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Vient de paraître Faire l’histoire du droit colonial. Cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie sous la direction de Jean-Philippe
Bras chez KarthalaLe 29 septembre 2015 à 23h08
Vient de paraître Faire l’histoire du droit colonial. Cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie sous la direction de Jean-Philippe
Bras chez Karthala, "Terres et Gens d’Islam", 2015, 324 p. ISBN : 9782811113254 Prix : 27 € (existe aussi en version électronique).
"Le droit colonial est, par définition, un droit de la domination. C’est ce que ne manquent pas de souligner les études postcoloniales qui ont fortement contribué au regain d’intérêt contemporain à son égard. Pourtant les caractéristiques du droit colonial, – sa complexité, sa variabilité dans l’espace colonial, sa mutabilité dans le temps, – indiquent que cette domination n’a rien eu de tranquille. Les contributions réunies dans cet ouvrage, qui traitent principalement de la colonisation française en Afrique du Nord et plus particulièrement de l’Algérie, tentent de restituer les manifestations de cette intranquillité et d’en démêler les causes.
Parce qu’ils reposent sur un projet colonial qui ne dénoue jamais ses paradoxes, entre républicanisme, libéralisme et impérialisme, le droit et la doctrine juridique s’engagent dans les chemins sinueux de la « grammaire de la différence ». Les débats portent d’abord sur les critères de l’altérité du colonisé par rapport au colonisateur (la race, l’ethnie, la religion, le degré de civilisation). Ils se poursuivent autour de la question des conséquences juridiques qu’il convient de tirer de cette altérité, en termes de « statuts » : l’indigénat, le statut personnel, avec la grande question de la construction coloniale d’un droit musulman, les droits coutumiers. Ils se nourrissent enfin d’une interrogation sur la pérennité d’un droit dualisé en situation coloniale, quand sont évoquées les perspectives de l’assimilation ainsi que son agenda.
Si le droit colonial nous vient en héritage, par une sorte de retour de l’histoire, le legs est peut-être plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Il contribue certes à la lecture des dominations contemporaines, mais il fait aussi l’objet d’une succession partagée avec les États issus de la décolonisation, et a quelques effets de résonance dans l’actualité du pluralisme juridique."
Table des matières
Jean-PhilippeBras est professeur de droit public à l’université de Rouen. Il a notamment dirigé l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain à Tunis, et l’Institut d’Études de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman à l’EHESS. Ses travaux portent principalement sur les évolutions des systèmes juridiques et politiques du monde musulman contemporain.
Ont également contribué à cet ouvrage : NadaAuzary-Schmaltz , AbdelwahabBiad , ClaudeBontems , JacquesBouveresse , ÉloiDiarra , ÉricGobe , Jean-RobertHenry , Anne-ThidaNorodom , ValérieParisot , FlorenceRenucci , Jean-ClaudeVatin . -
Vient de paraître Le contrôle du corps des femmes dans les Empires coloniaux. Empires, genre et biopolitiques sous la direction de Martine
Spensky chez KarthalaLe 29 septembre 2015 à 22h53
Vient de paraître Le contrôle du corps des femmes dans les Empires coloniaux. Empires, genre et biopolitiques sous la direction de Martine
Spensky chez Karthala, "Hommes et sociétés", 2015, 264 p. ISBN : 9782811113438 Prix : 25 €.
"Si les biopolitiques consistent à faire entrer la vie humaine en politique, en classant et en hiérarchisant les populations, en agissant sur les formes de reproduction, c’est bien sur les corps qu’elles s’exercent, et en particulier les corps des femmes. Selon les époques et les lieux, le biopouvoir s’est pratiqué sous les formes étatiques, religieuses ou privées. Dans le cadre des empires coloniaux en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique, la mondialisation des biopolitiques a donné à l’appropriation et au contrôle des femmes une autre dimension. Les études de cas qui composent cet ouvrage tentent de l’éclairer.
Le contrôle du corps féminin s’est mondialisé avec l’accaparement des terres et des corps chez les peuples conquis des Amériques. L’accès immédiat au plaisir sexuel devint l’une des motivations premières de la prise de possession. Mais cette quasi-mise en esclavage avait pour objectif à plus long terme de capter la force de travail des vaincus et leurs capacités reproductives, afin d’assurer l’existence d’une main-d’œuvre nécessaire et d’accroître les profits qu’il en était tiré, entraînant des conflits d’intérêts entre dominants et dominés. Cet ouvrage met en évidence divers fonctionnements de ce biopouvoir (administration coloniale, Églises, philanthropes, tenancières de maison close) et de leurs effets sociaux.
Face à l’oppression, les femmes ont néanmoins disposé de moyens de résistance : esclaves restant obstinément stériles ou supprimant leur enfant, prostituées essayant de s’enfuir des bordels, mères congolaises boudant les visites médicales pour nourrissons... Si elles n’ont pas changé la structure des rapports de genre, de classe ou de « race », ces résistances individuelles ont laissé entrevoir une conscience qui ne manquera pas, par la suite, d’en modifier la forme."
Martine Spensky est professeure émérite à l’Université Blaise Pascal de Clermont- Ferrand.
Ont également contribué à cet ouvrage : PaolaDomingo , ArletteGautier , ClaudeGrimmer , AmandineLauro , ValériePiette , DavidRichardson , JudithSpicksley , ChristelleTaraud , ViolaineTisseau .
Merci à Alexandre Klein (https://twitter.com/kleinalexandre) pour le signalement du livre sur Twitter : https://twitter.com/kleinalexandre/status/646633493322170368
Ainsi qu’à Claire Garnier (https://twitter.com/Cl_Garnier_hist) pour le retweet : https://twitter.com/Cl_Garnier_hist/status/646840046348333056 -
Archivistique : mise en ligne de la sous-série Syrie-Liban (GR 4 H-Levant, 1916-1946) par le Service historique de la défense (SHD)
Le 29 septembre 2015 à 21h29
Le site Mémoire des hommes s’est enrichi le 23 septembre d’un nouveau fonds d’archives numérisé, au sein de la rubrique "Présence française dans le monde".
© - SHD/GR 2 K 67/3-4. Troupes françaises au Levant.
Cette nouvelle mise en ligne concerne la sous-série GR 4 H dévolue à la présence française au Levant de 1916 à 1946 et conservée au Service historique de la Défense à Vincennes. Il s’agit en l’occurrence de l’intégralité de la première partie du fonds (269 cartons sur un total de 467), correspondant à l’installation des troupes françaises à la fin de la Première Guerre mondiale, dans le cadre des mandats de la Société des Nations, et à leur présence durant l’entre-deux-guerres.
Fruit d’un partenariat entre le ministère de la Défense et l’Institut français du Proche-Orient (IFPO), ce projet a fait l’objet d’une présentation scientifique lors d’une table-ronde le mercredi 23 septembre 2015 au Service historique de la Défense à Vincennes.
Programme du 23 septembre 2015
9 h 30 : Accueil des participants
9 h 45 : Ouverture par Myriam Achari (directrice de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives), Henri Zuber (adjoint au chef du service historique de la Défense) et Myriam Catusse (directrice des études contemporaines à l’Institut français du Proche-Orient)
10 h : Présentation du site Mémoire des hommes et de la sous-série GR 4 H-Levant, par Sandrine Aufray (DMPA) et Agnès Chablat-Beylot (SHD)
10 h 30 : Pause
10 h 45 : Table ronde présidée par Jacques Frémeaux (Paris-Sorbonne), avec Julie d’Andurain (CDEF), Cosima Flateau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Jean-Baptiste Manchon (Institut catholique de Paris) et Nadine Méouchy (Ifpo).
Château de Vincennes – Salons d’honneur du pavillon du roi
Métro ligne 1, sortie Château de Vincennes
Prospectus de la journée de présentation (format jpg)
Accès sur inscription préalable. Contact : diana.bibian@intradef.gouv.fr ou 01.41.93.43.05
Merci à Julie d’Andurain pour cette précieuse information.
Article créé le 17 septembre 2015, mis à jour le 29 septembre 2015 -
Paru récemment Dundee and the Empire. ’Jutepolis’ 1850-1939 de Jim
Tomlinson aux Edinburgh UPLe 29 septembre 2015 à 12h33
Paru récemment Dundee and the Empire. ’Jutepolis’ 1850-1939 de Jim
Tomlinson aux Edinburgh University Press, 2014, 240 p. ISBN : 9780748686148 Prix : 70 £.
"Dundee as a globalized and globalizing city in the early 20th century
How did the people of Dundee respond to the challenges of being the most economically globalized city in the world in the years before the First World War ?
The answer to this question is complicated by the fact that the aspect of globalization which impacted most directly on the ordinary inhabitants of Dundee was competition in the jute industry from Calcutta, a city within the British Empire of the early 20th century. Dundee had to cope not only with powerful low-wage competition in its staple industry, but the political reality that for decision-makers in London the fate of the British Empire in India was far more important than the economic well-being of a small Scottish city.
The history of Dundee’s response to these challenges combines global economic history with analysis of imperial relations, including how these issues were understood by ordinary Dundonians, as well as by politicians and policy-makers.
Key features : New ‘global’ history of the Scottish city of Dundee’s industrial era ; Combines economic, political and social history ; Explores the significance of empire for British policy ; Shows how the challenges historically posed by globalization can best be analyzed"
JimTomlinson is Professor of Economic and Social History at the University of Glasgow. Professor Tomlinson is also the author of many works on economic history, including Jute No More ; Transforming Dundee (DUP, 2011) ; The Labour Governments 1964-1970 (Manchester University Press, 2004) and Government and the Enterprise Since 1900 (Oxford University Press, 1994). -
Workshop "Captives, recruited, migrants : Empires and labor mobilization (17th century to present days)" (Collège de France, 30 septembre-2 octobre)
Le 28 septembre 2015 à 22h12
Workshop "Captives, recruited, migrants
Empires and labor mobilization
17th century to present days"
Collège de France, 30 septembre-2 octobre 2015
"Ce workshop part de l’hypothèse de l’existence d’un lien étroit entre guerre et travail dans la construction et l’évolution des empires, depuis le rôle majeur des captifs de guerre dans l’Europe, l’Asie et les Amériques prémodernes ou précoloniales, jusqu’aux diverses formes du recrutement pratiquées dans les empires (terrestres et maritimes) de ces trois continents. Les captifs, mais aussi les paysans, furent à la fois soldats, marins, et parfois même colons.
D’un autre côté, à partir du 17e siècle, les immigrants, tout comme les soldats et les marins, furent eux aussi soumis à des législations coercitives, d’inspiration militaire, au point que les mots déserteur et fugitif furent appliqués à la vaste palette de ces conditions diverses. Les soldats et la population locale ordinaire prirent part, au côté de recrutés et de soldats, aux entreprises de travaux collectifs conduites par les villages, les états, les compagnies privées et les propriétaires fonciers.
Les formes du recrutement contraint demeurent importantes tout au long du 19e siècle (système de la presse en Grande Bretagne et ses variantes à travers l’empire, recrutement en Russie, etc.). Elles persistent tout au long du 20e siècle (en Europe au cours des guerres, hors d’Europe durant et après la colonisation et la décolonisation) et subsistent encore de nos jours avec les enfants soldats.
Là encore, la connexion entre recrutement contraint et migration forcée est essentielle. Celle-ci prend cependant un tour nouveau au 20e siècle avec le déplacement massif de populations dans l’empire soviétique et dans de nombreuses régions d’Afrique et d’Asie, si bien que la distinction entre réfugiés, recrutés et travailleurs apparaît souvent très fragile."
Pour mémoire, l’appel à communication.
Programme détaillé
Collège de France
Salle Claude Lévi-Strauss
11, place Marcelin Berthelot
75005 Paris -
Appels à publication pour le 30 septembre
Le 28 septembre 2015 à 21h47
Appels à publication pour le 30 septembre, parus sur H-NET (Humanites and Social Sciences Online) : https://networks.h-net.org/
- The Forum on European Expansion and Global Interaction (FEEGI) invites paper proposals for our eleventh biennial conference, to be held February 5-6, 2016 at the University of California, Irvine.
- Call for Papers : Portuguese Literary & Cultural Studies / 29. The 18th Century. The next volume of Portuguese Literary & Cultural Studies (PLCS) focuses on historical, literary and cultural aspects of the Portuguese-speaking world in the eighteenth century.
- Colóquio Internacional Missões Religiosas na África. UNESP Assis, SP, Brasil, 4 a 6 de novembro de 2015
- Concurso para a publicaçāo de trabalhos científicos sobre a Guiné-Bissau
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Paru récemment Deux mille ans de commerce maritime. De l’amphore au conteneur de Didier
Frémond et AgnèsMirambet-Paris chez GallimardLe 28 septembre 2015 à 12h22
Paru récemment Deux mille ans de commerce maritime. De l’amphore au conteneur de Didier
Frémond et AgnèsMirambet-Paris chez Gallimard, "Découvertes Gallimard Hors-série", 2014, 48 p. 978207014695 Prix : 8,90 €.
"Le transport de marchandises par voie d’eau contribue depuis plus de deux mille ans à la mondialisation des échanges commerciaux. La France, dotée d’une large façade maritime, de ports d’envergure et de nombreuses routes fluviales, a su s’imposer comme un acteur essentiel de ce négoce.
Vin, cacao, café, porcelaine... ont circulé sur les routes mythiques, des Indes et d’Amérique. Les clippers, rapides voiliers du XIXe siècle, ont bien été détrônés par les cargos à vapeur, puis par les porte-conteneurs géants, mais l’art de charger un navire en fonction des produits, des destinations et des escales nouvelles continue de faire de chaque voyage une aventure différente. "
L’ouvrage correspond au catalogue de l’exposition "De l’amphore au conteneur. 2000 ans de commerce maritime", qui s’est déroulée du 15 Octobre 2014 au 28 Juin 2015,
au Musée national de la Marine. -
Éclairages sur le remarquable Fonds Yves Person (archives de la Bibliothèque de recherches africaines)
Le 26 septembre 2015 à 18h07
Fonds Yves Person
Archives de la Bibliothèque de recherches africaines
Les archives d’Yves Person, comme de nombreuses archives de scientifiques, sont hybrides : produites par un agent de l’Etat dans l’exercice de ses activités de recherches, elles constituent des archives publiques, cependant, étant donné qu’elle sont également le reflet d’autres activités du producteur, elles sont aussi des archives privées, la difficulté étant de distinguer la limite entre les deux. Ici, l’originalité vient du fait qu’elles ne reflètent pas uniquement les activités de recherche d’Yves Person mais également sont travail d’administrateur de la France d’Outre-mer, ses activités militantes, universitaires, son intérêt pour la défense des cultures et des langues minoritaires, ses publications etc.
Les archives d’Yves Person (11,76 mètres linéaires) sont conservées à la Bibliothèque de Recherches Africaines (9, Rue Malher - 750004 Paris - Michele.Raffutin@univ-paris1.fr) et font partie des Archives conservées dans les bibliothèques de l’Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne.
Le remarquable inventaire en ligne du Fonds Yves Person est en ligne sur le site Calames (catalogue en ligne des archives et des manuscrits de l’enseignement supérieur) (sur une initiative du CNRS, pour la mise en ligne des archives des chercheurs).
Le fonds Yves Person se décompose en 11 rubriques :
1-YPDocuments à caractère biographique
2-YPCorrespondance
4-YPVie militante et engagement politique
5-YPBretagne
6-YPRecherches
7-YPVie universitaire et institutionnelle
8-YPPublications et activités éditoriales
9-YPDocumentation
10-YPCartes réalisées par Yves Person, s.d.
11-YPDocuments non classés, s.d.
Le Fonds Person est présenté dans la contribution de Michèle Raffutin publiée dans les Actes du Colloque Person, et le cahier d’Illustrations de 16 pages hors texte en couleur est tiré de ce Fonds.
On signalera à nos lecteurs, à propos d’Yves Person, la publication récente des Actes du Colloque Yves Person (co-édition IMAF-Karthala) ainsi que d’un riche recueil d’articles d’Yves Person (co-édition IMAF-Présence africaine), Relire Yves Person, ouvrages parus en 2015 sous la direction de CharlesBecker , RolandColin , LilaneDaronian et Claude-HélènePerrot .La genèse de ces deux ouvrages, ainsi que l’organisation du colloque sont à retrouver sur le blog "Yves Person historien" (un site publié sur http://hypotheses.org/, plate-forme de blogs scientifiques en sciences humaines et sociales, par Charles Becker) :
http://person.hypotheses.org/.
Merci à Charles Becker pour les précieuses informations fournies autour de la vie et de l’œuvre d’Yves Person. -
Appel à communications pour le colloque "Socialismes africains / socialismes en Afrique" (Paris, 7-9 avril 2016)
Le 25 septembre 2015 à 22h52
Appel à communications pour le colloque
"Socialismes africains / socialismes en Afrique"
Paris, 7-9 avril 2016
Appel à communication jusqu’au 29 septembre.
Les histoires du, des socialismes, qu’ils soient ou non « réels » oublient systématiquement l’Afrique. Or il a existé en Afrique de très nombreux régimes qui se sont réclamés du socialisme « africain » ou « scientifique » de même que de très nombreux opposants qui ont d’autant plus cherché leur inspiration dans les outils théoriques construits par le marxisme – ou sa vulgate – que celui-ci leur semblait proposer une théorie de l’histoire favorable aux peuples colonisés ou anciennement colonisés. Des modèles prétendant au « socialisme réel » existaient, qu’il s’agisse de l’URSS, des démocraties populaires, de la Chine ou de Cuba..., offrant aussi une panoplie, réelle ou fantasmée, prête à servir. Au-delà de ces exemples étrangers que l’on a parfois essayé d’imiter ou d’adapter, il y eut aussi l’invention d’un socialisme qui se voulait adapté à l’Afrique, réfléchissant les spécificités du continent ou puisant dans son passé ses racines théoriques. Le colloque s’intéressera à toute l’Afrique et se veut interdisciplinaire.
« La définition que les uns et les autres ont donnée de la voie du socialisme africain montre que le moment n’est pas encore venu de le définir » (Cité par Charles, 1965 : 861).
Si cet appel à communications existe, c’est que ses auteur-e-s ont pensé, au contraire, que les temps étaient venus non pas tant de définir, que de donner aux socialismes africains et/ou aux socialismes en Afrique la place qui leur revient dans l’historiographie générale du socialisme et dans celle de l’Afrique. Les histoires du, des socialismes, qu’ils soient ou non « réels » oublient systématiquement l’Afrique. Or il a existé en Afrique de très nombreux régimes qui se sont réclamés du socialisme « africain », ou « scientifique », de même que de très nombreux opposants qui ont d’autant plus cherché leur inspiration dans les outils théoriques construits par le marxisme –ou sa vulgate-, que celui-ci leur semblait proposer une théorie de l’histoire favorable à l’avenir des peuples colonisés ou anciennement colonisés. Des modèles prétendant au « socialisme réel » existaient, qu’il s’agisse de l’URSS, des démocraties populaires, de la Chine ou Cuba, offrant aussi une panoplie réelle ou fantasmée, prête à servir. Au-delà de ces exemples étrangers que l’on a parfois essayé d’imiter ou d’adapter, il y eut aussi l’invention d’un socialisme qui se voulait adapté à l’Afrique, réfléchissant les spécificités du continent, et puisant dans son passé ses racines théoriques.
Le colloque s’intéressera à toute l’Afrique, du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest, anglophone, francophone ou lusophone. Il se veut résolument inter-disciplinaire.
Il ne fera pas des querelles sémantiques une priorité. Le terme « socialiste » est en lui-même très polysémique, ce qui a le mérite d’en permettre une appréhension à la fois souple et large."
Appel à communication détaillé : en français, en anglais, en portugais
Modalités pratiques d’envoi des propositions
Les propositions de communication devront comprendre les informations suivantes :
L’auteur-e ou les auteur-e-s
Nom, Prénom, adresse du premier auteur, téléphone, adresse e-mail
Affiliation institutionnelle
Le titre de la proposition
Un résumé de 5000 signes espaces compris.
Des éléments bibliographiques (3- 5 références)
Elles devront être envoyées à l’adresse suivante : Socialismeafricain@gmail.com
avant le 30 Septembre 2015
Elles pourront être en français ou en anglais.
Dates du colloque 7-9 Avril 2016
Le comité scientifique sélectionnera les propositions avant le 15 novembre 2015 et ses décisions seront annoncées très rapidement ensuite.
Comité scientifique :
Rémy Bazenguissa (IMAF/EHESS)
Jean-Philippe Béja (CERI/Sciences po)
Pascal Bianchini (CESSMA/Paris7)
Alain Blum (INED/EHESS)
Pierre Boilley (IMAF/Paris1)
Michel Bonnin (CECMC/EHESS)
Frederick Cooper (New-York University)
Souleymane Bachir Diagne (Columbia University)
Mamadou Diouf (Columbia University)
Jean-Pierre Dozon (FMSH)
Sabine Dullin (Univ-Lille3)
Babacar Fall (Fastef/Université Cheikh Anta Diop)
Odile Goerg (CESSMA/Paris7)
Pascale Goetschel (CHS/Paris1)
Gilles Morin(CHS/Paris1)
Gregory Mann (Columbia University)
Pap N’Diaye (Chsp/Sciences Po)
Bernard Pudal (Nanterre Paris-Ouest)
Malika Rahal (IHTP/CNRS)
Françoise Raison (CESSMA/Paris7)
Johanna Siméant (CESSP/Paris1)
Fatou Sow (CESSMA/Paris7/Codesria)
Sylvie Thénault (CHS/CNRS)
Serge Wolikow (Centre Georges Chevrier/Université de Bourgogne)
Comité d’organisation :
Maria-Benedita Basto (IMAF/Paris4)
Françoise Blum (CHS/CNRS)
Pierre Guidi (IMAF/Paris1)
Héloïse Kiriakou (IMAF/Paris1)
Martin Mourre (IMAF/EHESS)
Céline Pauthier (CESSMA/Paris7)
Ophélie Rillon (IMAF/Paris 1)
Alexis Roy (IEDES/Paris1)
Elena Vezzadini (IMAF/Paris1)
Contact :
Françoise Blum
fblum@univ-paris1.fr -
Vient de paraître Le grand repli de Nicolas
Bancel , PascalBlanchard et AhmedBoubeker à La DécouverteLe 25 septembre 2015 à 21h43
Vient de paraître Le grand repli de Nicolas
Bancel , PascalBlanchard et AhmedBoubeker à La Découverte, "Cahiers libres", 2015, 200 p. ISBN : 9782707186874 Prix : 14,50 € (existe aussi en version électronique).
Préface de AchilleMbembe et postface de BenjaminStora .
"Ce livre est d’abord une réaction au processus qui mène la France au bord de l’abîme, sur fond d’angoisses identitaires et de nostalgie de grandeur. Comment en est-on arrivé là ? À cette fragmentation de la société, à ces tensions intercommunautaires, au ressac effrayant de l’antisémitisme, du rejet de l’islam et de la haine de soi ? Comment en est-on arrivé à une logique de repli généralisée ? Comment la France a-t-elle pu céder en quelques années à la hantise d’un ennemi intérieur et au rejet de l’immigration ? Comment expliquer les blocages de la mémoire collective sur la colonisation ou l’esclavage ?
Certes, nous ne sommes plus au « bon temps des colonies », mais certains ont la nostalgie de cet « ordre impérial », revendiqué comme l’idéal d’une « France blanche ». Et le mythe du « grand remplacement » va de pair désormais avec le fantasme du « grand départ » des immigrés issus des pays non européens et de leurs enfants. Nous en sommes là ! Il est grand temps de réagir."
Table des matières
NicolasBancel est historien, professeur à l’université de Lausanne, directeur du laboratoire plurisciplinaire Grissul et et vice-président du groupe de recherche Achac (Association pour la connaissance de l’histoire de l’Afrique contemporaine). Il a co-dirigé Ruptures postcoloniales. Les nouveaux visages de la société française (La Découverte, 2010), Culture postcoloniale (Autrement, 2007), La fracture coloniale. La société française au prisme de l’héritage colonial (La Découverte, 2005) et Lyon, capitale des outre-mers. Immigration des Suds & culture coloniale en Rhône-Alpes & Auvergne (La Découverte, 2007).
PascalBlanchard est historien, chercheur associé au Laboratoire Communication et Politique (CNRS), spécialiste du « fait colonial » et des immigrations. Il a codirigé l’édition des huit ouvrages du coffret Un siècle d’immigration des Suds en France (GRA, 2009) et des ouvrages tels Le Paris arabe. Deux siècles de présence des Orientaux et des Maghrébins en France (La Découverte, 2003), La France noire. Trois siècles de présences (La Découverte, 2011). Documentariste, il a proposé les films "Paris couleurs" (France 3, 2005) et "Noirs de France" (France 5, 2012) et il a été co-commissaire scientifique de l’exposition « Exhibitions. L’invention du sauvage » (2012).
AhmedBoubeker , sociologue, est professeur à l’université de Saint-Étienne. Ses travaux portent sur l’immigration postcoloniale et sur les générations d’héritiers dans les banlieues.




















