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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
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Actualités de l’Achac du 18 mars 2015
Le 18 mars 2015 à 23h19
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"Marchands et corsaires : réseaux d’élites et course maritime à Saint-Malo sous l’Ancien régime" par Henning Hillmann (Séminaire CSO "Réseaux et régulations", 20 mars)
Le 18 mars 2015 à 23h11
"Chers et chères collègues,
Avec toutes nos excuses, nous devons annuler le séminaire de vendredi sur "Marchands et corsaires : réseaux d’élites et course maritime à Saint-Malo sous l’Ancien régime" car notre invité, malade, n’est pas en état de voyager. La séance sera reportée à une date ultérieure en 2015, encore à fixer.
Bien cordialement,"
Claire Lemercier, Julien Brailly et Emmanuel LazegaLe séminaire Réseaux et régulations reprend avec le printemps et une séance très historique (mais aussi très sociologique). Attention, il aura lieu dans une salle inhabituelle.
Vendredi 20 mars 2015, 14h-16h, Sciences Po, Salle Goguel, 56 rue des Saints Pères 75007 Paris
Henning Hillmann, University of Mannheim
Traders and Corsairs : Elite Networks and Privateering in Old Regime Saint-Malo
Marchands et corsaires : réseaux d’élites et course maritime à Saint-Malo sous l’Ancien régime"Henning Hillmann montre tout d’abord que les liens économiques et politiques au sein des élites marchandes locales ont constitué la base de l’expansion du commerce intercontinental. Les archives montrent que ces élites locales utilisaient des réseaux de patronage, constituée sur une base familiale, pour mobiliser les ressources nécessaires à leurs expéditions commerciales. Les alliances économiques étaient souvent accompagnées d’un investissement stratégique dans des alliances politiques. Mais tout cela ne constituait que rarement une élite marchande unifiée : on retrouve plutôt dans chaque ville des factions en concurrence, avec des identités distinctes et souvent des intérêts économiques et politiques divergents. Une question se pose donc : comment, malgré tout, les réseaux d’élite ont-ils pu dépasser ces divisions pour constituer une communauté cohérente, avec une identité collective ? L’auteur répond à cette question sur la base d’une étude formalisée des réseaux de l’élite marchande de Saint-Malo, port qui a tenu un rôle clé dans l’économie de la façade atlantique française dans la période mercantiliste. Cette étude qui porte sur la période 1689-1789 se fonde sur l’exploitation de plus de 3000 contrats d’association commerciale, liés ou non à la course maritime, ainsi que de sources fiscales, généalogiques et portant sur les offices municipaux. L’oligarchie des marchands malouins utilisait des réseaux de patronage fondés sur les lignages familiaux pour montrer ses expéditions commerciales. Les dynasties marchandes fondaient leur position sur des stratégies matrimoniales, un accès privilégié aux commerces les plus profitables, et une influence sur les politiques municipales. En temps de guerre, ces marchands transformèrent Saint-Malo en centre de la course maritime (l’attaque des navires commerçants ennemis par des corsaires, autorisés par des lettres de marque émises par le gouvernement français). Pour les marchands, il y avait peu de barrières à l’entrée des associations commerciales qui participaient à la course maritime, et ces associations étaient relativement indépendantes des affiliations politiques des uns et des autres. La course a ainsi permis la création de liens entre des factions par ailleurs concurrentes des élites locales. Cela a permis à ces élites de construire une certaine unité pour répondre aux menaces liées à la guerre, mais aussi pour lutter avec succès contre d’autre ports atlantiques pour l’obtention de privilèges."
"I examine how the economic and political networks among merchant elites laid the local foundations of overseas trade expansion “on the ground” in their seafaring ports. Historical evidence suggests that local elites used family-based patronage networks to mobilize the necessary resources for their trading ventures. Economic alliances often coupled with strategic investments in political alliances. But such alliances rarely led to a unified elite within merchant communities. We rather find conflicting elite factions with distinct identities and often competing business and political interests.
How, then, can divisions within elite networks be bridged in favor of a cohesive community and a collective identity ? I answer this question through a quantitative historical network study of the merchant elite in Saint-Malo, a port city that played a pivotal strategic role in the French Atlantic economy during the Age of Mercantilism. An oligarchy of Malouin merchants organized trading ventures along lineage-based patron-client networks. These merchant family dynasties reinforced their positions through marriage alliances, privileged access to profitable trades and a favorable balance of power in municipal politics. During wartime, these merchants turned Saint-Malo into one of the most vibrant centers of privateering, the raiding of enemy trade ships, licensed by the French government through letters of marque. My argument is that privateering partnerships faced few entry-barriers and were less politically charged than other affiliations. Privateering therefore enabled brokerage and bridging ties across conflicting elite factions. Such brokerage and bridging helped the local merchant elite to unite against external threats imposed by war and to compete successfully with other Atlantic ports for trade privileges. Supporting quantitative evidence comes from archival registers of more than 3,000 privateering and trade partnership contracts, poll tax records, kinship networks and political officeholding among the Saint-Malo merchant elites over a period of one hundred years, from the height of the Ancien Regime to the French Revolution (1689-1789)."
Les séances suivantes, au CSO (Centre de sociologie des organisations), 19 rue Amélie, 75007 Paris : programme 2015-2016
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Appel à communication pour le Colloque international "La nationalité en guerre 1789-1991" (Musée de l’Histoire de l’Immigration et les Archives nationales)
Le 18 mars 2015 à 22h46
Appel à communication
Colloque international
La nationalité en guerre 1789-1991
3 et 4 décembre 2015
Paris/Pierrefitte-sur-Seine
Date limite d’envoi des propositions de communications : 7 avril 2015
Appel à communication pour le Colloque universitaire international organisé en partenariat avec l’établissement public du Palais de la Porte dorée-Musée de l’Histoire de l’Immigration et les Archives nationales les 3 et 4 décembre prochains sur le thème : "La nationalité en guerre 1789-1991".
Thème : étudier les interactions multiformes entre la guerre et la nationalité à l’époque contemporaine
Disciplines : histoire, sociologie, droit, politologie
Langues : français, anglaisDate limite d’envoi des propositions de communications : 7 avril 2015 (textes de 2000 signes maximum, joindre un court CV et une liste des publications-1page)
Adresse d’envoi : natenguerre@gmail.com
Appel à communication :
"La guerre, temps de confrontation avec l’extérieur et simultanément de remise en ordre intérieur, est un moment critique de reconfiguration des formes d’inclusion et d’exclusion sociale et nationale : la nationalité des individus y devient donc un enjeu crucial. Elle prend, en situation de conflit, un sens nouveau, se chargeant de dimensions nouvelles théoriques, juridiques et pratiques. Les sorties de guerre entraînent également des modifications de frontières induisant l’arrivée ou le départ de populations et les questions de nationalité font partie intégrante des traités de paix. Hors des périodes de conflit, la guerre imprime sa marque sur les réflexions, les représentations et les définitions de la nationalité : qu’il s’agisse de dynamiser la démographie ou de traquer les éventuels « mauvais nationaux » ou ennemis intérieurs, ou de définir la loyauté ou la dignité nationale, l’épisode guerrier laisse toujours planer son ombre. Lors de ce colloque il s’agira d’aborder dans toutes ces dimensions la question des relations entre guerres et nationalité lors de la période contemporaine (1789- 1991). Trois temps peuvent y être distingués."– 1. Révolutions, guerres et nationalités (1789-années 1880)
Entre 1750 et 1890, les liens entre guerres et nationalité paraissent se décliner sous d’infinies variations, invitant à explorer de nouveau un XIXe siècle trop souvent négligé.
La fin du XVIIIe siècle constitue un moment de reformulation culturelle et politique de l’idée nationale (E. Hobsbawm, A-M Thiesse). La nationalité y acquiert une nouvelle signification, mise à l’épreuve des différentes guerres du XIXe siècle. La Révolution française peut être prise comme point de départ, l’épisode de Valmy, et sa mémoire, symbolisant à merveille la manière dont la guerre vient cristalliser une identité nationale latente, et celle dont ce ferment national peut, réciproquement, constituer un puissant levier de mobilisation des troupes.
La guerre peut ainsi être un des vecteurs de diffusion du sentiment national, par imitation ou par rejet, comme dans le cas des guerres napoléoniennes. La volonté nationalitaire, ie celle de fonder une population comme nation sur un territoire donné, peut en retour être à l’origine de conflits, qu’il s’agisse de conflits venus de ce territoire même (l’Irlande, les guerres de libérations italiennes) ou d’une construction à distance (la Grèce).
Au-delà du cadre européen, bien des guerres drainent des volontaires internationaux venus défendre aux quatre coins du monde une idée de la nation associée au thème de la Liberté : c’est le cas, notamment, de la guerre de Sécession américaine, ou, sans doute, de nombreux conflits d’Amérique du Sud. La question se pose aussi avec les terrains coloniaux, où les exploits guerriers européens, du moins sont-ils présentés comme tels, nourrissent les imaginaires nationaux. Le nationalisme ne prend enfin pas racine uniquement en Europe : ainsi de l’Inde, de la Chine ou du Japon dans les années 1860, en réaction aux percées des puissances européennes, qui provoquent en retour l’indifférence ou les interrogations des puissances coloniales. Dès lors, quelles sont les conséquences de ces épisodes guerriers sur les théories, les conceptions et les pratiques de la nationalité ?
L’exploration de ce moment parait décisive : examiner les relations entre guerres et nationalité permet de relire un certain nombre de discussions historiographiques quant à ces conflits : quel fut le rôle de la guerre franco-prussienne de 1870 dans la cristallisation, commune ou clivée, d’une identité nationale en France ? Comment sont définies les nationalités dans les empires multinationaux ?– 2. Redéfinir les frontières de la nationalité (années 1880-1945)
La notion d’identification nationale s’impose comme un concept politique clé dans le dernier tiers du XIXe siècle, moment crucial de la « nationalisation des sociétés » (Noiriel, 1991). S’il n’est pas question ici de revenir sur la généalogie de ce processus, il faut rappeler combien la nationalité devient alors efficiente pour caractériser les populations et leurs droits (Rosental, 2011) : inclure ou exclure de la nationalité, inclure ou exclure de la citoyenneté, la question est consubstantielle de l’histoire des États-nations. La massification des flux migratoires puis l’apparition d’une gestion étatique de la migration viennent modifier la donne. La nationalité, privilège de l’exercice de la souveraineté étatique joue sur les registres politiques mais également sentimentaux et familiaux de la dignité, l’allégeance et la fidélité. Pour les territoires et les populations colonisés, le droit colonial articule de manière très étroite mais aussi à géométrie variable les catégories de la nationalité, de la loyauté et du milieu social pour inclure et exclure de la citoyenneté. Dans leur diversité, ces conceptions sont toutes mises à l’épreuve des deux conflits mondiaux. La guerre modifie les termes du contrat, et de constat d’allégeance décrété par l’État, la nationalité tend à être jugée à l’aune des intentions d’adhésion de la personne à la communauté nationale. Le contexte belliqueux légitime en outre le durcissement des législations. Ainsi, la loi française du 7 avril 1915 permet la révision de toutes les naturalisations de sujets ressortissants des puissances ennemies. Il s’agit de suspendre la situation, jugée alors intolérable, d’individus porteurs de fait des deux nationalités française et allemande, mais elle vise également les naturalisés qui ont porté les armes contre la France, fait leur service militaire à l’étranger, ou tenté de prêter une aide quelconque à une puissance ennemie. Cet exemple est suivi en 1918-1919 par d’autres pays européens (Belgique, Italie). La sortie de la Première Guerre mondiale, avec la disparition des empires multinationaux et la formation de nouveaux États, soucieux de consolidation territoriale et politique, est un moment crucial de définition et redéfinition de la nationalité, où interviennent inextricablement des critères juridiques, des estimations de loyauté, voire des enjeux de répartition et de redistribution de la propriété foncière, comme en Tchécoslovaquie ou en Pologne (Gosewinkel et Meyer, 2009 ; Gosewinkel et Spurný, 2014).
Pour revenir à l’exemple français, entre septembre 1939 et décembre 1940, huit textes législatifs relatifs aux déchéances et aux dénaturalisations sont édictés, dont la loi du 22 juillet 1940 qui permet de revoir toutes les naturalisations accordées depuis 1927 (Weil, 2002). Quels sont les registres de justifications de ces législations ? Comment sont-elles mises en pratique ? Que deviennent les dénaturalisés ?
En outre, à la faveur des guerres, les représentations de l’autre évoluent, et la représentation de l’ennemi se pare, selon les moments, de différents visages sur lesquels nous aimerions revenir : ennemi extérieur, comme les ressortissants des puissances ennemies, mais également ennemis intérieurs ou individus jugés indignes d’être nationaux (Simonin, 2008). Dans le cas des États totalitaires, la politique de dénaturalisation apparait comme l’un des moyens de définir les contours du « bon citoyen » comme d’exclure ses opposants. La défaite de juin 1940 et l’avènement de la politique de collaboration conduit ainsi à une définition spécifique des nouveaux ennemis de l’État français. Comment analyser ces politiques ? Sur quelles conceptions se fondent-elles ? Les lectures comparatistes et croisées seront appréciées afin de rendre compte des circulations transnationales des législations et des pratiques.– 3. La nationalité entre guerre froide et décolonisation (1945-1991)
Après la Seconde Guerre mondiale, le rapport entre guerre et nationalité prend d’abord sa signification à travers le sort réservé aux réfugiés et apatrides, ainsi qu’à à toutes les populations déplacées lors du conflit ou directement touchées par les réagencements géopolitiques. S’ouvre alors une période de transition qui court jusqu’à l’adoption de la Convention de Genève qu’on pourrait interpréter comme le produit des expériences accumulées pendant et après les deux guerres mondiales (Noiriel, 1991). Comment la guerre pèse-t-elle dans les institutions mises en place pour résoudre le « problème des nationalités » ? Joue-t-elle un rôle dans les représentations des acteurs qui sont à la manœuvre et des populations concernées ?
En outre, l’immédiat après-guerre est un moment charnière de redéfinition de l’identité nationale. En France, l’adoption de l’ordonnance du 19 octobre 1945 valant Code de la nationalité doit beaucoup à des acteurs de la Résistance qui entendent prendre le contre-pied de la politique menée par Vichy (Weil, 2002). Ces ruptures juridiques entraînent-elles une modification des pratiques de la nationalité ? Comment la guerre influence-t-elle les conditions d’application de la nouvelle législation ? La catégorie de loyalisme joue-t-elle un nouveau rôle ? Plus généralement, de quelles façons la Seconde Guerre mondiale contribue-t-elle à reformuler la signification du critère de la nationalité ?
Les guerres coloniales constituent également des moments de crise à l’occasion desquels se redéfinissent les relations à la nationalité. Le cas algérien est désormais largement documenté, mais les conséquences du conflit sur les conditions d’accès à la nationalité font l’objet de travaux encore trop rares et qui constitueraient une pièce cruciale dans ce colloque. La phase transitoire au cours de laquelle les Algériens peuvent à tout moment souscrire une déclaration de reconnaissance de la nationalité française, entre 1962 et 1967, pourrait faire l’objet de discussions. Là encore, on pourrait élargir la réflexion en creusant la question de l’influence de la guerre sur le rapport à la nationalité des anciens sujets coloniaux, pour l’Algérie ou d’autres territoires africains (Sayad, 1979 ; Mann, 2006). D’autres cas, moins étudiés mais tout aussi intéressants, pourraient être proposés comme contributions au colloque, notamment celui des populations originaires d’Indochine où la Guerre a pesé très différemment sur le droit de la nationalité qui en a découlé.
La Guerre froide peut enfin être intégrée à cette réflexion à plusieurs titres. Dès les premières années de son déclenchement, elle conduit les pouvoirs publics à prendre des mesures ciblées à l’encontre des militants communistes issus des pays de l’Est, réactivant une politique de déchéance de la nationalité française au tout début des années 1950 (Spire, 2005). D’une manière plus générale, les contributions visant à réfléchir aux conséquences de la Guerre froide sur le rapport à la nationalité des populations issues de l’un ou l’autre camp seront les bienvenues. Ce type d’interrogation peut d’ailleurs être prolongé jusqu’à l’effondrement du Bloc de l’Est en 1991."Nous attendons des communications qu’elles s’attachent à explorer, loin des figures convenues de la seule guerre interétatique, l’écheveau complexe des relations entre guerres et nationalités, dans une acception large du phénomène guerrier, saisi dans la diversité de ses formes (guerre entre armée, guerre de partisans, guerre coloniale, guerre civile, guerre urbaine etc.).
Ce colloque se veut pluridisciplinaire, transversal et international. Nous aimerions y susciter les regards croisés d’historiens, de sociologues, de juristes, d’historiens du droit, de politistes etc., ainsi que la comparaison de différents pays, l’étude des relations bilatérales entre États et à une échelle différente, celle de groupes et de trajectoires individuelles et familiales. Les propositions de communication sur tous les espaces nationaux ou sur des circulations à plus large échelle sont bienvenues. De même, à côté des perspectives d’histoire sociale, d’histoire politique ou d’histoire des relations internationales, les approches anthropologiques (par exemple sur les formes de l’engagement, les mises en récit a posteriori), sociologiques ou plus globales, associant les réagencements des rapports de force à grande échelle, seront appréciées.Comité scientifique
Marianne Amar (Musée national de l’histoire de l’immigration) , Archives nationales (Céline Delétang, Cyprien Henry, Annie Poinsot, Marion Veyssière) Jean-François Chanet (Sciences Po Paris) , Herrick Chapman (Université de New York), Quentin Deluermoz (Université Paris 13), Laurent Dornel (Université de Pau), Caroline Douki (Université Paris 8) , Dieter Gosewinkel (Université libre de Berlin) , Catherine Gousseff (CNRS) , Eric Jennings (Université de Toronto), Dzovinar Kevonian (Université Paris 10) , Stefan Martens (Institut historique allemand) , Lucy Riall (Institut européen universitaire de Florence) , Philippe Rygiel (Université Paris 10) , Alexis Spire (CNRS) , Sylvie Thénault (CNRS) , Patrick Weil (CNRS), Claire Zalc (CNRS).Information diffusée par Laurent DORNEL
Maître de conférences en histoire contemporaine
Université de Pau et des Pays de l’Adour
Avenue du Doyen Poplawski (BP 1160)
64013 Pau
bureau 209 - 33 (0)5 59 40 73 37
mob : 33 (0)6 86 96 04 29 -
Paru récemment 1830-1914 de l’armée en Afrique à l’Armée d’Afrique aux éditions Riveneuve
Le 18 mars 2015 à 18h26
Paru récemment 1830-1914 de l’armée en Afrique à l’Armée d’Afrique aux éditions Riveneuve, "Cahiers pour la mémoire de tous et la mémoire de tout", 2014, 162 p. ISBN : 978-2-36013-224-9 Prix : 24 €.
Cet ouvrage est le fruit d’un colloque organisé par la Fondation Algérie Maroc Tunisie en décembre 2012, autour de l’histoire des relations entre la France et l’Afrique du Nord, depuis 1830 jusqu’à 1914, à travers le rôle fondamental de l’armée.
Une histoire jalonnée d’événements tant glorieux que tragiques, faite de périodes de paix comme de conflits sanglants, que le livre « De l’armée en Afrique à l’armée d’Afrique » cherche à éclairer de regards nouveaux et à poser en de nouveaux termes ; c’est un véritable parcours de mémoire que propose ce colloque, de façon à reclasser « des éléments connus mais qui ont disparu de l’éclairage que l’on projette dans l’urgence, sur notre relation si longue avec l’Afrique du Nord. Ce travail d’évocation est nécessaire et doit être dégagé des échéances de commémoration. » (Frédéric Grasset, président de la Fondation). -
Colloque "Experts et expertises dans les mandats de la Société des Nations : figures, champs et outils" (Inalco, 26-27 mars 2015)
Le 18 mars 2015 à 17h13
Colloque
Experts et expertises
dans les mandats de la Société des Nations
figures, champs et outils
Auditorium de l’Inalco, Paris
26-27 mars 2015
Le colloque se tiendra à l’Auditorium de l’Inalco,
65, rue des Grands Moulins
Pour plus de détails, on pourra consulter l’appel à communication.
Le colloque a été organisé avec l’aide de l’INALCO, de l’Institut Universitaire de France, du Centre de Recherche Moyen-Orient Méditerranée (EA 4091), de l’Institut Français du Proche-Orient (USR 3135), de l’Université Jean Moulin – Lyon 3 et du Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (UMR 5091).
Organisation
Philippe Bourmaud (Université Jean Moulin – Lyon 3)
philippe.bourmaud@univ-lyon3.fr
Norig Neveu (Ifpo)
n.neveu@ifporient.org
chantal.verdeil@inalco.fr
Chantal Verdeil (INALCO / IUF)
Contact :
mandate.experts@gmail.com -
Vient de paraître Les Français au Mexique. XVIIIe-XXIe siècle sous la direction de Javier Pérez Siller et Jean-Marie Lassus chez L’Harmattan
Le 16 mars 2015 à 17h22
Vient de paraître Les Français au Mexique. XVIIIe-XXIe siècle sous la direction de Javier Pérez Siller et Jean-Marie Lassus chez L’Harmattan, 2 vol., 2015, 416 p. et 498 p. ISBN : 978-2-343-05608-1 & 978-2-343-05607-4. Prix : 38 € et 45,60 €. (existent en version numérique).
Volume 1 : Migrations et absences
Volume 2 : Savoirs, réseaux et représentations.
"Quarante chercheurs dressent un bilan sur le sens de trois siècles de présence française au Mexique. Flux migratoires, transferts de savoirs et techniques, marginalité des migrants ou leurs réseaux, leurs traces, négoces, institutions ; fictions, représentations et conflits d’interprétations -plus qu’un simple inventaire, ce volume questionne le phénomène migratoire, multiplie les approches patrimoniales, régionales, militaires, démographiques et politiques, témoins d’une aventure tant individuelle que collective."
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Séminaire "L’Empire après l’Empire"
Le 15 mars 2015 à 17h33
Séminaire 2014-2015 du CREA (Centre de Recherches Anglophones)
L’Empire après l’Empire
Bâtiment V
Université Paris Ouest Nanterre
200, avenue de la République
Nanterre, France (92)
Séance du 17 mars 2015
Mélanie Torrent (Université Paris Diderot), "Les observateurs travaillistes aux Conférences de tous les peuples africains : pratiques et limites des réseaux de libération transnationaux (1958-1961)"
Ce séminaire visera à éclairer la relation de la Grande-Bretagne à son passé colonial sous toutes ses formes depuis les années 1950."L’équipe « observatoire de l’aire britannique » (C.R.E.A., Paris Ouest Nanterre la Défense) organise un séminaire consacré à l’exploration des formes de la puissance britannique et de ses réinventions. Le thème retenu pour les années 2013-2015 est « l’Empire après l’Empire ». Ce séminaire s’appuiera sur une définition large de l’Empire britannique qui inclut aussi bien l’Empire formel et ses délimitations légalement établies ainsi que l’Empire informel et le réseau des influences développé par le Royaume-Uni de la fin du dix-neuvième siècle au début de la décolonisation. Il s’agira au fil des interventions de proposer une approche des héritages de l’Empire au Royaume-Uni, des années 1970 à nos jours.
Des pistes traditionnelles mais délaissées pendant un certain temps telles que l’histoire diplomatique, l’histoire juridique, l’histoire militaire, font leur retour dans les universités anglophones : ce séminaire souhaite donner à voir ce qui se produit dans ces domaines. On ne négligera pas non plus des champs ouverts plus récemment, à l’instar du sport ou de l’histoire des actions humanitaires. Ces perspectives historiographiques nouvelles permettent d’interroger les « traces » d’Empire qui caractérisent la Grande-Bretagne contemporaine. La « règle des trente et un ans » qui régit en partie l’ouverture des archives permet désormais d’accéder à des documents qui éclairent la politique extérieure britannique dans les années 1970 et au début des années 1980. Le succès d’expositions et de livres consacrés à l’Empire britannique, à l’image de l’ouvrage polémique de Niall Ferguson (Empire : The Rise and Demise of the British World Order and the Lessons for Global Power, New York, Basic Books, 2003) ont mis le débat sur le passé colonial britannique sur le devant de la scène médiatique. Ce retour sur le passé impérial a été favorisé la décision prise par plusieurs musées britanniques de rapatrier des restes humains, collectés pour la plupart au XIXe siècle dans les colonies. En 2006, le musée d’histoire naturelle de Londres a autorisé le retour de plusieurs milliers de restes humains en Australie. Les appels récents d’une partie des Conservateurs à reconsidérer les liens du Royaume-Uni avec l’Europe en faveur d’un investissement accru dans un Commonwealth modernisé, censé devenir un partenaire plus dynamique que l’Union Européenne, montrent en outre qu’aux yeux d’une partie de la classe politique, tous les legs du passé impérial ne sont pas à oublier (voir en particulier le discours de Michael Ancram, 5 février 2003, Chatham House). Le refus de signifié par David Cameron de fournir des excuses lors de sa visite à Amritsar en février 2013, la mise en ligne du nom des bénéficiaires de l’esclavagisme britannique dans le cadre du projet Legacies of British Slave-ownership ou les poursuites en justice de vétérans Mau Mau devant la High Court of Justice sont autant de traces d’empire qui marquent encore aujourd’hui le Royaume-Uni.
Le séminaire est destiné notamment à un public de chercheurs en civilisation britannique, d’historiens et d’étudiants en master."
Programme
Horaires : 14h30-16h (sauf mention contraire)6 octobre 2014
Alice Byrne (Université Rennes II), "Cultural relations and decolonisation : The British Council’s role in the Empire / Commonwealth, 1935-1955"16 décembre 2014
16h-18h
John Darwin (Oxford University, Nuffield College), "The British after empire : amnesia, nostalgia or shame ?"6 février 2015
Mary Daly (University College Dublin, Présidente de la Royal Irish Academy), "The Irish famine in perspective" (titre provisoire)16 février 2015
Ahmed Al Dailami (Oxford University, Middle East Center), "India, Britain, and the Persian Gulf in the 20th Century : An Ideological History of Indirect Colonial Rule"17 mars 2015
Mélanie Torrent (Université Paris Diderot), "Les observateurs travaillistes aux Conférences de tous les peuples africains : pratiques et limites des réseaux de libération transnationaux (1958-1961)"Pour tout renseignement : Daniel Foliard
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Vient de paraître Idéologie coloniale et imaginaire mythique La revue Kolonie und Heimat de 1909 à 1914 de Catherine Repussard aux PU de Strasbourg
Le 15 mars 2015 à 15h15
Vient de paraître Idéologie coloniale et imaginaire mythique La revue Kolonie und Heimat de 1909 à 1914 de Catherine Repussard aux Presses Universitaires de Strasbourg, "Faustus/Études germaniques", 2015, 272 p. ISBN : 9782868205865 Prix : 25 €.
"L’ouvrage aborde un sujet peu connu en France, la colonisation allemande. Une première partie, intitulée « contextes » est consacrée à sa présentation factuelle, à ses acteurs et à ses moyens de diffusion, surtout journalistiques. Il s’attache également à présenter certaines interprétations du colonialisme allemand qu’il cherche à questionner et à compléter, afin de montrer que celui-ci fut à l’origine de nombreuses productions imaginatives spécifiques, abordées à partir de travaux initiés par Pierre Brunel et développés par Gilbert Durand. S’appuyant sur les concepts opératoires de mythocritique et de mythodologie, l’auteure cherche à dégager les articulations de l’imaginaire colonial allemand, saisis comme « idéologèmes » afin de marquer leur ancrage idéologique et politique. Pour l’essentiel l’imaginaire colonial allemand semble se concentrer autour de trois grandes travées imaginatives que constituent la « nostalgie des origines », « la lutte entre le Bien et le Mal » et le « Grand Un », associé au « mythe du progrès indéfini ». Ainsi, le retour à une Germanie idéalisée que doit permettre de réaliser l’implantation coloniale porte les germes d’une Allemagne repensée et réinventée outre-mer. La Volksgemeinschaft coloniale, enracinée dans un imaginaire völkisch doit permettre la rénovation de l’Allemagne wilhelminienne, perçue comme sclérosée par les coloniaux de toute obédience."
Sommaire
Plaquette détaillée de l’ouvrage
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"La France et la Déclaration unilatérale d’indépendance de la Rhodésie" (19 mars, Séminaire d’histoire des relations internationales, Sciences Po)
Le 13 mars 2015 à 16h53
Séminaire d’histoire des relations internationales
La France et la Déclaration unilatérale d’indépendance de la Rhodésie
Jeudi 19 mars 2015
17h-19h
Sciences Po, École de Journalisme
117 boulevard St Germain, salle 721, m° OdéonLa France et la Déclaration
Unilatérale d’Indépendance de la Rhodésie
Une politique africaine parallèle et croisée
Sixième séance de ce séminaire organisé par Mario Del Pero et Maurice Vaïsse.
Avec la participation de :
– Joanna Warson (University of Portsmouth)"Jusqu’ici, les historiens de la politique française en Afrique au XXe siècle s’étaient principalement penchés sur les relations avec l’Afrique francophone. Par contre, les efforts faits par la France pour étendre sa présence au-delà du traditionnel « pré carré » ont été souvent négligés dans ces travaux. A travers l’analyse de la politique française en Rhodésie (l’actuel Zimbabwe) après la Déclaration Unilatérale d’Indépendance (UDI*) en 1965, cette communication démontrera que la France était active en Afrique anglophone tout au long du processus de décolonisation et que sa politique n’était pas sans conséquences pour la transition vers indépendance en Rhodésie. En outre, les interventions françaises en Rhodésie après l’UDI présentaient des similitudes avec les relations que la France entretenait avec ses anciennes colonies. It existait aussi de nombreuses connexions entres ces deux zones. Cette communication aura donc pour l’objectif de démontrer qu’il est important de sortir du cadre strictement francophone dans l’étude de la politique africaine de la France, d’y inclure les échanges avec tout continent afin de comprendre cette politique dans son intégralité et sa complexité." (* Unilateral Declaration of Independence)
Source de l’information :
http://www.sciencespo.fr/departement-histoire/content/la-france-et-la-declaration-unilaterale-d-independance-de-la-rhodesie -
Paru récemment Africains et Européens dans le monde atlantique. XVe-XIXe siècle sous la direction de Guy Saupin aux PU de Rennes
Le 13 mars 2015 à 16h36
Paru récemment Africains et Européens dans le monde atlantique. XVe-XIXe siècle sous la direction de Guy Saupin aux Presses Universitaires de Rennes, "Histoire", 2014, 452 p. ISBN : 978-2-7535-3325-7 Prix : 24 €
"Cet ouvrage se veut une contribution innovante à l’histoire du monde atlantique dans une large modernité (XVe au XIXe siècle), en se centrant sur les transformations internes des anciens mondes africain et européen suite à leur insertion dans un système d’échanges de première importance. Au cœur du bilan est aussi la question de la nature du système d’échanges établi entre l’Europe et l’Afrique : l’ouvrage défend la thèse d’un maintien long de l’équilibre dans ces relations, avec une dégradation qui ne devient pas significative avant la fin du XIXe siècle."
Avec le soutien de l’université de Nantes.















