088-3 Prix : 28 € (existe aussi en version numérique).
PRÉSENTATION EN AVANT-PREMIÈRE, le 23 Novembre à 19 heures, à la librairie PASSAGES, 11 rue de Brest, LYON. Sortie le 1er décembre en librairie.À signaler la place notable occupée dans ce livre par les Outre-mer.
"1685, année terrible, est à la fois marquée par l’adoption du Code Noir, qui établit les fondements juridiques de l’esclavage « à la française », et par la révocation de l’édit de Nantes, qui donne le signal d’une répression féroce contre les protestants. Prendre cette date pour point de départ d’une histoire de la France moderne et contemporaine, c’est vouloir décentrer le regard, choisir de s’intéresser aux vies de femmes et d’hommes « sans nom », aux minorités et aux subalternes, et pas seulement aux puissants et aux vainqueurs. C’est cette histoire de la France « d’en bas », celles des classes populaires et des opprimé.e.s de tous ordres, que retrace
ce livre, l’histoire des multiples vécus d’hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, l’histoire de leurs luttes et de leurs rêves.
Pas plus que l’histoire de France ne remonte à « nos ancêtres les Gaulois », elle ne saurait se réduire à l’« Hexagone ». Les colonisés – des Antilles, de la Guyane et de La Réunion en passant par l’Afrique, la Nouvelle-Calédonie ou l’Indochine – prennent ici toute leur place dans le récit, de même que les migrant.e.s qui, accueilli.e.s « à bras fermés », ont façonné ce pays."
MichelleZancarini-Fournel est professeure émérite en histoire contemporaine à l’université Claude Bernard-Lyon-I (IUFM). Codirectrice de la revue CLIO, histoire et sociétés, spécialisée dans l’histoire des femmes et du genre. Elle fut responsable, avec Geneviève Dreyfus-Armand, Robert Frank et Marie-Françoise Lévy, du séminaire de l’Institut d’histoire du temps présent sur « Les années 68 » (1994-1998). Elle est notamment l’auteure, avec Mathilde Dubesset, de Parcours de femmes. Réalités et représentations, Saint-Étienne (1880-1950) (Presses universitaires de Lyon, 1993), et a codirigé, avec Geneviève Dreyfus-Armand, Robert Frank et Marie-Françoise Lévy, Les Années 68 : le temps de la contestation (Complexe/IHTP, 2000). Elle a également publié L’Histoire des femmes en France XIXe-XXe siècle (PUR, 2005).
Un grand merci à Michelle Zancarini-Fournel pour nous avoir prévenu de cette précieuse parution et pour son attention à nos activités ultramarines.
















