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Hors-Série Concours de la S
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Vient de reparaître Vers la paix en Algérie. Les négociations d’Evian dans les archives diplomatiques françaises, 15 janvier 1961-29 juin 1962 sous la direction de Maurice
Vaïsse publié par le CTHS et la Direction des Archives du Ministère de l’Europe et des affaires étrangèresLe 8 mai 2022 à 14h05
Vient de reparaître Vers la paix en Algérie. Les négociations d’Evian dans les archives diplomatiques françaises, 15 janvier 1961-29 juin 1962 sous la direction de Maurice
Vaïsse publié par le CTHS et la Direction des Archives du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, 2022, 548 p. ISBN : 978-2-7355-0940-9 Prix : 29 €.
"Cette édition diffère légèrement par son contenu des deux précédentes. Pour l’essentiel, il s’agit des procès-verbaux des discussions entre négociateurs français et algériens, mais on trouve aussi des notes préparatoires, des lettres, des télégrammes, qui sont des documents de travail du gouvernement français et de sa délégation.
Le 18 mars 1962, les accords d’Évian sont signés. Soixante ans après, voici, extraits des archives diplomatiques françaises, les procès-verbaux des pourparlers qui ont mis fin à huit ans de guerre et ont abouti à une paix fragile et à l’indépendance de l’Algérie. Ces documents illustrent les vicissitudes et les difficultés de la relation franco-algérienne ; ils révèlent dix-huit mois de discussions, où dans le plus grand secret, émissaires et membres du gouvernement ont négocié avec les représentants du Front de Libération nationale. À la suite de l’introduction générale de Maurice Vaïsse, Sadek Sellam et Chantal Morelle éclairent ces négociations d’un double point de vue algérien et français.
Ce volume comporte aussi la conclusion des pourparlers d’Évian, de courtes biographies des négociateurs, ainsi qu’une chronologie très détaillée, élaborée par Olivier Delorme."
Cet ouvrage est publié sous la direction de MauriceVaïsse , vice-président de la Commission de publication des Documents diplomatiques français, professeur des Universités à l’Institut d’études politiques de Paris. -
Appel à communication pour le Colloque "Mettre en valeur les empires, XIXe-XXe siècles" (Sciences Po, 9-10 novembre 2022)
Le 8 mai 2022 à 12h25
Appel à communication pour le Colloque
Destiné aux doctorants et jeunes docteurs
’Mettre en valeur les empires,
XIXe-XXe siècles’
Centre d’histoire de Sciences Po
Mercredi 9 et jeudi 10 novembre 2022
La date limite pour envoyer une proposition de communication est fixée au 15 juin 2022.
Argumentaire scientifique
L’activité économique, entendue dans son sens le plus large, a longtemps préoccupé l’histoire impériale et coloniale de langue française, au point que certains auteurs nouèrent explicitement le dialogue avec l’économie politique de leur époque [Suret-Canale, 1961 ; Marseille, 1984 ; Bouvier et al., 1986]. Ce thème a ensuite été relativement délaissé dans la littérature des décennies 1990-2000 [citons cependant Bonin et al. (dir), 2008 ; Lefeuvre, 1997 ; Etemad, 2000], alors même que l’histoire coloniale et impériale gagnait en visibilité et connaissait des débats passionnés en dialogue avec les théories post-coloniales [Cooper & Stoler, 1997 ; Sibeud, 2007]. Sans doute le même constat de marginalisation vaudrait-il pour l’espace académique anglophone, mais avec une nuance supplémentaire : là, après des débuts tout aussi incertains, les pratiques économiques paraissent désormais bien intégrées au renouveau de l’histoire des empires, de même que les représentations, théories, et discours dont elles s’accompagnent [voir par exemple Cooper 1996 ; Goswami 2004 ; Tomlinson 2014 ; Young 2018 ; Todd, 2021].
Ce colloque aurait pour ambition de contribuer à ce dialogue en plein essor en incluant à l’histoire économique des empires les apports de deux champs de recherches particulièrement dynamiques depuis quelques années : la nouvelle histoire du capitalisme d’un côté et l’histoire environnementale de l’autre. La nouvelle histoire du capitalisme a défendu l’intérêt des méthodes développées en histoire sociale, culturelle et politique pour mieux analyser les phénomènes économiques contemporains [Barreyre & Blin, 2017]. Elle a contribué à replacer le concept de capitalisme au cœur de la recherche en sciences sociales [Kocka & Van der Linden, 2016 ; Piketty, 2019 ; Lemercier & François, 2020]. Si elle s’est développée à partir d’études sur le terrain étasunien [Beckert & Desan, 2018], elle s’efforce de plus en plus de réfléchir à l’intégration de parties croissantes du monde dans le système capitaliste, notamment en étudiant le rôle joué par les impérialismes occidentaux dans ce processus [Parisot, 2020 ; Jakes, 2020]. Initialement critiquée pour ne pas proposer de définition du terme de capitalisme, elle s’est récemment, sous l’impulsion de certains auteurs, attelée à conceptualiser cette “forme de vie économique où la logique économique du processus capital [soit “l’assignation à une propriété légale d’une valeur pécuniaire par anticipation d’un probable revenu pécuniaire dans le futur”] devient à la fois habituelle et dominante” [Levy, 2017].
De son côté, l’histoire environnementale a replacé les interactions entre les hommes et leur environnement au cœur des préoccupations historiographiques. Elle a notamment étudié les processus par lesquels des ressources naturelles acquièrent une valeur économique et s’est penchée sur l’agency de ces mêmes éléments naturels (l’eau, les animaux, le feu...) dans l’histoire des sociétés humaines [Blackbourn, 2006 ; Baratay 2012 ; Pyne, 2019]. Les spécialistes de ce champ s’intéressent par ailleurs depuis longtemps aux sociétés coloniales, qui ont fait l’objet de politiques d’extraction conduites au détriment de l’écologie locale et des peuples colonisés (Beinart & Hughes, 2007 ; Ross, 2017 ; Blais, 2019).
Ce colloque aurait alors pour objectif d’analyser comment l’expansion impériale entraîne, et est entraînée par, des processus de valorisation économique d’éléments naturels situés hors de métropole (forêts, terres, minerais, céréales, cheptels…). Son ambition serait ainsi de réinterroger l’histoire impériale à l’aune de l’extension du “processus capital” aux environnements et aux sociétés que dirigent formellement ou qu’influencent informellement les grandes puissances impériales. Il se proposerait ce faisant d’étudier la manière dont les empires sont, littéralement, mis en valeur. Si nous reprenons volontairement cette expression de l’âge d’or des empires coloniaux [par exemple Sarraut, 1923], c’est parce qu’elle nous paraît faire écho aux préoccupations historiographiques actuelles. Par ce terme, nous souhaitons en effet mettre l’accent sur les processus par lesquels les empires acquièrent une valeur économique en raison de l’identification de ressources en leur sein. Ce colloque entreprendrait par ailleurs évidemment d’étudier les empires européens d’outre-mer, mais accueillerait aussi très volontiers des communications sur les empires continentaux russe, ottoman ou austro-hongrois [Dullin, 2021 ; Türesay, 2013 ; Judson, 2021] ainsi que sur les empires américains ou japonais [Moore, 2017 ; Fedman, 2020]. Se concentrant sur les XIXe et XXe siècles, il encouragerait à la fois la soumission de propositions basées sur des études de cas précises et la proposition de projets comparatifs, de plus long terme et/ou historiographiques.
Axes problématiques
Il serait suggéré aux intervenants d’articuler leur réflexion autour des axes problématiques suivants :
– Les acteurs, les techniques et les objets de la mise en valeur économique des empires. Il s’agirait ici de se demander ce qui fait qu’un territoire impérial est à un moment donné valorisé. Qu’est-ce qui est jugé comme ayant potentiellement de la valeur ? Comment extraire ou maximiser cette dernière ? Et quels groupes sociaux sont moteurs dans ces processus ? Cela pourrait être l’occasion de revenir sur les travaux consacrés au rapport du patronat à l’empire, aux régimes de mobilisation de la force de travail ou au mécanisme de la concession mais également de souligner l’importance d’acteurs parfois négligés dans l’histoire impériale, comme les organisations internationales.
– Les conséquences de la mise en valeur sur les sociétés impériales. La valorisation économique bouleverse-t-elle les rapports préexistants à l’environnement ? Si oui, comment ? Cela se fait-il sans heurts ou cela entraîne-t-il au contraire des conflits ? De la même manière, les nouveaux régimes d’exploitation des colonies sont-ils toujours bien acceptés ou sont-ils parfois contestés ? Et qu’en est-il en métropole ?
– L’articulation étroite entre les transformations environnementales des territoires impériaux et l’insertion de ces derniers dans des connexions globales. Comment, par exemple, les investissements venus de métropole entraînent-ils la mise en valeur de nouveaux pans des sociétés impériales et comment, en retour, ces techniques de mise en valeur permettent-elles de générer des capitaux qui sont ensuite réexportés dans d’autres régions du globe ? Ou encore, en quoi les techniques de mise en valeur des environnements impériaux font-elles l’objet de circulations entre différents endroits de la planète ?
Modalités de candidature et organisation
Pour soumettre une proposition, merci d’envoyer un résumé de la communication envisagée (entre 100 et 500 mots) ainsi qu’un court CV d’ici au 15 juin à valuing.empires@gmail.com. Les propositions seront examinées par les organisateurs et le comité scientifique.
Le colloque junior, organisé par des doctorants, est à destination des jeunes chercheuses et chercheurs (doctorant.e.s ou jeunes docteur.e.s). Les frais de déplacement et/ou d’hébergement pourront être pris en charge dans la limite du budget disponible. Merci de signaler lors de votre candidature si vous souhaitez que nous participions à financer votre séjour à Paris et si oui d’où vous arriveriez.
Organisateurs :
Evan Bonney (Centre d’histoire de Sciences Po – evan.bonney@sciencespo.fr) (https://twitter.com/evan_bonney)
Thomas Irace (Université de Picardie Jules Verne – th.irace@gmail.com) (https://twitter.com/thomasirace)
Blaise Truong-Loï (Centre d’histoire de Sciences Po – blaise.truongloi@sciencespo.fr) (https://twitter.com/BlaiseTL)
Comité scientifique :
Hélène Blais (École normale supérieure)
Emmanuelle Sibeud (Université Paris-8)
David Todd (Sciences Po)
Moritz von Brescius (Université de Berne et université d’Harvard)
Source de l’information :
https://www.sciencespo.fr/histoire/fr/actualites/mettre-en-valeur-les-empires-xixe-xxe-siecles-chsp.html
Merci amical et chaleureux à notre collègue Hubert Bonin pour le signalement de ce précieux événement ! -
Vient de paraître Esquisses d’un voyage au Pérou (1838-1842). Tome II : Les Andes péruviennes de Johann Jacob von
Tschudi aux Éditions de la Lanterne magiqueLe 8 mai 2022 à 09h45
Vient de paraître Esquisses d’un voyage au Pérou (1838-1842). Tome II : Les Andes péruviennes de Johann Jacob von
Tschudi aux Éditions de la Lanterne magique, 2022, 304 p. ISBN : 978-2-916180-31-1 Prix : 23 €.
Récit traduit, présenté & annoté par MarcDelpech .
"Quiconque y a passé une nuit garde une image inoubliable de ces auberges. À plusieurs reprises, je fus amené par le hasard ou la nécessité à dormir dans ce tambo, mais jamais il ne me fut possible d’y rester jusqu’au matin ; je dus, malgré la neige et la pluie, finir à la belle étoile. Une vieille Indienne crasseuse et répugnante fait office d’aubergiste, assistée par sa fille entourée de plusieurs enfants tout nus. Au dîner, elles préparent un chupe de pommes de terre, de poivre espagnol et d’eau, auquel seul le voyageur souffrant d’une faim féroce consécutive à une longue chevauchée peut trouver du goût.
Pour dormir, les habitants de la maison et les voyageurs s’étendent, serrés les uns contre les autres sur le sol humide. La vieille donne à chacun une peau de mouton et étale sur toute la compagnie une couverture de laine chargée de toutes les saletés possibles. Mais attention à celui qui en use ! Il doit payer le prix fort car les peaux, les couvertures et les habits des Indiens grouillent de poux. Il suffit de quelques heures passées dans cette pièce commune pour en être couvert et pour héberger ces hôtes malvenus. Mais même si on s’isole dans un coin reculé de la cabane et qu’on prépare soi-même sa couche avec le tapis de selle, on n’est pas pour autant assuré d’y échapper car ils rampent aussi sur le sol et se collent aux murs. La fumée suffocante et les vapeurs méphitiques qui emplissent en permanence l’étroite pièce, et les innombrables cobayes qui courent toute la nuit sur le visage et le corps des dormeurs, mettent le voyageur au désespoir et lui font attendre avec impatience le petit matin pour fuir ce tambo sale et sordide."
Le récit de Johann Jacob vonTschudi , un jeune érudit polyglotte d’origine suisse, fut considéré en son temps comme la meilleure relation consacrée au Pérou depuis la parution du Voyage d’un naturaliste autour du monde de Charles Darwin. Il offre en tout cas une des plus vivantes descriptions de ce pays. Son œuvre, mêlant érudition et pragmatisme, peut être lue comme un récit d’aventures picaresques, un guide de voyage, un recueil d’observations ethnographiques et naturalistes. Mais elle nous révèle aussi la manière de penser et de voir le monde d’un voyageur européen du XIXe siècle.
Merci à Éric Poix (Éditions la Lanterne magique) de nous avoir signalé la parution de ce second volume des Esquisses de von Tschudi, dans cette première traduction de l’allemand au français. Le premier volume (sur la côte du Chili et du Pérou) est paru en 2020. -
Découvrez en avant-première le nouveau numéro d’Outre-Mers. Revue d’histoire coloniale et impériale sous presse (n° 414-415, 1er sem. 2022)
Le 7 mai 2022 à 09h56
Découvrez en avant-première le nouveau numéro d’Outre-Mers. Revue d’histoire coloniale et impériale, sous presse (n° 414-415, 1er sem. 2022) grâce à notre prospectus numérique.
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Appel à communication pour le Colloque international "La presse dans l’Empire colonial français – 19e-20e siècles" (Le Mans Université – 21-22 juin 2023)
Le 7 mai 2022 à 09h35
Appel à communication pour le Colloque international
’La presse dans l’Empire colonial français
19e-20e siècles’
Le Mans Université
21-22 juin 2023
Les propositions sont à adresser jusqu’au 31 juillet 2022"Les études de presse (presse périodique et revues) portant sur les espaces coloniaux sont encore relativement rares et commencent à peine à bénéficier des avancées conceptuelles et méthodologiques qui ont marqué le renouvellement en France depuis une quinzaine d’années de l’histoire et de la critique des périodiques en métropole (Blandin, Charle, Delporte, Kalifa, Mollier, Robinet, Thérenty, Vaillant…), elles-mêmes en partie tributaires du renouveau des études sur l’histoire du livre, de la lecture, et des pratiques culturelles liées à l’écrit (Chartier, Cavallo, Lyons, Lahire...). La presse des colonies (à distinguer de la presse « coloniale » publiée en métropole) n’est encore souvent convoquée que comme source documentaire, ou seulement évaluée en fonction du positionnement de tel ou tel titre dans l’échiquier politique local. La prise en compte des organes de presse animés par les autochtones est plus faible encore, à l’exception parfois de ceux qui ont hébergé un temps de grandes figures littéraires et politiques, et/ou qui ont joué un rôle explicite dans l’accession à l’indépendance. Or la presse périodique constitue un excellent point d’entrée pour étudier les transformations politiques, sociales et culturelles, et identifier au plus près le système complexe des interactions entre les différentes forces socio-ethniques en présence et au travail dans le cadre colonial – interactions qui ne peuvent être décrites seulement en termes d’imitation, de confrontation, d’aliénation, ou de simple transfert.
Centrées sur l’Empire colonial français (colonies, mandats, protectorats, concessions) et sur la période 1830-1960, les propositions peuvent porter (liste non limitative) sur les rapports entre la presse métropolitaine et la presse publiée dans les colonies, sur les liens entre les différents espaces coloniaux (emprunts, circulation des textes), sur les relations entre presse francophone et presse publiée dans les langues locales, sur le rôle de la presse dans l’émergence d’élites locales et dans les mutations culturelles et politiques des sociétés colonisées, sur l’articulation entre presse « autochtone » des espaces coloniaux et les modalités précoloniales locales de publication et d’information et enfin sur les problèmes d’accessibilité des collections, de localisation des fonds et l’usage des outils numériques en vue de leur exploitation."
Les propositions (300 mots environ) accompagnées d’une brève bio-bibliographie (150 mots environ) sont à adresser avant le 1er août 2022 à l’adresse suivante :
colloquepressecolonies@gmail.com
Les participants seront notifiés le 15 septembre 2022 -
À paraître Histoire de la nation portugaise d’Yves
Léonard chez TallandierLe 7 mai 2022 à 08h32
À paraître (19 mai 2022) Histoire de la nation portugaise d’Yves
Léonard chez Tallandier, 2022, 396 p. ISBN : 979102104921 Prix : 24,90 € (existe également en version numérique).
"Petit rectangle de terre au destin mondial, État aux contours inchangés depuis le XIIIe siècle, le Portugal frappe par son ancienneté et sa stabilité. Son peuple semble installé comme à l’écart du tumulte du monde, fort de sa grandeur passée et de son ancrage atlantique. Des premiers Lusitaniens menés par Viriate, sorte de « Vercingétorix portugais », aux stars du ballon rond, en passant par la geste des grands navigateurs, au premier rang desquels Vasco de Gama, la nation portugaise est riche de héros du passé comme de moments de gloire. Pourtant, l’histoire portugaise ne manque pas non plus de zones d’ombre, entre la brutalité des conquêtes coloniales, la traite atlantique et la dictature de Salazar. Au fil du temps, les questions relatives à l’identité nationale portugaise se sont multipliées, sous les coups de boutoir de crises économiques et sociales qui ont alimenté une émigration importante. Dans cet ouvrage, Yves Léonard analyse la construction progressive de la nation portugaise, ses socles communs, ses références historiques, mais aussi ses fractures politiques et culturelles. Il nous emmène, à travers l’histoire, la vie politique, l’économie, la littérature ou le sport, au cœur d’un pays dont la cohésion agrège une large diaspora."
YvesLéonard (https://twitter.com/yvesleonard27), docteur en histoire, est membre du Centre d’histoire de Sciences Po (Paris) et chercheur-associé à l’université de Rouen-Normandie. Spécialiste du Portugal, il est notamment l’auteur d’une Histoire du Portugal contemporain (2016).
Nous tenons à remercier chaleureusement Yves Léonard pour la primeur de l’information et pour les documents fournis. Nous tenons à le féliciter pour cette nouvelle publication. -
À paraître Comment être Berbère ? Amnésie, renaissance, soulèvements sous la direction de Pierre
Vermeren chez Riveneuve éditionsLe 7 mai 2022 à 07h50
À paraître (9 juin 2022) Comment être Berbère ? Amnésie, renaissance, soulèvements sous la direction de Pierre
Vermeren chez Riveneuve éditions, 2022, 460 p. ISBN : 978-2-36013-645-2 Prix : 26 €.
L’ouvrage sera présenté en avant-première le vendredi 3 juin 2022, de 17 h à 19 h, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Amphithéâtre n° 1), dans le cadre du festival Quartier du livre : cf. prospectus numérique
.
"« Comment peut-on être Berbère ? » Cette question, calquée sur les Persans de Montesquieu, souligne l’étrangeté de la situation. Voici un très vieil ensemble de peuples du Bassin méditerranéen, dont la présence est attestée dans la région depuis la plus haute antiquité, mais dont l’existence ne cesse d’être combattue, contestée ou minorée aujourd’hui encore. Exclue par le nationalisme arabe des années 50 soufflant depuis Le Caire, combattue par les nouveaux États à l’Indépendance comme une invention du colonialisme français pour diviser les sociétés maghrébines, niée par l’islamisme financé par le Golfe depuis les années 70 ou par certains orientalistes actuels, la question berbère n’en a pas moins été posée de façon fracassante ces dernières décennies. Le printemps kabyle d’avril 1980 en Algérie, puis le mouvement des Arrouch en Kabylie au printemps 2001, la reconnaissance de la langue amazighe comme langue nationale au côté de l’arabe par le Maroc puis par l’Algérie, les « printemps arabes » de 2011 qui réveillent la question berbériste refoulée en Tunisie et en Libye jusqu’au nord Mali, dans l’Azawad peuplée de Berbères touarègues irrédentistes réclamant l’indépendance...
Quels sont ces mouvements de libération des revendications populaires en Afrique du Nord ? Comment ces revendications se traduisent-elles dans leur dimension culturelle et identitaire ? Quels visages, quelles significations ?
L’ouvrage réunit ici les contributions de 22 experts et chercheurs du Maghreb et d’Europe ayant participé à un colloque à la Sorbonne en 2015 et au-delà. Il constitue un jalon essentiel dans les études berbères. Il apporte des pièces à conviction, mais aussi construit un chantier de réflexions relatif à la renaissance d’un fait culturel et social inédit, aux voies de son expression dans les espaces publics et sociaux de ses sociétés d’origine comme en situation de diaspora."
PierreVermeren , professeur d’histoire et des sociétés arabes et berbères à l’Université Paris1 Panthéon-Sorbonne. Membre du laboratoire IMAF quand il a coorganisé le colloque sur les Berbères de 2015 à la Sorbonne avec Tassadit Yassine, il est actuellement membre du laboratoire SIRICE et codirecteur de la collection Pays d’islam aux éditions de la Sorbonne. Il est notamment l’auteur, avec Khadija Mohsen-Finan, de Dissidents du Maghreb depuis les indépendances, Paris, Belin Histoire, 2017 ; Déni français, notre histoire secrète des liaisons franco-arabes, Paris, Albin Michel, 2019 ; Cent questions sur le Maroc, Paris, Tallandier, 2020 ; Histoire de l’Algérie contemporaine, Nouveau monde Éditions, Paris, 2022.
Ont contribué à cet ouvrage :
Ramdane Achab • Rachid Agrour • Lahoucine Bouyaakoubi • Karim Chaïbi • Salem Chaker • Saïd Doumane • Aboulkacem El Khatir • Marisa Fois • Fanny Georges • Chabani Hamid • Anouar Hicham • Katherine E. Hoffman • Marina Lafay • María Rosa De Madariaga • Maâti Monjib • Mohamed Ouchtaine • Ariel Planeix • Mélinda Séridj • Mohand Tilmatine • Mbark Wanaïm • Tassadit Yacine. -
Vient de paraître Exploration, Religion and Empire in the Sixteenth-century Ibero-Atlantic World. A New Perspective on the History of Modern Science de Mauricio
Nieto Olarte aux Amsterdam University PressLe 6 mai 2022 à 14h13
Vient de paraître Exploration, Religion and Empire in the Sixteenth-century Ibero-Atlantic World. A New Perspective on the History of Modern Science de Mauricio
Nieto Olarte aux Amsterdam University Press, coll. "Maritime Humanities, 1400-1800", 330 p. ISBN : 9789463725316 Prix : 119 € (existe également en version électronique).
La collection "Maritime Humanities, 1400-1800" (https://twitter.com/Maritime1400), fondée en 2020, est dirigée par Claire Jowitt (https://twitter.com/clairejowitt/) et John McAleer.
"The Iberian conquest of the Atlantic at the beginning of the sixteenth century had a notable impact on the formation of the new world order in which Christian Europe claimed control over most a considerable part of the planet. This was possible thanks to the confluence of different and inseparable factors : the development of new technical capacities and favorable geographical conditions in which to navigate the great oceans ; the Christian mandate to extend the faith ; the need for new trade routes ; and an imperial organization aspiring to global dominance.
The author explores new methods for approaching old historiographical problems of the Renaissance—such as the discovery and conquest of America, the birth of modern science, and the problem of Eurocentrism—now in reference to actors and regions scarcely visible in the complex history of modern Europe : the ships, the wind, the navigators, their instruments, their gods, saints, and demons."
MauricioNieto Olarte is titular Professor at the Department of History and Geography as well as Dean of the Faculty of Social Sciences at the Universidad de los Andes, Bogota, Colombia. -
Vient de paraître Piracy in World History sous la direction de Stefan
Amirell , HansHägerdal et BruceBuchan aux Amsterdam University PressLe 6 mai 2022 à 13h41
Vient de paraître Piracy in World History sous la direction de Stefan
Amirell , HansHägerdal et BruceBuchan aux Amsterdam University Press, coll. "Maritime Humanities, 1400-1800", 2021, 290 p. ISBN : 9789463729215 Prix : 105 €.
La version électronique est disponible gratuitement en Open Access.
La collection "Maritime Humanities, 1400-1800" (https://twitter.com/Maritime1400), fondée en 2020, est dirigée par Claire Jowitt (https://twitter.com/clairejowitt/) et John McAleer.
"In a modern global historical context, scholars have often regarded piracy as an essentially European concept which was inappropriately applied by the expanding European powers to the rest of the world, mainly for the purpose of furthering colonial forms of domination in the economic, political, military, legal and cultural spheres. By contrast, this edited volume highlights the relevance of both European and non-European understandings of piracy to the development of global maritime security and freedom of navigation. It explores the significance of ‘legal posturing’ on the part of those accused of piracy, as well as the existence of non-European laws and regulations regarding piracy and related forms of maritime violence in the early modern era. The authors in Piracy in World History highlight cases from various parts of the early-modern world, thereby explaining piracy as a global phenomenon."
Stefan EklöfAmirell (https://twitter.com/stefan_amirell) is a professor of global history at Linnaeus University, Sweden, and the director of the Linnaeus University Centre for Concurrences in Colonial and Postcolonial Studies. His research focuses on colonial encounters and maritime violence during the long nineteenth century.
HansHägerdal is a professor of history at Linnaeus University, Sweden. His major fields are East and Southeast Asian history, in particular focusing on early-modern colonial encounters and contact zones, historiographical questions, and the history of slaving.
BruceBuchan (https://twitter.com/BruceAlexB) is an intellectual historian specializing in the intersection of colonization with the history of ideas in the late eighteenth century. He is an associate professor in the School of Humanities, Languages, and Social Sciences, at Griffith University in Brisbane, Australia. -
Vient de paraître Combattre en sociologues. Pierre Bourdieu et Abdelmalek Sayad dans une guerre de libération (Algérie, 1958-1964) d’Amín
Pérez chez AgoneLe 6 mai 2022 à 13h07
Vient de paraître Combattre en sociologues. Pierre Bourdieu et Abdelmalek Sayad dans une guerre de libération (Algérie, 1958-1964) d’Amín
Pérez chez Agone, coll."L’ordre des choses", 2022, 368 p. ISBN : 9782748903393 Prix : 22 €.
Ouvrage édité avec le soutien du Musée national de l’histoire de l’immigration.
"Naissance de deux sociologues sur les fonds baptismaux de la science et de la politique — Plutôt « écrivain public » qu’intellectuel s’autoproclamant porte-parole d’une cause — Comprendre les rapports de domination comme un mécanisme auquel participent les dominés.
Comment être utile dans un contexte de colonisation et de guerre de libération ? C’est la question que se posent le Béarnais Pierre Bourdieu et le Kabyle Abdelmalek Sayad en pleine effervescence révolutionnaire. Dès leur première rencontre, à l’université d’Alger, en septembre 1958 (ils ont 25 et 28 ans), va se nouer une forte amitié intellectuelle sur la base d’une même volonté de comprendre et de changer le cours des choses. Inscrit en licence de psychologie, instituteur dans la banlieue algéroise, Sayad milite au sein des libéraux, mouvance qui rassemble plusieurs tendances politiques progressistes favorables à l’indépendance de l’Algérie, mais distantes des mouvements nationalistes et fondant leur projet sur une fraternité entre « Algériens » et « Européens ». Proche lui aussi de cette mouvance, Bourdieu, qui enseigne la philosophie et la sociologie, vient de publier son premier ouvrage, Sociologie de l’Algérie, où il analyse les fondements de la société algérienne et les conséquences sociales de la guerre...
Bourdieu et Sayad s’opposaient à la vision philosophique et la posture gauchiste de Sartre-Fanon parce que leurs enquêtes de terrain leur avaient montré que la plus grande partie de la population, dont le sous-prolétariat paysan, ne disposait pas des ressources nécessaires pour tenir un rôle messianique ni se projeter vers une société démocratique socialiste postcoloniale."
Partant du travail de recherche pour sa thèse de sociohistoire (avec Gérard Noiriel https://twitter.com/GerardNoiriel), AmínPérez (https://twitter.com/AminPerezV/) a nourri son récit des archives publiques et privées de Bourdieu et de Sayad (dont leur correspondance, ainsi que celle de chacun d’eux avec Mouloud Feraoun, Himoud Brahimi, André Nouschi, etc.) complétées d’entretiens avec les survivants de ces années à Alger.














