Le site web de la Société française d’histoire des outre-mers (S
Articles les plus récents
-
Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Histoires coloni@les (28 mai 2017) de Thierry Anjubault est en ligne !
Le 6 juin 2017 à 13h57
La seconde version (28 mai 2017), mise à jour, du riche travail de recension de Thierry Anjubault, Histoires coloni@les, concernant l’histoire coloniale, impériale et ultramarine, est disponible en ce début juin.
Nous renouvelons vivement notre reconnaissance envers son auteur, lequel a accepté la mise en ligne de son travail sur le site de la Sfhom,
"Le présent document a d’abord été conçu à des fins strictement personnelles : il permet de recenser et d’identifier les données textuelles concernant l’histoire coloniale, publiées en français après 1945 et téléchargeables ou imprimables en accès gratuit sur internet, qui ont retenu mon attention."
ThierryAnjubault
histoires_coloni_les_mai_2017_sfhom.pdf
-
Séminaire 2016-2017 "Le Monde vu d’Asie : histoire et pratiques cartographiques dans les mondes asiatiques"
Le 6 juin 2017 à 13h27
Séminaire 2016-2017
Le Monde vu d’Asie
Histoire et pratiques cartographiques
dans les mondes asiatiques
Séance du mardi 6 juin 2017 de 18h30 à 20h00 :
Philippe Claude Forêt, Université Nazarbayev
« La cartographie de la Route de la Soie »
Grand Amphithéâtre, Institut de Géographie,
191 rue Saint-Jacques, 75005 PARIS
Accès libre / entrée libre au séminaire
Séminaire de recherche commun de l’équipe E.H.GO (Épistémologie et Histoire de la géographie) de l’UMR Géographie-Cités, du Centre d’Histoire de l’Asie contemporaine de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de l’Institut d’Histoire moderne et contemporaine, du Département d’Histoire de l’Ecole Normale Supérieure et du MNAAG – Musée Guimet.
Séminaire coordonné par Fabrice Argounès (E.H.GO), Hélène Blais (IHMC-ENS) et Pierre Singaravélou (CHAC–Paris 1)Ce séminaire se réunira une fois par mois, le mardi de 18h00 à 20h00, en lien avec les intervenants et la présentation de cartes anciennes asiatiques, à l’Institut de Géographie, à l’ENS, à la Sorbonne ou au Musée Guimet et sera ouvert au public.
L’émergence spectaculaire de l’Asie sur la scène internationale et son rôle moteur dans la mondialisation actuelle sont à l’origine de nouvelles réflexions sur cette région et sur ses interactions avec le reste du monde. Le séminaire « Le Monde vu d’Asie : histoire et pratiques cartographiques dans les mondes asiatiques » s’inscrit dans cette perspective et plus précisément dans l’entreprise de décentrement de l’histoire du monde. Il entend participer pleinement à l’écriture collective d’une nouvelle histoire de l’Asie et du monde et promouvoir la recherche historique et épistémologique sur les pratiques cartographiques et les savoirs géographiques, qui contribuent à la construction des discours locaux, nationaux, régionaux ou mondiaux en Asie.
Les cartes et objets spatiaux révèlent les processus différenciés de construction des représentations et identités asiatiques. Ils permettent notamment d’appréhender les différents univers socioculturels des pays d’Asie et leurs rapports avec l’Europe et le reste du monde. Ils témoignent en outre de l’élargissement progressif des horizons de la géographie asiatique et de l’influence croisée des cartographes asiatiques et européens. Ces représentations cartographiques donnent également à voir le développement des royaumes et des empires, leurs ambitions politiques et stratégiques, jusqu’au temps présent, par la représentation des frontières et des mondes extérieurs.
Ce séminaire se concentre sur les cartographies asiatiques durant les périodes moderne et contemporaine. Nous prendrons en compte l’ensemble des outils cartographiques et cosmographiques produits dans les mondes asiatiques, depuis la Chine, le Japon et la Corée, dont les corpus sont désormais bien connus, jusqu’au monde indien, en passant par l’Asie du Sud-Est, où les documents cartographiques sont moins nombreux. Ce séminaire s’inscrit plus largement dans un programme de recherche, interdisciplinaire et international, qui vise à mettre en valeur les collections cartographiques asiatiques en Europe et à écrire une histoire de la construction des représentations asiatiques du monde.
La séance inaugurale, qui définira le cadre du séminaire et ses principaux axes, aura lieu le Mardi 18 octobre 2016, de 18h30 à 20h00 dans le « Grand Amphithéâtre » de l’Institut de Géographie, au rez-de-chaussée, 191 Rue Saint-Jacques, 75005 Paris.
Année universitaire 2016-2017
Mardi 18 octobre 2016 de 18h30 à 20h00 dans le « Grand Amphithéâtre » de l’Institut de Géographie, au rez-de-chaussée, 191 Rue Saint-Jacques, 75005 Paris
Fabrice Argounès, Hélène Blais, Pierre Singaravélou
Séance inaugurale. Introduction du Séminaire « Le Monde vu d’Asie ». Définition du cadre du séminaire et ses principaux axes.
*Mardi 15 novembre 2016 : Philippe Pelletier, Université de Lyon
« La carte, ou l’hybridation des savoirs entre Orient et Occident, le cas du Japon »
*Mardi 13 décembre 2016 : Angelo Cataneo, Université de Lisbonne
« Opérations et interactions cartographiques. Jésuites, savants chinois, moines bouddhistes et marchands »
*Mardi 17 janvier 2017 : Alain Delissen, EHESS
« Villes et cartes dans la Corée coloniale : 1905-1945 »
*Mardi 21 février 2017 : Marie de Rugy, Université Paris 1
« De l’utilisation de croquis birmans par les britanniques. Formes et limites d’une rencontre géographique »
*Mardi 14 mars 2017 : Frédéric Durand, Université de Toulouse
« Cartographies non occidentales anciennes de l’Asie du Sud-Est »
*Mardi 18 avril 2017 : Vera Dorofeeva-Lichtmann, CNRS-EHESS
« Sur les traces des origines des cartes de type ‘cosmographe’ en Asie orientale : les Atlas Sino-coréens et leur sources chinoises »
*Mardi 10 mai 2017 : Séminaire sur les collections françaises
« Le Patrimoine cartographique asiatique en France »
*Mardi 06 juin 2017 : Philippe Claude Forêt, Université Nazarbayev
« La cartographie de la Route de la Soie »
pelletier_cattaneo_delissen.pdf
Un grand merci à Fabrice Argounès (https://twitter.com/fabricea/) de nous avoir signaler ce précieux séminaire sur Twitter :
https://twitter.com/fabricea/status/786903813479403520
http://www.parisgeo.cnrs.fr/spip.php?article7679&lang=fr
-
Vient de paraître Le Sud-Angola dans l’histoire. Un guide de lectures internationales de René
Pélissier aux éditions PélissierLe 6 juin 2017 à 11h54
Vient de paraître Le Sud-Angola dans l’histoire. Un guide de lectures internationales de René
Pélissier aux éditions Pélissier, "Ibero-Africana", 2017, 680 p. ISBN : 2-902804-16-4 Prix : 52 €.
Éditions Pélissier - Montamets - 78630 Orgeval - France
Courriel : viapelbooks@wanadoo.fr
"Le Sud-Angola (environ 400.000 km² surtout constitués de déserts et de savanes) occupe dans l’histoire africaine une place singulière. Ignoré pendant des siècles de toutes les colonisations et notamment de la portugaise qui débarquera très tardivement sur ses côtés, faiblement peuplé par des ethnies sans grandes richesses convoitables (esclaves), ce pays semble ne pas appartenir au même monde que le reste de l’Angola.
Situé sur la ligne de fracture de quatre colonisations, puis sur une frontière idéologique, il a attiré les conflits (y compris la guerre froide) avec une intensité telle qu’au sud du Sahara seule l’Afrique du Sud peut revendiquer une bibliographie plus riche que la sienne, proportionnellement à leurs superficies et leurs populations.
Ce guide de lectures montrera, entre autres, la nécessité de ne jamais se limiter à la seule langue officielle si l’on veut entrer, même superficiellement, dans la complexité de tel ou tel pays.
Contenant l’analyse détaillée de près de 1.200 ouvrages polyglottes, classés par thèmes et périodes historiques, le texte fournit l’abondante bibliographie commentée des deux derniers siècles d’un pays méconnu et sous-estimé. Elle est destinée à faciliter le travail des historiens des guerres exotiques, puis à attiser la passion des collectionneurs et, évidemment, celle des anciens colons et des expatriés qui ont vécu sur place. Au-delà de ces publics, le livre rendra à coup sûr des services aux érudits africains.
En un sens, c’est l’extension sud-angolaise de la South African Bibliography de Sidney Mendelssohn, là où a eu lieu la Border War de Pretoria.
Centres d’intérêts :
Bibliographie. Une colonisation portugaise spéciale. Explorateurs et voyageurs. Les Boers en Angola. Campagnes militaires et résistance africaine. Le problème ovambo. Divergences territoriales avec les Britanniques. Menaces et représailles allemandes. La Grande Guerre en 1914-1915. L’Estado Novo et le développement local. La "guerra colonial" (1966-1974). Les ravages de la guerre froide (1975-1990). Cuba et Afrique du Sud."
"South Angola (some 400,000 km² of mostly desert and savannah) has a very special place in African history. Neglected for centuries by the colonial powers, particularly the Portuguese who landed very late on its shores, and with a sparse population of little exploitable value (slaves), South Angola seems worlds apart from the rest of Angola.
Situated at the watershed of four colonisations and then on an ideological frontier, it attracted all the current conflicts (including the Cold War) to an extent that in Sub-Saharan Africa only the Republic of South Africa can surpass in proportion to their respective surface areas and populations.
This reading guide will show that it is imperative not to rely solely on the official language in order to appreciate, even superficially, all the complexity of such and such a country.
With a detailed analysis of nearly 1,200 works in various languages, arranged by theme and historical period, this text provides a fully annotated bibliography covering the history of the last two centuries of a little-known country whose significance has been underestimated. It is designed to simplify the work of historians concerned with conflicts in unusual places, promote the interest of collectors and, of course, of former colonists and expatriates who have lived there. In addition, this book will doubtless be a value to African scholars.
In its way, it constitutes a South ANgola extension of Sidney Mendelssohn’s South African Bibliography since it concerns the area where Pretoria’s Border War took place.
Fields of interest
Bibliography. Politics. Race relations and Society. History. Conflicts.
A particular Portuguese colonisation. Explorers and travellers. The Boers in Angola. Military campaigns and African resistance. The Ovambo question. Territorial disputes with the British. German threats and reprisals. The Great War in 1914-1915. O Estado novo and local development. The "Guerra colonial" (1966-1974). The devastation of the Cold War (1975-1990). Cuba and South Africa. The MPLA and UNITA."
RenéPélissier est spécialiste de l’Afrique lusophone et hispanophone et du Timor oriental, premier docteur d’État ès lettres à avoir soutenu une thèse en Sorbonne sur ce thème, en tant qu’auteur et éditeur de la collection Ibero-Africana, il offre au lecteur intéressé un ensemble monumental : plus de 6.600 pages imprimées sur la colonisation et la décolonisation de certaines pays les moins biens représentés dans les bibliothèques. Plus de 70 cartes, une bibliographie annotée de plus de 7.500 entrées, tableaux, index, environ 10.700 notes de bas de page.
RenéPélissier is a French expert on Spanish-speaking, Portuguese-speaking Africa and East-Timor, the author defended the first Doctorat d’Etat ès lettres on the subject at the Sorbonne in 1975. His well-known Guerres Grises won an award from the Académie française and he has written numerous articles and books in Portuguese, Spanish, English (Angola, co-authorde with Douglas L. Wheller, reprinted by Greewood Press, Westport, Ct., 1978), and French.
Below is a description of his Ibero-Africana and Timor series, to which the present work is an essential addition. A unique collection comprising about 6,600 pages, fully-indexed, on the colonisation and decolonisation of some of the least-known states in the World. Over 70 maps, an annotated bibliography of 7,500-plus entries, hundreds of tables, some 10,700 foot-notes.
-
Les Rendez-Vous de l’Histoire du monde arabe - Frontière(s) (Université Lille 3 & IMA-Tourcoing, 23 mai 2017)
Le 22 mai 2017 à 17h57
Les Rendez-Vous de l’Histoire du monde arabe
3e édition - ’Frontière(s)’
Université Lille 3 (avec l’IMA Tourcoing et l’Irhis)
Amphi B7 – Bâtiment B
Domaine du Pont de Bois, Villeneuve d’Ascq
Mardi 23 mai 2017, à partir de 14 heures
Entrée libre
visuel : Abdulnasser Gharem, The Path, 2007
Courtesy Collection Nadour Paris/Düsseldorf
"Les Rendez-vous de l’Histoire du monde arabe sont, depuis 2015, un événement phare de l’Institut du monde arabe. Cette manifestation se décline avec l’IMA-Tourcoing et l’Université Lille 3 (IRHiS - Institut de Recherches Historiques du Septentrion) et offre pour la seconde année une journée de réflexion autour d’un même thème. C’est un temps de découverte unique pour saisir et appréhender le monde arabe et son histoire, et comprendre ses enjeux actuels. Ces « Rendez-vous » permettent de mieux comprendre la marche du monde. Ils éclairent le rôle essentiel qu’y jouent depuis des siècles les peuples arabes. Cette année la (les) “Frontière(s)” sont au centre de la réflexion."
PROGRAMME
14h - Où sont les frontières de l’Orient ?
Conférence de Christian Grataloup, géographe, professeur à l’université Paris VII-Denis-Diderot
Animée par Isabelle Surun, professeur d’histoire contemporaine, Lille SHS, IRHIS
"L’orientalisme occidental a imaginé un espace sans géographie. La carte de l’Orient mérite donc d’être faite et analysée : c’est l’objet de cette conférence. L’Orient rêvé n’est pas l’Europe, mais peut se situer à ses portes. Ou très loin. Mais pas partout. Il y a des terres et des sociétés qui ne sont, dans ce jeu de représentations, ni en Orient, ni en Occident. Cette géographie en trois ensembles (Orient, Occident, reste du Monde) correspond à de très anciennes logiques géohistoriques, à partir des axes de l’Ancien Monde, réseaux qui ont été les très lointaines racines des mondialisations successives et des traits majeurs de notre monde actuel. Tracer les frontières de l’Orient revient à mettre en miroir cartes historiques et images mentales dans un jeu de coproduction entre géopolitique et représentations collectives."
15h30 - Frontières du monde musulman médiéval : une réalité fuyante
Conférence de Jean-Charles Ducène, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes
Animée par Charles Mériaux, professeur d’histoire médiévale, Lille SHS , Irhis
"Lorsque les savants musulmans du Moyen Âge ont pensé l’espace politique de l’islam sur l’oekoumène, ils l’ont forcément distingué de ce qui était autre à sa périphérie. Une zone d’entre deux , mal définie et mouvante, appelée à bouger avec les aléas des événements, loin de l’idéalisme théorique du droit, a par conséquent émergé.En outre, loin d’être monolithique, l’islam médiéval connaît rapidement des divisions politiques régionales qui ont débouché sur des frontières internes, elles aussi mobiles, et vécues de multiples manières selon les acteurs. Ces limites ont reçu des définitions différentes selon les points de vue : politique, juridique ou géographique. C’est cette matière que nous voudrions aborder en ayant recours tant aux cartes médiévales qu’aux témoignages des voyageurs et des érudits."
18h - Les frontières sont-elles la source des conflits actuels au Moyen-Orient ?
Table-ronde animée par Béatrice Giblin, Géographe, professeur Institut Français de Géopolitique Université Paris 8
Avec Frédéric Encel, professeur de relations internationales à la PSB Paris School of Business et maître de conférences à Sciences Po Paris
Nora Seni, chercheuse à l’Institut Français de Géopolitique
"Au Moyen-Orient, l’exemple toujours cité de frontières sources de conflits est celui des frontières issues des accords (secrets) Sykes-Picot entre la France et le Royaume-Uni sur le partage des provinces arabes ottomanes. Fortement contesté le partage n’en a pas moins duré. De plus, la reconnaissance d’Israël, Etat créé sur les terres palestiniennes, a encore augmenté la potentialité des conflits dans la région, qui ne sont pas là de s’éteindre. Pour autant est ce qu’un nouveau découpage des frontières pourrait y mettre fin ?"
Source de l’information :
https://ima-tourcoing.fr/institut-monde-arabe/les-rendez-vous-de-lhistoire-du-monde-arabe-frontieres/ -
Paru récemment en ligne 1913, la recomposition de la science de l’Homme sous la direction de Christine
Laurière , Les Carnets de Bérose n° 7Le 22 mai 2017 à 17h37
Paru récemment en ligne 1913, la recomposition de la science de l’Homme sous la direction de Christine
Laurière , Les Carnets de Bérose n° 7, Lahic / DPRPS-Direction générale des patrimoines, 2015. 260 p.
A télécharger (gratuitement) : http://www.berose.fr/IMG/pdf/1913_30_04.pdf
.
"Les premières années du vingtième siècle sont fertiles en moments, événements et publications qui, rétrospectivement, dénotent tous la recomposition en cours de la « science de l’homme », comme l’appelaient alors ses protagonistes. Une effervescence institutionnelle caractérise ce champ scientifique qui voit une autonomisation accrue de plusieurs disciplines marquant chacune leur territoire et leurs ambitions, parallèlement à un affaiblissement du magistère de l’anthropologie physique. Dans la division du travail scientifique, la pratique ethnographique gagne progressivement en légitimité. L’intensité des débats sur les origines et les formes des religions primitives bouscule la théologie catholique, en même temps qu’elle fait entendre une analyse savante et laïque des phénomènes religieux grâce à une attention grandissante accordée aux matériaux ethnographiques qui viennent nourrir la réflexion des historiens des religions, sociologues, philosophes, préhistoriens, anthropologues et linguistes.
S’il s’agit bien d’une histoire disciplinaire qui est ici esquissée, elle tente de dépasser ce strict découpage pour rappeler que l’anthropologie fut au croisement de nombreuses disciplines qui ont également contribué à son émergence et à sa reconnaissance. Par ses multiples coups de sonde dans ce champ scientifique très dynamique, 1913, la recomposition de la science de l’homme propose un état des lieux certes incomplet mais suggestif des tensions, des enjeux, des rapports de force, des dialogues, des pratiques scientifiques, qui le structurent et l’animent. Les différents auteurs rassemblés ici font le pari de la pertinence heuristique de l’approche situationnelle, contextuelle, institutionnelle, pour une histoire de l’anthropologie qui s’intéresserait tout à la fois aux idées, aux revues, aux institutions de savoir, aux réseaux de sociabilité savante, aux acteurs qui n’eurent pas tous l’heur d’être sacrés pères fondateurs de la discipline."
Cet ouvrage est le septième volume des Carnets de Bérose, une collection éditée électroniquement par le Lahic et le département du Pilotage de la recherche et de la politique scientifique de la Direction générale des patrimoines (ministère de la Culture).<br /<
Anthropologue, chercheure au CNRS, membre de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (équipe Lahic), ChristineLaurière enseigne à l’EHESS. Spécialiste de l’histoire de l’anthropologie, elle est l’auteur de Paul Rivet (1876-1958), le savant et le politique, Paris, Publications scientifiques du MNHN, 2008, et de L’Odyssée pascuane. Mission Métraux-Lavachery, Île de Pâques (1934-1935), paru dans la collection Les Carnets de Bérose en 2014. Elle participe activement à l’encyclopédie en ligne BÉROSE. -
Festival du Film documentaire ’Les Révoltés de l’histoire’ sur le thème "Esclavage, Révoltes & Résistances" (Seine-Saint-Denis, 4-27 mai 2017)
Le 22 mai 2017 à 13h21
Festival du Film documentaire
’Les Révoltés de l’histoire’
sur le thème "Esclavage, Révoltes & Résistances"
En Seine-Saint-Denis, du 4 au 27 mai 2017
"Le Festival des Révoltés de l’Histoire 2017 a pour thème "Esclavages, révoltes et résistances". Le festival se déroule dans les villes d’Aubervilliers, Saint-Denis, Épinay-sur-Seine et Montreuil, durant le mois de mai qui marque la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Il met en avant les luttes encore méconnues menées par les esclaves dans les colonies européennes entre les 16ème et 19ème siècles.
Au programme, 8 projections : des films de fiction et des documentaires qui nous invitent à découvrir ou redécouvrir ces révoltes et leurs héros. Parmi eux, il y a la Mûlatresse Solitude, Nat Turner (The Birth of A Nation) ou encore Solomon Northurp (Twelve Years A Slave).
Les projections sont suivies d’un débat avec un spécialiste du sujet."
revoltes_de_l_histoire_programme.pdf
Source de l’information :
https://twitter.com/RevoltesdelHist/status/862761550532182017
https://www.weezevent.com/evenement.php?id_evenement=247204&id_page=262293 -
Paru récemment Manuel d’histoire globale. Comprendre le "global turn" des sciences humaines de Chloé
Maurel chez Armand ColinLe 21 mai 2017 à 21h55
Paru récemment Manuel d’histoire globale. Comprendre le "global turn" des sciences humaines de Chloé
Maurel chez Armand Colin, "U : Histoire", 2014, 216 p. ISBN : 9782200278595 Prix : 22 € (existe aussi en version électronique).
"À l’heure de la mondialisation, la manière de faire de l’histoire évolue. Pour tenir compte des interconnexions croissantes entre les différentes parties du monde, l’histoire globale a émergé. Ce nouveau courant permet un décentrage du regard, une attention accrue portée aux aires extraoccidentales, et une approche englobante qui permet des comparaisons entre des régions et des époques distantes. Comment est apparue l’histoire globale ? Quelles sont ses caractéristiques, ses méthodes et ses apports ?
Ce livre répond à ces questions en présentant un historique clair de l’histoire globale (montrant comment elle plonge ses racines dans l’histoire universelle et l’histoire comparée) et une présentation méthodique de ses différentes composantes (histoire transnationale, connectée, croisée...), en donnant des exemples précis et concrets et en présentant de manière synthétique les travaux de nombreux chercheurs de différents pays."
chloemaurel-manuel-histoire-globale-tdm.pdf
ChloéMaurel est normalienne, agrégée d’histoire et docteure en histoire contemporaine. Elle est professeure d’histoire-géographie en section européenne (allemand) au lycée Charles-de-Gaulle de Rosny-sous-Bois, ainsi que professeure d’histoire en khâgne au lycée Louis-le-Grand à Paris.
Chercheuse affiliée de l’IHMC, ses recherches portent sur l’histoire des Nations unies, l’histoire culturelle et l’histoire globale. -
Séminaire du CIRESC "Esclaves, affranchis et "nouveaux libres" dans l’espace public du monde atlantique : race et citoyenneté. De l’agentivité aux réparations" (2016-2017)
Le 20 mai 2017 à 16h00
Séminaire 2016-2017 du CIRESC
Esclaves, affranchis et "nouveaux libres"
Dans l’espace public du monde atlantique
Race et citoyenneté. De l’agentivité aux réparations
EHESS, salle 5, 105 boulevard Raspail, Paris 6ème
2e et 4e mercredi du mois, de 17h à 19h
Séance du mercredi 24 mai 2017 : Michaël Roy (Université Paris - Ouest Nanterre la Défense)
« Publier et diffuser les récits d’esclaves américains 1830-1860 : esprit d’entreprise, agentivité, littérarité »
Michaël Roy vient de publier (et traduire), aux éditions Allia, Confessions de Nat Turner.
"Le séminaire s’articulera autour de la question de la place des esclaves, des affranchis et des "nouveaux libres" dans l’espace public du monde atlantique. À compter de 1783, l’espace atlantique a été traversé par la question de la citoyenneté des affranchis et des anciens esclaves. Par exemple, libérant leurs esclaves lors de la Révolution américaine, certains des États des États-Unis leur avaient accordé une pleine citoyenneté, de même que la seconde République française en 1848. Quel a été le fondement de ces accessions à la citoyenneté (militaire et révolutionnaire) ? Pourquoi et comment a-t-on offert, limité, puis parfois repris, la citoyenneté aux anciens esclaves ? Comment la race et la citoyenneté se sont-elles combinées ? En quoi le républicanisme des révolutionnaires atlantiques était-il universel, en quoi offrait-il des libertés graduelles ?
Plus généralement, il s’agira de voir quelles ont été les modalités d’intervention dans l’espace public des esclaves, des affranchis et des "nouveaux libres" du monde atlantique. Comment envisager l’agentivité des sujets dans un espace de coercition ? Comment analyser les révoltes d’esclaves, de "libres de couleur" ou d’affranchis ? Quels sont les modèles de contestations et les revendications exprimées par exemple à partir des sources judiciaires, des récits de planteur ? Les séances s’articuleront autour de ces problématiques en intégrant des débats historiographiques. Par ailleurs, des séances de lecture de textes sur les indemnités et réparations au titre de l’esclavage atlantique et dans l’Océan Indien se feront en coordination avec les chercheurs du programme de l’ANR REPAIRS."
ciresc_programme_2016-2017.pdf
16 novembre 2016
Introduction au séminaire, suivi de :
Miranda Spieler (The American University of Paris)
Liberté, liberté trahie... Faire et défaire des citoyens français, Guyane 1780-1880 (Editions Alma, 2016)
23 novembre 2016
Charlotte de Castelnau L’Estoile (Université Paris Diderot) et Giacomo Ghedini (Université de Bologne - université Paris Diderot)
Eglise, Esclavage et Réparations : les termes d’un débat (séance conjointe avec l’ANR Repairs)
A titre exceptionnel cette séance se déroulera à l’Université Paris Diderot
(salle 209 - 2e étage), bâtiment Olympe de Gouges 13 rue Albert Einstein, Paris
7 décembre 2016
Nicola Frith (Université d’Edinburgh)
Réparation de l’esclavage : au delà des limites de la mémoire
(séance conjointe avec l’ANR Repairs)
11 janvier 2017
Romain Robinet (EHESS/CERMA)
La notion de race à l’épreuve de la guerre-monde (1937-1947) : regards mexicains
25 janvier 2017
Marie-Pierre Ballarin (IRD-URMIS)
Être citoyen après l’esclavage en Afrique de l’Est : l’exemple kenyan (20e-21e siècles)
8 février 2017
Antonio de Almeida Mendes (Université de Nantes – CRHIA - CIRESC)
Histoires et parcours d’esclaves en Europe du Sud, XVIe-XIXe siècles
22 février 2017
Claudine Raynaud (Université Montpellier 3)
Le Récit de Sojourner Truth (1850) : témoignage de l’esclavage dans l’Etat de New York ? (PURH, 2017)
8 mars 2017
Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot – LARCA - CIRESC)
L’Histoire de la Guinée, d’Anthony Benezet, première traduction du livre qui inspira la campagne britannique contre la traite des esclaves à la fin du XVIIIème siècle
22 mars 2017
Myriam Cottias (CNRS, CRPLC - CIRESC), Antonio de Almeida Mendes (Université de Nantes, CRHIA - CIRESC) et Céline Flory (CNRS/EHESS, CIRESC)
Présentation de l’ouvrage : Esclavages et subjectivités dans l’Atlantique luso-brésilien et français (XVIIe-XXe siècles) (dir. M. Cottias & H. Mattos, Open éditions books, 2016)
26 avril 2017
Céline Flory (CNRS/EHESS - CIRESC)
« L’engagisme africain » au sein des mémoires familiales aux Antilles françaises
Céline Flory est l’auteur de De l’esclavage à la liberté forcée. Histoire des travailleurs africains engagés dans la Caraïbe française au XIXe siècle chez Karthala
10 mai 2017
Myriam Cottias (CNRS, CRPLC - CIRESC)
Les indemnités à un niveau micro-local aux Antilles, XIXe siècle
24 mai 2017
Michaël Roy (Université Paris - Ouest Nanterre la Défense)
Publier et diffuser les récits d’esclaves américains 1830-1860 : esprit d’entreprise, agentivité, littérarité
Michaël Roy vient de publier (et traduire), aux éditions Allia, Confessions de Nat Turner.
Source de l’information :
http://www.esclavages.cnrs.fr/spip.php?article739 -
Vient de paraître Confessions de Nat
Turner traduit et présenté par MichaëlRoy aux éditions AlliaLe 20 mai 2017 à 15h54
Vient de paraître Confessions de Nat
Turner traduit et présenté par MichaëlRoy aux éditions Allia, 2017, 80 p. ISBN : 979-10-304-0473-9 Prix : 6,5 € (existe aussi en version électronique).
Traduit de l’anglais et suivi d’Une Révolte en noir et blanc par Michaël Roy.
"Le 21 août 1831, en Virginie, des esclaves prennent les armes contre leurs maîtres blancs. Sus aux esclavagistes ! En deux jours, ils vont de plantations en plantations et assassinent de sang froid hommes, femmes et enfants. L’instigateur du massacre est arrêté. Il se nomme Nat Turner.
Emprisonné, il reçoit la visite de l’avocat Thomas R. Gray et lui raconte la ferveur religieuse qui a motivé son ‘‘œuvre de mort’’. Depuis son enfance, Nat a l’étoffe d’un prophète : l’Esprit lui parle, lui envoie des signes et, bientôt, lui confie une mission. Il décrit, impassible et troublant, les préparatifs, la fuite, les morts et la soif de violence. Insurgé ou fanatique ? Libérateur ou illuminé criminel ?
Après son exécution en novembre 1831, Thomas R. Gray publie le récit qu’il a recueilli sous le titre de Confessions de Nat Turner. Au-delà de la ‘‘littérature de potence’’, c’est un document historique incontournable : pour éviter d’autres rebellions, les États du Sud durciront la législation sur l’esclavage qui mènera à la guerre de Sécession... Ce texte, l’un des premiers à faire entendre une voix noire, éclaire aujourd’hui la place de ce personnage dans l’histoire des États-Unis et de la culture afro-américaine.
En 1967, l’adaptation littéraire de ce témoignage par William Styron lançait une polémique. Cinquante ans plus tard, l’histoire de Nat Turner devient un film, The Birth of a Nation, qui sortira en janvier 2017. À l’époque des émeutes de Ferguson et du mouvement Black Lives Matter, ces Confessions restent d’une actualité radicale. "
-
Vient de paraître Littérature et sociétés coloniales (1850-1960) sous la direction de Laurent
Jalabert aux Indes savantesLe 20 mai 2017 à 15h40
Vient de paraître Littérature et sociétés coloniales (1850-1960) sous la direction de Laurent
Jalabert aux Indes savantes, "Le temps colonial | Littératures", 2017, 106 p. ISBN : 978-2-84654-469-6 Prix : 19 €.
"L’ouvrage est la restitution d’une journée d’études proposée par les centres de recherche en histoire (ITEM) et en lettres (CRPHL) de l’Université de Pau et des pays de l’Adour. Il explore le regard des écrivains qui ont utilisé le monde colonial comme sujet d’écriture. L’objectif de cette journée a été de croiser les regards, les expériences en étudiant et comparant les grandes régions colonisées (Indochine, Algérie, Afrique portugaise, Afrique francophone, Caraïbe, Guyane) afin de faire émerger les représentations, ou imaginaires autour de ces mondes par des approches pluridisciplinaires : littéraires, historiens, géographes… ont ici croisé leurs analyses.
La littérature est en effet rarement neutre sur les colonies, engagée dans un sens colonialiste ou d’autres fois anticolonialiste ; et elle est parfois ambiguë. Les auteurs étudiés sont issus de divers mondes : un gouverneur, des écrivains issus des colonies, des regards venus de la littérature coloniale, des essayistes anticoloniaux."
LaurentJalabert , Professeur d’histoire contemporaine et chercheur au laboratoire ITEM (EA 3002), Université de Pau et des pays de l’Adour. Il a publié aux Indes savantes La Colonisation sans nom. La Martinique de 1960 à nos jours. Avec B. Joly et J. Weber : Les Élections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1891).

















