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Hors-Série Concours de la S
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Table ronde autour de l’ouvrage Étudier à l’Est. Expériences de diplômés africains organisée par le Programme ELITAF (Paris, 19 janvier 2016)
Le 17 janvier 2016 à 18h41
Table ronde autour de l’ouvrage
Étudier à l’Est. Expériences de diplômés africains
organisée par le Programme ELITAF (Élites africaines formées dans les pays de l’ex-bloc soviétique)
de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH)
Fondation Maison des Sciences de l’Homme - Salle du conseil A
190 avenue de France 75013 Paris
Mardi 19 janvier 2016, de 17h00 à 19h00
La table ronde sera présidée par Jean-Pierre Dozon.
– Ouverture par Jean-Pierre Dozon
– Xavier Audrain, Karthala
– Présentation du projet et du livre par les directeurs : Monique de Saint Martin, Grazia Scarfò Ghellab et Kamal Mellakh
Avec les interventions de :
– Françoise Daucé (EHESS/CERCEC), Etudier à l’Est vu de Russie/URSS
– Robert Ziavoula (INALCO), Etudier à l’Est vu d’Afrique
– Michel Peraldi (CNRS/IRIS), Etudier à l’Est. Migrations universitaires
Débat ouvert à tous avec la participation de plusieurs auteurs, notamment Michèle Leclerc-Olive et Patrice Yengo, Svetlana Dimitrova, Mihaï D. Gheorghiu, Lucette Labache, Tatiana Smirnova.
Source de l’information :
http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article1128 -
Hommage à notre ancien trésorier et secrétaire général Jean-Claude
Nardin Le 17 janvier 2016 à 14h32
Jean-Claude
Nardin est décédé en ce début de janvier 2016 !
Il avait été trésorier de laSfhom de 1965 à 1973 puis secrétaire général de laSfhom de 1973 à 1979. Nous vous proposons, pour lui rendre hommage, un texte qui dresse le bilan de son action.
bio_de_jean-claude_nardin_bonin_18_janvier_2016.pdf -
Vient de paraître L’Algérie indépendante. L’ambassade de Jean-Marcel Jeanneney (juillet 1962-janvier 1963) d’Anne
Liskenne chez Armand ColinLe 15 janvier 2016 à 12h20
Vient de paraître L’Algérie indépendante. L’ambassade de Jean-Marcel Jeanneney (juillet 1962-janvier 1963) d’Anne
Liskenne chez Armand Colin, 2015, 288 p. ISBN : 9782200600570 Prix : 28 € (existe aussi en version électronique).
Préface de Jean-NoëlJeanneney
"Après plus de sept ans de guerre, et à la suite des accords d’Évian du 18 mars 1962, la France reconnaît le 3 juillet l’indépendance de l’Algérie, constituée jusqu’alors de départements français. La période qui s’ouvre pour les relations entre les deux rives de la Méditerranée est une des plus difficiles qui soient.
Transfert de souveraineté, construction d’un nouvel État, retour des prisonniers politiques dont Ahmed Ben Bella, entrée sur le territoire des troupes de l’ALN de Tunisie et du Maroc, sort de la minorité européenne à laquelle les exactions du FLN et de l’OAS laissent le choix entre la valise et le cercueil, règlements de comptes entre Algériens dont sont victimes ceux, nombreux qui ont pris parti pour la France : les problèmes sont immenses et souvent insolubles.
Pour la représenter dans le nouvel État indépendant, le général de Gaulle a fait le choix d’une personnalité depuis longtemps favorable à l’indépendance : l’ancien ministre Jean-Marcel Jeanneney.
Avec ses collaborateurs, il est la France en Algérie pendant ces six mois décisifs.
L’ouvrage relate cette période, à travers les documents diplomatiques, réunis, introduits et annotés par Anne Liskenne. Il est enrichi aussi d’une préface écrite par Jean-Noël Jeanneney qui, jeune normalien, a la chance de voir naître l’Algérie indépendante.
On est par là même confronté à un tournant capital de la France contemporaine désormais réduite presque à l’hexagone mais qui retrouve la paix, et à l’émergence d’un État indépendant, dont l’évolution ne peut laisser les Français indifférents, tant sont étroites les relations géographiques, historiques et humaines entre la France et l’Algérie. C’est dire qu’à travers ces documents, on entrevoit le bouillonnement d’une explosion vitale, dont on imagine combien il a été difficile aux hommes de la maîtriser."
AnneLiskenne , archiviste-paléographe (prom. 1997) et historienne, est conservateur en chef du Patrimoine à la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.
Information signalé sur le compte Twitter de l’École des Chartes (https://twitter.com/Ecoledeschartes/) :
https://twitter.com/Ecoledeschartes/status/686863973719740416 -
Vient de paraître La première Compagnie des Indes. Apprentissages, échecs et héritage, 1664-1704 de Marie
Ménard-Jacob aux Presses Universitaires de RennesLe 14 janvier 2016 à 12h23
Vient de paraître La première Compagnie des Indes. Apprentissages, échecs et héritage, 1664-1704 de Marie
Ménard-Jacob aux Presses Universitaires de Rennes, "Histoire", 2016, 318 p. ISBN : 978-2-7535-4351-5 Prix : 21 €.
Préface de GérardLe Bouëdec .
"Quand Colbert crée la première Compagnie royale des Indes Orientales en 1664, il nourrit de grands espoirs sur l’entreprise asiatique, malgré le demi-siècle de retard qu’accuse la France sur les autres Européens. Dès 1665, arrivent dans la péninsule indienne commis, marchands et directeurs qui ont la responsabilité de fonder les premiers comptoirs. Mais les Français ne connaissent pas l’Inde et doivent passer par une phase d’observation, de compréhension puis de maîtrise de l’espace. À eux de saisir les spécificités du négoce oriental, de prendre en compte la conjoncture locale mais également de déterminer les codes d’une cohabitation française entre négociants, officiers royaux, ecclésiastiques, médecins ou aventuriers.
Mais toutes ces initiatives sont entravées par la distance qui prive les loges de marge de manœuvre, car la Compagnie des Indes est fondamentalement écartelée entre Paris (pôle décisionnel) et Surate ou Pondichéry (pôles d’exploitation). Par conséquent, la Chambre générale peine à comprendre ce dont ont besoin les comptoirs qui émergent, entraînant par là une inadéquation de moyens.
Finalement, malgré quarante ans d’apprentissage laborieux, la Compagnie des Indes, accablée par trois guerres européennes, traversée par de nombreux conflits indiens, et endettée depuis sa création, ne résiste pas au poids des conjonctures. Elle échoue ainsi indéniablement sur les plans économique et administratif. Toutefois les entreprises indiennes du xviie siècle ne sont pas vaines, car elles posent les fondements nécessaires aux succès français du siècle suivant."
premierecompagniedesindes-toc.pdf
MarieMénard-Jacob est docteur de l’université de Bretagne Sud, chercheur associé au laboratoire Cerhio CNRS UMR 6258 et membre du GIS d’histoire maritime. Ses travaux de recherche portent sur la Compagnie des Indes au XVIIe siècle. Le présent ouvrage est issu d’une partie de sa thèse soutenue en janvier 2012 à Lorient. -
Vient de paraître C. L. R. James. La vie révolutionnaire d’un « Platon noir » de Matthieu
Renault aux éditions de la DécouverteLe 14 janvier 2016 à 10h04
Vient de paraître C. L. R. James. La vie révolutionnaire d’un « Platon noir » de Matthieu
Renault aux éditions de la Découverte, 2016, 232 p. ISBN : 9782707181916 Prix : 19,50 € (existe aussi en version numérique).
"Qui, en France, connaît C. L. R. James ? Né en 1901 à Trinidad, alors colonie de la Couronne britannique, et mort à Londres en 1989, celui que le Times dénomma à la fin de sa vie le « Platon noir de notre génération » est pourtant une figure intellectuelle et politique majeure d’un siècle qu’il aura traversé presque de part en part.
Intellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, James a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps en Afrique et dans la Caraïbe et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux États-Unis.
Fervent partisan de Trotski avant de rompre avec l’héritage de ce dernier pour défendre la thèse de l’auto-émancipation des masses ouvrières-populaires, James eut un destin étroitement imbriqué dans celui du marxisme au XXe siècle. Pour ce « marxiste noir », révolution socialiste et luttes anticoloniales-antiracistes étaient intimement enchevêtrées : elles s’inscrivaient dans l’horizon d’une « révolution mondiale » dont la source et le centre ne pouvaient plus être la seule Europe. C’est à celle-ci que James s’est voué corps et âme pendant plus de cinq décennies, débattant et collaborant avec ses contemporains aux quatre coins du monde.
Dans une conjoncture où la gauche radicale éprouve de grandes difficultés à renouveler ses stratégies face aux revendications des minorités non blanches et où la critique de l’eurocentrisme bat de l’aile, méditer la vie et l’œuvre de James pourrait se révéler essentiel dans la tâche de construction d’une pensée de l’émancipation qui soit, enfin, à la mesure du monde. "
clrjames-tdm.pdf
MatthieuRenault est maître de conférences en philosophie à l’université Paris-8 Vincennes-Saint-Denis. Il est l’auteur de Frantz Fanon. De l’anticolonialisme à la critique postcoloniale (Amsterdam, 2011) et de L’Amérique de John Locke. L’expansion coloniale de la philosophie européenne (Amsterdam, 2014). -
3e rencontre des Jeunes Chercheur.e.s en Études Africaines (Paris, 14-16 janvier 2016)
Le 13 janvier 2016 à 22h08
3e rencontre des Jeunes Chercheur.e.s en Études Africaines
Halle aux Farines (Université Paris Diderot) et INALCO
Paris, 14-16 janvier 2016
La 3e rencontre des Jeunes Chercheur.e.s en Études Africaines (JCEA) s’inscrit dans la continuité d’une démarche initiée en 2013. Comme lors des éditions précédentes, il s’agit de permettre aux doctorant.e.s et jeunes docteur.e.s de dialoguer autour de leurs travaux portant sur les Afriques sans exclusive, Caraïbes et Afrique du Nord comprises, au croisement de toutes les disciplines. Cet espace d’échanges souhaite favoriser un vaste état des lieux des travaux en cours des jeunes chercheur.e.s.
La rencontre se déroulera du 14 au 16 janvier 2016 à l’Université Paris Diderot, bâtiment Halle aux Farines, ainsi qu’à l’INALCO. Les informations pratiques détaillées sont disponibles sous ce lien.
Le programme est en ligne ci-dessous :
livret_jcea_2016_diffusion.pdf
L’entrée est libre ; toutefois, en raison des mesures Vigipirate en cours, nous vous recommandons de vous munir d’une carte d’étudiant et/ou d’une carte professionnelle, ainsi que d’une pièce d’identité.
Source de l’information :
http://www.histoiredroitcolonies.fr/?JCEA-2016-3e-rencontre-des-Jeunes -
Exposition "La Traite transatlantique des esclaves" de Jacky
Brochu (Nantes, jusqu’au 22 février 2016)Le 13 janvier 2016 à 19h24
Exposition "La Traite transatlantique des esclaves"
de JackyBrochu
Mémoire de l’Outre-mer - Espace culturel Louis Delgres
Nantes, jusqu’au 22 février 2016
L’association Mémoire de l’Outre-mer œuvre dans le domaine culturel, social et économique, dans les locaux de l’espace culturel Louis Delgrès, au cœur de Nantes, sur un lieu chargé d’histoire, dans un cadre chaleureux et ouvert à tous pour partager la culture de l’autre, échanger, discuter, se rencontrer, découvrir.
Cet espace culturel avec son centre de ressources documentaires propose un fond axé sur la thématique de l’esclavage, de l’abolition et des luttes à Nantes, en Afrique, dans les Caraïbes, en Amérique, dans l’Océan-Indien.
Merci à GildasSalaün (https://twitter.com/GildasSalaun) de nous avoir signalé cette précieuse information :
https://twitter.com/GildasSalaun/status/685868531829833729 -
Vient de paraître La Guinée équatoriale aux Archives nationales (XVIIIe-début XXe siècles) de Jacint Creus
Boixaderas , Valérie deWulf , Jean-MarcLefebvre , GustauNerin et ErnestPijning chez L’HarmattanLe 13 janvier 2016 à 18h26
Vient de paraître La Guinée équatoriale aux Archives nationales (XVIIIe-début XXe siècles) de Jacint Creus
Boixaderas , Valérie deWulf , Jean-MarcLefebvre , GustauNerin et ErnestPijning chez L’Harmattan, "Guinée équatoriale", 2016, 170 p. ISBN : 978-2-343-08099-4 Prix : 18,05 €.
Préface et postface de Valérie deWulf
"Fruit de la contribution de différents auteurs, tous chercheurs et enseignants, ce livre a deux ambitions principales à l’intention de tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de la Guinée équatoriale, de la traite négrière ou de la marine française.
D’abord, de mettre à leur disposition une sélection de documents originaux des Archives nationales de Paris, dont la plupart sont translittérés ou retranscrits.
Ensuite, de leur fournir une analyse de ces documents. Leur contextualisation permet de découvrir combien les histoires de toutes les parties du monde sont connectées, particulièrement celles du monde atlantique et des trois continents qui le bordent.
À travers ces travaux, on comprend mieux comment les historiens procèdent à partir de sources originales, et souvent très diverses, pour en faire la reconstitution."
Jacint CreusBoixaderas est spécialiste de la Guinée équatoriale et professeur à l’Université de Barcelone, Jean-MarcLefebvre est historien et professeur, GustauNerin est spécialiste de la Guinée équatoriale et professeur à l’Université de Foz do Iguaçú (Brésil), ErnestPijning est spécialiste du monde atlantique et de la piraterie et professeur à l’Université d’État de Minot dans le nord Dakota (États-Unis) et enfin, Valérie deWulf est spécialiste de la Guinée équatoriale et archiviste aux Archives nationales de France. -
Appel à communication pour le colloque international "Colonial Incarceration in the 20th Century : a Comparative Approach" (Lisbonne, 21-23 juillet 2016)
Le 13 janvier 2016 à 11h14
Appel à communication pour le colloque international
Colonial Incarceration in the 20th Century
A Comparative Approach
80e anniversaire du camp de Tarrafal (Cap Vert)
Lisbonne, 21-23 juillet 2016
Appel à proposition jusqu’au 28 février 2016
"The historiography on political incarceration during the modern colonial period from the late 19th century to the end of empire has demonstrated a remarkable dynamic over the last decades, in both theoretical and empirical terms. One of the best studied cases being South Africa and the establishment of the first political detention camps on African soil following the Boer War. Research on other European colonial contexts in British, French, Dutch, Belgian and Italian empires also revealed the frequent use of prison camps in Africa and Asia for the incarceration of members of opposition groups, persecuted in metropolitan and colonial contexts.
In the case of the Portuguese Third Empire, the incarceration of political prisoners was strongly identified with the metropolitan opposition to the Military Dictatorship and Estado Novo which created special prison camps for that purpose in the then colonies. The Tarrafal prison camp on the island of Santiago in the Cape Verde Islands, being the most notorious, was the subject of numerous international denunciations as the first Portuguese concentration camp. Although Africans from the Portuguese colonies were also imprisoned at Tarrafal, its association with metropolitan politics bestowed a strong symbolism and major visibility upon the camp. Except for a few recent studies, Portuguese historiography has mainly focused on metropolitan connections rather than colonial perspectives. Thus, the history of Portuguese colonial prisons in the 20th century remains largely unexplored. The growing historiography of colonial incarceration has tended to focus mainly on other Europeans empires in Africa and Asia.
The Institute of Contemporary History (IHC/NOVA University) and the Aljube Museum – Resistance and Freedom wish to mark the 80th anniversary of the inauguration of the Tarrafal prison camp in Cape Verde by organising a conference on the historiography of political incarceration in European colonies in the 20th century. The organizers welcome new research on the prisons and prisoner camps in former British, French, Dutch, Belgian, German and Portuguese colonial territories, as well as comparative and transnational perspectives on colonial incarceration in general. A selection of conference papers will be included in a special issue of an international peer reviewed journal."
Call for paper open : deadline 28 february 2016
We invite papers on the following topics :
– the politics of incarceration in a colonial context
– colonial prison and concentration camps and metropolitan political regimes (dictatorship or democracy)
– the incarceration in prison camps of members of metropolitan and colonial oppositions
– the legal framework for political deportation and imprisonment
– penal colonies, forced exile, deportation and imprisonment
– the relation between political imprisonment and forced labour
– the relation between prison camps and their colonial environment
– the practice of incarceration : punishment, violence, torture and death
– the prison camp as a site of resistance
– prison camps as laboratories of political repression
– the prison camp as a laboratory for post-colonial leadership
– the prison camp as a social, economic and political microcosm
– the impact of prison camps upon prisoners’ physical and mental health
– the prison camp as a site of learning and education
– the prison camp as a site for the production of memory (poetry, fiction, essays, letters, music, photography, etc.)
– prison camps and national and international media
– colonial prison camps and international organisations
Submission of paper proposals :
Maximum time allotted for presentation is 20 mins.
Proposals including abstracts (max. 250 words), keywords (max. 5), author’s name, institutional affiliation and e-mail address, and a brief exposition of current research and interests, should be submitted in accordance with the template
Colonial incarceration PROPOSALS and sent the following e-mail address :
colonialincarceration20century@gmail.com
Deadline for submission of paper proposals (abstracts) : 28 February 2016
Selection of paper proposals and communication to participants : 30 March 2016
Publication conference program : 30 April 2016
Pre-circulation of summary papers (approx. 1000 words) to discussants : 30 June 2016
Some of the papers will be selected by the conference’s scientific board to be included in a special issue to an international peer-reviewed journal. Deadline for submission : 30 October2016
Publication of the ‘special issue’ : 2017/2018
L’appel à proposition est disponible en anglais et en portugais à l’adresse suivante :
https://colonialincarceration20century.wordpress.com/
Nous tenons à remercier chaleureusement Yves Léonard (https://twitter.com/yvesleonard27) de nous avoir transmis cette information importante et précieuse. -
Vient de paraître Balthazar. Un prince de Timor en Chine, en Amérique et en Europe au XVIIIe siècle sous la direction de Frédéric
Durand aux Indes savantesLe 12 janvier 2016 à 21h28
Vient de paraître Balthazar. Un prince de Timor en Chine, en Amérique et en Europe au XVIIIe siècle sous la direction de Frédéric
Durand aux Indes savantes, "Mémoires sur l’Asie", 2015, 370 p. ISBN : 978-2-84654-408-5 Prix : 33 €.
"L’histoire de Balthazar, Prince des îles de Timor et de Solor, s’avère tout à fait étonnante. Au milieu du XVIIIe siècle, ce jeune homme a voyagé dans les îles de la Sonde, puis en Chine, avant de naviguer vers la France, de s’embarquer sur des bateaux corsaires en partance vers les Pays-Bas, l’Angleterre, l’Écosse et le Québec. En France, où il a vécu pendant quarante ans, il a écrit aux rois Louis XV et Louis XVI, ainsi qu’à d’autres grands personnages comme Voltaire, avant de vivre la Révolution française en 1789. L’existence de Balthazar avait été signalée par des historiens du XXe siècle, mais sans que ne soit perçue la dimension de ce personnage que les chroniques de l’époque ont comparé au mage Cagliostro et au chevalier d’Éon. Une abondante documentation inédite de lettres, de mémoires et de manuscrits permet désormais de reconstituer son parcours. Loin d’être anecdotique, la vie du Prince de Timor permet également d’éclairer de manière originale plusieurs aspects importants de l’histoire de France, notamment le rôle de la Compagnie royale des Indes dans le commerce avec l’Asie, le poids de la noblesse dans l’Ancien régime, les liens entre médecine et alchimie, ainsi que l’apparition des discriminations envers les « gens de couleurs » dans les années 1770. La postérité du Prince de Timor au XIXe siècle est non moins riche, car il a fait l’objet de nombreuses publications, dont un roman picaresque. Il est même entré dans le dictionnaire de la langue française, avant de tomber provisoirement dans l’oubli."
FrédéricDurand est maître de Conférences à l’Université Toulouse Il et chercheur à l’Institut de Recherches Asiatiques. Spécialiste de l’Asie du Sud-Est, il a publié de nombreux livres sur Timor, et est notamment un des co-directeurs de Timor-Leste contemporain. L’émergence d’une nation paru en 2014 aux Indes savantes.














